MPSI · Chapitre 18 · Second semestre

Exercices — Espaces préhilbertiens réels

36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

Sommaire

36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★★Reconnaître un produit scalaire

Produit scalaire, espace préhilbertien réel, espace euclidien

Dans tout l'exercice, x=(x1,x2) et y=(y1,y2) désignent deux vecteurs de R2, et x=(x1,x2,x3), y=(y1,y2,y3) deux vecteurs de R3.

1. Pour chacune des applications ci-dessous, dire si elle définit un produit scalaire sur l'espace indiqué. Si oui, vérifier les axiomes ; si non, nommer précisément l'axiome en défaut et donner un contre-exemple explicite.

a. φa(x,y)=x1y1+2x2y2 sur R2

b. φb(x,y)=x1y1+x1y2+x2y2 sur R2

c. φc(x,y)=x1y1x2y2 sur R2

d. φd(x,y)=(x1+x2)(y1+y2) sur R2

e. φe(x,y)=x1y1+x2y2+x32y32 sur R3

f. φf(P,Q)=P(0)Q(0)+P(1)Q(1) sur R1[X]

2. Soient a et b deux réels. Montrer que l'application φ(x,y)=ax1y1+bx2y2 est un produit scalaire sur R2 si et seulement si a>0 et b>0.

Exercice 2 ★★★Calculs dans les produits scalaires usuels

Produits scalaires usuels : vecteurs, matrices, fonctions continues, polynômesProduit scalaire, espace préhilbertien réel, espace euclidien

1. On munit R4 de son produit scalaire canonique et l'on pose x=(1,2,1,3) et y=(2,0,1,1).

a. Calculer x,y, x et y.

b. Calculer la distance d(x,y), puis retrouver le résultat en développant xy2.

2. On munit M2(R) du produit scalaire A,B=tr(tAB) et l'on pose

A=(1201),B=(3124).

a. Calculer la matrice tAB, puis A,B.

b. Montrer que pour A=(aij) et B=(bij) dans Mn(R), on a A,B=1i,jnaijbij. Retrouver le résultat du a., puis calculer A et B.

3. On munit C([0,1],R) du produit scalaire f,g=01f(t)g(t)dt, et l'on pose f(t)=t et g(t)=et. Calculer f,g, f et g, puis vérifier numériquement l'inégalité de Cauchy-Schwarz.

4. On munit R2[X] de P,Q=P(0)Q(0)+P(1)Q(1)+P(2)Q(2), et l'on pose P=X2 et Q=X+1.

a. Calculer P,Q, P et Q.

b. Justifier en une ligne que cette application est bien définie positive sur R2[X], et expliquer pourquoi l'argument tombe en défaut sur R3[X].

Exercice 3 ★★★Norme, distance et identités de polarisation

Norme associée, distance, identités remarquables et de polarisation

Soit E un espace préhilbertien réel et soient x, y deux vecteurs de E tels que

x=3,y=5,x,y=4.

1. Calculer les quantités suivantes.

a. x+y

b. xy et d(x,y)

c. 2x3y

2. Vérifier sur ces valeurs les deux identités de polarisation

x,y=14(x+y2xy2)etx,y=12(x+y2x2y2).

3. Énoncer et vérifier l'identité du parallélogramme sur ces mêmes valeurs.

4. Soit zE tel que z=2, x,z=1 et y,z=0. Développer x+y+z2 dans le cas général, puis calculer x+y+z.

Exercice 4 ★★★★Premières majorations par Cauchy-Schwarz

Inégalité de Cauchy-Schwarz et cas d'égalitéInégalité triangulaire, inégalité de Minkowski et cas d'égalité

1. Soient a, b, c trois réels.

a. Montrer que a+2b+3c14a2+b2+c2.

b. En déduire un majorant de a+2b+3c lorsque a2+b2+c2=7.

c. Déterminer tous les triplets (a,b,c) tels que a2+b2+c2=7 et a+2b+3c=72.

2. On munit C([0,1],R) du produit scalaire f,g=01f(t)g(t)dt et de la norme associée. Soit f une fonction continue sur [0,1].

a. Montrer que 01f(t)dtf.

b. Montrer que 01tf(t)dtf3.

c. Préciser le cas d'égalité dans b. et vérifier la majoration sur un exemple qui la réalise.

3. Soient x et y deux vecteurs d'un espace préhilbertien réel tels que x=3 et y=5. Encadrer x+y, préciser les deux cas d'égalité, et situer dans cet encadrement la valeur obtenue lorsque x,y=4.

Exercice 5 ★★★Orthogonalité et théorème de Pythagore

Vecteurs orthogonaux, théorème de Pythagore, familles orthogonales

Dans les questions 1. et 2., l'espace R3 est muni de son produit scalaire canonique.

1. On pose u=(1,2,1) et, pour λR, vλ=(3,λ,1).

a. Déterminer la valeur de λ pour laquelle u et vλ sont orthogonaux.

b. Pour cette valeur de λ, vérifier le théorème de Pythagore en calculant u+vλ2 de deux façons.

2. On pose a=(1,1,0), b=(1,1,0) et c=(0,0,1). Montrer que ces trois vecteurs sont deux à deux orthogonaux, en déduire que (a,b,c) est une base de R3, puis calculer a+b+c par le théorème de Pythagore et vérifier le résultat par un calcul direct.

3. On munit C([1,1],R) du produit scalaire f,g=11f(t)g(t)dt. Montrer que les fonctions f:tt et g:tt2 sont orthogonales, puis en déduire f+g.

4. Soient x et y deux vecteurs d'un espace préhilbertien réel. Montrer que x+y=xy si et seulement si x et y sont orthogonaux.

Exercice 6 ★★★★Familles orthonormales et coordonnées dans une base orthonormée

Familles orthonormales, liberté, coordonnées dans une base orthonorméeBases orthonormées : existence, base orthonormée incomplète, expression du produit scalaire

On munit R3 de son produit scalaire canonique et l'on pose

e1=12(1,1,0),e2=13(1,1,1).

1. Montrer que la famille (e1,e2) est orthonormale. Qu'en déduit-on immédiatement quant à sa liberté ?

2. Déterminer tous les vecteurs e3 de R3 tels que B=(e1,e2,e3) soit une base orthonormée de R3. On retiendra dans la suite e3=16(1,1,2).

3. Soit x=(1,2,3). Calculer les coordonnées de x dans la base B à l'aide de la formule x=i=13x,eiei, puis vérifier le résultat en recomposant x.

4. Vérifier sur cet exemple que x2=i=13x,ei2.

Exercice 7 ★★★★Orthonormaliser une base de l'espace par Gram-Schmidt

Procédé d'orthonormalisation de Gram-Schmidt

On munit R3 de son produit scalaire canonique et l'on pose

u1=(1,1,0),u2=(1,0,1),u3=(0,1,1).

1. Vérifier que (u1,u2,u3) est une base de R3.

2. Appliquer le procédé d'orthonormalisation de Gram-Schmidt à cette base, en détaillant les trois étapes : construction de e1, puis de e2, puis de e3.

3. Vérifier que la famille (e1,e2,e3) obtenue est bien orthonormée.

4. Vérifier que Vect(e1,e2)=Vect(u1,u2).

Exercice 8 ★★★★Déterminer l'orthogonal d'un sous-espace

Orthogonal d'une partie, sous-espaces orthogonauxHyperplans, vecteur normal et distance à un hyperplan

Dans les questions 1. et 2., l'espace Rn est muni de son produit scalaire canonique x,y=k=1nxkyk.

1. Dans R3, on pose u=(1,2,1) et D=Vect(u).

a. Déterminer une équation cartésienne de D, puis une base de D.

b. Vérifier que dimD+dimD=3.

2. Dans R4, on pose v1=(1,1,0,0), v2=(0,1,1,1) et F=Vect(v1,v2).

a. Écrire le système caractérisant F, puis le résoudre.

b. En déduire une base de F et vérifier que dimF+dimF=4.

3. Soient E un espace préhilbertien réel et A une partie de E.

a. Déterminer {0E}.

b. Déterminer E.

c. Montrer que Vect(A)=A.

Exercice 9 ★★★Projeté orthogonal sur une droite et distance

Projection orthogonale sur un sous-espace de dimension finieDistance à un sous-espace, minimisation et inégalité de Bessel

1. Soient E un espace préhilbertien réel, u un vecteur non nul de E et D=Vect(u). Montrer que le projeté orthogonal d'un vecteur x de E sur D est

pD(x)=x,uu2u,

et rappeler comment s'exprime la distance d(x,D).

2. Dans R3 muni du produit scalaire canonique, on prend x=(1,2,3), u=(1,1,1) et D=Vect(u).

a. Calculer pD(x) et le vecteur résiduel xpD(x), puis vérifier que ce dernier est orthogonal à u.

b. En déduire d(x,D), et contrôler le résultat par le théorème de Pythagore.

3. On munit E=C([0,1],R) du produit scalaire f,g=01f(t)g(t)dt. On note 1 la fonction constante égale à 1 et D=Vect(1).

a. Montrer que pour toute fE, pD(f) est la fonction constante égale à la valeur moyenne de f sur [0,1].

b. Pour f:tt2, calculer pD(f), vérifier que fpD(f) est orthogonale à 1, puis calculer d(f,D).

Exercice 10 ★★★Un produit scalaire sur les polynômes

Produit scalaire, espace préhilbertien réel, espace euclidienProduits scalaires usuels : vecteurs, matrices, fonctions continues, polynômes

Soit nN avec n2. Pour P,QRn[X], on pose P,Q=01P(t)Q(t)dt.

1. Montrer que , est un produit scalaire sur Rn[X]. On soignera particulièrement le caractère défini.

2. Calculer les quantités suivantes.

a. 1 et X

b. 1,X et X,X2

c. Vérifier l'inégalité de Cauchy-Schwarz pour le couple (1,X) et dire si elle est stricte.

3. On pose maintenant, pour P,QR[X],  φ(P,Q)=k=0nP(k)Q(k).

a. Montrer que la restriction de φ à Rn[X] est un produit scalaire.

b. Montrer que φ n'est pas un produit scalaire sur R[X], en exhibant un polynôme non nul P0 tel que φ(P0,P0)=0. Quelle propriété est exactement en défaut ?

Exercice 11 ★★★Le produit scalaire canonique des matrices

Produits scalaires usuels : vecteurs, matrices, fonctions continues, polynômesNorme associée, distance, identités remarquables et de polarisation

Soit n1. Pour A=(aij) et B=(bij) dans Mn(R), on pose A,B=tr(tAB).

1. Montrer que A,B=i=1nj=1naijbij.

2. En déduire que , est un produit scalaire sur Mn(R), puis que tr(tAA)=0 entraîne A=0.

3. Calculer A et B pour

A=(1213)M2(R)etB=(102110031)M3(R),

et contrôler la valeur de A en calculant la matrice tAA.

4. Montrer que la base canonique (Eij)1i,jn de Mn(R) est orthonormale, puis calculer In.

5. Montrer que A,B=tA,tB pour toutes matrices A et B.

Exercice 12 ★★★★Inégalités numériques classiques par Cauchy-Schwarz

Inégalité de Cauchy-Schwarz et cas d'égalité

Dans tout l'exercice, n1 et Rn est muni de son produit scalaire canonique.

1. Soient a1,,an des réels. Montrer que (k=1nak)2nk=1nak2, et préciser le cas d'égalité.

2. Soient a1,,an des réels strictement positifs. Montrer que (k=1nak)(k=1n1ak)n2, et préciser le cas d'égalité.

3. Montrer que k=1nknn+12, puis vérifier numériquement l'inégalité pour n=4.

4. Soient a,b,c trois réels tels que a+b+c=1.

a. Montrer que a2+b2+c213, et déterminer le cas d'égalité.

b. On suppose de plus a,b,c strictement positifs. Montrer que 1a+1b+1c9.

Exercice 13 ★★★★Cauchy-Schwarz pour les intégrales et cas d'égalité

Inégalité de Cauchy-Schwarz et cas d'égalitéProduits scalaires usuels : vecteurs, matrices, fonctions continues, polynômes

Soient a<b deux réels. On munit E=C([a,b],R) de f,g=abf(t)g(t)dt.

1. Justifier que , est un produit scalaire sur E, puis énoncer l'inégalité de Cauchy-Schwarz et son cas d'égalité dans ce cadre.

2. Montrer que pour toute fonction f continue sur [0,1], (01f(t)dt)201f(t)2dt, et caractériser le cas d'égalité.

3. Soit f continue et strictement positive sur [0,1]. Montrer que (01f(t)dt)(01dtf(t))1, et préciser le cas d'égalité.

4. Majorer 01tetdt par l'inégalité de Cauchy-Schwarz. Calculer exactement les deux membres obtenus, puis les comparer à 102 près. L'inégalité est-elle stricte ?

Exercice 14 ★★★★Inégalité triangulaire, distance et cas d'égalité

Inégalité triangulaire, inégalité de Minkowski et cas d'égalitéNorme associée, distance, identités remarquables et de polarisation

Soit E un espace préhilbertien réel, dont la norme est définie par x=x,x.

1.a. Démontrer, à partir de l'inégalité de Cauchy-Schwarz, que x+yx+y pour tous x,yE.

1.b. Montrer qu'il y a égalité si et seulement si l'un des deux vecteurs est un multiple positif de l'autre.

2. En déduire l'inégalité triangulaire renversée : xyxy.

3. On pose d(x,y)=xy. Montrer que d(x,z)d(x,y)+d(y,z) pour tous x,y,zE, et que d(x,y)=0 équivaut à x=y.

4. On munit C([0,1],R) du produit scalaire f,g=01f(t)g(t)dt, et l'on pose f:tt et g:t1t. Calculer f et g, en déduire la majoration de f+g fournie par la question 1.a, puis calculer la valeur exacte de f+g. Expliquer pourquoi l'inégalité est stricte.

Exercice 15 ★★★Identité du parallélogramme et applications

Norme associée, distance, identités remarquables et de polarisationVecteurs orthogonaux, théorème de Pythagore, familles orthogonales

Dans tout l'exercice, E désigne un espace préhilbertien réel, de produit scalaire , et de norme associée .

1. Démontrer que, pour tous vecteurs x et y de E,

x+y2+xy2=2x2+2y2.

2. Interpréter cette égalité dans le parallélogramme de sommets 0, x, x+y et y. Que devient-elle lorsque x et y sont orthogonaux ?

3. Soient a et b deux vecteurs de E, et m=a+b2. Démontrer le théorème de la médiane : pour tout xE,

xa2+xb2=2xa+b22+ab22.

4. Soit k un réel. On pose Sk={xE | xa2+xb2=k}.

a. Déterminer Sk en discutant selon la valeur de k.

b. Dans E=R3 muni du produit scalaire canonique, avec a=(1,2,0) et b=(3,0,2) : préciser Sk selon k, puis vérifier directement que x0=(2+7,1,1) appartient à S20.

Exercice 16 ★★★★Gram-Schmidt dans un espace de dimension quatre

Procédé d'orthonormalisation de Gram-SchmidtBases orthonormées : existence, base orthonormée incomplète, expression du produit scalaire

L'espace R4 est muni de son produit scalaire canonique. On pose

u1=(1,1,0,0),u2=(1,0,1,0),u3=(0,1,1,1),

et l'on note F=Vect(u1,u2,u3).

1. Montrer que la famille (u1,u2,u3) est libre et préciser dimF.

2. Appliquer le procédé de Gram-Schmidt à (u1,u2,u3) pour construire une base orthonormée (e1,e2,e3) de F.

3. Déterminer F, puis en donner un vecteur unitaire e4.

4. Justifier que B=(e1,e2,e3,e4) est une base orthonormée de R4, et vérifier explicitement toutes les relations d'orthogonalité.

Exercice 17 ★★★★Orthonormaliser une base de polynômes

Procédé d'orthonormalisation de Gram-SchmidtProduits scalaires usuels : vecteurs, matrices, fonctions continues, polynômes

Sur E=R2[X], on pose

P,Q=11P(t)Q(t)dt.

1. Vérifier que , est un produit scalaire sur E, et calculer 11tndt pour n{0,1,2,3,4}.

2. Appliquer le procédé de Gram-Schmidt à la base canonique (1,X,X2) de E. On note (L0,L1,L2) la base orthonormée obtenue.

3. Constater que chaque Lk a la parité de son degré, et expliquer ce phénomène sans refaire les calculs.

4. Déterminer les coordonnées de P=X2+X+1 dans la base (L0,L1,L2), puis contrôler le résultat en calculant P2 de deux manières.

Exercice 18 ★★★Supplémentaire orthogonal et dimension

Supplémentaire orthogonal d'un sous-espace de dimension finieOrthogonal d'une partie, sous-espaces orthogonaux

Soit E un espace préhilbertien réel et F un sous-espace vectoriel de E de dimension finie.

1. On suppose F{0} et l'on note (ε1,,εp) une base orthonormée de F.

a. Démontrer que FF={0}.

b. Soit xE. On pose y=i=1px,εiεi. Démontrer que xyF, puis conclure que E=FF.

2. On suppose de plus E euclidien de dimension n. Démontrer que dimF=ndimF, puis que (F)=F.

3. Dans R4 muni du produit scalaire canonique, on considère

F={x=(x1,x2,x3,x4)R4 | x1+x2+x3+x4=0  et  x1x2+x3x4=0}.

a. Déterminer une base de F et dimF.

b. Déterminer F et vérifier la relation entre les dimensions.

c. Décomposer x=(1,2,3,4) sous la forme x=xF+xF, et contrôler le résultat par le théorème de Pythagore.

4. Vigilance. Sur E=R[X], on pose P,Q=k=0npkqk, où n majore les degrés de P=pkXk et Q=qkXk (c'est un produit scalaire, on l'admet). Soit F={PR[X]P(1)=0}. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E vérifiant F={0} et FE. Quelle hypothèse du théorème de la question 1 est ici mise en défaut ?

Exercice 19 ★★★★Projeté orthogonal sur un plan par trois méthodes

Projection orthogonale sur un sous-espace de dimension finieBases orthonormées : existence, base orthonormée incomplète, expression du produit scalaireDistance à un sous-espace, minimisation et inégalité de Bessel

L'espace R3 est muni de son produit scalaire canonique. On pose

u1=(1,1,0),u2=(1,0,1),P=Vect(u1,u2),x=(1,2,3).

1. Justifier que P est un plan vectoriel et en donner une équation cartésienne.

2. Première méthode. Construire une base orthonormée (e1,e2) de P par le procédé de Gram-Schmidt, puis calculer pP(x).

3. Deuxième méthode. Chercher pP(x) sous la forme y=αu1+βu2 en écrivant que xy,u1=xy,u2=0. Comparer avec la question 2.

4. Troisième méthode. Déterminer P, puis utiliser la relation pP=idpP.

5. Calculer d(x,P) et contrôler le résultat par le théorème de Pythagore.

Exercice 20 ★★★★La projection orthogonale vue comme endomorphisme

Projection orthogonale sur un sous-espace de dimension finieSupplémentaire orthogonal d'un sous-espace de dimension finie

Soit E un espace euclidien et F un sous-espace vectoriel de E. Tout vecteur x de E se décompose de manière unique en x=xF+x avec xFF et xF, et l'on pose pF(x)=xF.

1. Démontrer les propriétés suivantes.

a. pF est un endomorphisme de E.

b. pFpF=pF, ImpF=F et kerpF=F.

c. pF+pF=idE.

2. Démontrer que pF(x)x pour tout xE, et déterminer le cas d'égalité.

3. Démontrer que pF(x),y=x,pF(y) pour tous x,yE.

4. Dans R3 muni du produit scalaire canonique, on prend pour F le plan d'équation x1+x2+x3=0. Écrire la matrice M de pF dans la base canonique, vérifier que M2=M, et calculer pF((1,2,3)).

Exercice 21 ★★★★Hyperplan, vecteur normal et distance d'un point à un hyperplan

Hyperplans, vecteur normal et distance à un hyperplanDistance à un sous-espace, minimisation et inégalité de Bessel

Soit E un espace euclidien de dimension n1 et H un hyperplan de E, c'est-à-dire un sous-espace vectoriel de dimension n1.

1. a. Démontrer que H est une droite vectorielle, et que H={a} pour tout vecteur non nul a de H. Un tel vecteur a est appelé vecteur normal à H.

b. Démontrer que deux vecteurs normaux à H sont colinéaires : le vecteur normal est unique à un facteur non nul près.

2. a. Démontrer que, pour tout xE, d(x,H)=a,xa.

b. Préciser l'unique vecteur de H qui réalise cette distance, et justifier son unicité.

3. Applications numériques.

a. Dans R3 : distance de x=(1,2,3) au plan H1 d'équation 2x1x2+2x3=0, et point de H1 le plus proche de x.

b. Dans R4 : distance de x=(1,1,1,1) à l'hyperplan H2 d'équation x1+2x2x3+3x4=0.

4. Variante affine. Dans R3, soit P le plan affine d'équation ax1+bx2+cx3=d, avec (a,b,c)(0,0,0). Démontrer que la distance d'un point x0=(x10,x20,x30) à P vaut ax10+bx20+cx30da2+b2+c2, puis l'appliquer au point A=(1,1,1) et au plan d'équation 2x1x2+2x3=6.

Exercice 22 ★★★★La meilleure approximation affine d'une fonction

Projection orthogonale sur un sous-espace de dimension finieDistance à un sous-espace, minimisation et inégalité de Bessel

L'espace E=C([0,1],R) est muni du produit scalaire f,g=01f(t)g(t)dt. On note u0:t1, u1:tt, F=Vect(u0,u1) et f:tet. On cherche

m=min(a,b)R201(etabt)2dt.

1. Justifier que ce minimum existe et qu'il vaut d(f,F)2.

2. Calculer les six produits scalaires u0,u0, u0,u1, u1,u1, f,u0, f,u1 et f,f.

3. Déterminer le couple (a,b) optimal en écrivant que f(au0+bu1) est orthogonal à F.

4. En déduire la valeur exacte de m, puis une valeur approchée.

5. Contrôler le résultat en construisant une base orthonormée de F, et expliquer ce que signifie « meilleure approximation au sens des moindres carrés » en comparant avec l'approximation affine t1+t issue de la formule de Taylor en 0.

Exercice 23 ★★★★Matrices symétriques et antisymétriques : projection et distance

Orthogonal d'une partie, sous-espaces orthogonauxSupplémentaire orthogonal d'un sous-espace de dimension finieProjection orthogonale sur un sous-espace de dimension finie

Soit n2. On munit Mn(R) de l'application

A,B=tr(tAB),

et l'on note Sn(R)={MMn(R)tM=M} et An(R)={MMn(R)tM=M}.

1. Montrer que A,B=1i,jnaijbij, puis que   ,   est un produit scalaire sur Mn(R).

2. Montrer que Mn(R)=Sn(R)An(R).

3. Montrer que tout élément de Sn(R) est orthogonal à tout élément de An(R), puis en déduire que An(R)=Sn(R).

4. En déduire, pour MMn(R), l'expression du projeté orthogonal pSn(M) de M sur Sn(R), puis celle de la distance d(M,Sn(R)) en fonction de MtM.

5. Application : calculer pS3(M) et d(M,S3(R)) pour

M=(123456789),

et vérifier le résultat par le théorème de Pythagore.

6. Déterminer dimAn(R) en exhibant une base, puis en déduire dimSn(R).

Exercice 24 ★★★Inégalités matricielles par Cauchy-Schwarz

Inégalité de Cauchy-Schwarz et cas d'égalitéProduits scalaires usuels : vecteurs, matrices, fonctions continues, polynômes

Soit n1. On munit Mn(R) du produit scalaire canonique A,B=tr(tAB) et l'on note A=tr(tAA) la norme associée, dite norme de Frobenius.

1. Montrer que A,B=1i,jnaijbij, et en déduire que   ,   est bien un produit scalaire. Vérifier que tA=A.

2. Démontrer que pour toute AMn(R),  (trA)2ntr(tAA), et déterminer le cas d'égalité.

3. Démontrer que pour toutes A,BMn(R),  (tr(tAB))2tr(tAA)tr(tBB).

4. Démontrer que tr(AB)AB, puis en déduire que tr(A2)tr(tAA).

5. Application : comparer les deux membres de chacune de ces inégalités pour

A=(1234)etB=(0112).

Exercice 25 ★★★★L'inégalité de Bessel

Familles orthonormales, liberté, coordonnées dans une base orthonorméeProjection orthogonale sur un sous-espace de dimension finieDistance à un sous-espace, minimisation et inégalité de Bessel

Soit E un espace préhilbertien réel et (e1,,ep) une famille orthonormée finie de E. On pose F=Vect(e1,,ep).

1. Montrer que la famille (e1,,ep) est libre, puis que le projeté orthogonal de xE sur F est pF(x)=k=1px,ekek.

2. En déduire l'inégalité de Bessel : pour tout xE,  k=1px,ek2x2. Exprimer au passage d(x,F)2.

3. Déterminer le cas d'égalité.

4. Application dans R4 muni du produit scalaire canonique : vérifier que e1=12(1,1,1,1) et e2=12(1,1,1,1) forment une famille orthonormée, puis vérifier l'inégalité de Bessel pour x=(1,2,3,4) et calculer d(x,F).

5. Application dans C([π,π],R) muni de f,g=ππf(t)g(t)dt : montrer que les fonctions u:t1πcost et v:t1πsint forment une famille orthonormée, et en déduire une inégalité portant sur ππf(t)costdt et ππf(t)sintdt. Tester cette inégalité sur f:tt.

Exercice 26 ★★★Le calcul des orthogonaux

Orthogonal d'une partie, sous-espaces orthogonauxSupplémentaire orthogonal d'un sous-espace de dimension finie

Soit E un espace préhilbertien réel, et soient F et G deux sous-espaces vectoriels de E.

1. Démontrer que si FG, alors GF.

2. Démontrer que (F+G)=FG.

3. Démontrer que F(F), puis que l'égalité a lieu dès que F est de dimension finie.

4. Démontrer que F+G(FG), puis que l'égalité a lieu lorsque E est de dimension finie.

5. Application. Dans R4 muni du produit scalaire canonique, on pose

F=Vect((1,1,0,0), (0,0,1,1))etG=Vect((1,0,1,0), (0,1,0,1)).

Déterminer F, G, FG et F+G, puis vérifier sur cet exemple chacune des formules des questions 2, 3 et 4.

Exercice 27 ★★★★Cette norme provient-elle d'un produit scalaire

Norme associée, distance, identités remarquables et de polarisationProduit scalaire, espace préhilbertien réel, espace euclidien

Soit E un R-espace vectoriel. On dit qu'une norme N sur E provient d'un produit scalaire lorsqu'il existe un produit scalaire φ sur E tel que N(x)=φ(x,x) pour tout xE.

1. Démontrer que si N provient d'un produit scalaire, alors elle vérifie l'identité du parallélogramme :

(x,y)E2,N(x+y)2+N(xy)2=2(N(x)2+N(y)2).

Quel critère de rejet en déduit-on ?

2. Sur R2, on pose N1(x)=x1+x2. Démontrer que N1 ne provient d'aucun produit scalaire.

3. Même question pour N(x)=max(x1,x2).

4. Sur C([0,1],R), on pose f=supt[0,1]f(t). Démontrer, à l'aide des fonctions f:tt et g:t1t, que cette norme ne provient d'aucun produit scalaire.

5. Dans l'autre sens. Sur R2, on pose N(x)=x12+3x22+2x1x2. Démontrer que cette expression a bien un sens, qu'elle définit une norme provenant d'un produit scalaire que l'on exhibera, et vérifier l'identité du parallélogramme sur un exemple numérique.

Exercice 28 ★★★Conserver la norme, c'est conserver le produit scalaire

Norme associée, distance, identités remarquables et de polarisationVecteurs orthogonaux, théorème de Pythagore, familles orthogonales

Soit E un espace euclidien de dimension n1, et soit f un endomorphisme de E vérifiant

xE,f(x)=x.

1. Démontrer l'identité de polarisation x,y=12(x+y2x2y2), puis en déduire que

(x,y)E2,f(x),f(y)=x,y.

2. Démontrer que f est injectif, puis bijectif.

3. Démontrer que l'image par f d'une base orthonormée de E est une base orthonormée de E.

4. Réciproquement, soit g un endomorphisme de E tel qu'il existe une base orthonormée (e1,,en) de E dont l'image (g(e1),,g(en)) soit encore une base orthonormée. Démontrer que g conserve la norme.

5. Application. Dans R2 muni du produit scalaire canonique, déterminer tous les couples (a,b)R2 tels que l'endomorphisme u de matrice (abba) dans la base canonique conserve la norme. Retrouver le résultat par un calcul direct sur u(x)2.

Exercice 29 ★★★Minimiser une intégrale par projection orthogonale

Projection orthogonale sur un sous-espace de dimension finieDistance à un sous-espace, minimisation et inégalité de BesselProcédé d'orthonormalisation de Gram-Schmidt

On munit R3[X] de P,Q=01P(t)Q(t)dt, et l'on cherche à calculer

m=min(a,b,c)R301(t3at2btc)2dt.

1. Démontrer que   ,   est un produit scalaire sur R3[X].

2. Démontrer que la borne inférieure ci-dessus est atteinte en un unique triplet (a,b,c), et qu'elle vaut d(X3,R2[X])2.

3. Écrire le système linéaire caractérisant le projeté orthogonal de X3 sur R2[X], puis le résoudre. On donnera a, b et c sous forme de fractions exactes.

4. En déduire la valeur exacte de m.

5. Vérifier ce résultat en recalculant directement l'intégrale avec les valeurs trouvées.

6. Quel est le lien entre le polynôme X3aX2bXc obtenu et le procédé d'orthonormalisation de Gram-Schmidt appliqué à (1,X,X2,X3) ?

Exercice 30 ★★★★Distance à un sous-espace et système normal

Distance à un sous-espace, minimisation et inégalité de BesselProjection orthogonale sur un sous-espace de dimension finie

On munit R4 de son produit scalaire canonique x,y=k=14xkyk et de la norme associée. On pose

u1=(1,1,0,1),u2=(1,0,1,1),x=(1,2,3,4),F=Vect(u1,u2).

1. Montrer que (u1,u2) est une base de F, puis justifier que pF(x) est l'unique vecteur yF vérifiant le système normal

xy,u1=0etxy,u2=0.

2. Résoudre ce système, en déduire pF(x) puis d(x,F).

3. Déterminer une base de F, calculer pF(x) par la même méthode, et vérifier que pF(x) redonne la valeur de d(x,F) obtenue à la question 2.

4. Vérifier numériquement l'égalité x2=pF(x)2+d(x,F)2 et nommer le théorème dont il s'agit.

5. Méthode générale. Dans Rn, on cherche la distance d'un vecteur à un sous-espace F de dimension p. Dans quels cas vaut-il mieux projeter sur F, dans quels cas sur F ?

Exercice 31 ★★★Un produit scalaire défini par une matrice

Produit scalaire, espace préhilbertien réel, espace euclidienNorme associée, distance, identités remarquables et de polarisation

Pour x=(x1,x2,x3) et y=(y1,y2,y3) dans R3, on note X et Y les colonnes de leurs coordonnées dans la base canonique (e1,e2,e3). Étant donnée AM3(R) symétrique, on pose

x,yA=tXAYetq(x)=x,xA.

Dans tout l'exercice, sauf à la dernière question,

A=(210121012).

1. Montrer que pour toute matrice symétrique A, l'application ,A est une forme bilinéaire symétrique sur R3. Expliciter q(x) pour la matrice ci-dessus.

2. Écrire q(x) comme une somme de carrés à coefficients strictement positifs (méthode de Gauss : on élimine successivement les variables). En déduire que ,A est un produit scalaire sur R3.

3. Calculer e1A, e2A, e3A et e1,e2A. Comparer avec la norme euclidienne usuelle.

4. Orthonormaliser la base canonique (e1,e2,e3) par le procédé de Gram-Schmidt, pour le produit scalaire ,A.

5. Donner un exemple de matrice symétrique B pour laquelle ,B n'est pas un produit scalaire, en précisant quel axiome échoue. Traiter les deux façons d'échouer.

Exercice 32 ★★★★La matrice de Gram d'une famille de vecteurs

Familles orthonormales, liberté, coordonnées dans une base orthonorméeDistance à un sous-espace, minimisation et inégalité de BesselProcédé d'orthonormalisation de Gram-Schmidt

Soit E un espace préhilbertien réel. Pour une famille (u1,,up) de vecteurs de E, on appelle matrice de Gram de la famille la matrice

G(u1,,up)=(ui,uj)1i,jpMp(R).

Pour Λ=t(λ1,,λp)Mp,1(R), on note uΛ=j=1pλjuj. On écrit G pour G(u1,,up).

1. Montrer que G est symétrique, puis établir les deux identités

(GΛ)i=ui,uΛ(1ip)ettΛGΛ=uΛ2.

2. Démontrer que la famille (u1,,up) est libre si et seulement si detG0. (Pour le sens « detG=0 entraîne liée », on partira d'un vecteur non nul du noyau de G.)

3. On suppose la famille libre et l'on note F=Vect(u1,,up). Montrer qu'il existe MMp(R) telle que G=tMM, et en déduire detG>0.

4. La famille étant toujours libre, soit xE. Démontrer la formule

d(x,F)2=detG(u1,,up,x)detG(u1,,up).

(On effectuera une opération sur la dernière colonne de G(u1,,up,x).)

5. Dans R3 euclidien canonique, on pose u1=(1,1,0), u2=(0,1,1) et x=(1,0,0). Calculer d(x,F) par la formule de la question 4, puis la retrouver par la projection orthogonale directe.

Exercice 33 ★★★★L'inégalité de Hadamard

Procédé d'orthonormalisation de Gram-SchmidtInégalité de Cauchy-Schwarz et cas d'égalité

On munit Rn, identifié à Mn,1(R), de son produit scalaire canonique et de la norme associée . Soit MMn(R), de colonnes C1,,Cn. On veut démontrer l'inégalité de Hadamard

detM    j=1nCj.

1. Traiter le cas où la famille (C1,,Cn) est liée.

2. Mise en jambes en dimension 2. Pour M=(abcd), établir l'identité de Lagrange

(detM)2+C1,C22=C12C22,

et en déduire, d'un seul coup, l'inégalité de Hadamard pour n=2 et l'inégalité de Cauchy-Schwarz pour le couple (C1,C2).

3. On suppose désormais (C1,,Cn) libre. En appliquant Gram-Schmidt à cette famille, construire P et R dans Mn(R) telles que M=PR, où les colonnes de P forment une base orthonormée de Rn et où R est triangulaire supérieure à coefficients diagonaux rjj>0. Montrer que detP=1, puis que rjjCj, et conclure.

4. Caractériser le cas d'égalité.

5. Application numérique. Comparer detM et jCj pour

M=(120211012),puis pourM=(110110003).

6. En déduire que si tous les coefficients de M vérifient mij1, alors detMnn/2. Cette majoration est-elle atteinte pour n=2 ?

Exercice 34 ★★★★Polynômes orthogonaux : racines et relation de récurrence

Procédé d'orthonormalisation de Gram-SchmidtFamilles orthonormales, liberté, coordonnées dans une base orthonorméeProduits scalaires usuels : vecteurs, matrices, fonctions continues, polynômes

On munit R[X] du produit scalaire

P,Q=11P(t)Q(t)dt.

Pour n1, on pose Pn=XnpRn1[X](Xn), et P0=1. Le sous-espace Rn1[X] étant de dimension finie, la projection orthogonale a bien un sens : tous les calculs se font en degré borné.

1. Vérifier que , est un produit scalaire. Montrer que Pn est unitaire de degré n et orthogonal à Rn1[X], que (Pn) est la famille obtenue en orthogonalisant (1,X,X2,) par Gram-Schmidt sans normaliser, et que Pn est l'unique polynôme unitaire de degré n orthogonal à Rn1[X].

2. Calculer P0, P1, P2, P3 ainsi que Pn2 pour n3.

3. Démontrer que Pn(X)=(1)nPn(X) : Pn a la parité de n.

4. Démontrer que Pn possède n racines réelles simples, toutes situées dans ]1,1[.

5. Démontrer qu'il existe des réels cn>0 tels que, pour n1,

Pn+1=XPncnPn1,cn=Pn2Pn12,

puis retrouver P2 et P3 par cette formule. Vérifier enfin la question 4 sur P2 et P3.

Exercice 35 ★★★Inégalités fonctionnelles par Cauchy-Schwarz

Inégalité de Cauchy-Schwarz et cas d'égalitéProduits scalaires usuels : vecteurs, matrices, fonctions continues, polynômes

Pour a<b, l'espace C([a,b],R) est muni du produit scalaire u,v=abu(t)v(t)dt. Dans tout l'exercice, f est de classe C1 sur [0,1].

1. On suppose f(0)=0. Démontrer que, pour tout x[0,1],

f(x)2    x0xf(t)2dt.

2. En déduire 01f21201f2, puis déterminer tous les cas d'égalité.

3. On suppose de plus f(1)=0. En coupant l'intervalle en son milieu, améliorer la constante 12 : mener le calcul et donner la constante obtenue.

4. Démontrer que (01f)201f2 pour toute f continue, préciser le cas d'égalité, et écrire ce que devient cette inégalité pour f=exp.

5. Dégager la méthode générale utilisée dans tout l'exercice.

Exercice 36 ★★★Distance d'une matrice à l'hyperplan des matrices de trace nulle

Orthogonal d'une partie, sous-espaces orthogonauxProjection orthogonale sur un sous-espace de dimension finieDistance à un sous-espace, minimisation et inégalité de BesselHyperplans, vecteur normal et distance à un hyperplan

On munit E=Mn(R) de A,B=tr(tAB) et de la norme associée. On pose

H=kertr={MMn(R)  :  trM=0}.

1. Montrer que A,B=i,jaijbij et que c'est un produit scalaire. Montrer que H est un hyperplan de E et que In,M=trM pour toute M : autrement dit, In est un vecteur normal à H.

2. En déduire H, le projeté orthogonal pH(M), puis

d(M,H)=trMn.

3. Application numérique. Traiter le cas n=3 et A=(120031412), et contrôler le résultat par le théorème de Pythagore.

4. Soit AMn(R). Retrouver minMHAM et le point où ce minimum est atteint sans invoquer le théorème de projection, en démontrant directement existence et unicité. Traiter ensuite la variante affine : min{AM  :  trM=c} pour cR fixé.

5. En déduire, par un argument de distance, l'inégalité

(trM)2    ntr(tMM),

et discuter le cas d'égalité.

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On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.