PCSI · Chapitre 17 · Second semestre

Exercices — Fonctions de deux variables

36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

Sommaire

36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★Domaines de définition dans le plan

Fonctions de deux variables : domaine, applications partielles, lignes de niveau

1. Déterminer le domaine de définition de chacune des expressions suivantes, c'est-à-dire l'ensemble des couples (x,y) de R2 pour lesquels le calcul a un sens.

a. f(x,y)=ln(x+y1)

b. g(x,y)=4x2y2

c. h(x,y)=xyx2y2

d. k(x,y)=1yx2

2. Pour chacun de ces quatre domaines, dire en une phrase de quelle partie du plan il s'agit.

Exercice 2 ★★★★Boules ouvertes et premières parties ouvertes

Norme euclidienne, boules et parties ouvertes du plan

On munit R2 de la norme euclidienne (x,y)=x2+y2 et on note, pour aR2 et r>0,

B(a,r)={mR2  ;  ma<r}.

Une partie U de R2 est dite ouverte lorsque, pour tout aU, il existe r>0 tel que B(a,r)U.

1. Décrire B((1,2),3) par une inégalité portant sur x et y. Les points (2,0) et (3,1) appartiennent-ils à cette boule ?

2. Montrer que le demi-plan H={(x,y)R2  ;  x>0} est ouvert, en donnant un rayon explicite en fonction du point choisi.

3. Montrer que la couronne C={(x,y)R2  ;  1<x2+y2<4} est ouverte, là encore avec un rayon explicite.

4. Justifier que R2 et sont des parties ouvertes de R2.

Exercice 3 ★★★Premiers calculs de dérivées partielles

Dérivées partielles d'ordre 1 : définition et calcul pratiqueFonctions de deux variables : domaine, applications partielles, lignes de niveau

1. Calculer les deux dérivées partielles d'ordre 1 des fonctions suivantes en tout point, en précisant à chaque fois l'ouvert de R2 sur lequel on travaille.

a. f(x,y)=x43x2y+2y3

b. f(x,y)=x+2yx2+1

c. f(x,y)=ex2y

d. f(x,y)=ln(xy)

e. f(x,y)=x2+3y2+1

f. f(x,y)=cos(xy)

2. Pour la fonction du 1.f, vérifier que xfx(x,y)=yfy(x,y) en tout point de R2, puis expliquer cette égalité à l'aide des lignes de niveau de f.

Exercice 4 ★★★Applications partielles et lignes de niveau

Fonctions de deux variables : domaine, applications partielles, lignes de niveau

Soit f la fonction définie sur R2 par f(x,y)=x2y.

1. Écrire les deux applications partielles de f au point (1,2). Préciser pour chacune sa variable, puis étudier ses variations.

2. Déterminer les lignes de niveau de f associées aux valeurs k=1, k=0 et k=1, et les décrire géométriquement.

3. Même question qu'au 2. pour la fonction g définie sur R2 par g(x,y)=x+2y, pour les mêmes valeurs de k. Quelle direction ces lignes de niveau ont-elles en commun ?

4. À quelle ligne de niveau de f, puis à quelle ligne de niveau de g, le point M(2,3) appartient-il ?

Exercice 5 ★★★Justifier qu'une fonction est de classe C1

Fonctions de classe C1 sur un ouvert, opérations

Pour chacune des fonctions suivantes, déterminer le plus grand ouvert de R2 sur lequel elle est de classe C1, et rédiger la justification par les opérations, sans calculer aucune dérivée partielle.

a. f(x,y)=x2yexy

b. g(x,y)=x+yxy

c. h(x,y)=1x2y2

d. k(x,y)=ln(xy) sur le quadrant x>0, y>0

Exercice 6 ★★★Gradient et plan tangent au graphe

Développement limité d'ordre 1, gradient, plan tangentFonctions de classe C1 sur un ouvert, opérations

On rappelle que si f est de classe C1 sur un ouvert U et si (x0,y0)U, le plan tangent à la surface d'équation z=f(x,y) au point de contact de coordonnées (x0,y0,f ⁣(x0,y0)) a pour équation

z=f ⁣(x0,y0)+fx ⁣(x0,y0)(xx0)+fy ⁣(x0,y0)(yy0).

1. Soit f(x,y)=x2y+3y et a=(2,1). Justifier que f est de classe C1, calculer f(a), puis une équation du plan tangent en a. Vérifier que le point de contact appartient au plan trouvé.

2. Mêmes questions pour g(x,y)=ln ⁣(x2+y2) au point b=(1,1). On gardera les valeurs exactes, avec ln2.

3. Écrire le développement limité d'ordre 1 de f en a, et dire en une phrase ce que le plan tangent approche.

Exercice 7 ★★★★Déterminer les points critiques

Points critiques et condition nécessaire d'extremum local

On rappelle qu'un point a d'un ouvert U est un point critique d'une fonction f de classe C1 sur U lorsque f(a)=(0,0), c'est-à-dire lorsque les deux dérivées partielles s'annulent simultanément en a.

Déterminer tous les points critiques des trois fonctions suivantes, définies et de classe C1 sur R2, en résolvant complètement le système obtenu.

1. f(x,y)=x2+xy+y23x

2. g(x,y)=x33x+y2

3. h(x,y)=ex(x+y2)

4. Le point (1,0) est un point critique de g. En étudiant g le long de la droite d'équation y=0, puis le long de la droite d'équation x=1, montrer que g n'y présente pourtant aucun extremum local. Qu'en conclure sur la recherche des extremums ?

Exercice 8 ★★★★Dérivée suivant un vecteur

Dérivée suivant un vecteurDéveloppement limité d'ordre 1, gradient, plan tangent

Soit f la fonction définie sur R2 par f(x,y)=x2xy+2y2, et soit a=(1,2). Pour un vecteur u non nul de R2, on rappelle que la dérivée de f en a suivant u est

Duf(a)=limt0f(a+tu)f(a)t,

et que, lorsque f est de classe C1, elle se calcule par la formule Duf(a)=f(a),u.

1. Calculer f(a).

2. En déduire Duf(a) pour u=(3,1), puis pour u=(1,1).

3. Retrouver la valeur obtenue pour u=(3,1) en explicitant φ:tf(a+tu) sous forme d'un trinôme en t, puis en dérivant en t=0.

4. Parmi tous les vecteurs unitaires u de R2, lequel rend Duf(a) maximale ? Que vaut alors ce maximum ?

Exercice 9 ★★★Ouvert ou pas ? Six parties du plan

Norme euclidienne, boules et parties ouvertes du plan

On rappelle qu'une partie U de R2 est ouverte lorsque, pour tout pU, il existe r>0 tel que B(p,r)U.

Pour chacune des six parties suivantes, dire si elle est ouverte et le justifier : si oui, en donnant pour chaque point un rayon explicite ; si non, en exhibant un point de la partie tel qu'aucune boule centrée en ce point n'y soit incluse, avec un point de cette boule situé hors de la partie.

a. Ua={(x,y)R2  ;  x2+y2<1}

b. Ub={(x,y)R2  ;  x2+y21}

c. Uc={(x,y)R2  ;  y>x2}

d. Ud, la droite d'équation y=x

e. Ue=R2 privé du point (0,0)

f. Uf={(x,y)R2  ;  xy>1}

Exercice 10 ★★★★Estimer une variation par le développement limité d'ordre 1

Développement limité d'ordre 1, gradient, plan tangentDérivées partielles d'ordre 1 : définition et calcul pratique

Deux résistances de valeurs x et y (en ohms) montées en parallèle ont pour résistance équivalente

R(x,y)=xyx+y,

fonction définie sur l'ouvert U={(x,y)R2  ;  x>0, y>0}.

1. Justifier que R est de classe C1 sur U, puis calculer ses dérivées partielles et montrer qu'elles s'écrivent

Rx(x,y)=(yx+y)2etRy(x,y)=(xx+y)2.

2. Calculer la valeur exacte de R(200,300).

3. À l'aide du développement limité d'ordre 1 de R au point (200,300), estimer la variation de R lorsque x passe de 200 à 203 et y de 300 à 297.

4. Calculer la variation exacte, donner les deux valeurs arrondies au millième et commenter la qualité de l'approximation.

5. Montrer que Rx(x,y)+Ry(x,y)1 en tout point de U, et interpréter.

Exercice 11 ★★★★Dériver le long d'un arc paramétré

Règle de la chaîne : dérivation le long d'un arc paramétré

1. Soit f une fonction de classe C1 sur R2 et γ:t(x(t),y(t)) un arc dérivable sur un intervalle I. Rappeler la formule donnant ddtf(x(t),y(t)).

2. On prend f(x,y)=x2y et γ(t)=(cost, sint) pour tR.

a. Calculer (fγ)(t) par la règle de la chaîne.

b. Retrouver le résultat en substituant d'abord, c'est-à-dire en dérivant l'expression de f(γ(t)). Vérifier que les deux expressions coïncident et donner la valeur en t=π4.

3. Même double calcul pour g(x,y)=exy le long de l'arc γ(t)=(t2, 2t).

4. Pour f(x,y)=x2y, déterminer les instants t de [0,2π[ où l'arc du 2. traverse une ligne de niveau « à l'horizontale », c'est-à-dire où (fγ)(t)=0.

Exercice 12 ★★★★Dérivées partielles d'une composée

Dérivées partielles d'une composée et changement de variablesRègle de la chaîne : dérivation le long d'un arc paramétré

Soit f une fonction de classe C1 sur R2. On pose, pour tout (u,v)R2,

g(u,v)=f(u+v, uv).

1. Justifier que g est de classe C1 sur R2 et exprimer gu(u,v) et gv(u,v) en fonction des dérivées partielles de f, en écrivant explicitement le point où elles sont évaluées.

2. Vérifier ces formules sur le cas concret f(x,y)=x2+y : calculer g(u,v) explicitement, dériver directement, puis comparer.

3. On revient au cas général.

a. Calculer ugu(u,v)vgv(u,v) : montrer que cette combinaison ne fait intervenir qu'une seule des deux dérivées partielles de f, et préciser laquelle et avec quel facteur.

b. Faire de même avec gu(u,v)gv(u,v).

c. En déduire, lorsque uv, l'expression des deux dérivées partielles de f au point (u+v, uv) à l'aide de celles de g.

Exercice 13 ★★★★Un changement de variables affine

Dérivées partielles d'une composée et changement de variablesÉquations aux dérivées partielles d'ordre 1, fonctions de gradient nul

On cherche toutes les fonctions f de classe C1 sur R2 vérifiant l'équation, notée (E),

fx(x,y)fy(x,y)=0pour tout (x,y)R2.

1. On pose u=x+y et v=xy. Exprimer x et y en fonction de u et v, et justifier que ce changement de variables est une bijection de R2 sur R2.

2. On pose g(u,v)=f ⁣(u+v2, uv2). Justifier que g est de classe C1 sur R2 et calculer gu et gv en fonction des dérivées partielles de f.

3. Traduire l'équation (E) en une équation portant sur g, puis la résoudre.

4. Conclure : les solutions de (E) sont exactement les fonctions f:(x,y)φ(x+y), où φ est de classe C1 sur R. On rédigera les deux sens (analyse et synthèse).

5. Déterminer la solution de (E) vérifiant de plus f(x,0)=cosx pour tout xR.

Exercice 14 ★★★★L'équation de transport

Équations aux dérivées partielles d'ordre 1, fonctions de gradient nulDérivées partielles d'une composée et changement de variables

Soit c un réel strictement positif. On cherche les fonctions f de classe C1 sur R2, de variables (x,t), vérifiant l'équation de transport, notée (T),

ft(x,t)+cfx(x,t)=0pour tout (x,t)R2.

1. On pose u=xct et v=t, puis g(u,v)=f(u+cv, v). Justifier que g est de classe C1 sur R2 et calculer gv(u,v) en fonction des dérivées partielles de f.

2. En déduire toutes les solutions de (T), sous la forme f(x,t)=φ(xct). On rédigera l'analyse et la synthèse.

3. Déterminer la solution vérifiant f(x,0)=11+x2 pour tout xR, puis décrire en une phrase ce qui se passe lorsque t augmente.

4. Vérifier directement, par le calcul des deux dérivées partielles, que la fonction trouvée au 3. est bien solution de (T).

Exercice 15 ★★★Passage en coordonnées polaires

Passage en coordonnées polairesDérivées partielles d'une composée et changement de variables

Soit f une fonction de classe C1 sur R2. On pose, pour tout (r,θ)R×R,

g(r,θ)=f(rcosθ, rsinθ).

1. Justifier que g est de classe C1 sur R×R et établir les deux formules donnant gr(r,θ) et gθ(r,θ).

2. En déduire, pour r>0, les formules inverses exprimant fx et fy au point (rcosθ, rsinθ) à l'aide de gr et gθ (on résoudra en détail le système 2×2).

3. Établir, pour r>0, la relation

(gr(r,θ))2+1r2(gθ(r,θ))2=f(rcosθ, rsinθ)2.

4. Application : pour f(x,y)=x2+y2, puis pour f(x,y)=xy, calculer g et vérifier les formules du 1.

Exercice 16 ★★★Les fonctions de gradient nul

Équations aux dérivées partielles d'ordre 1, fonctions de gradient nulDérivées partielles d'ordre 1 : définition et calcul pratique

1. Soit U=]a,b[×]c,d[ un pavé ouvert de R2 et f une fonction de classe C1 sur U vérifiant f(x,y)=(0,0) en tout point de U. Montrer que f est constante sur U. On raisonnera d'abord à y fixé sur l'application partielle, puis on conclura en passant par un point intermédiaire bien choisi.

2. Adapter le raisonnement au disque ouvert B((0,0),1) : pourquoi le chemin « horizontal puis vertical » fonctionne-t-il encore, et quel point intermédiaire faut-il choisir ?

3. Soit maintenant U la réunion des deux disques ouverts B((2,0),1) et B((2,0),1).

a. Montrer que U est un ouvert de R2.

b. Exhiber une fonction de classe C1 sur U, de gradient nul en tout point, et non constante.

c. Que faut-il retenir ?

Exercice 17 ★★★★Un point selle

Points critiques et condition nécessaire d'extremum localExtremums locaux et globaux, problèmes d'optimisation

Soit f la fonction définie sur R2 par

f(x,y)=x2y2+2x+4y.

1. Justifier que f est de classe C1 sur R2 et déterminer son unique point critique a.

2. Écrire f sous forme canonique, c'est-à-dire montrer que f(x,y)=(x+1)2(y2)2+3.

3. En posant x=1+h et y=2+k, donner l'expression de f(a+(h,k))f(a) et montrer que cette quantité prend des valeurs strictement positives et strictement négatives dans toute boule ouverte de centre a. On exhibera deux familles de points explicites.

4. Conclure : que peut-on dire des extremums locaux de f ?

5. Que valent supR2f et infR2f ? Justifier par deux limites le long de droites bien choisies.

Exercice 18 ★★★★Extremum d'un trinôme à deux variables

Extremums locaux et globaux, problèmes d'optimisationPoints critiques et condition nécessaire d'extremum local

Soit f la fonction définie sur R2 par

f(x,y)=2x2+y2+2xy6x4y+5.

1. Déterminer l'unique point critique de f (on résoudra complètement le système).

2. Mettre f sous forme canonique en regroupant d'abord les termes contenant y : montrer que f(x,y)=(y+x2)2+(x1)2+C, en explicitant la constante C.

3. En déduire que f admet un minimum global strict, atteint en un unique point, et donner sa valeur.

4. Vérifier que ce point est bien celui trouvé au 1.

5. La méthode de la forme canonique est-elle toujours praticable pour un polynôme de degré 2 en deux variables ? Donner un exemple où elle conduit à une différence de deux carrés et non à une somme, et dire ce qu'on en conclut alors.

Exercice 19 ★★★★Le gradient est orthogonal aux lignes de niveau

Développement limité d'ordre 1, gradient, plan tangentRègle de la chaîne : dérivation le long d'un arc paramétré

1. Soit f une fonction de classe C1 sur un ouvert U de R2, soit k un réel et soit γ:t(x(t),y(t)) un arc dérivable sur un intervalle I, tracé sur la ligne de niveau k de f, c'est-à-dire à valeurs dans U et vérifiant f(γ(t))=k pour tout tI. Montrer que

f(γ(t)), γ(t)=0pour tout tI,

puis interpréter géométriquement.

2. Application à l'ellipse d'équation x2+2y2=3. Calculer le gradient de f:(x,y)x2+2y2 au point A(1,1), en déduire un vecteur directeur de la tangente à l'ellipse en A, puis une équation cartésienne de cette tangente.

3. Vérifier ce résultat en paramétrant l'ellipse par γ:t(3cost, 32sint) et en dérivant. On précisera la valeur de t qui donne le point A.

4. Interpréter : pourquoi dit-on que f(A) indique la direction de plus forte pente ?

Exercice 20 ★★★★Lecture d'une carte de niveau

Fonctions de deux variables : domaine, applications partielles, lignes de niveauDéveloppement limité d'ordre 1, gradient, plan tangentPoints critiques et condition nécessaire d'extremum local

La figure ci-dessous est la carte des lignes de niveau d'un terrain : au point de coordonnées (x,y), l'altitude est notée f(x,y). Les niveaux tracés sont 0, 2, 4, 6 et 7, et cinq points du terrain sont repérés : S(2,0), S(2,0), C(0,0), A(1,1) et B(2,1).

Carte des lignes de niveau d'un terrain, avec deux sommets, un col et cinq points repérés

Partie A — lecture graphique. Dans cette partie, on ne dispose que de la carte.

1. Donner l'altitude exacte de C et celle de B, puis encadrer celle de A entre deux niveaux tracés.

2. Combien la carte fait-elle apparaître de sommets ? Où sont-ils, et que peut-on dire de leur altitude ?

3. Lorsqu'on avance vers l'est (dans le sens des x croissants) ou vers le nord (dans le sens des y croissants), l'altitude augmente ou diminue selon le signe des dérivées partielles. Déterminer, par lecture de la carte, le signe de fx(A) et celui de fy(A).

4. Que peut-on dire du vecteur f(B), et pourquoi la ligne de niveau paraît-elle horizontale au voisinage de B ?

Partie B — vérification par le calcul. On admet maintenant que l'altitude est donnée par

f(x,y)=8(x24)24y2.

5. Justifier que f est de classe C1 sur R2 et montrer que f(x,y)=(4xx3, 2y).

6. Vérifier les altitudes lues aux questions 1. et 2.

7. Déterminer tous les points critiques de f, puis retrouver par le calcul la réponse donnée à la question 3.

8. Montrer que f(x,y)8 pour tout (x,y)R2, avec égalité uniquement en S et en S. Qu'en déduit-on pour ces deux points ?

9. Montrer que le point critique C n'est pas un extremum local de f, en comparant f à f(C) le long de l'axe des abscisses puis le long de l'axe des ordonnées. Comment appelle-t-on un tel point sur une carte de randonnée ?

Exercice 21 ★★★Extremums d'une fonction de degré quatre

Points critiques et condition nécessaire d'extremum localExtremums locaux et globaux, problèmes d'optimisation

On considère la fonction f définie sur R2 par

f(x,y)=x4+y42(xy)2.

1. Justifier que f est de classe C1 sur R2, puis montrer que (x,y) est un point critique de f si et seulement si x3=xy et y3=yx.

2. En additionnant ces deux équations, montrer que tout point critique vérifie y=x. En déduire les trois points critiques de f, ainsi que la valeur de f en chacun d'eux.

3. Étudier le signe de f au voisinage de l'origine le long de la droite d'équation y=x, puis le long de la droite d'équation y=x. En déduire que (0,0) n'est pas un extremum local de f.

4. a. Montrer que pour tous réels u et v, (u+v)48(u4+v4), avec égalité si et seulement si u=v.

b. En posant s=xy, en déduire que f(x,y)8 pour tout (x,y)R2.

5. Conclure : donner le minimum global de f et les points où il est atteint, puis dire si f admet un maximum.

Exercice 22 ★★★★Distance d'un point à un paraboloïde

Extremums locaux et globaux, problèmes d'optimisationPoints critiques et condition nécessaire d'extremum local

L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère le point A(0,0,1) et la surface S d'équation z=x2+y2.

1. Justifier que le carré de la distance de A au point M(x,y,x2+y2) de S vaut

d(x,y)=x2+y2+(x2+y21)2.

2. Justifier que d est de classe C1 sur R2 et déterminer ses points critiques.

3. On pose s=x2+y2. Écrire d(x,y)=δ(s)δ est une fonction d'une seule variable, étudier les variations de δ sur [0,+[ et en déduire le minimum global de d.

4. En déduire la distance de A à la surface S, ainsi que l'ensemble des points de S les plus proches de A.

5. Reprendre l'étude en remplaçant A par le point A(0,0,14). Que constate-t-on ?

Exercice 23 ★★★La relation d'Euler pour les fonctions homogènes

Règle de la chaîne : dérivation le long d'un arc paramétréDérivée suivant un vecteur

Soit α un réel et soit U={(x,y)R2  ;  x>0}. Une fonction f de classe C1 sur U est dite homogène de degré α lorsque

(x,y)U, t>0,f(tx,ty)=tαf(x,y).

1. Vérifier que f0(x,y)=x3+y3x est de classe C1 sur U et homogène, de degré à préciser.

2. Soit f homogène de degré α. En dérivant par rapport à t la relation f(tx,ty)=tαf(x,y), à (x,y) fixé, établir la relation d'Euler

xfx(x,y)+yfy(x,y)=αf(x,y).

3. Vérifier cette relation sur l'exemple du 1., par le calcul direct des deux dérivées partielles.

4. Réciproquement, soit f de classe C1 sur U vérifiant la relation d'Euler. Pour (x,y)U fixé, on pose ψ(t)=tαf(tx,ty) pour t>0. Calculer ψ(t), en déduire que ψ est constante, puis que f est homogène de degré α.

5. Interpréter la relation d'Euler à l'aide de la dérivée de f suivant le vecteur (x,y), au point (x,y).

Exercice 24 ★★★★Résoudre une EDP par changement de variables

Équations aux dérivées partielles d'ordre 1, fonctions de gradient nulDérivées partielles d'une composée et changement de variables

On note U={(x,y)R2  ;  x>0} et V=]0,+[×R. On cherche toutes les fonctions f de classe C1 sur U vérifiant

(x,y)U,xfx(x,y)+yfy(x,y)=0.(E)

1. Justifier que Φ:(u,v)(u,uv) est une bijection de V sur U, et donner sa bijection réciproque.

2. Soit f de classe C1 sur U. On pose g(u,v)=f(u,uv) pour (u,v)V. Justifier que g est de classe C1 sur V et calculer gu et gv en fonction des dérivées partielles de f prises au point (u,uv).

3. Montrer que f est solution de (E) si et seulement si ugu(u,v)=0 pour tout (u,v)V, puis résoudre cette dernière équation.

4. Conclure par analyse et synthèse : les solutions de (E) sont exactement les fonctions f(x,y)=φ ⁣(yx), avec φ de classe C1 sur R.

5. Déterminer la solution vérifiant f(1,y)=y1+y2 pour tout réel y, et vérifier directement qu'elle convient.

6. Que dit ce résultat sur les lignes de niveau des solutions de (E) ?

Exercice 25 ★★★Les fonctions radiales

Passage en coordonnées polairesÉquations aux dérivées partielles d'ordre 1, fonctions de gradient nul

On note U=R2{(0,0)} et on cherche toutes les fonctions f de classe C1 sur U vérifiant

(x,y)U,yfx(x,y)xfy(x,y)=0.(E)

Pour r>0 et θR, on pose g(r,θ)=f(rcosθ,rsinθ).

1. Justifier que g est de classe C1 sur ]0,+[×R et établir les expressions de gr et gθ.

2. Montrer que gθ(r,θ) est l'opposé de la quantité yfxxfy évaluée au point (rcosθ,rsinθ). En déduire que f est solution de (E) si et seulement si g ne dépend pas de θ.

3. Conclure, par analyse et synthèse, que les solutions de (E) sont exactement les fonctions radiales f(x,y)=h ⁣(x2+y2), où h est de classe C1 sur ]0,+[.

4. Déterminer les solutions de (E) valant ln2 au point (2,0) et 0 au point (1,0) : en donner un exemple explicite et dire pourquoi la solution n'est pas unique.

5. Interpréter géométriquement l'équation (E) en termes d'orthogonalité entre f(x,y) et un vecteur que l'on précisera.

Exercice 26 ★★★★Extremums sur un domaine borné

Extremums locaux et globaux, problèmes d'optimisationPoints critiques et condition nécessaire d'extremum local

On pose f(x,y)=x2+y2xy pour tout (x,y)R2, et on note

D={(x,y)R2  ;  x2+y21}.

On admet que f atteint son maximum et son minimum sur D.

1. Justifier que U={(x,y)R2  ;  x2+y2<1} est un ouvert de R2, et déterminer les points critiques de f sur U.

2. Expliquer pourquoi un extremum de f sur D est soit atteint en un point critique de f sur U, soit atteint en un point vérifiant x2+y2=1.

3. Sur le cercle, on pose x=cost et y=sint avec t[0,2π]. Montrer que f vaut alors 112sin(2t), puis déterminer le maximum et le minimum de cette expression ainsi que les valeurs de t correspondantes.

4. Conclure : donner le maximum et le minimum de f sur D et les points où ils sont atteints.

5. Vérifier le résultat autrement : montrer que f(x,y)=12[(xy)2+x2+y2] et retrouver directement le minimum.

Exercice 27 ★★★La droite des moindres carrés

Extremums locaux et globaux, problèmes d'optimisationPoints critiques et condition nécessaire d'extremum local

Une expérience fournit quatre mesures : (0,1), (1,3), (2,4) et (3,6). On cherche la droite d'équation y=ax+b qui rend minimale la somme des carrés des écarts verticaux

E(a,b)=i=14(axi+byi)2.

1. Écrire E(a,b) explicitement, justifier que E est de classe C1 sur R2 et calculer ses deux dérivées partielles.

2. Écrire le système des points critiques (les équations normales) et le résoudre ; donner a et b sous forme de fractions irréductibles.

3. Montrer que ce point critique est un minimum global : écrire E(a+h,b+k)E(a,b) comme une expression du second degré en (h,k) et la mettre sous forme canonique.

4. Donner l'équation de la droite obtenue et l'écart quadratique minimal.

5. Cas général : pour n points (xi,yi) dont les abscisses ne sont pas toutes égales, écrire les deux équations normales et expliquer pourquoi le système admet une unique solution.

Exercice 28 ★★★La boîte de surface minimale

Extremums locaux et globaux, problèmes d'optimisationPoints critiques et condition nécessaire d'extremum local

On fabrique une boîte parallélépipédique rectangle fermée (six faces) de volume 8, dont les trois dimensions sont x>0, y>0 et z>0. On cherche à rendre son aire totale minimale.

1. Exprimer z en fonction de x et y, puis montrer que l'aire totale de la boîte s'écrit

S(x,y)=2(xy+8x+8y)surU={(x,y)R2  ;  x>0 et y>0}.

2. Justifier que U est un ouvert et que S est de classe C1 sur U, puis déterminer les points critiques de S.

3. Énoncer l'inégalité arithmético-géométrique pour trois réels strictement positifs a, b, c : a+b+c3abc3, en précisant son cas d'égalité, et la démontrer.

4. En l'appliquant à a=xy, b=8x et c=8y, montrer que S(x,y)24 sur U, avec égalité uniquement en (2,2).

5. Conclure : quelle est la boîte fermée de volume 8 d'aire minimale ? Donner ses dimensions.

6. Pourquoi ne pouvait-on pas se contenter de la question 2. pour conclure ?

Exercice 29 ★★★★Un unique point critique qui n'est pas un extremum

Points critiques et condition nécessaire d'extremum localExtremums locaux et globaux, problèmes d'optimisation

On pose, pour tout (x,y)R2,

f(x,y)=(yx2)(y3x2)=y24x2y+3x4.

1. Justifier que f est de classe C1 sur R2, puis montrer que (0,0) est l'unique point critique de f.

2. Soit α un réel et soit u=(cosα,sinα). On pose φu(t)=f(tu) pour tout réel t. Étudier le signe de φu(t) pour t voisin de 0, en distinguant le cas sinα0 et le cas sinα=0. En déduire que, le long de chaque droite passant par l'origine, la restriction de f admet en 0 un minimum local strict.

3. Calculer f(x,2x2) pour tout réel x. En déduire que (0,0) n'est pas un minimum local de f, puis que ce n'est pas non plus un maximum local.

4. Décrire l'ensemble des points en lesquels f est strictement négative, et expliquer, à l'aide de cette description, pourquoi l'étude menée à la question 2. ne pouvait pas suffire.

5. Quelle leçon générale en tirer sur la recherche des extremums ?

Exercice 30 ★★★Une inégalité démontrée par optimisation

Extremums locaux et globaux, problèmes d'optimisationPoints critiques et condition nécessaire d'extremum local

On pose U={(x,y)R2  ;  x>0, y>0} et, pour tout (x,y)U,

f(x,y)=x+y+1xy.

1. Justifier que U est un ouvert de R2, que f y est de classe C1, et déterminer l'unique point critique de f sur U.

2. Soit x>0 fixé. Étudier les variations de la fonction d'une variable yf(x,y) sur ]0,+[ : montrer qu'elle atteint son minimum en y=1x, et que ce minimum vaut m(x)=x+2x.

3. Étudier les variations de m sur ]0,+[ et montrer que son minimum vaut 3, atteint uniquement en x=1.

4. En déduire que f admet un minimum global sur U, égal à 3 et atteint uniquement en (1,1), puis l'inégalité : pour tous réels x>0 et y>0,

x+y+1xy3,

avec égalité si et seulement si x=y=1.

5. Retrouver cette inégalité à l'aide de l'inégalité arithmético-géométrique appliquée à trois nombres bien choisis, et comparer les deux méthodes.

Exercice 31 ★★★★Le triangle d'aire maximale à périmètre fixé

Extremums locaux et globaux, problèmes d'optimisationPoints critiques et condition nécessaire d'extremum local

On fixe un réel p>0 et l'on cherche, parmi tous les triangles de périmètre 2p, celui dont l'aire est maximale. On rappelle la formule de Héron : un triangle de côtés a, b, c et de demi-périmètre p a pour aire

A=p(pa)(pb)(pc).

1. En posant c=2pab, montrer que maximiser A revient à maximiser

g(a,b)=(pa)(pb)(a+bp)

sur U={(a,b)R2  ;  a<p, b<p, a+b>p}. Vérifier que U est un ouvert de R2 et que g>0 sur U.

2. Justifier que g est de classe C1 et déterminer ses points critiques dans U.

3. On pose u=pa, v=pb et w=a+bp. Vérifier que u, v, w sont strictement positifs et que u+v+w=p, puis, à l'aide de l'inégalité arithmético-géométrique pour trois réels strictement positifs, montrer que uvwp327, avec égalité si et seulement si u=v=w.

4. Conclure : quelle est l'aire maximale, et pour quel triangle est-elle atteinte ?

5. Vérifier numériquement pour p=3 : donner les côtés du triangle optimal et son aire, puis comparer à l'aire du « triangle » de côtés 1, 2, 3 et expliquer ce qui se passe.

Exercice 32 ★★★Accroissements finis et fonctions lipschitziennes

Règle de la chaîne : dérivation le long d'un arc paramétréFonctions de classe C1 sur un ouvert, opérations

Soit U un ouvert convexe de R2 et soit f une fonction de classe C1 sur U. On rappelle que U est convexe lorsque, pour tous points a et b de U et tout t[0,1], le point (1t)a+tb appartient à U.

1. Soient a et b deux points de U. Justifier que γ(t)=a+t(ba) appartient à U pour tout t[0,1], puis que g:tf(γ(t)) est de classe C1 sur [0,1], et calculer g(t).

2. En déduire, à l'aide de l'égalité des accroissements finis appliquée à g, qu'il existe un point c du segment [a,b] tel que

f(b)f(a)=f(c),ba.

3. On suppose de plus qu'il existe M0 tel que f(m)M pour tout mU. Montrer, à l'aide de l'inégalité de Cauchy-Schwarz, que f(b)f(a)Mba : la fonction f est M-lipschitzienne sur U.

4. En déduire à nouveau que si f est nul en tout point de U convexe, alors f est constante.

5. Application. Soit f(x,y)=11+x2+y2 sur R2. Calculer f, puis majorer f par une constante explicite (on pourra poser s=x2+y2 et étudier 2s(1+s)2). En déduire une constante de Lipschitz pour f.

6. L'hypothèse de convexité est-elle indispensable à la question 4. ? Justifier par un contre-exemple sur un ouvert non convexe bien choisi.

Exercice 33 ★★★Ouverture — dérivées partielles d'ordre 2 et théorème de Schwarz

Ouverture (PC) : dérivées partielles d'ordre 2, classe C2, théorème de Schwarz

Ouverture (hors programme en PCSI). Les dérivées partielles d'ordre 2 ne figurent pas au programme de PCSI : elles relèvent du programme de PC (arrêté du 13 juillet 2021). Cet exercice est proposé pour la deuxième année et pour la culture, il ne peut faire l'objet d'aucune évaluation en PCSI.

1. Rappeler les notations 2fx2, 2fy2, 2fxy et 2fyx, puis énoncer le théorème de Schwarz.

2. Calculer les quatre dérivées partielles d'ordre 2 et vérifier le théorème de Schwarz pour chacune des fonctions suivantes, définies sur R2.

a. f(x,y)=x3y2xy4.

b. g(x,y)=exy.

c. h(x,y)=ln(1+x2+y2).

3. Pour la fonction h, vérifier que les deux dérivées croisées sont bien égales à 4xy(1+x2+y2)2, et contrôler cette valeur en un point par un calcul indépendant.

4. Expliquer en deux phrases pourquoi l'hypothèse « de classe C2 » ne peut pas être supprimée du théorème de Schwarz.

Exercice 34 ★★★★Ouverture — laplacien et fonctions harmoniques

Ouverture (PC) : dérivées partielles d'ordre 2, classe C2, théorème de Schwarz

Ouverture (hors programme en PCSI). Le laplacien et les dérivées partielles d'ordre 2 ne figurent pas au programme de PCSI : ils relèvent du programme de PC (arrêté du 13 juillet 2021). Cet exercice est proposé pour la deuxième année et pour la culture, il ne peut faire l'objet d'aucune évaluation en PCSI.

Pour une fonction f de classe C2 sur un ouvert de R2, on appelle laplacien de f la fonction

Δf=2fx2+2fy2,

et l'on dit que f est harmonique sur cet ouvert lorsque Δf=0 en tout point.

1. Vérifier que f(x,y)=x33xy2 est harmonique sur R2.

2. Vérifier que g(x,y)=excosy est harmonique sur R2.

3. Vérifier que h(x,y)=ln(x2+y2) est harmonique sur R2 privé de l'origine.

4. On admet la formule du laplacien en coordonnées polaires : si F(r,θ)=f(rcosθ,rsinθ), alors

Δf=2Fr2+1rFr+1r22Fθ2.

Déterminer toutes les fonctions harmoniques radiales sur R2 privé de l'origine, c'est-à-dire de la forme f(x,y)=ψ ⁣(x2+y2) avec ψ de classe C2 sur ]0,+[.

5. Relier le résultat obtenu à la question 3.

Exercice 35 ★★★★Ouverture — classer un point critique avec le critère rt moins s carré

Ouverture (PC) : Taylor-Young à l'ordre 2, hessienne, critère rt moins s carré

Ouverture (hors programme en PCSI). La formule de Taylor-Young à l'ordre 2 et le critère rts2 ne figurent pas au programme de PCSI : ils relèvent du programme de PC (arrêté du 13 juillet 2021). Cet exercice est proposé pour la deuxième année et pour la culture, il ne peut faire l'objet d'aucune évaluation en PCSI.

On admet le critère suivant. Soit f une fonction de classe C2 sur un ouvert de R2 et soit a un point critique de f. On pose

r=2fx2(a),s=2fxy(a),t=2fy2(a).
  • Si rts2>0, alors a est un extremum local : un minimum si r>0, un maximum si r<0.
  • Si rts2<0, alors a est un point selle (ce n'est pas un extremum).
  • Si rts2=0, le critère ne conclut pas.

1. Appliquer le critère à f(x,y)=x2y2+2x+4y en son point critique (1,2).

2. Déterminer le point critique de f(x,y)=2x2+y2+2xy6x4y+5, puis lui appliquer le critère.

3. Vérifier que f(x,y)=x4+y42(xy)2 admet exactement trois points critiques, à savoir (0,0), (2,2) et (2,2), et appliquer le critère en chacun d'eux. Conclure à la main dans le cas laissé en suspens.

4. Même question pour f(x,y)=(yx2)(y3x2) au point critique (0,0).

5. Conclure sur la portée du critère : ce qu'il fait gagner, et les deux situations où il ne remplace pas une étude à la main.

Exercice 36 ★★★★Ouverture — l'équation des cordes vibrantes

Ouverture (PC) : dérivées partielles d'ordre 2, classe C2, théorème de SchwarzDérivées partielles d'une composée et changement de variables

Ouverture (hors programme en PCSI). Les équations aux dérivées partielles d'ordre 2 ne figurent pas au programme de PCSI : elles relèvent du programme de PC (arrêté du 13 juillet 2021). Cet exercice est proposé pour la deuxième année et pour la culture, il ne peut faire l'objet d'aucune évaluation en PCSI.

Soit c>0. On cherche toutes les fonctions f de classe C2 sur R2, de variables (x,t), vérifiant l'équation des ondes

(E)2ft2=c22fx2.

1. On pose u=xct, v=x+ct et g(u,v)=f ⁣(u+v2,vu2c). Vérifier que le changement de variables (x,t)(u,v) est une bijection de R2 sur R2, et que f(x,t)=g(xct,x+ct).

2. Calculer gu, puis 2gvu, en fonction des dérivées partielles de f. En déduire que f vérifie (E) si et seulement si 2gvu=0 sur R2.

3. Résoudre cette équation : montrer qu'il existe deux fonctions φ et ψ de classe C2 sur R telles que g(u,v)=φ(u)+ψ(v).

4. Conclure, par analyse et synthèse, à la formule de d'Alembert : les solutions de (E) sont exactement les fonctions f(x,t)=φ(xct)+ψ(x+ct). Interpréter physiquement.

5. Déterminer la solution vérifiant f(x,0)=sinx et ft(x,0)=0 pour tout réel x, et vérifier directement qu'elle convient.

Bloqué sur « Fonctions de deux variables » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.