MPSI · Chapitre 17 · Second semestre
Exercices — Probabilités
36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
Sommaire
36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Exercice 1 ★★★★ — Décrire un univers et des événements
Expérience aléatoire, univers fini, événements, systèmes complets d'événements
On lance deux dés cubiques équilibrés discernables : l'un est rouge, l'autre est vert. On note le résultat sous la forme d'un couple, le premier nombre désignant le résultat du dé rouge et le second celui du dé vert.
-
Décrire l'univers associé à cette expérience et donner .
-
Écrire en extension les événements : « la somme des deux dés vaut » et : « les deux dés donnent le même résultat », puis donner leur cardinal.
-
Décrire , et , et donner le cardinal de chacun. Les événements et sont-ils incompatibles ?
-
Donner deux systèmes complets d'événements différents associés à cette expérience, en vérifiant à chaque fois la définition.
-
On note : « le dé rouge donne » et : « le dé vert donne ». Traduire en langage ensembliste les trois phrases suivantes, puis donner le cardinal de l'événement obtenu : « au moins un des deux dés donne » ; « aucun des deux dés ne donne » ; « exactement un des deux dés donne ».
Exercice 2 ★★★★ — Calculer avec une distribution de probabilité
Probabilité sur un univers fini, distribution, propriétés et calculs
On considère l'univers , que l'on souhaite munir d'une probabilité définie par la distribution suivante, où désigne un réel :
| Issue | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Probabilité |
On pose , et .
-
Déterminer la valeur de pour laquelle ce tableau définit bien une probabilité sur .
-
Calculer et .
-
Calculer de deux façons différentes.
-
Calculer à l'aide de la formule , puis contrôler le résultat par un calcul direct.
-
Démontrer que si deux événements et vérifient , alors . Illustrer cette propriété avec les événements et .
Exercice 3 ★★★★ — Dés, cartes et équiprobabilité
Probabilité uniforme, calculs de probabilités par dénombrement
-
On lance deux dés cubiques équilibrés discernables. Après avoir décrit l'univers et justifié l'équiprobabilité, calculer la probabilité des événements suivants :
a. la somme des deux dés vaut
b. les deux dés donnent des résultats différents
-
On tire simultanément cartes dans un jeu de cartes bien battu (les couleurs sont pique, cœur, carreau et trèfle ; chaque couleur comporte les hauteurs , , , , valet, dame, roi et as). Une telle main est appelée une donne. Calculer la probabilité des événements suivants, en donnant la valeur exacte sous forme de fraction irréductible puis une valeur approchée à près :
a. la main contient exactement deux cœurs
b. la main contient au moins un as
c. la main contient exactement un roi et exactement une dame
d. la main n'est composée que de figures (valets, dames et rois)
Exercice 4 ★★★★ — Premiers calculs de probabilités conditionnelles
Probabilités conditionnelles, formule des probabilités composées
Une urne contient boules indiscernables au toucher : boules blanches et boules noires. On tire successivement et sans remise deux boules de l'urne. On note l'événement « la première boule tirée est blanche » et l'événement « la deuxième boule tirée est noire ».
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Décrire l'univers associé à cette expérience, donner son cardinal et calculer .
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Calculer en raisonnant directement sur l'univers réduit, c'est-à-dire sur le contenu de l'urne après le premier tirage.
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En déduire par la formule des probabilités composées, puis retrouver ce résultat par un dénombrement direct.
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Calculer , puis . Comparer et , et interpréter la valeur obtenue pour .
-
Question de cours : pourquoi la probabilité conditionnelle n'est-elle pas définie lorsque ?
Exercice 5 ★★★★ — Un arbre pondéré et la formule des probabilités totales
Formule des probabilités totales, formule de Bayes, arbres pondérés
On dispose de deux urnes. L'urne contient boules blanches et boules noires ; l'urne contient boule blanche et boules noires. On lance une pièce truquée, qui tombe sur pile avec la probabilité : si elle donne pile, on tire une boule au hasard dans , sinon on tire une boule au hasard dans .
On note l'événement « la boule est tirée dans l'urne », l'événement « la boule est tirée dans l'urne », et l'événement « la boule tirée est blanche ».
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Décrire en toutes lettres l'arbre pondéré associé à cette expérience, et vérifier que est un système complet d'événements.
-
Calculer à l'aide de la formule des probabilités totales. Contrôler le résultat en calculant de même la probabilité de tirer une boule noire.
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La boule tirée est blanche. Quelle est la probabilité qu'elle provienne de l'urne ?
-
Calculer de même , et vérifier que . Pourquoi ce résultat était-il prévisible ?
Exercice 6 ★★★★ — Deux événements sont-ils indépendants
Indépendance de deux événements, indépendance mutuelle d'une famille
On lance un dé cubique équilibré à six faces et on note le résultat. On considère les événements
-
Décrire l'univers, justifier l'équiprobabilité, puis écrire , et en extension et donner leur probabilité.
-
Pour chacun des trois couples , et , dire s'il s'agit d'événements indépendants, en appliquant le critère et en concluant à chaque fois.
-
On note : « le résultat vaut » et : « le résultat vaut ». Montrer que et sont incompatibles mais non indépendants. Démontrer plus généralement que deux événements incompatibles de probabilité non nulle ne sont jamais indépendants.
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Démontrer que si deux événements et sont indépendants, alors et le sont aussi. Vérifier la propriété sur le couple de la question 2.
Exercice 7 ★★★★ — Lire et vérifier la loi d'une variable aléatoire
Variable aléatoire sur un univers fini, loi, image par une fonction
Soit une variable aléatoire définie sur un univers fini , telle que et dont la loi est donnée par le tableau suivant, où est un réel :
-
Déterminer .
-
Calculer et , et vérifier la cohérence des deux résultats.
-
Déterminer la loi de la variable aléatoire , et vérifier que la somme des probabilités obtenues vaut .
-
Déterminer la loi de la variable aléatoire .
Exercice 8 ★★★★ — Reconnaître une loi uniforme, de Bernoulli ou binomiale
Lois usuelles : uniforme, de Bernoulli, binomiale
-
Pour chacune des quatre situations suivantes, préciser et déterminer la loi de avec ses paramètres, en justifiant soigneusement le modèle. Si ne suit aucune des trois lois usuelles du cours, le dire et l'expliquer.
a. On lance un dé équilibré à douze faces numérotées de à , et désigne le numéro obtenu.
b. On tire une carte au hasard dans un jeu de cartes bien battu ; vaut si la carte tirée est un cœur, et sinon.
c. On lance fois de suite une pièce truquée qui tombe sur pile avec la probabilité , les lancers étant indépendants, et désigne le nombre de piles obtenus.
d. Une urne contient boules indiscernables au toucher, dont blanches. On en tire simultanément et désigne le nombre de boules blanches obtenues.
-
Pour la variable aléatoire de la situation c., calculer et , sous forme exacte puis avec une valeur approchée à près.
Exercice 9 ★★★★ — Espérance et variance d'une loi donnée par un tableau
Espérance, formule de transfert, linéarité, somme d'indicatricesVariance, écart-type, Koenig-Huygens, covariance, variance d'une somme
Soit une variable aléatoire définie sur un univers fini, dont la loi est donnée par le tableau suivant.
-
Vérifier que ce tableau définit bien une loi de probabilité, puis calculer .
-
Calculer à l'aide de la formule de transfert.
-
En déduire par la formule de Koenig-Huygens, puis retrouver ce résultat en appliquant la définition .
-
Calculer , sous forme exacte puis avec une valeur approchée à près.
-
Calculer et à l'aide des propriétés du cours, puis contrôler ces deux valeurs par un calcul direct sur la loi de .
Exercice 10 ★★★★ — La somme de deux dés
Variable aléatoire sur un univers fini, loi, image par une fonctionEspérance, formule de transfert, linéarité, somme d'indicatricesVariance, écart-type, Koenig-Huygens, covariance, variance d'une somme
On lance deux dés équilibrés à six faces, discernables l'un de l'autre. On note le résultat du premier dé, celui du second, et l'on pose .
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Décrire l'univers et la probabilité retenue. Justifier que et suivent la loi uniforme sur et qu'elles sont indépendantes.
-
Établir que et que, pour tout ,
Vérifier que la somme de ces probabilités vaut .
-
Calculer par linéarité, puis et en utilisant l'indépendance.
-
Retrouver la valeur de par le calcul direct .
-
Calculer .
Exercice 11 ★★★★ — Tirages avec remise et tirages sans remise
Probabilité uniforme, calculs de probabilités par dénombrementLois usuelles : uniforme, de Bernoulli, binomiale
Une urne contient boules indiscernables au toucher, dont blanches et noires. On y prélève boules, selon deux protocoles différents.
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Protocole avec remise. On tire successivement boules, en remettant chaque boule dans l'urne après l'avoir observée. On note le nombre de boules blanches obtenues. Reconnaître la loi de en justifiant chaque hypothèse, puis calculer .
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Protocole sans remise. On tire simultanément boules de l'urne. On note le nombre de boules blanches obtenues. Déterminer la loi de par dénombrement, puis calculer .
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Vérifier que les deux lois obtenues somment bien à .
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Comparer numériquement les deux lois, et en particulier et . Expliquer le sens de l'écart observé.
-
Calculer et . Commenter.
Exercice 12 ★★★★ — Un test de dépistage et la formule de Bayes
Formule des probabilités totales, formule de Bayes, arbres pondérés
Dans une population donnée, une personne sur mille est atteinte d'une certaine maladie. On dispose d'un test de dépistage dont on connaît les performances : il est positif chez des personnes malades, et négatif chez des personnes saines. On choisit une personne au hasard dans la population.
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Introduire les événements utiles, préciser le système complet d'événements employé, et traduire les trois données de l'énoncé.
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Calculer la probabilité que le test soit positif.
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Calculer la probabilité qu'une personne dont le test est positif soit effectivement malade. Donner la valeur exacte sous forme de fraction irréductible, puis une valeur approchée.
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Le test se trompe pourtant très rarement. Commenter ce paradoxe apparent, par exemple en raisonnant sur une population de personnes.
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Calculer la probabilité qu'une personne dont le test est négatif soit effectivement saine.
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On cherche à améliorer le test. Les autres données restant inchangées, jusqu'à quelle valeur faudrait-il abaisser le taux de faux positifs pour que la probabilité d'être malade sachant que le test est positif dépasse ?
Exercice 13 ★★★★ — Un bit transmis dans un canal bruité
Formule des probabilités totales, formule de Bayes, arbres pondérésProbabilités conditionnelles, formule des probabilités composées
Une source émet un bit, qui vaut avec la probabilité et avec la probabilité . Ce bit traverse un canal binaire symétrique : lors de la transmission, il est inversé avec la probabilité et transmis correctement avec la probabilité , indépendamment de tout le reste. On note et les événements « le bit émis vaut » et « le bit émis vaut », et les événements analogues pour le bit reçu.
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Calculer en fonction de .
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Calculer en fonction de , puis donner sa valeur pour .
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Étudier le cas : montrer que et sont alors indépendants, et interpréter.
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Pour fiabiliser la transmission, on utilise un code de répétition : la source émet trois fois le même bit, chaque bit étant inversé indépendamment avec la probabilité , et le récepteur décide à la majorité. Calculer la probabilité que le décodage soit erroné, puis comparer cette probabilité à pour .
-
Démontrer que le code de répétition améliore la transmission si et seulement si .
Exercice 14 ★★★★ — Tirages successifs et urne de Polya
Probabilités conditionnelles, formule des probabilités composées
Une urne contient initialement boules blanches et boules rouges, avec et . On effectue des tirages successifs selon le protocole suivant : on tire une boule au hasard, on note sa couleur, on la remet dans l'urne et on ajoute en plus boules de la même couleur, où est fixé ; puis on recommence. À chaque tirage, toutes les boules présentes dans l'urne ont la même probabilité d'être choisies.
Pour , on note l'événement « la -ième boule tirée est blanche » et .
-
Dans cette question, , et . Calculer à l'aide de la formule des probabilités composées.
-
Dans le cas général, démontrer que .
-
Vérifier ce résultat sur l'exemple numérique de la question 1, et comparer à .
-
Commenter : le protocole renforce pourtant la couleur qui vient de sortir. Comment concilier ce renforcement avec le résultat de la question 2 ?
Exercice 15 ★★★★ — Indépendance deux à deux sans indépendance mutuelle
Indépendance de deux événements, indépendance mutuelle d'une famille
On lance deux pièces équilibrées, discernables l'une de l'autre. On considère les événements
-
Décrire l'univers et la probabilité choisie, puis calculer , , ainsi que les probabilités des trois intersections deux à deux. Conclure que , et sont deux à deux indépendants.
-
Calculer et comparer à . Que peut-on en conclure ?
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Expliquer pourquoi ces deux résultats ne sont pas contradictoires.
-
Réciproquement, on lance un dé équilibré à six faces et l'on pose , et . Vérifier que alors que et ne sont pas indépendants.
-
Énoncer la définition correcte de l'indépendance mutuelle d'une famille finie d'événements, et dire ce que les deux exemples précédents démontrent.
Exercice 16 ★★★★ — Épreuves répétées et loi binomiale
Lois usuelles : uniforme, de Bernoulli, binomialeIndépendance de deux événements, indépendance mutuelle d'une famille
Un tireur atteint la cible avec la probabilité à chaque tir. Il effectue tirs, dans des conditions identiques et de façon mutuellement indépendante. On note le nombre de tirs qui atteignent la cible. Les valeurs approchées seront données à près.
-
Justifier précisément que suit une loi binomiale dont on donnera les paramètres, en explicitant les hypothèses utilisées.
-
Calculer les probabilités suivantes, en passant par l'événement contraire pour la deuxième :
a.
b.
c.
-
Calculer , et .
-
Le tireur se fatigue en réalité, et sa probabilité de réussite baisse à chaque tir. Expliquer quelle hypothèse du modèle est alors violée, et ce qui subsiste malgré tout.
Exercice 17 ★★★★ — Le nombre de faces différentes en trois lancers
Variable aléatoire sur un univers fini, loi, image par une fonctionEspérance, formule de transfert, linéarité, somme d'indicatrices
On lance trois fois de suite un dé équilibré à six faces et l'on note le nombre de faces différentes obtenues, c'est-à-dire le nombre de valeurs distinctes apparaissant dans le triplet des résultats. Les valeurs approchées seront données à près.
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Décrire l'univers et la probabilité choisie, puis justifier que .
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Calculer et par dénombrement.
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En déduire , retrouver cette valeur par un dénombrement direct, et vérifier que la loi de somme à .
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Calculer , puis retrouver le résultat en écrivant comme une somme d'indicatrices.
-
Calculer et .
-
Généralisation : pour un dé équilibré à faces avec , donner et contrôler la cohérence avec la question 2.
Exercice 18 ★★★★ — Loi conjointe, lois marginales et loi conditionnelle
Couples de variables aléatoires, loi conjointe, marginales, indépendance
Soit un couple de variables aléatoires définies sur un même univers fini , avec et . La loi conjointe du couple est donnée par le tableau suivant, où la case située à l'intersection de la ligne et de la colonne contient :
-
Vérifier que ce tableau définit bien la loi d'un couple de variables aléatoires.
-
Déterminer les lois marginales de et de .
-
Les variables et sont-elles indépendantes ? Justifier à l'aide d'une seule case du tableau.
-
Déterminer la loi conditionnelle de sachant , vérifier qu'elle somme à , et la comparer à la loi de .
-
Calculer et , puis en déduire . Que retrouve-t-on ?
-
Peut-on rendre et indépendantes en modifiant une seule ligne du tableau, les deux autres restant inchangées ? Justifier.
Exercice 19 ★★★★ — Compter les succes avec des indicatrices
Espérance, formule de transfert, linéarité, somme d'indicatrices
Pour un événement d'un univers fini , on note la variable aléatoire définie sur par si , et sinon. L'objectif de l'exercice est de calculer des espérances sans jamais déterminer la loi de la variable étudiée.
-
Déterminer la loi de et démontrer que .
-
On lance dés équilibrés à six faces, discernables, les lancers étant indépendants. On note le nombre de six obtenus. Écrire comme une somme d'indicatrices, en déduire , puis reconnaître la loi de et contrôler le résultat.
-
On tire au hasard une main de cartes dans un jeu de cartes, toutes les mains étant équiprobables. On note le nombre de cœurs de la main. Écrire comme une somme de indicatrices, calculer la probabilité de chacun des événements associés, puis . Ces événements sont-ils indépendants ? Le calcul en est-il affecté ?
-
On lance fois une pièce équilibrée. On note le nombre d'indices tels que les lancers numéros et donnent le même résultat. Calculer , puis donner sa valeur pour .
-
Résumer en une phrase la méthode employée dans les trois situations précédentes.
Exercice 20 ★★★★ — Esperance et variance des lois usuelles
Lois usuelles : uniforme, de Bernoulli, binomialeEspérance, formule de transfert, linéarité, somme d'indicatricesVariance, écart-type, Koenig-Huygens, covariance, variance d'une somme
Toutes les variables aléatoires considérées sont définies sur un univers fini . On rappelle les sommes usuelles
ainsi que la formule du pivot , valable pour .
-
Soit . Calculer , puis , et en déduire .
-
Soit avec . Calculer et .
-
Soit , où l'on pose . Calculer puis par le calcul direct, en utilisant la formule du pivot.
-
Retrouver ces deux résultats par la méthode des indicatrices, en écrivant comme une somme de variables de Bernoulli indépendantes.
-
Comparer l'efficacité des deux méthodes. Application numérique : donner , et pour .
Exercice 21 ★★★★ — Le paradoxe des anniversaires
Probabilité uniforme, calculs de probabilités par dénombrement
On réunit personnes, avec . On suppose que l'année compte jours, que la date d'anniversaire d'une personne est uniformément répartie sur ces jours, et que les dates des personnes sont indépendantes. On note la probabilité qu'au moins deux personnes du groupe aient le même anniversaire.
-
Décrire un univers adapté, donner et justifier que la probabilité uniforme convient.
-
Exprimer à l'aide d'un arrangement, puis sous la forme d'un produit .
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Calculer une valeur approchée de et de .
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Démontrer que pour tout réel, puis en déduire l'encadrement
-
En déduire une valeur de garantissant .
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Commenter le « paradoxe » en comparant au nombre de paires de personnes du groupe.
Exercice 22 ★★★★ — Markov et Bienayme-Tchebychev, premieres majorations
Inégalités de Markov et de Bienaymé-Tchebychev, loi faible des grands nombres
Toutes les variables aléatoires sont définies sur un univers fini .
- Soit une variable aléatoire positive et . Démontrer l'inégalité de Markov :
-
On lance fois une pièce équilibrée et l'on note le nombre de piles obtenus. Majorer par l'inégalité de Markov, puis calculer la valeur exacte de . Commenter l'écart.
-
Soit une variable aléatoire quelconque et . Déduire de la question 1 l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev :
-
Soit . Majorer par l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev. On admet que la valeur exacte de cette probabilité est environ . Commenter l'écart.
-
Montrer qu'il existe une variable aléatoire pour laquelle l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev est une égalité. On cherchera une variable ne prenant que trois valeurs.
Exercice 23 ★★★★ — Le probleme de Monty Hall
Probabilités conditionnelles, formule des probabilités composéesFormule des probabilités totales, formule de Bayes, arbres pondérés
Un jeu télévisé propose trois portes numérotées de à . Derrière l'une d'elles, tirée au hasard de façon uniforme, se trouve une voiture ; derrière chacune des deux autres, une chèvre. Le candidat désigne une porte sans l'ouvrir. Le présentateur, qui connaît l'emplacement de la voiture, ouvre alors une porte selon des règles strictes : la porte ouverte est toujours perdante, et toujours différente de celle désignée par le candidat ; lorsque ces deux conditions lui laissent le choix entre deux portes, il tire au sort celle qu'il ouvre, chacune avec la probabilité . Le candidat décide enfin de garder sa porte ou de prendre l'autre porte encore fermée.
Les règles étant symétriques, on suppose que le candidat a désigné la porte numéro . Pour , on note l'événement « la voiture est derrière la porte numéro » et, pour , l'événement « le présentateur ouvre la porte numéro ».
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Justifier que est un système complet d'événements, donner , puis traduire les règles du présentateur en probabilités conditionnelles .
-
Calculer, par la formule des probabilités totales, la probabilité de gagner en gardant sa porte, puis la probabilité de gagner en changeant.
-
Le candidat objecte : « la porte est ouverte, il reste deux portes fermées, donc une chance sur deux ». Calculer , puis et par la formule de Bayes. Que répondre au candidat ?
-
Généraliser à portes, le présentateur ouvrant portes perdantes, toutes différentes de celle du candidat.
-
Commenter le cas .
-
Vigilance. On suppose maintenant que le présentateur ignore l'emplacement de la voiture : il ouvre la porte ou la porte au hasard, chacune avec la probabilité , indépendamment de la position de la voiture. Sachant qu'il a ouvert la porte et que celle-ci s'est révélée perdante, calculer la probabilité que la voiture soit derrière la porte . Conclure.
Exercice 24 ★★★★ — Les points fixes d une permutation aleatoire
Espérance, formule de transfert, linéarité, somme d'indicatricesVariance, écart-type, Koenig-Huygens, covariance, variance d'une somme
Soit . On choisit une permutation au hasard, de façon uniforme, dans le groupe symétrique : l'univers est muni de la probabilité uniforme. On note le nombre de points fixes de , c'est-à-dire
et, pour , l'événement .
-
Justifier que , calculer et en déduire . Commenter le résultat.
-
Calculer pour .
-
En déduire que, pour , .
-
En déduire .
-
Vérifier entièrement les résultats pour , en énumérant les six permutations de .
-
Les indicatrices sont-elles indépendantes ? Pourquoi le calcul de ne s'en est-il pas soucié, contrairement à celui de ?
Exercice 25 ★★★★ — Un tirage sans remise et la loi du nombre de blanches
Variable aléatoire sur un univers fini, loi, image par une fonctionEspérance, formule de transfert, linéarité, somme d'indicatrices
Une urne contient boules indiscernables au toucher mais numérotées, dont blanches et noires, avec . On en tire simultanément boules, avec , tous les tirages étant équiprobables. On note le nombre de boules blanches obtenues.
- Décrire l'univers, préciser et démontrer que
-
Vérifier que la somme de ces probabilités vaut , en invoquant la formule de Vandermonde.
-
Calculer par la méthode des indicatrices : on posera, pour , l'indicatrice de l'événement « la boule blanche numéro figure dans le tirage », dont on montrera qu'il a pour probabilité .
-
Comparer avec l'espérance du même comptage effectué avec remise, et commenter.
-
Application numérique : un lot de pièces contient pièces défectueuses ; on en prélève au hasard. Calculer l'espérance du nombre de pièces défectueuses prélevées, puis la probabilité d'en détecter au moins une.
-
Que devient la loi de lorsque devient très grand, la proportion restant fixée ? Réponse qualitative attendue.
Exercice 26 ★★★★ — Une covariance nulle sans independance
Variance, écart-type, Koenig-Huygens, covariance, variance d'une sommeCouples de variables aléatoires, loi conjointe, marginales, indépendance
Toutes les variables aléatoires sont définies sur un même univers fini .
-
Démontrer que si et sont indépendantes, alors .
-
Soit et . Donner la loi conjointe du couple et les deux lois marginales, puis calculer .
-
Démontrer que et ne sont pas indépendantes. Que conclure sur la réciproque de la question 1 ?
-
Calculer pour réels. Qu'est-ce que la covariance mesure réellement ?
-
Soit et . Calculer et conclure quant à l'indépendance.
-
Soient enfin et telles que . Démontrer que et sont indépendantes.
Exercice 27 ★★★★ — La valeur la plus probable d une loi binomiale
Lois usuelles : uniforme, de Bernoulli, binomiale
Soient et . On pose et l'on considère . Pour , on note . On cherche la ou les valeurs de pour lesquelles est maximal : ce sont les valeurs les plus probables, ou modes, de la loi.
-
Justifier que pour tout , puis calculer et simplifier le rapport pour .
-
Démontrer que, pour , si et seulement si . En déduire le sens de variation de la suite finie .
-
On pose . Démontrer que est le maximum de , qu'il y a exactement deux valeurs les plus probables lorsque est un entier, et une seule sinon.
-
Applications numériques : déterminer le ou les modes et la probabilité maximale pour , puis , puis .
-
Comparer le mode et l'espérance . Démontrer que .
Exercice 28 ★★★★ — La somme de deux binomiales independantes
Couples de variables aléatoires, loi conjointe, marginales, indépendanceLois usuelles : uniforme, de Bernoulli, binomiale
Soient et . Sur un même univers fini , on considère deux variables aléatoires indépendantes et , de même paramètre .
-
Déterminer .
-
Soit . En appliquant la formule des probabilités totales au système complet d'événements , écrire sous forme d'une somme, puis conclure à l'aide de la formule de Vandermonde que .
-
Retrouver ce résultat en une ligne, en décomposant et en sommes d'indicatrices dans un schéma d'épreuves répétées.
-
Contrôler la cohérence du résultat sur les espérances, puis sur les variances.
-
On suppose maintenant , avec et indépendantes et . Montrer que ne suit aucune loi binomiale : on déterminera d'abord la seule valeur possible de grâce à l'espérance, puis on comparera à ce que cette loi imposerait. Illustrer avec et .
Exercice 29 ★★★★ — L esperance par la formule de la queue
Espérance, formule de transfert, linéarité, somme d'indicatricesVariable aléatoire sur un univers fini, loi, image par une fonction
Soit une variable aléatoire définie sur un univers fini , à valeurs dans .
- Démontrer la formule de la queue :
On explicitera soigneusement le domaine de la somme double avant d'intervertir.
-
Vérifier cette formule lorsque .
-
Une urne contient boules numérotées de à . On en tire deux simultanément, et l'on note le plus grand des deux numéros obtenus. Déterminer pour , puis .
-
En déduire, à l'aide de la question 1, que
On établira au passage l'identité . Vérifier le résultat pour et en énumérant les tirages.
- Dans quelles situations la formule de la queue est-elle plus économique que le calcul direct de à partir de la loi de ?
Exercice 30 ★★★★ — Une chaine a deux etats et une suite arithmetico-geometrique
Formule des probabilités totales, formule de Bayes, arbres pondérés
Une puce occupe, à chaque top d'horloge, l'une des deux positions ou . À chaque top :
- si elle est en , elle saute en avec la probabilité , et reste en avec la probabilité ;
- si elle est en , elle saute en avec la probabilité , et reste en avec la probabilité ,
avec et . On observe les premiers déplacements : l'univers est l'ensemble fini des trajectoires possibles. On note l'événement « la puce est en à l'instant », , et l'on se donne .
- Justifier, par la formule des probabilités totales appliquée au système complet , que pour tout
-
Réécrire cette relation sous la forme et vérifier que .
-
Déterminer l'unique point fixe de la relation, puis donner l'expression explicite de en fonction de , , et .
-
Étudier la limite de et montrer qu'elle ne dépend pas de .
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Application numérique : , et . Donner , , , et la limite.
-
Commenter : que se passe-t-il si ? Comment la vitesse de convergence dépend-elle de et ?
Exercice 31 ★★★★ — Un sondage et la taille de l echantillon
Inégalités de Markov et de Bienaymé-Tchebychev, loi faible des grands nombres
On interroge personnes, indépendamment les unes des autres. Chacune répond « oui » avec la même probabilité , inconnue. On note le nombre de réponses « oui » et
la fréquence observée de « oui » dans l'échantillon.
-
Donner la loi de , puis calculer et .
-
Démontrer que , et souligner pourquoi cette majoration est précieuse ici.
-
Soit . À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, majorer par une quantité qui ne dépend pas de .
-
En déduire une taille d'échantillon garantissant
Donner le plus petit entier fourni par cette méthode.
-
Commenter la dépendance en : quel est le coût d'une division de l'erreur par ?
-
Énoncer la loi faible des grands nombres dans ce cadre. Que garantit-elle exactement, et que ne garantit-elle pas ?
Exercice 32 ★★★★ — La variance minimise l ecart quadratique moyen
Espérance, formule de transfert, linéarité, somme d'indicatricesVariance, écart-type, Koenig-Huygens, covariance, variance d'une somme
Soit une variable aléatoire réelle définie sur un univers fini . Pour , on pose
appelé écart quadratique moyen entre et la constante .
-
Montrer que est une fonction polynomiale du second degré de la variable , et expliciter ses trois coefficients en fonction de et de .
-
Mettre sous forme canonique. En déduire que atteint son minimum en un unique point, que ce point est , et que ce minimum vaut .
-
Retrouver au passage la formule de Koenig-Huygens.
-
Application numérique. La variable a pour loi
Expliciter , retrouver son minimum, et vérifier directement la valeur de et de .
-
Interpréter le résultat : en quel sens est-elle la « meilleure approximation constante » de ?
-
Montrer que si et seulement si est constante sur tous les événements élémentaires de probabilité non nulle.
Exercice 33 ★★★★ — Jamais deux piles consecutifs
Formule des probabilités totales, formule de Bayes, arbres pondérésProbabilités conditionnelles, formule des probabilités composées
Soit . On lance exactement fois une pièce équilibrée, les lancers étant mutuellement indépendants. On code le résultat par un mot de longueur sur l'alphabet , le chiffre signifiant « pile » et le chiffre « face » : l'univers est donc l'ensemble fini , de cardinal , muni de la probabilité uniforme.
On note l'événement « la suite obtenue ne contient jamais deux piles consécutifs », c'est-à-dire « le mot obtenu ne contient pas le facteur », et .
-
Déterminer , et en énumérant les mots favorables.
-
Démontrer que pour tout ,
en partitionnant les mots favorables de longueur selon le résultat du premier lancer. Relire cette relation comme une formule des probabilités totales.
-
Reconnaître la suite de Fibonacci, puis donner l'expression explicite de en résolvant la récurrence linéaire d'ordre .
-
En déduire , et calculer sa valeur pour et .
-
Déterminer un équivalent de quand . En déduire que , et préciser à quelle vitesse.
Exercice 34 ★★★★ — Cauchy-Schwarz, correlation et cas d egalite
Variance, écart-type, Koenig-Huygens, covariance, variance d'une sommeCouples de variables aléatoires, loi conjointe, marginales, indépendance
Soient et deux variables aléatoires réelles définies sur un même univers fini . Pour , on pose
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Montrer que est une fonction polynomiale de degré au plus en , à coefficients exprimés à l'aide de , et , et que est positive ou nulle sur .
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En discutant selon la nullité de et en utilisant le discriminant, démontrer l'inégalité de Cauchy-Schwarz :
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On suppose désormais et . Définir le coefficient de corrélation et montrer que .
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Étudier le cas d'égalité : démontrer que si et seulement s'il existe des réels et tels que presque sûrement, et préciser le signe de .
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Application. La loi conjointe du couple est donnée par le tableau suivant.
Déterminer les lois marginales, puis calculer et .
- Soient et deux réels. Que vaut selon le signe de ?
Exercice 35 ★★★★ — Les records d une permutation aleatoire
Espérance, formule de transfert, linéarité, somme d'indicatricesVariance, écart-type, Koenig-Huygens, covariance, variance d'une sommeIndépendance de deux événements, indépendance mutuelle d'une famille
Soit . On choisit une permutation uniformément dans le groupe symétrique : l'univers est , de cardinal , muni de la probabilité uniforme.
On dit que l'indice est un record de lorsque
condition vide pour : l'indice est toujours un record. On note l'événement « l'indice est un record », son indicatrice, et le nombre de records de .
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Traiter entièrement le cas : énumérer les six permutations, donner la loi de , puis et .
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Démontrer que pour tout ,
On remarquera que signifie « le maximum de est atteint en position », et l'on utilisera un argument de symétrie entre les premières positions.
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En déduire , et vérifier le résultat sur le cas .
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Par comparaison somme-intégrale, démontrer que quand .
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On admet que la famille d'événements est mutuellement indépendante. En déduire
et vérifier cette formule sur le cas .
- Commenter le contraste avec le nombre de points fixes d'une permutation aléatoire.
Exercice 36 ★★★★ — La loi faible des grands nombres et le theoreme de Weierstrass
Inégalités de Markov et de Bienaymé-Tchebychev, loi faible des grands nombresEspérance, formule de transfert, linéarité, somme d'indicatrices
Soit une fonction continue sur le segment , à valeurs réelles. Pour et , on définit le -ième polynôme de Bernstein de :
- Justifier que est une fonction polynomiale de degré au plus . Puis, étant fixé et désignant une variable aléatoire de loi , montrer que
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Rappeler et , et démontrer que .
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Soit . Majorer par une quantité indépendante de .
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Soit . En utilisant la continuité uniforme de sur et le fait que est bornée, découper la somme donnant selon que est petit ou grand, et exhiber un entier explicite tel que
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Énoncer le théorème ainsi démontré.
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Application : expliciter pour et calculer l'écart maximal avec .
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On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.