PCSI · Chapitre 04 · Premier semestre
Exercices — Techniques fondamentales de calcul différentiel et intégral
36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
Sommaire
36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Exercice 1 ★★★★ — Déterminer un ensemble de définition
Généralités : domaine, parité, périodicité, monotonie, fonctions bornées, transformations de graphe
Déterminer l'ensemble de définition de chacune des fonctions suivantes. On énumérera les contraintes une à une, puis on donnera la réponse sous forme de réunion d'intervalles.
On rappelle que pour un exposant , la puissance est définie par : elle exige donc , inégalité stricte.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
i.
j.
Exercice 2 ★★★★ — Parité, imparité, périodicité et réduction du domaine d'étude
Généralités : domaine, parité, périodicité, monotonie, fonctions bornées, transformations de graphe
1. Pour chacune des fonctions suivantes, vérifier que son ensemble de définition est symétrique par rapport à , puis dire si elle est paire, impaire, ou ni l'une ni l'autre.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
2. Pour chacune des deux fonctions suivantes, définies sur , déterminer la plus petite période strictement positive, puis un intervalle d'étude aussi petit que possible en précisant les transformations qui permettent de reconstituer la courbe entière.
a.
b.
3. Soit une partie de symétrique par rapport à et une fonction définie sur .
a. Montrer qu'il existe un unique couple de fonctions définies sur , avec paire et impaire, tel que .
b. Appliquer ce résultat à la fonction exponentielle sur et identifier les deux fonctions obtenues.
c. En déduire, sans aucun calcul supplémentaire, la relation .
Exercice 3 ★★★★ — Calculs de dérivées : opérations et composées
Calcul de dérivées : opérations, composée, dérivées successives, classe C1
Calculer la dérivée de chacune des fonctions suivantes. Pour chacune, on précisera l'ensemble de définition et l'ensemble de dérivabilité, on nommera la formule utilisée, et on simplifiera le résultat autant que possible.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
i.
j.
k.
l.
Exercice 4 ★★★★ — Tangente et approximation affine
Calcul de dérivées : opérations, composée, dérivées successives, classe C1
On rappelle que si est dérivable en , la tangente à sa courbe au point d'abscisse a pour équation , et que pour proche de on dispose de l'approximation affine .
1. Soit la fonction racine carrée, définie sur .
a. Déterminer une équation de la tangente à au point d'abscisse .
b. En déduire une valeur approchée de par le calcul mental.
c. Comparer à la valeur donnée par la calculatrice. Démontrer ensuite, à l'aide d'une identité algébrique, que l'approximation obtenue est par excès pour toute valeur de .
d. Reprendre la même démarche avec la fonction au point d'abscisse , pour obtenir une valeur approchée de . Que dit l'inégalité de cours sur la nature de cette approximation ?
2. Soit la courbe de la fonction exponentielle. Vérifier que l'origine du repère n'appartient pas à , puis déterminer toutes les tangentes à passant par .
3. Soit la fonction définie sur par .
a. Déterminer les points de en lesquels la tangente est horizontale.
b. Étudier le signe de . La tangente horizontale trouvée correspond-elle à un extremum de ?
Exercice 5 ★★★★ — Exponentielle et logarithme : équations et inéquations
Exponentielle, logarithme, fonctions puissances, croissances comparées
Résoudre dans les équations et inéquations suivantes. Pour chacune, on suivra systématiquement les trois temps de la méthode : déterminer d'abord l'ensemble sur lequel l'expression a un sens, résoudre ensuite, puis vérifier que les solutions obtenues appartiennent bien à cet ensemble.
On note le logarithme décimal, défini sur par , et l'on rappelle que pour , désigne .
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
i.
Exercice 6 ★★★★ — Croissances comparées : les limites de référence
Exponentielle, logarithme, fonctions puissances, croissances comparées
On rappelle les croissances comparées du cours, admises, valables pour tout réel :
Déterminer les limites suivantes. Chaque réponse doit être justifiée par une croissance comparée ci-dessus, par un taux d'accroissement, ou par un changement de variable qui ramène à l'une de ces deux situations. Dans la question c., désigne un entier naturel non nul.
a. lorsque
b. lorsque
c. lorsque
d. lorsque
e. lorsque
f. lorsque
g. lorsque
h. lorsque
i. lorsque
j. lorsque
Exercice 7 ★★★★ — Valeurs exactes d'Arcsin, Arccos et Arctan
Fonctions circulaires réciproques : Arcsin, Arccos, Arctan
Tout l'exercice repose sur une seule idée : chacune des trois fonctions circulaires réciproques renvoie un angle situé dans son intervalle image, et jamais ailleurs.
- est l'unique réel tel que , pour ;
- est l'unique réel tel que , pour ;
- est l'unique réel tel que , pour .
1. Donner la valeur exacte de chacun des réels suivants.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
i.
j.
k.
l.
2. Simplifier les expressions suivantes. Attention : la réponse n'est pas toujours le réel écrit à l'intérieur.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
3. Compléter, puis justifier chaque réponse en une phrase : l'égalité est vraie si et seulement si appartient à , alors que l'égalité est vraie pour tout appartenant à
Exercice 8 ★★★★ — Primitives immédiates
Primitives usuelles et reconnaissance de dérivées de composéesFonctions hyperboliques sh et chPrimitives de fractions rationnelles simples
Une primitive se cherche toujours sur un intervalle. Si est une primitive de sur un intervalle , alors l'ensemble de toutes les primitives de sur est
et deux primitives de sur diffèrent d'une constante. Cette description tombe en défaut dès que l'ensemble de travail n'est plus un intervalle : c'est l'objet de la question 2.
1. Déterminer une primitive de chacune des fonctions suivantes, sur l'intervalle indiqué.
a. sur
b. sur
c. sur
d. sur
e. sur
f. sur
g. sur
h. sur
i. sur
j. sur
k. sur
l. sur
m. sur
n. sur
2. La fonction est aussi définie sur : y déterminer une primitive. Expliquer ensuite pourquoi la phrase « les primitives de sur sont les » est fausse.
3. Vérifier par dérivation les réponses obtenues aux questions 1.h., 1.m. et 1.n.
Exercice 9 ★★★★ — Équations différentielles du premier ordre à coefficients constants
Équations différentielles linéaires du premier ordre
Toutes les équations ci-dessous sont de la forme , où est une constante réelle et une fonction continue sur . On rappelle la méthode : on résout d'abord l'équation homogène , dont les solutions sur un intervalle sont les fonctions , où décrit ; on cherche ensuite une solution particulière de l'équation complète ; la solution générale est la somme des deux.
Résoudre sur les équations différentielles suivantes, d'inconnue une fonction dérivable de la variable réelle .
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h. avec
Indications. Pour c. et d., chercher une solution particulière constante. Pour e., la chercher de la forme , et pour g. de la forme . Pour f., commencer par constater qu'aucune fonction ne peut convenir, puis chercher une solution particulière de la forme .
Dans chaque cas, vérifier la solution obtenue en la reportant dans l'équation.
Exercice 10 ★★★★ — Lecture graphique et transformations de courbe
Généralités : domaine, parité, périodicité, monotonie, fonctions bornées, transformations de graphe
La courbe ci-dessus est celle d'une fonction définie et dérivable sur . Les points et sont ses deux extremums locaux ; les tangentes en ces points, horizontales, sont tracées en pointillés.
1. Lire les valeurs exactes de , , , et , ainsi qu'une valeur approchée de . En déduire les coordonnées de et de .
2. Dresser le tableau de variations de sur .
3. Déterminer le signe de sur . On notera l'abscisse, non lisible exactement, du zéro situé entre et .
4. Donner le signe de sur , en précisant les valeurs en lesquelles s'annule.
5. Discuter, selon le réel , le nombre de solutions de l'équation sur .
6. Pour chacune des fonctions ci-dessous, et sans tracer sa courbe, préciser son ensemble de définition, la transformation géométrique qui envoie sur sa courbe, les images des points et , et ses variations.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
Exercice 11 ★★★★ — Fonctions majorées, minorées, bornées
Généralités : domaine, parité, périodicité, monotonie, fonctions bornées, transformations de grapheÉtude de fonction : variations, extremums, inégalités, optimisation
On rappelle qu'une fonction définie sur une partie de est bornée si et seulement si est majorée, c'est-à-dire s'il existe un réel tel que pour tout .
1. Soit définie sur par .
a. Démontrer que pour tout réel , , et préciser les cas d'égalité.
b. En déduire que est bornée sur , puis déterminer son maximum et son minimum.
c. Retrouver ces résultats en étudiant les variations de .
2. Soit définie sur par . Montrer que est bornée. Admet-elle un maximum ? un minimum ?
3. Soit définie sur par . Écrire sous la forme , puis en déduire que est bornée et déterminer les réels en lesquels elle atteint son maximum et son minimum.
4. Soit définie sur par . Démontrer que n'est pas bornée.
5. Soit définie sur par . Vérifier que est bien définie sur , puis montrer qu'elle est bornée en majorant .
6. Soit définie sur par .
a. Montrer que est bornée, et qu'elle admet un minimum que l'on précisera.
b. Montrer que majore , mais que ne prend jamais la valeur .
c. Montrer qu'aucun réel strictement inférieur à ne majore .
Exercice 12 ★★★★ — Dérivées successives et formule par récurrence
Calcul de dérivées : opérations, composée, dérivées successives, classe C1
Dans tout l'exercice, désigne un entier naturel et la dérivée -ième de , avec la convention . Chaque formule conjecturée devra être démontrée par récurrence.
1. Soit un réel et la fonction définie sur par . Calculer , , , conjecturer une expression de et la démontrer.
2. a. Soit définie sur par . Calculer , , et les réécrire de façon à faire apparaître un signe alterné et une factorielle. Conjecturer et le démontrer.
b. Soit un réel fixé et , définie sur et sur . En déduire .
3. Soit définie sur par . Déterminer pour . Pourquoi faut-il exclure ?
4. Soit la fonction cosinus. Démontrer que pour tout entier naturel et tout réel , . En déduire la dérivée -ième de la fonction sinus.
5. Soit définie sur par .
a. Déterminer deux réels et tels que , et vérifier l'identité obtenue.
b. En déduire , puis contrôler le résultat pour par un calcul direct.
Exercice 13 ★★★★ — Dérivées partielles : premiers calculs
Dérivées partielles : calculs simples
Soit une fonction de deux variables . On appelle dérivée partielle de par rapport à , notée , la dérivée de la fonction d'une seule variable obtenue en figeant , c'est-à-dire en traitant comme une constante. On définit de même en figeant . Aucune technique nouvelle n'est requise : ce sont les règles de dérivation habituelles, appliquées à une variable à la fois. Par exemple, pour , on obtient (le terme est une constante vis-à-vis de ) et .
1. Calculer et pour chacune des fonctions suivantes, en précisant à chaque fois l'ensemble des couples pour lesquels le calcul a un sens.
a.
b.
c.
d.
e. , avec
f.
g.
h.
2. Loi des gaz parfaits. La pression d'un gaz parfait s'écrit , où et sont des constantes strictement positives, le volume et la température. Calculer et , puis interpréter le signe de chacune.
3. Équation des ondes. Soient , et trois constantes strictement positives et
Calculer , , et , où désigne la dérivée partielle par rapport à de . En déduire que vérifie l'égalité
Exercice 14 ★★★★ — Étude complète d'une fonction avec exponentielle
Étude de fonction : variations, extremums, inégalités, optimisationExponentielle, logarithme, fonctions puissances, croissances comparées
Partie A
On considère la fonction définie sur par , et l'on note sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
1. Déterminer les limites de en et en . En déduire l'existence d'une asymptote à , dont on donnera une équation.
2. Montrer que, pour tout réel , , puis factoriser .
3. Dresser le tableau de variations complet de . Préciser les extremums (valeurs exactes puis approchées à près) et dire, pour chacun, s'il est local ou global.
4. Étudier le signe de et déterminer les points d'intersection de avec l'axe des abscisses.
5. Déterminer une équation de la tangente à au point d'abscisse , puis au point d'abscisse .
6. Étudier la limite de en et en déduire la nature de la branche infinie de en . Décrire enfin l'allure de la courbe.
Partie B
On considère la fonction définie sur par .
1. Déterminer les limites de aux bornes de son domaine et en déduire les asymptotes à sa courbe.
2. Calculer , dresser le tableau de variations de et montrer que admet un maximum global égal à , atteint en .
3. Étudier le signe de et déterminer une équation de la tangente au point d'abscisse .
4. En comparant et , démontrer que .
Exercice 15 ★★★★ — Fonctions puissances : domaines, simplifications, dérivées
Exponentielle, logarithme, fonctions puissances, croissances comparées
On rappelle la définition du cours : pour et , on pose
Les fonctions puissances sont donc définies sur , et prolongées en le cas échéant. Seules les fonctions puissances entières sont en outre définies sur .
1. Pour chacune des fonctions suivantes, donner l'ensemble de définition au sens du cours, puis dire si un prolongement en est possible et par quelle valeur.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
2. Simplifier les expressions suivantes, la lettre désignant un réel strictement positif.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
3. Calculer les dérivées suivantes, en revenant à chaque fois à la définition par l'exponentielle : a. sur , où est un réel fixé ; b. sur ; c. sur ; d. sur .
4. Soit un réel non nul et sur . Déterminer les limites de en et en , puis dresser son tableau de variations en distinguant les cas et .
5. Soit . a. Déterminer . b. Dans le cas , vérifier que et sont solutions de l'équation , puis commenter la position relative de et sur .
6. Expliquer pourquoi l'écriture n'a aucun sens avec la définition du cours. Montrer de plus qu'en décidant d'écrire , on ruinerait la règle .
Exercice 16 ★★★★ — Simplifier une expression contenant Arcsin, Arccos ou Arctan
Fonctions circulaires réciproques : Arcsin, Arccos, Arctan
Toutes les simplifications de cet exercice suivent le même schéma : on pose égal à l'arc concerné, on écrit les deux informations que fournit la définition (la valeur d'une ligne trigonométrique, et l'intervalle auquel appartient), puis on utilise la trigonométrie. L'intervalle sert à trancher un signe : sans lui, la simplification est fausse une fois sur deux.
1. Soit . Simplifier , puis . On justifiera avec soin le signe de la racine carrée obtenue.
2. Soit . Simplifier . Pourquoi les valeurs et sont-elles exclues ?
3. Soit . Simplifier , puis .
4. On pose, pour , .
a. Justifier que est dérivable sur et calculer . Qu'en déduit-on pour sur cet intervalle ?
b. Calculer , puis et . Conclure que pour tout , bornes comprises.
5. Soit . Établir les deux formules
Ce sont les formules dites de la tangente de l'arc moitié, omniprésentes dès qu'il s'agit de paramétrer un cercle ou de rendre rationnelle une expression trigonométrique.
6. Application numérique : calculer les valeurs exactes de et , puis contrôler le résultat avec la relation .
Exercice 17 ★★★★ — Dérivées et domaines des fonctions circulaires réciproques
Fonctions circulaires réciproques : Arcsin, Arccos, ArctanReprésentation graphique et dérivée d'une fonction réciproque
On admet la formule de dérivation d'une fonction réciproque : si est une bijection dérivable d'un intervalle sur un intervalle , et si vérifie , alors est dérivable en et
1. On note la restriction de à ; c'est une bijection de cet intervalle sur , de réciproque .
a. Calculer en fonction de , et déterminer pour quels cette quantité est non nulle.
b. En déduire que est dérivable sur , avec .
c. Que se passe-t-il en et en ? Interpréter géométriquement, sachant que les courbes de et de sont symétriques par rapport à la droite d'équation .
2. Mener le même travail avec , réciproque de la restriction de à , et montrer que sur . Vérifier la cohérence de ce résultat avec l'identité .
3. Mener le même travail avec , réciproque de la restriction de à , et montrer que . Pourquoi n'y a-t-il, cette fois, aucun point à exclure ?
4. Dériver chacune des fonctions suivantes, en précisant à chaque fois son ensemble de définition et son ensemble de dérivabilité.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
Exercice 18 ★★★★ — Fonctions hyperboliques ch et sh : étude et identités
Fonctions hyperboliques sh et ch
On définit sur le cosinus hyperbolique et le sinus hyperbolique par
1. Exprimer et à l'aide de et . Déterminer la parité de et celle de . Montrer enfin que pour tout réel , l'égalité n'ayant lieu qu'en .
2. Calculer et . Déterminer les limites de et de en et en , puis dresser les deux tableaux de variations.
3. Étudier la position de la courbe de , puis celle de la courbe de , par rapport à la courbe d'équation . Que devient l'écart lorsque tend vers ?
4. Démontrer que, pour tout réel , . C'est la seule formule du paragraphe à connaître par cœur.
5. Les deux formules d'addition ci-dessous ne sont pas à apprendre par cœur, mais il faut savoir les retrouver en une ligne à partir des définitions. Le faire, pour tous réels et :
6. En déduire , puis sous trois formes : en fonction de et , en fonction de seul, en fonction de seul.
7. Résoudre dans les deux équations suivantes, en posant à chaque fois .
a.
b.
Commenter la différence entre les nombres de solutions obtenus.
Exercice 19 ★★★★ — Fonctions à valeurs complexes : dérivation et exponentielle
Fonctions d'une variable réelle à valeurs complexes
Soit un intervalle de et . On note et , de sorte que avec et à valeurs réelles. Par définition, est dérivable lorsque et le sont, et on pose alors . Les règles de calcul usuelles (combinaison linéaire, produit, quotient) restent valables, et l'on admet que pour dérivable,
1. Soit définie sur par .
a. Déterminer , et .
b. Calculer en dérivant séparément la partie réelle et la partie imaginaire.
c. Calculer directement par la formule admise ci-dessus, et vérifier que les deux calculs donnent le même nombre complexe.
2. Dériver les deux fonctions suivantes, définies sur .
a.
b.
Pour b., on donnera le résultat sous deux formes : celle que fournit la règle du quotient, et celle que fournit la séparation des parties réelle et imaginaire. On vérifiera qu'il s'agit bien du même nombre complexe.
3. a. Montrer que la fonction est de module constant, et interpréter géométriquement.
b. Soit dérivable sur un intervalle et telle que soit constante. Démontrer que pour tout ,
Contrôler cette identité sur l'exemple de la question a.
4. Deux points de vigilance.
a. Expliquer pourquoi la phrase « la fonction est croissante » n'a aucun sens. Quelles quantités associées à peut-on, en revanche, légitimement étudier ?
b. Démontrer que le théorème « une fonction dérivable de dérivée nulle sur un intervalle est constante » reste vrai pour les fonctions à valeurs complexes. Qu'en déduit-on sur l'ensemble des primitives, sur un intervalle, d'une fonction à valeurs complexes ?
Exercice 20 ★★★★ — Reconnaître la dérivée d'une composée
Primitives usuelles et reconnaissance de dérivées de composées
La quasi-totalité des primitives que l'on sait calculer sans technique particulière se ramène à l'une des sept formes ci-dessous, où est une fonction dérivable sur un intervalle .
| Forme de la fonction | Une primitive sur | Condition sur |
|---|---|---|
| , avec | aucune | |
| ne s'annule pas | ||
| aucune | ||
| aucune | ||
| aucune |
Déterminer une primitive de chacune des douze fonctions suivantes sur l'intervalle indiqué. Pour chacune, on nommera explicitement la fonction choisie, on écrira la forme reconnue, et on contrôlera la réponse en la dérivant.
a. sur
b. sur
c. sur
d. sur
e. sur
f. sur
g. sur
h. sur
i. sur
j. sur
k. sur
l. sur
Exercice 21 ★★★★ — Intégration par parties : les cas types
Intégration par parties et changement de variable
On rappelle le théorème d'intégration par parties : si et sont de classe sur un segment , alors
Tout l'art consiste à choisir lequel des deux facteurs on dérive. On dérive celui qui se simplifie en étant dérivé (un polynôme, un logarithme, une fonction circulaire réciproque), et on intègre celui dont une primitive est immédiate. Trois situations types reviennent sans cesse : le produit d'un polynôme par une exponentielle ou une fonction trigonométrique, la fonction seule que l'on multiplie par le facteur , et le produit d'une exponentielle par une fonction trigonométrique, qui se referme sur lui-même.
Calculer les intégrales suivantes. Pour chacune, on précisera les fonctions et choisies, on justifiera qu'elles sont de classe sur le segment d'intégration, et on motivera le choix du facteur dérivé.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
Exercice 22 ★★★★ — Changement de variable : les cas types
Intégration par parties et changement de variable
On rappelle le théorème de changement de variable : si est de classe sur un segment et si est continue sur un intervalle contenant , alors
On l'utilise dans les deux sens. Sens direct : on repère dans l'intégrande un morceau accompagné de sa dérivée , et on pose pour simplifier l'écriture. Sens inverse, dit « à rebours » : on remplace la variable d'intégration elle-même par une fonction bien choisie, ou , pour faire disparaître une racine ou une puissance gênante.
1. Changements directs. Calculer les intégrales suivantes à l'aide du changement de variable indiqué.
a. , avec
b. , avec
c. , avec
2. Changements à rebours. Calculer de même les deux intégrales suivantes.
a. , avec
b. , avec
Pour 2.a., interpréter géométriquement la valeur obtenue.
3. Le traitement des bornes. En reprenant le changement de variable de la question 1.c., un élève écrit
Calculer la valeur qu'il obtient, la comparer à la bonne, et expliquer précisément la règle qu'il a oubliée. Décrire enfin une méthode de rédaction qui dispense complètement de changer les bornes.
Remarque de rédaction. Le programme précise que, pour les applications pratiques, on ne demande pas de rappeler les hypothèses de régularité. On les écrira malgré tout intégralement à la question 1.a., une fois pour toutes, afin de savoir ce qu'elles recouvrent.
Exercice 23 ★★★★ — Second ordre homogène : les trois cas du discriminant
Équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants
On considère des équations différentielles linéaires homogènes du second ordre à coefficients constants, du type avec et réels. On rappelle la méthode : on écrit l'équation caractéristique , on calcule son discriminant , et la forme des solutions dépend du signe de .
1. Résoudre sur , en donnant les solutions réelles, les équations suivantes. Pour chacune, écrire l'équation caractéristique, calculer et donner ses racines.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
2. Dans le cas , expliquer comment on passe des solutions complexes à la forme réelle .
3. Résoudre les deux problèmes de Cauchy suivants, et vérifier chaque solution par substitution dans l'équation.
a. , avec et .
b. , avec et .
Exercice 24 ★★★★ — Primitives de fractions rationnelles simples
Primitives de fractions rationnelles simples
L'objectif est de savoir primitiver , puis . Deux outils suffisent, et c'est le signe du discriminant qui décide lequel s'applique :
Toutes les décompositions demandées s'obtiennent à la main, par identification des coefficients ou par évaluation en une valeur bien choisie : on n'invoque aucun résultat général sur les fractions rationnelles.
Pour chaque fonction, déterminer les intervalles sur lesquels elle est définie, puis y déterminer toutes ses primitives. Chaque résultat sera vérifié par dérivation.
1. Discriminant strictement positif : . On discutera soigneusement les trois intervalles de validité.
2. Discriminant nul : .
3. Discriminant strictement négatif : .
4. Numérateur affine. Dans les deux cas suivants, on fera apparaître au numérateur la dérivée du dénominateur, plus un reste constant.
a.
b.
5. En déduire la valeur exacte des deux intégrales suivantes. Pour la seconde, on justifiera d'abord qu'elle a un sens.
a.
b.
Exercice 25 ★★★★ — La méthode de variation de la constante
Équations différentielles linéaires du premier ordre
On considère une équation différentielle linéaire du premier ordre , où et sont continues sur un intervalle . Si est une primitive de sur , les solutions de l'équation homogène sont les fonctions , où décrit . La méthode de variation de la constante consiste à chercher une solution de l'équation complète sous la forme
où la constante est remplacée par une fonction dérivable à déterminer.
1. Injecter cette expression dans l'équation et montrer que les termes contenant se simplifient toujours, quelles que soient et . Expliquer pourquoi, et dire en quoi cette disparition sert de contrôle de calcul.
2. Résoudre par cette méthode les équations suivantes, sur l'intervalle indiqué.
a. sur
b. sur
c. sur
d. sur
3. Pour c., déterminer aussi une solution particulière évidente, et comparer les deux méthodes.
4. Pour d., mettre d'abord l'équation sous forme résolue, puis remarquer que le membre de gauche est la dérivée de la fonction , et retrouver le résultat par cette seule remarque.
5. Vérifier chacune des quatre solutions obtenues en la reportant dans l'équation de départ.
Exercice 26 ★★★★ — Solutions particulières et principe de superposition
Équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants
Pour une équation à coefficients constants, la solution générale s'obtient en ajoutant à une solution particulière la famille complète des solutions de l'équation homogène associée. Tout le travail consiste donc à fabriquer une solution particulière, en devinant sa forme d'après le second membre.
1. Résoudre sur les équations suivantes.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
Indications. Pour a., chercher une solution particulière polynomiale de degré . Pour b., la chercher de la forme . Pour c., constater que est racine simple de l'équation caractéristique et chercher . Pour d., constater que est racine double et chercher . Pour f., passer par les complexes : le second membre est la partie réelle de , et est racine de l'équation caractéristique.
2. Justifier proprement le passage par les complexes : si une fonction à valeurs complexes vérifie avec et réels, alors est solution de la même équation de second membre .
3. Résoudre en invoquant le principe de superposition et en réutilisant les questions 1. a. et 1. b.
4. Vérifier par substitution chacune des solutions particulières trouvées.
Exercice 27 ★★★★ — Refroidissement, circuit RC et cinétique chimique
Modélisation par une équation différentielleÉquations différentielles linéaires du premier ordre
Les trois parties sont indépendantes et décrivent trois phénomènes sans rapport apparent. La partie D les compare.
Partie A. Refroidissement de Newton.
Un corps est placé dans une pièce maintenue à la température constante . On note sa température en degrés Celsius à l'instant , exprimé en minutes. La loi de Newton s'écrit , où . On mesure et .
1. Poser , résoudre l'équation vérifiée par , puis exprimer en fonction de .
2. Déterminer la valeur exacte de , puis une valeur approchée à près. Vérifier que la fonction obtenue redonne bien les deux mesures.
3. Déterminer l'instant exact, sous forme de logarithmes, auquel la température vaut , puis en donner une valeur approchée en minutes et secondes. Vérifier le résultat.
4. Déterminer et interpréter physiquement.
Partie B. Circuit RC.
Un générateur de tension constante alimente un conducteur ohmique de résistance en série avec un condensateur de capacité , initialement déchargé. On note la tension aux bornes du condensateur et l'intensité du courant. On admet la loi des mailles et la relation .
5. Établir que vérifie . On pose ; justifier que est homogène à un temps.
6. Résoudre le problème de Cauchy correspondant à , et vérifier la solution par substitution.
7. Déterminer l'instant auquel la tension atteint de , en fonction de , et vérifier qu'il vaut environ . Application numérique avec et .
8. Décrire l'allure de la courbe représentative de (valeur initiale, pente à l'origine, valeur en , asymptote), et la tracer à main levée.
Partie C. Cinétique chimique d'ordre 1.
La concentration d'un réactif, exprimée en moles par litre, vérifie , où est exprimée en . On note la concentration initiale, supposée strictement positive.
9. Résoudre cette équation avec la condition initiale, et vérifier la solution.
10. Le temps de demi-réaction est la durée au bout de laquelle la concentration a été divisée par deux. Montrer que , et qu'il ne dépend pas de l'instant à partir duquel on compte.
11. Application numérique avec : calculer , puis la durée nécessaire pour que du réactif ait disparu.
Partie D.
12. Ces trois situations mènent à la même équation différentielle : laquelle ? Que représente la constante de temps dans chacun des trois cas ?
Exercice 28 ★★★★ — Démontrer une inégalité par étude de fonction
Étude de fonction : variations, extremums, inégalités, optimisationExponentielle, logarithme, fonctions puissances, croissances comparées
La méthode est invariable, et c'est ce qui fait sa force. Pour établir sur un intervalle , on pose , on calcule , on détermine son signe, on dresse le tableau de variations de sur , et l'on conclut en lisant le signe de à partir d'une valeur remarquable, presque toujours un point où s'annule. Rien d'autre n'est nécessaire.
1. Démontrer que pour tout réel , . Préciser le cas d'égalité et donner l'interprétation graphique de cette inégalité.
2. Démontrer que pour tout , . Retrouver ensuite ce résultat à partir de la question 1., sans nouvelle étude de fonction.
3. Démontrer que pour tout , . En déduire un encadrement de sur .
4. a. Démontrer que pour tout , . b. En dérivant deux fois de suite et en utilisant a., démontrer que pour tout , . c. Vérifier numériquement l'encadrement obtenu en .
5. Inégalité de Jordan. On pose pour . Étudier les variations de , en commençant par étudier la fonction . En déduire que pour tout , .
6. Inégalité arithmético-géométrique. Soit fixé. Étudier la fonction sur et en déduire que pour tous réels positifs et , . Préciser le cas d'égalité.
7. Déduire de la question 2. que pour tout , .
Exercice 29 ★★★★ — Optimisation : la boîte, la boîte de conserve, la distance minimale
Étude de fonction : variations, extremums, inégalités, optimisation
Les trois problèmes suivants suivent la même trame : traduire la situation par une fonction d'une variable, préciser l'intervalle sur lequel cette variable peut varier, puis étudier les variations de la fonction pour trouver son extremum. L'existence de l'optimum se justifie par le tableau de variations, jamais par une simple intuition géométrique.
A. La boîte sans couvercle
D'une plaque carrée de côté , on découpe aux quatre coins des carrés de côté , puis on replie les quatre bandes restantes pour former une boîte parallélépipédique sans couvercle.
1. Justifier que doit appartenir à et que le volume de la boîte vaut .
2. Déterminer la valeur de pour laquelle ce volume est maximal, ainsi que la valeur de ce volume maximal.
3. Appliquer au cas d'une plaque de côté cm.
B. La boîte de conserve
On veut fabriquer une boîte de conserve cylindrique de volume fixé (), fermée aux deux extrémités, en utilisant le moins de métal possible. On note le rayon de la base et la hauteur.
1. Exprimer en fonction de et de , puis montrer que l'aire totale de la boîte vaut .
2. Déterminer le rayon qui rend cette aire minimale, la hauteur correspondante et l'aire minimale.
3. Interpréter le résultat, puis l'appliquer à une boîte de cm.
C. La distance minimale d'un point à une courbe
Dans un repère orthonormé, on considère le point et la parabole d'équation .
1. Soit un point de . Exprimer en fonction de , et justifier qu'il revient au même de minimiser ou .
2. On pose . Montrer que , puis déterminer le point de le plus proche de et la distance correspondante.
3. Vérifier que la droite obtenue est perpendiculaire à la tangente à en ce point.
Exercice 30 ★★★★ — Les identités d'Arctan
Fonctions circulaires réciproques : Arcsin, Arccos, Arctan
1. Soit la fonction définie sur par .
a. Justifier que est dérivable sur et calculer .
b. En déduire que pour tout , et pour tout .
c. Expliquer précisément pourquoi la constante n'est pas la même sur les deux morceaux, alors que la dérivée est nulle en tout point de .
2. (Formule d'addition.) Soient et deux réels tels que . On pose et .
a. Montrer que , puis que .
b. On suppose . Montrer que . On pourra traiter d'abord le cas où et ne sont pas tous deux strictement positifs, puis utiliser la question 1. dans le cas restant.
c. En déduire la formule générale
en précisant la valeur de selon le signe de et celui de .
3. Application numérique : établir que , puis contrôler le résultat à la calculatrice.
4. Résoudre dans l'équation . On prendra garde à vérifier les solutions candidates.
Exercice 31 ★★★★ — Primitives de produits exponentielle-cosinus par les complexes
Fonctions d'une variable réelle à valeurs complexesPrimitives usuelles et reconnaissance de dérivées de composées
Les produits du type se primitivent classiquement par deux intégrations par parties successives. Le détour par les complexes fait le même travail en trois lignes : c'est l'objet de cet exercice.
1. a. Soit . Justifier que est une primitive sur de , et dire où l'hypothèse est utilisée.
b. Soient et deux réels, et soit une primitive sur de . Démontrer que est une primitive de et que est une primitive de . Autrement dit,
2. Par cette méthode, déterminer les primitives sur des deux fonctions suivantes, puis vérifier chaque résultat par dérivation.
a.
b.
3. Refaire le calcul des primitives de par une double intégration par parties, et constater l'accord avec la question 2.a. Comparer la longueur des deux méthodes.
4. Linéariser à l'aide des formules d'Euler, puis en déduire une primitive de sur .
5. Calculer par la méthode complexe.
Exercice 32 ★★★★ — Graphe et dérivée d'une fonction réciproque
Représentation graphique et dérivée d'une fonction réciproqueExponentielle, logarithme, fonctions puissances, croissances comparées
On considère la fonction définie sur par
1. Montrer que est dérivable sur , puis qu'elle y est strictement croissante.
On admet dans tout l'exercice que réalise une bijection de sur . La démonstration repose sur le théorème de la bijection, qui sera vu plus tard dans l'année ; on l'utilise ici comme un résultat fourni par l'énoncé. On note la fonction réciproque de , définie sur , et et leurs courbes représentatives dans un repère orthonormé.
2. Calculer , et en déduire .
3. On rappelle la formule admise de dérivation d'une réciproque : si , alors est dérivable en et . Calculer .
4. En déduire une équation de la tangente à au point d'abscisse .
5. Expliquer pourquoi et sont symétriques par rapport à la droite d'équation . Que devient, par cette symétrie, la tangente à au point d'abscisse ?
6. Montrer que est strictement croissante sur , sans utiliser sa dérivée.
7. Déterminer , puis .
8. Montrer que pour tout réel , et même que l'inégalité est stricte. Interpréter sur la figure.
Exercice 33 ★★★★ — Une somme télescopique d'Arctan
Fonctions circulaires réciproques : Arcsin, Arccos, Arctan
On rappelle la formule d'addition établie précédemment : pour tous réels et tels que ,
où l'entier vaut dès que . C'est le seul cas qui servira ici, mais il faudra le justifier à chaque emploi.
Partie A
Pour tout entier naturel , on pose .
1. Montrer que, pour tout entier naturel , .
2. En déduire, pour tout entier naturel , la valeur de .
3. Vers quelle valeur se rapproche-t-elle lorsque devient grand ? On utilisera la limite d' en ; l'étude rigoureuse des suites fait l'objet du chapitre suivant.
Partie B
Pour tout entier , on pose .
4. Montrer que, pour tout entier , .
5. En déduire, pour tout entier , la valeur de . On prendra garde : le télescopage se fait ici à deux crans, et il reste deux termes à chaque extrémité.
6. Vers quelle valeur se rapproche-t-elle lorsque devient grand ?
7. Contrôle indépendant : calculer directement, sans utiliser la formule de la question 5., et vérifier la cohérence des deux résultats.
Exercice 34 ★★★★ — Les intégrales de Wallis
Intégration par parties et changement de variable
Pour tout entier naturel , on pose
avec la convention usuelle . Ces nombres sont appelés intégrales de Wallis. Pour chaque , la fonction intégrée est continue sur le segment , ce qui légitime tous les calculs qui suivent. Aucune de ces intégrales ne se calcule de front : c'est une relation entre deux d'entre elles, obtenue par intégration par parties, qui donnera toutes les valeurs.
1. Calculer et .
2. À l'aide du changement de variable , démontrer que pour tout entier naturel ,
3. Par une intégration par parties, démontrer que pour tout entier naturel ,
On pourra écrire .
4. En déduire les valeurs de , , et . Contrôler la valeur de par un calcul direct, en linéarisant .
5. Démontrer par récurrence les deux formules générales suivantes, valables pour tout entier naturel , puis les vérifier sur les valeurs de la question 4.
a.
b.
6. Vérifier l'identité pour puis pour , et la démontrer par récurrence pour tout entier naturel .
Remarque. On s'arrête ici volontairement : l'étude du comportement de pour grand demande les outils du chapitre sur les suites, elle n'est pas au programme de cet exercice. Tout ce qui précède relève du pur calcul intégral.
Exercice 35 ★★★★ — Équation non résolue et raccordement des solutions
Équations différentielles linéaires du premier ordre
On rappelle le théorème de Cauchy, admis en cours : si et sont continues sur un intervalle , alors pour tout et tout réel , l'équation admet sur une solution et une seule vérifiant .
Les deux équations étudiées ici ne sont pas résolues en : le coefficient devant s'annule en . Dans tout l'exercice, résoudre une équation sur un intervalle signifie déterminer toutes les fonctions dérivables sur qui vérifient l'équation en tout point de .
Partie A. L'équation .
1. Expliquer pourquoi le théorème rappelé ci-dessus ne s'applique pas sur un intervalle contenant , et pourquoi il faut travailler séparément sur et sur .
2. Résoudre sur chacun de ces deux intervalles. On cherchera une solution particulière de la forme et l'on vérifiera le résultat par substitution.
3. Soit une solution de sur tout entier. Justifier l'existence de deux réels et tels que pour et pour , puis démontrer que .
4. Étudier la dérivabilité de en : à quelle condition sur et la fonction est-elle dérivable en ? Que vaut alors ?
5. Réciproquement, vérifier que les fonctions ainsi obtenues sont bien solutions de sur , le point compris.
6. Décrire l'ensemble des solutions de sur . Combien y en a-t-il qui passent par l'origine, c'est-à-dire qui vérifient ? Combien vérifient ? Comparer avec le théorème de Cauchy, puis résoudre sur le problème de Cauchy .
Partie B. L'équation .
7. Remarquer que le membre de gauche est la dérivée de la fonction , et en déduire les solutions de sur et sur . Retrouver le résultat par la méthode générale.
8. Étudier le raccordement en et déterminer toutes les solutions de sur .
9. Comparer les deux situations rencontrées.
Exercice 36 ★★★★ — L'oscillateur amorti et le circuit RLC
Équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constantsModélisation par une équation différentielle
Une masse se déplace sur un axe horizontal, rappelée vers sa position de repos par un ressort de raideur et freinée par un frottement fluide de coefficient . On admet que son abscisse , comptée depuis la position de repos, vérifie
Partie A. Le ressort.
1. Cas non amorti, . Résoudre l'équation, en faisant apparaître la pulsation propre , et donner la période des oscillations.
2. On suppose . Écrire l'équation caractéristique et son discriminant . Montrer que, lorsque , les deux racines sont strictement négatives, sans les calculer.
3. Décrire les trois régimes possibles selon le signe de : forme des solutions, allure du mouvement, et nom donné par le physicien. Dans le cas , exprimer la pseudo-pulsation et la pseudo-période .
4. Application numérique avec , et . Déterminer le régime, puis la solution vérifiant et . L'écrire sous la forme avec , calculer la pseudo-période, et vérifier le résultat par substitution.
Partie B. Le circuit RLC série.
Une bobine d'inductance , un conducteur ohmique de résistance et un condensateur de capacité sont montés en série avec un générateur de tension constante . On admet que la charge du condensateur vérifie
5. Déterminer une solution particulière constante, puis la solution générale de cette équation.
6. Montrer que toute solution de l'équation homogène associée tend vers quand tend vers , dans les trois régimes. En déduire le régime permanent du circuit, et expliquer pourquoi le régime transitoire disparaît.
Partie C. La résonance.
7. Résoudre sur l'équation , où . On passera par les complexes et l'on vérifiera la solution particulière obtenue.
8. Interpréter physiquement le comportement de l'amplitude lorsque devient grand, et expliquer le lien avec la partie A.
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