PCSI · Chapitre 03 · Premier semestre

Exercices — Nombres complexes

36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

Sommaire

36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★Calculs sous forme algebrique

Forme algébrique, parties réelle et imaginaire, conjugaison

Mettre un nombre complexe sous forme algébrique, c'est l'écrire a+ib avec a et b réels : tant que la lettre i figure au dénominateur, le travail n'est pas terminé.

  1. Écrire sous forme algébrique.

    a. (32i)+(1+5i)

    b. (2+i)(32i)

    c. (1+i)2

    d. (1i)3

    e. 11+i

    f. 2i3+i

  2. Calculer les puissances suivantes de i.

    a. i2026

    b. i15

    c. i2026+i2027+i2028+i2029

  3. Résoudre dans C les équations suivantes, d'inconnue z.

    a. (1+i)z+2i=3+4i

    b. (2+i)z+i=42i

  4. Soit z=x+iy avec x et y réels. Déterminer les parties réelle et imaginaire de :

    a. z2

    b. 1z, pour z0

    c. z+1z1, pour z1

  5. En déduire l'ensemble des nombres complexes z1 tels que z+1z1 soit réel.

Exercice 2 ★★★Conjugaison et caracterisation des reels

Forme algébrique, parties réelle et imaginaire, conjugaison

On rappelle les deux caractérisations à utiliser sans hésiter :

zR    z=zetz imaginaire pur    z=z
  1. Soit zC. Exprimer les nombres suivants en fonction de z et de z, sans passer par la forme algébrique.

    a. 2z3i

    b. (1+i)z

    c. z2+z

    d. (z1+i)

    e. izz

    f. (1z), pour z0

  2. Soit zC.

    a. Montrer que z+z et zz sont réels.

    b. Montrer que zz est imaginaire pur.

    c. Le nombre zz (défini pour z0) est-il réel pour tout z ? Justifier par une démonstration ou par un contre-exemple.

  3. Soit zC. Montrer que z2z2 est imaginaire pur.

  4. Soit z=a+ib avec a et b réels.

    a. Établir les formules Re(z)=z+z2 et Im(z)=zz2i.

    b. En utilisant la première formule, et sans mettre le nombre sous forme algébrique, calculer Re(12i).

  5. Soit zC tel que z=1 et z1. On pose Z=z1z+1.

    a. Justifier que z0, puis montrer que z=1z.

    b. En déduire que Z est imaginaire pur.

Exercice 3 ★★★Calculs de modules et premieres distances

Module, propriétés et inégalité triangulaireAffixes, distances, alignement et orthogonalité dans le plan complexe

Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct. On rappelle que pour tous z,zC :

z2=zz,zz=zz,zz=zz  (z0)
  1. Calculer les modules suivants.

    a. 34i

    b. 1+i

    c. 2i

    d. 3i

    e. 5+12i

    f. 12+32i

  2. Calculer les modules suivants sans développer les puissances.

    a. (1+i)5(2i)(3+4i)2

    b. (34i)3(1i)4

  3. Soient z et z deux nombres complexes.

    a. En utilisant Z2=ZZ, montrer que z+z2=z2+2Re(zz)+z2.

    b. Vérifier cette égalité pour z=1+i et z=2i.

  4. On considère les points A, B et C d'affixes respectives a=1+2i, b=4+i et c=2+5i.

    a. Calculer les longueurs AB, AC et BC.

    b. En déduire la nature du triangle ABC, en n'utilisant que ces trois longueurs.

  5. Déterminer l'ensemble des points M d'affixe z tels que z12i=10, et préciser sa position par rapport aux points B et C de la question précédente.

Exercice 4 ★★★Formes trigonometriques des complexes usuels

Forme trigonométrique, module et argument, congruences modulo 2 pi

Écrire un nombre complexe non nul z sous forme trigonométrique, c'est l'écrire

z=reiθavecr>0etθR

On a alors nécessairement r=z et arg(z)θ [2π].

  1. Mettre les nombres suivants sous forme trigonométrique.

    a. 1+i

    b. 1+i3

    c. 2

    d. 3i

    e. 3i

    f. 12i2

  2. Les écritures suivantes sont-elles des formes trigonométriques ? Si non, corriger l'écriture, puis donner le module et un argument du nombre concerné.

    a. 2eiπ/3

    b. 2(cosπ5isinπ5)

  3. Donner la forme algébrique des nombres suivants.

    a. 4eiπ/6

    b. 5eiπ

    c. 2e3iπ/4

    d. eiπ/2

    e. 3e2iπ

  4. En utilisant le résultat de la question 1. a. et les règles sur les arguments, donner la forme trigonométrique de 1+i, de (1+i) et de 11+i. Comparer le dernier résultat avec la question 1. f.

Exercice 5 ★★★Passer de la forme algebrique a la forme exponentielle

Forme trigonométrique, module et argument, congruences modulo 2 piComplexes de module 1, cercle trigonométrique et notation exponentielle

On pose

z1=1+ietz2=3+i

L'objectif est de calculer deux fois les mêmes quantités, une fois sous forme algébrique et une fois sous forme exponentielle, puis d'en tirer des valeurs de cosinus et de sinus qu'on ne connaît pas encore.

  1. Écrire z1 et z2 sous forme exponentielle.

  2. Calculer z1z2 et z1z2 sous forme algébrique.

  3. Calculer z1z2 et z1z2 sous forme exponentielle.

  4. En comparant les deux écritures de z1z2, déterminer les valeurs exactes de cosπ12 et sinπ12.

  5. Déterminer de même cos5π12 et sin5π12 à partir de z1z2, puis contrôler la cohérence des quatre valeurs obtenues.

  6. Résoudre dans R, d'inconnue θ :

    a. e3iθ=eiθ

    b. eiθ=1+i2

    c. eiθ=1+i

Exercice 6 ★★★Formule de Moivre et calculs de puissances

Formules d'Euler et de Moivre, linéarisation, expression de cos(nt)Forme trigonométrique, module et argument, congruences modulo 2 pi

  1. Calculer les puissances suivantes en passant par la forme exponentielle, et donner le résultat sous forme algébrique.

    a. (1+i)12

    b. (1+i32)2026

    c. (3i)6

  2. On pose u=1+i32.

    a. Montrer que u6=1, puis que 6 est le plus petit entier n1 tel que un=1.

    b. En déduire que la suite (un)nN est périodique, et qu'elle prend exactement six valeurs distinctes, que l'on précisera.

    c. Retrouver la valeur de u2026 par cette méthode.

  3. a. Énoncer la formule de Moivre.

    b. L'appliquer avec n=2 pour retrouver les expressions de cos(2θ) et sin(2θ).

    c. L'appliquer avec n=3 pour exprimer cos(3θ) en fonction de cosθ seulement, et sin(3θ) en fonction de sinθ seulement.

Exercice 7 ★★★Equations du second degre a coefficients reels

Équations du second degré dans C et relations coefficients-racines

On rappelle que pour a,b,c réels avec a0 et Δ=b24ac<0, l'équation az2+bz+c=0 admet dans C exactement deux solutions :

z1=b+iΔ2aetz2=biΔ2a
  1. Résoudre dans C les équations suivantes.

    a. z2+z+1=0

    b. z22z+5=0

    c. 2z22z+5=0

    d. z2+4z+13=0

  2. Pour chacune de ces quatre équations, factoriser le membre de gauche, puis vérifier que la somme des racines vaut ba et que leur produit vaut ca.

  3. Résoudre dans C l'équation z4+z26=0.

  4. a. Soient a, b, c des réels avec a0, et soit z0C une solution de az2+bz+c=0. Montrer que z0 en est également une solution.

    b. On sait que 2i est solution de z2+bz+c=0, où b et c sont réels. Déterminer b et c, puis contrôler le résultat.

Exercice 8 ★★★Racines n-iemes de l unite dans les petits cas

Racines n-ièmes de l'unité

Pour nN, on note Un={zC ; zn=1} l'ensemble des racines n-ièmes de l'unité. On rappelle que

Un={e2ikπ/n ; k{0,1,,n1}}

et que cet ensemble possède exactement n éléments.

  1. Déterminer U2, U3, U4 et U6, en donnant chaque élément sous forme exponentielle et sous forme algébrique.

  2. Décrire en toutes lettres la disposition des points images de ces ensembles sur le cercle trigonométrique.

  3. Vérifier, sur chacun de ces quatre ensembles, que la somme des éléments est nulle. Démontrer ensuite ce résultat pour tout n2.

  4. On pose j=e2iπ/3.

    a. Donner la forme algébrique de j, puis démontrer que j3=1.

    b. Démontrer que 1+j+j2=0.

    c. Démontrer que j=j2=1j.

    d. En déduire, sans calcul de forme algébrique, la valeur de (1+j)2.

Exercice 9 ★★★★Affixes, distances et nature d un triangle

Affixes, distances, alignement et orthogonalité dans le plan complexeModule, propriétés et inégalité triangulaire

Le plan est muni d'un repère orthonormé direct d'origine O. On considère les points A, B et C d'affixes respectives

a=1+i,b=4+2i,c=3+5i.
  1. Calculer les longueurs AB, AC et BC.

  2. Déterminer l'affixe du milieu I du segment [AC].

  3. Écrire Z=caba sous forme algébrique, puis donner son module et un argument. Interpréter géométriquement chacun de ces deux résultats.

  4. Calculer de même W=abcb, puis en déduire la nature exacte du triangle ABC. Contrôler la réponse à l'aide de la question 1.

  5. Déterminer l'affixe d du point D tel que ABCD soit un parallélogramme, c'est-à-dire tel que AB=DC. Vérifier que les diagonales [AC] et [BD] ont le même milieu, puis préciser la nature exacte de ce parallélogramme.

Exercice 10 ★★★★Reel ou imaginaire pur, conditions sur z

Forme algébrique, parties réelle et imaginaire, conjugaisonAffixes, distances, alignement et orthogonalité dans le plan complexe

Pour tout nombre complexe z1, on pose

Z=z1z+1.

Le plan est muni d'un repère orthonormé direct d'origine O, et l'on note M le point d'affixe z.

  1. Calculer Z sous forme algébrique pour z=2, puis pour z=i.

  2. On écrit z=x+iy, avec x et y réels. Après avoir justifié que le dénominateur ne s'annule pas, exprimer Re(Z) et Im(Z) en fonction de x et de y.

  3. Déterminer l'ensemble E1 des points M tels que Z soit réel. Le décrire précisément.

  4. Déterminer l'ensemble E2 des points M tels que Z soit imaginaire pur. Préciser sa nature et ses éléments caractéristiques.

  5. Retrouver ces deux ensembles sans passer par x et y, en traduisant « Z est réel » par Z=Z et « Z est imaginaire pur » par Z=Z.

  6. Contrôler les résultats des questions 3 et 4 à l'aide des deux valeurs calculées à la question 1.

Exercice 11 ★★★★Identite du parallelogramme et calculs de modules

Module, propriétés et inégalité triangulaire

Dans tout l'exercice, z et z désignent deux nombres complexes. Le plan est muni d'un repère orthonormé direct d'origine O, et l'on note A, B et C les points d'affixes respectives z, z et z+z.

  1. Rappeler pourquoi w2=ww pour tout wC, puis démontrer que
z+z2=z2+2Re(zz)+z2.
  1. En déduire l'identité du parallélogramme :
z+z2+zz2=2(z2+z2).
  1. On suppose O, A et B non alignés. Justifier que OACB est un parallélogramme, puis énoncer en une phrase de géométrie, portant sur ses côtés et ses diagonales, ce que dit l'identité de la question 2.

  2. Démontrer que z+z2zz2=4Re(zz).

  3. On pose z=x+iy et z=x+iy, avec x, y, x, y réels.

    a. Montrer que Re(zz)=xx+yy et reconnaître cette quantité.

    b. En déduire, pour z et z non nuls, l'équivalence entre l'orthogonalité de OA et OB, la condition Re(zz)=0 et l'égalité z+z=zz. Interpréter cette dernière dans le parallélogramme de la question 3.

  4. a. Vérifier les identités des questions 2 et 4 pour z=3+i et z=1+2i.

    b. On garde z=3+i, et l'on note B le point d'affixe z=t+3i, où t est un réel. Déterminer t pour que OA et OB soient orthogonaux, puis contrôler le résultat à l'aide de l'égalité des diagonales de la question 5. b.

Exercice 12 ★★★★Majorations et minorations avec l inegalite triangulaire

Module, propriétés et inégalité triangulaire

  1. a. Énoncer, pour z et z dans C, l'encadrement
zzz±zz+z,

et redémontrer l'inégalité de gauche à partir de celle de droite.

b. Soit z tel que z=2. Encadrer z5, et préciser si les deux bornes obtenues sont atteintes.

  1. Soit z tel que z2.

    a. Démontrer que z32z+113.

    b. Calculer z32z+1 pour z=2, z=2 et z=2i. La majoration de la question 2. a est-elle atteinte ?

    c. Quelle est la plus petite valeur possible de z32z+1 lorsque z2 ?

  2. Soit z tel que z=3. Démontrer que z2+10, puis que

1z2+118.

Cette majoration est-elle atteinte ?

  1. Soit z tel que z=2.

    a. Majorer z2+z+1.

    b. Minorer z3+1 et en déduire que ce nombre est non nul.

    c. En déduire que z2+z+1z3+11, puis contrôler cette majoration pour z=2.

Exercice 13 ★★★★Ensembles de points definis par des modules

Affixes, distances, alignement et orthogonalité dans le plan complexeModule, propriétés et inégalité triangulaire

Le plan est muni d'un repère orthonormé direct d'origine O. Dans tout l'exercice, M désigne le point d'affixe z, et l'on cherche l'ensemble des points M vérifiant la condition indiquée.

  1. Déterminer et décrire précisément (nature de l'ensemble, éléments caractéristiques) les ensembles définis par les conditions suivantes.

    a. z2+i=3

    b. z1=z+i

    c. zi2

    d. Re(z)+Im(z)=1

  2. Les ensembles obtenus aux questions 1. b et 1. d ont-ils des points communs ? Justifier.

  3. On considère enfin l'ensemble F des points M d'affixe z1 tels que

z1z+1=2.

a. Montrer que cette condition équivaut à z1=2z+1.

b. En posant z=x+iy avec x et y réels, montrer que cette condition équivaut à

x2+y2+103x+1=0.

c. Reconnaître F et en donner le centre et le rayon. Vérifier que la condition z1 n'exclut aucun point de cet ensemble.

d. Déterminer les deux points de F situés sur l'axe des abscisses, et contrôler directement que leurs affixes vérifient la condition de départ.

Exercice 14 ★★★★Linearisation de puissances de cosinus et sinus

Formules d'Euler et de Moivre, linéarisation, expression de cos(nt)

Linéariser une expression trigonométrique, c'est l'écrire comme une combinaison linéaire de cos(kθ) et de sin(kθ), sans aucune puissance. La méthode est toujours la même :

  1. remplacer cosθ et sinθ par leurs expressions données par les formules d'Euler ;
  2. développer avec la formule du binôme de Newton ;
  3. rassembler les termes deux à deux, en associant eikθ et eikθ, pour revenir à des cosinus et des sinus.

Dans tout l'exercice, θ désigne un réel.

  1. Rappeler les formules d'Euler, puis justifier que pour tout entier naturel k,
eikθ+eikθ=2cos(kθ)eteikθeikθ=2isin(kθ).
  1. Linéariser cos3θ, puis contrôler le résultat pour θ=0.

  2. Linéariser sin4θ, puis contrôler le résultat pour θ=0 et pour θ=π2.

  3. Linéariser cos2θsin2θ de deux façons : par la méthode générale, puis en partant de sin(2θ)=2sinθcosθ. Contrôler le résultat pour θ=π4.

  4. Linéariser cos5θ, puis contrôler le résultat pour θ=0 et pour θ=π2.

  5. On admet que pour tout entier k1, la fonction θcos(kθ) a une valeur moyenne nulle sur une période : les valeurs qu'elle prend en θ et en θ+πk sont opposées, donc se compensent deux à deux. En déduire la valeur moyenne sur une période de chacune des quatre expressions linéarisées aux questions 2 à 5, et dire en une phrase à quoi sert la linéarisation.

Exercice 15 ★★★★Exprimer cos(n theta) en fonction de cos theta

Formules d'Euler et de Moivre, linéarisation, expression de cos(nt)

C'est l'opération inverse de la linéarisation : on part de cos(nθ) et l'on cherche à l'exprimer à l'aide de cosθ. L'outil est la formule de Moivre, qui affirme que pour tout réel θ et tout entier naturel n,

(cosθ+isinθ)n=cos(nθ)+isin(nθ),

autrement dit (eiθ)n=einθ. On développe le membre de gauche par le binôme de Newton, puis on identifie les parties réelle et imaginaire.

Dans tout l'exercice, θ est un réel et l'on note c=cosθ et s=sinθ.

  1. Développer (c+is)3 par le binôme, puis en déduire que
cos(3θ)=4c33cetsin(3θ)=s(4c21).

Contrôler ces deux formules pour θ=π3.

  1. Par la même méthode, exprimer cos(4θ) en fonction de c seul. Contrôler le résultat de deux façons : à l'aide de la formule de duplication cos(4θ)=2cos2(2θ)1, puis pour θ=π4.

  2. Exprimer de même cos(5θ) en fonction de c seul, et contrôler le résultat pour θ=π3.

  3. Montrer que pour tout réel θ tel que sinθ0, le quotient sin(3θ)sinθ ne dépend que de cosθ, et donner son expression. Contrôler pour θ=π4 et pour θ=π3.

  4. Expliquer, en observant à quelles places les puissances de s apparaissent dans le développement de (c+is)n, pourquoi cos(nθ) s'exprime toujours à l'aide de cosθ seul, et pourquoi sin(nθ) est toujours le produit de sinθ par une expression ne dépendant que de cosθ. Illustrer cette seconde affirmation en écrivant sin(4θ) sous cette forme.

Exercice 16 ★★★★Technique de l arc moitie

Technique de l'arc moitié et sommes trigonométriquesComplexes de module 1, cercle trigonométrique et notation exponentielle

Dans tout l'exercice, θ, a, b, p et q désignent des nombres réels.

  1. Factoriser chacune des expressions suivantes par l'exponentielle de l'arc moitié, c'est-à-dire mettre en facteur eiθ/2 (respectivement ei(a+b)/2) de manière à faire apparaître un facteur réel ou imaginaire pur.

    a. 1+eiθ

    b. 1eiθ

    c. eia+eib

    d. eiaeib

  2. Dans cette question, on suppose θ]π,π[.

    a. Déterminer le module et un argument de 1+eiθ. Contrôler le résultat pour θ=π3 en repassant par la forme algébrique.

    b. Expliquer pourquoi la restriction θ]π,π[ est indispensable. Déterminer ensuite le module et un argument de 1+e4iπ/3, et comparer avec ce qu'aurait donné la formule de la question 2. a. appliquée sans précaution.

  3. Soit θ]0,2π[. Déterminer, par la même méthode, le module et un argument de 1eiθ.

  4. En prenant les parties réelle et imaginaire dans les factorisations des questions 1. c. et 1. d. appliquées à a=p et b=q, retrouver les deux formules de factorisation

    cosp+cosq=2cosp+q2cospq2etsinpsinq=2sinpq2cosp+q2.
  5. Application : résoudre dans R l'équation cos(3x)+cosx=0.

Exercice 17 ★★★★Sommes de cosinus et de sinus en progression arithmetique

Technique de l'arc moitié et sommes trigonométriques

Soient θ un réel et n un entier naturel. On pose

Zn=k=0neikθ,Cn=k=0ncos(kθ),Sn=k=0nsin(kθ).
  1. Justifier que Cn=Re(Zn) et Sn=Im(Zn).

  2. On suppose dans cette question θ0 [2π]. Calculer Zn, Cn et Sn.

  3. On suppose désormais θ≢0 [2π].

    a. Justifier que eiθ1, puis calculer Zn à l'aide de la somme géométrique.

    b. En factorisant le numérateur et le dénominateur par l'exponentielle de l'arc moitié, démontrer que

    Zn=sin(n+1)θ2sinθ2einθ/2.

    c. En déduire des expressions de Cn et de Sn.

  4. Toujours pour θ≢0 [2π], déterminer Zn. Pourquoi ne peut-on pas affirmer que nθ2 est un argument de Zn ?

  5. Application numérique : calculer C5 et S5 pour θ=π3, d'abord par les formules de la question 3. c., puis directement terme à terme. Faire de même avec C2 et S2 pour la même valeur de θ.

Exercice 18 ★★★★Amplitude et dephasage d un signal sinusoidal

Technique de l'arc moitié et sommes trigonométriquesComplexes de module 1, cercle trigonométrique et notation exponentielle

Soient a et b deux réels non tous les deux nuls. On pose R=a2+b2 et on note φ un argument du complexe a+ib.

  1. a. Justifier que R>0 et que R=a+ib, puis que φ existe bien.

    b. Démontrer que pour tout réel t,  acost+bsint=Re((aib)eit).

    c. En déduire que pour tout réel t,  acost+bsint=Rcos(tφ).

  2. Appliquer la question précédente aux deux expressions suivantes : préciser R, puis un réel φ convenable (caractérisé par son cosinus et son sinus s'il ne s'agit pas d'un angle usuel).

    a. cost+3sint

    b. 3cost4sint

  3. Contrôler l'identité obtenue en 2. a. pour t=0 et pour t=π2.

  4. Résoudre dans [0,2π[ l'équation cost+3sint=1.

  5. Déterminer le maximum et le minimum de la fonction g:t3cost4sint sur R, et préciser en quels réels ils sont atteints.

  6. Interpréter, en une ou deux phrases, les rôles respectifs de R et de φ pour un signal du type tacost+bsint.

Exercice 19 ★★★★Racines carrees par la methode algebrique

Racines carrées et racines n-ièmes d'un nombre complexe

On appelle racine carrée d'un complexe a tout complexe z tel que z2=a.

  1. Soit a=α+iβ un complexe non nul, avec α et β réels, et soit z=x+iy avec x et y réels. Démontrer que

    z2=a    {x2y2=αx2+y2=a2xy=β

    puis expliquer comment ce système fournit x2, y2, et enfin les deux racines carrées de a.

  2. Déterminer par cette méthode les racines carrées des complexes suivants, et vérifier chaque résultat en l'élevant au carré.

    a. 3+4i

    b. 8+6i

    c. 512i

  3. Déterminer les racines carrées de 2i et de 4eiπ/3 par la méthode trigonométrique. Traiter également 4eiπ/3 par la méthode algébrique et comparer les deux démarches.

  4. Déduire de la question 2, sans aucun nouveau calcul de système, les racines carrées de 34i et de 5+12i.

  5. Pourquoi n'écrit-on jamais 3+4i ?

Exercice 20 ★★★★Equations du second degre a coefficients complexes

Équations du second degré dans C et relations coefficients-racinesRacines carrées et racines n-ièmes d'un nombre complexe

  1. Résoudre dans C l'équation

    (E1):z2(3+4i)z+(1+5i)=0.
  2. Résoudre dans C l'équation

    (E2):z2(1+i)z+2+2i=0.
  3. Soit m un nombre complexe. On considère l'équation

    (Em):z2(2+2i)z+m=0,

    dont on note z1 et z2 les solutions, éventuellement confondues.

    a. Démontrer, sans calculer z1 ni z2, que z1+z2=2+2i et z1z2=m.

    b. Déterminer la valeur de m pour laquelle (Em) admet une solution double, et préciser cette solution.

    c. Déterminer m pour que i soit solution de (Em), puis en déduire l'autre solution sans résoudre l'équation.

    d. Existe-t-il une valeur de m pour laquelle les deux solutions de (Em) sont réelles ? Justifier.

  4. Dans les questions 1 et 2, contrôler les solutions obtenues par leur somme et leur produit.

Exercice 21 ★★★★Exponentielle complexe et equations

Exponentielle complexe et résolution de exp(z) = a

Pour z=x+iy avec x et y réels, on rappelle la définition ez=ex(cosy+isiny)=exeiy.

  1. Écrire sous forme algébrique les complexes suivants.

    a. e1+iπ

    b. eln2+iπ/3

    c. e2iπ

    d. e1iπ/2

  2. Soit z un complexe.

    a. Démontrer que ez=eRe(z) et que Im(z) est un argument de ez.

    b. En déduire que ez0.

  3. Résoudre dans C les équations ez=1+i, puis ez=2.

  4. Résoudre dans C l'équation ez=ez.

  5. Déterminer l'ensemble des complexes z tels que ez soit réel, puis l'ensemble des complexes z tels que ez soit imaginaire pur. Interpréter géométriquement ces deux ensembles.

Exercice 22 ★★★★Translations, homotheties et rotations

Translations, homothéties, rotations et transformations z -> az + bAffixes, distances, alignement et orthogonalité dans le plan complexe

Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct. Pour une transformation du plan, on note z l'affixe d'un point M et z l'affixe de son image M.

  1. Établir l'écriture complexe, c'est-à-dire l'expression de z en fonction de z, de chacune des transformations suivantes.

    a. La translation de vecteur u d'affixe b.

    b. L'homothétie de centre Ω d'affixe ω et de rapport k, où k est un réel non nul.

    c. La rotation de centre Ω d'affixe ω et d'angle α.

  2. On note Ω le point d'affixe 1+i et A le point d'affixe 3+2i. Déterminer l'affixe de l'image de A par chacune des transformations suivantes.

    a. t, translation de vecteur d'affixe 2i

    b. h, homothétie de centre Ω et de rapport 2

    c. r, rotation de centre Ω et d'angle π2

  3. Soit C le cercle de centre A et de rayon 2. Déterminer l'image de C par r, puis son image par h : dans chaque cas, on précisera le centre et le rayon, avec justification.

  4. Reconnaître la transformation du plan associée à chacune des écritures complexes suivantes, en précisant tous ses éléments caractéristiques. On cherchera un point fixe lorsque c'est utile.

    a. z=z+2i

    b. z=3z4

    c. z=iz+1

  5. Contrôler la réponse de la question 4. c. en calculant de deux façons l'image du point A de la question 2.

Exercice 23 ★★★Resoudre z puissance n egale a un complexe donne

Racines carrées et racines n-ièmes d'un nombre complexeRacines n-ièmes de l'unité

Dans tout l'exercice, n désigne un entier naturel non nul et l'on note ω=e2iπ/n.

  1. La méthode générale. Soit a un nombre complexe non nul, écrit sous forme trigonométrique a=ρeiα avec ρ>0 et α réel. On note ρn l'unique réel strictement positif dont la puissance n-ième vaut ρ, et on pose z0=ρneiα/n.

    a. Vérifier que z0n=a.

    b. Démontrer que, pour tout nombre complexe z, on a zn=a si et seulement s'il existe un entier k compris entre 0 et n1 tel que z=z0ωk.

    c. En déduire que l'équation zn=a possède exactement n solutions.

  2. Résoudre dans C l'équation z4=4. On donnera les quatre solutions sous forme exponentielle, puis sous forme algébrique.

  3. Déduire de la question 2 une factorisation de z4+4 en produit de deux expressions du second degré à coefficients réels, valable pour tout complexe z. Contrôler cette factorisation en la développant.

  4. Résoudre dans C l'équation z3=1+i, et expliquer pourquoi il n'est pas raisonnable ici d'exiger les formes algébriques.

  5. Résoudre dans C l'équation z6=64. On donnera aussi les formes algébriques des six solutions.

  6. Disposition des solutions. Décrire en toutes lettres la figure formée par les points dont les affixes sont les n solutions de zn=a, et justifier cette description. L'illustrer sur les équations des questions 2 et 5.

Exercice 24 ★★★Somme et produit des racines n-iemes de l unite

Racines n-ièmes de l'unité

Dans tout l'exercice, n désigne un entier vérifiant n2, et l'on pose ω=e2iπ/n.

  1. a. Justifier que ω1.

    b. Démontrer que k=0n1ωk=0.

  2. Soit p un entier relatif.

    a. Démontrer que ωp=1 si et seulement si n divise p.

    b. Calculer Sp=k=0n1ωkp, en distinguant deux cas. Contrôler le résultat pour p=0 et pour p=1.

  3. Calculer le produit P=k=0n1ωk. On donnera un résultat unique, puis on l'énoncera selon la parité de n. Contrôler pour n=2, n=3 et n=4.

  4. En déduire que

    k=0n1cos2kπn=0etk=0n1sin2kπn=0,

    puis interpréter géométriquement la première de ces deux égalités.

  5. Deux vérifications.

    a. On suppose n pair. Retrouver directement le résultat de la question 1. b, sans utiliser de somme géométrique, en regroupant judicieusement les termes deux par deux.

    b. Déduire de la question 4, appliquée à n=5, la valeur exacte de cos2π5+cos4π5.

Exercice 25 ★★★Sommes de coefficients binomiaux de trois en trois

Racines n-ièmes de l'unitéFormules d'Euler et de Moivre, linéarisation, expression de cos(nt)

Dans tout l'exercice, n désigne un entier naturel non nul et j=e2iπ/3.

  1. Échauffement : les indices pairs.

    a. Vérifier que, pour tout entier naturel k, le nombre 1+(1)k2 vaut 1 si k est pair et 0 si k est impair.

    b. En appliquant la formule du binôme aux couples (1,1) et (1,1), calculer la somme des (nk) pour les entiers k pairs compris entre 0 et n. Contrôler le résultat pour n=4.

  2. Le filtre d'ordre trois. Rappeler pourquoi j3=1 et 1+j+j2=0, puis démontrer que, pour tout entier naturel k,

    1+jk+j2k3={1si 3k,0sinon.
  3. Démontrer que 1+j=eiπ/3 et 1+j2=eiπ/3.

  4. On note Tn la somme des coefficients (nk) pour les entiers k compris entre 0 et n divisibles par 3, somme que l'on abrège en Tn=3k(nk). Démontrer que

    Tn=2n+2cosnπ33.
  5. Contrôler cette formule pour n=3 et pour n=6, en calculant T3 et T6 directement.

  6. Démontrer que Tn2n323, et interpréter ce résultat.

Exercice 26 ★★★Resoudre (z+1) puissance n egale (z-1) puissance n

Racines n-ièmes de l'unitéÉquations du second degré dans C et relations coefficients-racines

Soit n un entier vérifiant n2. On cherche à résoudre dans C l'équation

(E):(z+1)n=(z1)n.

On note ω=e2iπ/n.

  1. Vérifier que 1 n'est pas solution de (E).

  2. Analyse préliminaire. Démontrer que toute solution de (E) vérifie z+1=z1. Interpréter cette condition géométriquement, et en déduire que les solutions de (E) sont nécessairement de partie réelle nulle.

  3. Soit z un complexe différent de 1. On pose Z=z+1z1. Démontrer que z est solution de (E) si et seulement si Zn=1.

  4. a. Soit Z un complexe. Résoudre, d'inconnue z, l'équation z+1z1=Z ; on distinguera le cas Z=1.

    b. En déduire que (E) possède exactement n1 solutions, à savoir les zk=ωk+1ωk1 pour k compris entre 1 et n1. On justifiera qu'elles sont deux à deux distinctes.

  5. Simplification par l'arc moitié. Démontrer que, pour k compris entre 1 et n1,

    zk=i coskπnsinkπn.

    Vérifier la cohérence avec la question 2, et déterminer à quelle condition l'une des solutions est nulle.

  6. Contrôle. Résoudre entièrement (E) pour n=3 en développant les deux membres, et comparer avec la question 5. Faire de même pour n=2.

Exercice 27 ★★★Trouver deux complexes connaissant leur somme et leur produit

Équations du second degré dans C et relations coefficients-racines

Soient s et p deux nombres complexes fixés. On s'intéresse au système d'inconnue le couple (z1,z2) de complexes

(S):{z1+z2=s,z1z2=p,

et à l'équation associée (E):z2sz+p=0.

  1. a. Démontrer que si le couple (z1,z2) est solution de (S), alors z1 et z2 sont solutions de (E).

    b. Réciproquement, démontrer que si z1 est solution de (E) et si l'on pose z2=sz1, alors le couple (z1,z2) est solution de (S).

    c. Soit δ une racine carrée complexe de Δ=s24p. Décrire tous les couples solutions de (S) à l'aide de δ, et vérifier directement, par le calcul, que le couple obtenu convient.

  2. Résoudre les systèmes suivants, d'inconnue le couple (z1,z2) de complexes.

    a. z1+z2=5 et z1z2=6

    b. z1+z2=2+3i et z1z2=1+3i

  3. Résoudre de même le système z1+z2=1+i et z1z2=5i.

  4. Synthèse. Soit s un nombre réel.

    a. Résoudre dans C l'équation z+1z=s, en discutant selon la position de s par rapport à 2 et 2. Dans chaque cas, préciser le module des solutions.

    b. Démontrer que l'ensemble des complexes non nuls z tels que z+1z soit réel est exactement UR, et décrire l'ensemble des points correspondants du plan.

Exercice 28 ★★★Caracterisation complexe du triangle equilateral

Affixes, distances, alignement et orthogonalité dans le plan complexeRacines n-ièmes de l'unité

Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct. Soient A, B, C trois points deux à deux distincts, d'affixes respectives a, b et c. On pose j=e2iπ/3.

On dit que le triangle ABC est équilatéral direct lorsque AB=BC=CA et que l'angle orienté (AB,AC) a pour mesure π3 modulo 2π. On rappelle que cet angle orienté a pour mesure argcaba modulo 2π.

  1. On pose u=caba, ce qui a un sens puisque ba.

    a. Démontrer que le triangle ABC est équilatéral si et seulement si u=1 et u1=1.

    b. En déduire que le triangle ABC est équilatéral si et seulement si u=eiπ/3 ou u=eiπ/3, et que le premier cas est celui du triangle équilatéral direct. Conclure que

    ABC eˊquilateˊral direct    ca=eiπ/3(ba),

    et interpréter cette égalité à l'aide d'une rotation.

  2. Justifier que 1+j+j2=0, puis démontrer que eiπ/3=j2. En déduire que le triangle ABC est équilatéral direct si et seulement si

    a+jb+j2c=0.
  3. a. Vérifier que, pour tous nombres complexes a, b, c,

    (a+jb+j2c)(a+j2b+jc)=a2+b2+c2abbcca.

    b. En déduire que le triangle ABC est équilatéral (quelle que soit son orientation) si et seulement si a2+b2+c2=ab+bc+ca.

  4. Les triangles suivants sont-ils équilatéraux ? Le premier a pour sommets les points d'affixes 3, i3 et i3 ; le second, les points d'affixes 0, 1 et i. Dans le cas équilatéral, préciser l'orientation.

  5. On prend a=1 et b=3. Déterminer les affixes des deux points C pour lesquels ABC est équilatéral, et dire lequel donne un triangle direct.

Exercice 29 ★★★Etude de la transformation z devient az plus b

Translations, homothéties, rotations et transformations z -> az + bAffixes, distances, alignement et orthogonalité dans le plan complexe

Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct. Soient a un complexe non nul et b un complexe. On note f la transformation qui, au point M d'affixe z, associe le point M d'affixe

z=az+b.

On rappelle que la rotation de centre Ω d'affixe ω et d'angle θ associe au point d'affixe z le point d'affixe ω+eiθ(zω), et que l'homothétie de centre Ω et de rapport k réel non nul associe au point d'affixe z le point d'affixe ω+k(zω).

  1. Reconnaître f dans le cas a=1. Cette transformation admet-elle un point invariant ?

  2. On suppose désormais a1.

    a. Démontrer qu'il existe un unique point Ω invariant par f, et déterminer son affixe ω.

    b. Démontrer que, pour tout complexe z, zω=a(zω).

  3. On suppose toujours a1, et on note Ω le point invariant.

    a. On suppose a=1. Démontrer que f est la rotation de centre Ω et d'angle arg(a).

    b. On suppose a réel strictement positif. Démontrer que f est l'homothétie de centre Ω et de rapport a. Que dire si a est réel strictement négatif ?

    c. Dans le cas général, démontrer que f est la composée, dans l'un ou l'autre ordre, de l'homothétie de centre Ω et de rapport a et de la rotation de centre Ω et d'angle arg(a). Traduire cette description par deux relations portant sur les distances et sur les angles.

  4. Pour chacune des trois transformations ci-dessous, déterminer le point invariant et décrire précisément la transformation : z=iz+2, puis z=2z1+i, puis z=(1+i)z+3.

  5. Composée de deux rotations de centres distincts. Soient Ω1 et Ω2 deux points distincts, d'affixes ω1 et ω2, et soient α et β deux réels. On note r1 la rotation de centre Ω1 et d'angle α, et r2 celle de centre Ω2 et d'angle β.

    a. Déterminer l'expression complexe de r2r1, sous la forme zAz+B.

    b. Discuter la nature de r2r1 selon la valeur de α+β. Dans le cas d'une rotation, préciser l'angle et l'affixe du centre ; dans l'autre cas, préciser le vecteur.

    c. Illustrer les deux cas avec Ω1 l'origine, Ω2 le point d'affixe 1, et les couples d'angles (π2,π2) puis (π2,π2).

Exercice 30 ★★★Alignement, orthogonalite et points cocycliques

Affixes, distances, alignement et orthogonalité dans le plan complexeForme trigonométrique, module et argument, congruences modulo 2 pi

Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct, et l'on note M(z) le point d'affixe z. On utilise librement le résultat du cours : si u et v sont deux vecteurs non nuls d'affixes respectives zu et zv, alors

(u,v)arg(zvzu) [2π].

On note iR l'ensemble des imaginaires purs, c'est-à-dire des complexes de la forme iy avec y réel. Dans tout l'exercice, les points nommés sont deux à deux distincts, et a, b, c, d désignent les affixes de A, B, C, D.

  1. Soit ZC. Démontrer que ZR si et seulement si arg(Z)0 [π], et que ZiR si et seulement si arg(Z)π2 [π].

  2. Démontrer que A, B, C sont alignés si et seulement si cabaR.

  3. Démontrer que les droites (AB) et (AC) sont perpendiculaires si et seulement si cabaiR.

  4. Dans chacun des trois cas suivants, où A a pour affixe 1+i et B pour affixe 3+2i, dire si A, B, C sont alignés, si (AB) et (AC) sont perpendiculaires, ou ni l'un ni l'autre.

    a. C d'affixe 3i

    b. C d'affixe 3i

    c. C d'affixe 2+3i

  5. On admet la propriété de géométrie du plan suivante.

    Propriété admise (angle inscrit). Soient A, B, C, D quatre points deux à deux distincts. Alors A, B, C, D appartiennent à un même cercle ou à une même droite si et seulement si (CA,CB)(DA,DB) [π].

    En déduire que A, B, C, D sont cocycliques ou alignés si et seulement si le quotient de cacb par dadb, c'est-à-dire le nombre Z=cacb×dbda, est réel.

  6. Application. On considère A d'affixe 3+3i, B d'affixe 3+i, C d'affixe 4i, D d'affixe 1+i et D d'affixe 1+2i.

    a. Les points A, B, C, D sont-ils cocycliques ? Si oui, déterminer le centre et le rayon du cercle qui les porte.

    b. Même question pour A, B, C, D.

Exercice 31 ★★★Notation complexe des signaux sinusoidaux

Complexes de module 1, cercle trigonométrique et notation exponentielleTechnique de l'arc moitié et sommes trigonométriques

Dans tout l'exercice, ω désigne un réel strictement positif, fixé une fois pour toutes. On appelle signal sinusoïdal de pulsation ω toute fonction u:RR de la forme

u(t)=Ucos(ωt+φ),tR,

U>0 est l'amplitude et φR la phase du signal. On lui associe son amplitude complexe U=Ueiφ. Additionner deux signaux de même pulsation à l'aide des seules formules d'addition est fastidieux ; tout l'intérêt de la notation complexe est de remplacer ce calcul trigonométrique par une addition dans C.

  1. Vérifier que u(t)=Re(Ueiωt) pour tout réel t. Réciproquement, soit ZC ; démontrer que la fonction tRe(Zeiωt) est un signal sinusoïdal de pulsation ω, dont on précisera l'amplitude et la phase.

  2. Soit ZC tel que Re(Zeiωt)=0 pour tout réel t. Démontrer que Z=0. En déduire que deux signaux sinusoïdaux de pulsation ω sont égaux si et seulement s'ils ont la même amplitude complexe.

  3. Soient u1 et u2 deux signaux sinusoïdaux de pulsation ω, d'amplitudes U1, U2, de phases φ1, φ2, et d'amplitudes complexes U1, U2. On suppose U1+U20. Démontrer que u1+u2 est un signal sinusoïdal de pulsation ω d'amplitude complexe U1+U2, puis que son amplitude U vérifie

U2=U12+U22+2U1U2cos(φ2φ1).
  1. Déterminer l'amplitude et la phase des deux signaux suivants, où U>0.

    a. t3cos(ωt)+4cos(ωt+π2)

    b. tUcos(ωt)+Ucos(ωt+π3)

  2. On considère maintenant deux signaux de même amplitude U>0 : u1(t)=Ucos(ωt+φ1) et u2(t)=Ucos(ωt+φ2). On note ψ=φ2φ1 leur déphasage. Exprimer U1+U2 à l'aide de la technique de l'arc moitié, en déduire l'amplitude et la phase de u1+u2 en discutant selon le signe de cosψ2, puis déterminer à quelle condition sur ψ le signal u1+u2 est nul.

  3. Soit x un réel. Calculer 11+ix et déterminer arg(11+ix). En déduire l'amplitude et la phase du signal d'amplitude complexe S=U1+ix, puis dresser le tableau de ses valeurs pour x=0, x=1 et x=3.

Exercice 32 ★★★★Cas d egalite dans l inegalite triangulaire

Module, propriétés et inégalité triangulaireForme trigonométrique, module et argument, congruences modulo 2 pi

L'inégalité triangulaire z+zz+z est connue ; l'objet de cet exercice est d'en démontrer le cas d'égalité, de le généraliser à n termes, puis de s'en servir pour déterminer des ensembles de points. On note R+ l'ensemble des réels positifs ou nuls et R+ celui des réels strictement positifs.

  1. Soient z,zC.

    a. Démontrer que z+z2=z2+2Re(zz)+z2.

    b. Démontrer que pour tout ZC, Re(Z)Z, avec égalité si et seulement si ZR+.

    c. En déduire l'inégalité triangulaire, ainsi que l'équivalence

z+z=z+z    zzR+.
  1. On suppose de plus z et z non nuls. Démontrer que les trois conditions zzR+, zzR+ et arg(z)arg(z) [2π] sont équivalentes, puis interpréter géométriquement le cas d'égalité à l'aide des points M(z) et M(z).

  2. Soit n2 un entier et z1,,zn des complexes non nuls. Démontrer par récurrence que k=1nzk=k=1nzk si et seulement si tous les zk ont le même argument, c'est-à-dire s'il existe θR tel que zk=zkeiθ pour tout k{1,,n}.

  3. Déterminer l'ensemble E1={zC ; z1+z+1=2} et l'interpréter géométriquement.

  4. Déterminer l'ensemble E2={zC ; z+z1=1}.

  5. On rappelle l'inégalité triangulaire renversée : pour tous z,zC, zzzz. Déterminer son cas d'égalité et le comparer à celui de la question 2.

Exercice 33 ★★★★Valeur exacte de cos(2 pi sur 5) et pentagone regulier

Racines n-ièmes de l'unitéFormules d'Euler et de Moivre, linéarisation, expression de cos(nt)

Les angles usuels π6, π4, π3 ont des cosinus connus, mais pas 2π5. On se propose d'en obtenir la valeur exacte en exploitant les racines cinquièmes de l'unité, puis d'en déduire la longueur du côté du pentagone régulier inscrit dans le cercle unité. Dans tout l'exercice, on pose

ω=e2iπ/5.
  1. Justifier que ω5=1 et ω1, puis démontrer que 1+ω+ω2+ω3+ω4=0.

  2. Démontrer que ω=ω4 et ω2=ω3. On pose désormais u=ω+ω4 et v=ω2+ω3. En déduire que u et v sont réels, avec u=2cos2π5 et v=2cos4π5.

  3. Calculer u+v et uv.

  4. En déduire que u et v sont les deux solutions de l'équation du second degré x2+x1=0, d'inconnue réelle x, puis résoudre cette équation.

  5. Déterminer les signes de u et de v par un encadrement des angles, en déduire les valeurs exactes de cos2π5 et de cos4π5, puis celle de cosπ5. Contrôler numériquement les trois valeurs.

  6. En déduire la valeur exacte de sin2π5.

  7. Démontrer que les points d'affixes 1, ω, ω2, ω3, ω4 sont les sommets d'un pentagone régulier inscrit dans le cercle unité, que la longueur c de son côté vaut 2sinπ5, puis donner la valeur exacte de c à partir des résultats précédents.

Exercice 34 ★★★★Sommes binomiales avec cosinus et sinus

Formules d'Euler et de Moivre, linéarisation, expression de cos(nt)Technique de l'arc moitié et sommes trigonométriques

Soient n un entier naturel non nul et θ un réel. On pose

Cn(θ)=k=0n(nk)cos(kθ)etSn(θ)=k=0n(nk)sin(kθ).
  1. Démontrer que Cn(θ)+iSn(θ)=(1+eiθ)n.

  2. Établir, pour tout réel θ, la factorisation par l'arc moitié

    1+eiθ=2cosθ2eiθ/2.
  3. En déduire que, pour tout réel θ,

    Cn(θ)=2ncosnθ2cosnθ2etSn(θ)=2ncosnθ2sinnθ2.
  4. Ces deux formules sont vraies pour tout réel θ, mais leur lecture en termes de module et d'argument demande de la prudence.

    a. On suppose cosθ2>0. Donner le module et un argument de (1+eiθ)n.

    b. On suppose cosθ2<0. Reprendre la question précédente.

    c. Illustrer la question 4. b avec θ=3π2 et n=3 : calculer C3 et S3 terme à terme, comparer aux formules de la question 3, puis donner le module et un argument du nombre obtenu.

  5. Contrôles.

    a. Vérifier les formules de la question 3 pour θ=0, puis pour θ=π.

    b. Donner une expression de Cn(π3) et de Sn(π3), puis contrôler la première pour n=2 et pour n=6 par un calcul terme à terme.

  6. Somme alternée. Par la même méthode, calculer, pour tout réel θ,

    An(θ)=k=0n(1)k(nk)cos(kθ)etBn(θ)=k=0n(1)k(nk)sin(kθ),

    puis vérifier le résultat pour n=2 (calcul algébrique direct, avec θ quelconque) et pour n=3 avec θ=π3.

Exercice 35 ★★★★Equation en (1+iz) et (1-iz) puissance n, et tangentes

Racines n-ièmes de l'unitéForme trigonométrique, module et argument, congruences modulo 2 pi

Soit n un entier naturel non nul. On étudie l'équation d'inconnue zC

(En):(1+iz)n=(1iz)n.
  1. Préliminaires.

    a. Vérifier que, pour tout zC, 1+iz=i(zi) et 1iz=i(z+i). En déduire que 1+iz=zi et 1iz=z+i.

    b. Démontrer que toute solution de (En) est un nombre réel. Interpréter géométriquement, en termes de distances, la condition obtenue en cours de route.

  2. Soit z un réel. Justifier que 1iz0, puis montrer que

    z est solution de (En)    Zn=1,ouˋ Z=1+iz1iz.

    Vérifier de plus que Z=1 et que Z1.

  3. On note ω=e2iπ/n et on fixe k{0,1,,n1}. Résoudre, d'inconnue réelle z, l'équation 1+iz1iz=ωk : montrer qu'elle n'a aucune solution lorsque n=2k, et qu'elle admet sinon l'unique solution z=tankπn.

  4. En déduire l'ensemble des solutions de (En), puis montrer que (En) admet exactement n solutions si n est impair, et n1 solutions si n est pair.

  5. Traiter entièrement les cas n=3 et n=4 : donner la liste des solutions.

  6. a. Démontrer que, pour tout zC,

    (1+iz)n(1iz)n=j=0n(nj)(1(1)j)(iz)j,

    et observer que seuls les indices j impairs contribuent à cette somme.

    b. Écrire l'équation obtenue pour n=3, puis pour n=4, et retrouver ainsi les solutions de la question 5.

    c. Déduire de l'équation obtenue pour n=3 la valeur de tanπ3, et contrôler.

Exercice 36 ★★★★Image du cercle unite par une transformation homographique

Affixes, distances, alignement et orthogonalité dans le plan complexeModule, propriétés et inégalité triangulaireForme algébrique, parties réelle et imaginaire, conjugaison

Soit aC tel que a<1. On pose

f(z)=za1az,

pour tout complexe z tel que 1az0. On note U={zC ; z=1} le cercle unité et D={zC ; z<1} le disque unité ouvert, de sorte que DU est le disque unité fermé.

  1. a. Démontrer, à l'aide de l'inégalité triangulaire, que 1az0 pour tout zDU : la fonction f est donc définie sur tout le disque unité fermé.

    b. On suppose a0. Déterminer l'unique complexe en lequel f n'est pas définie et calculer son module.

  2. Démontrer que, pour tout zC,

    1az2za2=(1a2)(1z2).
  3. En déduire les deux implications suivantes, puis les interpréter géométriquement.

    a. Si z=1, alors f(z)=1.

    b. Si z<1, alors f(z)<1.

  4. On pose g(w)=w+a1+aw.

    a. Justifier que g est définie sur DU et qu'elle y vérifie les mêmes propriétés que f aux questions 1 et 3.

    b. Démontrer que g(f(z))=z pour tout zDU, et que f(g(w))=w pour tout wDU.

    c. En déduire que f réalise une bijection de DU sur lui-même, dont on précisera la réciproque, ainsi qu'une bijection de D sur D et une bijection de U sur U.

  5. Cas particulier a=12.

    a. Montrer que f(z)=2z12z.

    b. Calculer sous forme algébrique f(0), f(12), f(i) et f(i2), puis vérifier sur chacun de ces exemples les résultats de la question 3.

    c. Déterminer les points fixes de f, c'est-à-dire les complexes z tels que f(z)=z, et constater qu'ils appartiennent à U.

  6. Que deviennent ces résultats si a=1 ? Préciser l'ensemble de définition de f et démontrer que f y est constante.

Bloqué sur « Nombres complexes » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.