PCSI · Chapitre 03 · Premier semestre

Devoir surveillé — Nombres complexes

Sujet type, 240 min, barème sur 20 points. À faire en conditions réelles avant de regarder le corrigé.

Sujet type DS — 240 min, barème sur 20 points. Faites-le en conditions réelles avant de regarder le corrigé (PDF).

Exercice 1 (4 points) — Questions indépendantes

Les six questions sont indépendantes. Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v) et tout point M est identifié à son affixe z.

  1. Écrire sous forme algébrique les deux nombres suivants.

    a. A=2+i1i+1i

    b. B=(1+i)5(1i)3

  2. On pose Z=1+i31i. Déterminer la forme algébrique de Z, puis sa forme trigonométrique. En déduire les valeurs exactes de cos7π12 et de sin7π12.

  3. Déterminer les racines carrées complexes de w=7+24i par la méthode algébrique, c'est-à-dire en cherchant ces racines sous la forme x+iy avec x et y réels, sans passer par la forme trigonométrique.

  4. Résoudre dans C l'équation z2(1+3i)z2+2i=0, puis contrôler le résultat à l'aide des relations entre les coefficients et les racines.

  5. Déterminer et décrire l'ensemble E des points M d'affixe z tels que iz+3i=2.

  6. Écrire 3i sous forme exponentielle, puis en déduire la forme algébrique de (3i)9.

Barème : 1. 0,5 pt — 2. 0,75 pt — 3. 0,75 pt — 4. 0,75 pt — 5. 0,5 pt — 6. 0,75 pt.

Exercice 2 (5 points) — Trigonométrie complexe

Partie A — Linéarisation.

  1. Soit θ un réel. À l'aide de la formule d'Euler et de la formule du binôme, démontrer que
cos4θ=18(cos(4θ)+4cos(2θ)+3).
  1. En déduire la valeur exacte de S=cos4π8+cos43π8+cos45π8+cos47π8.

  2. À l'aide de la formule de Moivre, exprimer cos(4θ) en fonction de cosθ seulement, puis vérifier la cohérence de cette expression avec la question 1.

Partie B — Une somme de cosinus.

Dans cette partie, n désigne un entier naturel et θ un réel. On pose

Cn(θ)=k=0ncos(kθ),Sn(θ)=k=0nsin(kθ),Zn(θ)=k=0neikθ.
  1. a. Traiter le cas θ0 [2π] : donner Zn(θ), Cn(θ) et Sn(θ). b. On suppose désormais θ≢0 [2π]. Calculer Zn(θ) comme somme géométrique, puis, par la technique de l'arc moitié, démontrer que
Zn(θ)=einθ/2sin(n+1)θ2sinθ2.

En déduire Cn(θ) et Sn(θ).

  1. Application numérique : calculer k=06coskπ3 à l'aide de la formule précédente, puis retrouver ce résultat par un calcul direct.

Partie C — Amplitude et phase.

  1. Soient a et b deux réels non tous les deux nuls. Démontrer qu'il existe un réel R>0 et un réel φ, que l'on précisera en fonction de a et de b, tels que
tR,acost+bsint=Rcos(tφ).

On pourra commencer par vérifier que acost+bsint=Re((aib)eit).

  1. Résoudre dans R l'équation cost+3sint=1, puis donner l'ensemble de ses solutions appartenant à [0,2π[.

Barème : 1. 0,75 pt — 2. 0,5 pt — 3. 0,5 pt — 4. 1,25 pt — 5. 0,5 pt — 6. 0,75 pt — 7. 0,75 pt.

Exercice 3 (6 points) — Racines n-ièmes de l'unité

Dans tout l'exercice, n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2. On pose

ω=e2iπ/netUn={zC : zn=1}.

Partie A — L'ensemble Un.

  1. Démontrer que Un={ωk : k{0,1,,n1}} et que ces n nombres sont deux à deux distincts. On précisera le nombre d'éléments de Un.

  2. Soient z et z deux éléments de Un. Démontrer que zzUn, que z0 et 1zUn, et enfin que z=1z. On dira que Un est stable par produit et par passage à l'inverse.

  3. Démontrer que k=0n1ωk=0, et en déduire les deux égalités

k=0n1cos2kπn=0etk=0n1sin2kπn=0.

Partie B — L'équation (z+1)n=(z1)n.

On note (En) l'équation (z+1)n=(z1)n, d'inconnue zC.

  1. Démontrer que toute solution z de (En) vérifie z+1=z1, puis en déduire que toute solution appartient à iR, c'est-à-dire est un imaginaire pur. On donnera l'interprétation géométrique de la condition z+1=z1.

  2. a. Démontrer que 1 n'est pas solution de (En). b. Démontrer que z est solution de (En) si et seulement si z1 et z+1z1Un. c. Démontrer que, pour tout z1, z+1z11.

  3. Soit k{1,,n1}. Résoudre, d'inconnue z, l'équation z+1z1=ωk, et démontrer, par la technique de l'arc moitié, que son unique solution est

zk=icoskπnsinkπn.

En déduire l'ensemble des solutions de (En), et démontrer que (En) possède exactement n1 solutions.

  1. a. Résoudre directement (E3) en développant les deux membres, et comparer au résultat de la question 6. b. Démontrer que 0 est solution de (En) si et seulement si n est pair, et retrouver ce fait sur la description obtenue à la question 6.

Partie C — Une somme binomiale filtrée.

On pose j=e2iπ/3.

  1. a. Démontrer que j3=1, que 1+j+j2=0 et que j=j2. b. Soit m un entier naturel. Démontrer que 1+jm+j2m vaut 3 si 3 divise m, et 0 sinon. On pourra utiliser la division euclidienne de m par 3.

  2. Soit n un entier naturel non nul. On note Tn la somme des coefficients binomiaux (nk) pour lesquels k est un multiple de 3, c'est-à-dire

Tn=p=0n/3(n3p).

Démontrer que Tn=13(2n+2cosnπ3). On pourra calculer (1+1)n+(1+j)n+(1+j2)n.

  1. Vérifier la formule précédente pour n=4, puis pour n=7.

Barème : 1. 0,75 pt — 2. 0,5 pt — 3. 0,75 pt — 4. 0,5 pt — 5. 0,75 pt — 6. 0,75 pt — 7. 0,5 pt — 8. 0,5 pt — 9. 0,75 pt — 10. 0,25 pt.

Exercice 4 (5 points) — Géométrie du plan complexe

Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v). On identifie tout point M à son affixe z.

Partie A — Ensembles de points.

Déterminer et décrire précisément chacun des ensembles suivants (nature et éléments caractéristiques).

  1. E1={M d’affixe z : z3+i=z+13i}. On donnera de plus une équation cartésienne de E1.

  2. E2={M d’affixe z : z+2i=2}.

  3. E3={M d’affixe z : arg(z+2i)2π3 [2π]}. Préciser ce que devient cet ensemble si l'on remplace la congruence modulo 2π par une congruence modulo π.

Partie B — Alignement et orthogonalité.

On considère les points A, B et C d'affixes respectives a=1+i, b=4+2i et c=4i.

  1. Soient P, Q, R trois points deux à deux distincts, d'affixes respectives p, q, r. Justifier les deux caractérisations suivantes :
P,Q,R aligneˊs    rpqpR,(PQ)(PR)    rpqpiR,

iR désigne l'ensemble des imaginaires purs non nuls.

  1. Calculer caba, puis en déduire la nature précise du triangle ABC.

  2. Déterminer l'affixe d du point D tel que le quadrilatère ABDC soit un carré, et justifier que c'en est bien un.

Partie C — Une transformation du plan.

Soient αC et βC. On note g la transformation qui, à tout point M d'affixe z, associe le point M d'affixe g(z)=αz+β.

  1. a. On suppose α=1. Démontrer que g est la translation de vecteur d'affixe β. b. On suppose α1. Démontrer que g admet un unique point fixe Ω, dont on donnera l'affixe zΩ, et que
zC,g(z)zΩ=α(zzΩ).

c. En déduire la nature de g lorsque α est un réel différent de 1, puis lorsque α=1 avec α1.

  1. Application : on pose f(z)=iz+2. Déterminer le point fixe de f et la nature de f. Vérifier que f(b)=c et interpréter le résultat de la question 5. Déterminer enfin la nature de ff.

  2. Question de synthèse. Déterminer l'ensemble des nombres complexes z tels que les points d'affixes z, z2 et z3 soient alignés. On conviendra que trois points sont alignés dès qu'une même droite les contient, ce qui est automatique lorsque deux d'entre eux sont confondus.

Barème : 1. 0,5 pt — 2. 0,5 pt — 3. 0,5 pt — 4. 0,5 pt — 5. 0,5 pt — 6. 0,5 pt — 7. 0,75 pt — 8. 0,5 pt — 9. 0,75 pt.

Bloqué sur « Nombres complexes » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.