MPSI · Chapitre 04 · Premier semestre

Devoir surveillé — Techniques fondamentales de calcul différentiel et intégral

Sujet type, 240 min, barème sur 20 points. À faire en conditions réelles avant de regarder le corrigé.

Sujet type DS — 240 min, barème sur 20 points. Faites-le en conditions réelles avant de regarder le corrigé (PDF).

Exercice 1 (4 points) — Étude d'une fonction logarithme

On considère la fonction f définie par f(x)=xlnx.

Dans tout l'exercice, on utilisera librement le résultat admis à ce stade du cours : si une fonction dérivable h vérifie h0 sur un intervalle I, alors h est croissante sur I ; et si de plus h ne s'annule qu'en un nombre fini de points de I, alors h est strictement croissante sur I.

  1. Déterminer le domaine de définition Df de f, justifier que f est dérivable sur Df, puis déterminer les limites de f aux bornes de Df. On rappelle la croissance comparée limx+lnxx=0. (0,75 pt)

  2. Calculer f(x) pour xDf, puis étudier le signe de f(x). (0,5 pt)

  3. Dresser le tableau de variations complet de f, limites comprises. En déduire que f admet un minimum global sur Df : on précisera sa valeur et le point où il est atteint. (0,5 pt)

  4. En déduire que, pour tout réel x>0, lnxx1, et que l'égalité a lieu si et seulement si x=1. (0,75 pt)

  5. En appliquant l'inégalité de la question 4 au réel 1x, démontrer que pour tout réel x>0 : 11xlnxx1. (0,5 pt)

  6. Soit λ un réel. On s'intéresse au nombre de solutions dans Df de l'équation (Eλ):f(x)=λ. (1 pt)

    a. Démontrer que si λ<1, alors (Eλ) n'admet aucune solution.

    b. Démontrer que (E1) admet une unique solution, que l'on précisera.

    c. Soit λ>1. Démontrer que (Eλ) admet au plus une solution dans ]0,1] et au plus une solution dans [1,+[. On admet, par simple lecture du tableau de variations, qu'elle en admet exactement une dans chacun de ces deux intervalles : conclure sur le nombre total de solutions. Vérifier enfin que e est l'une des deux solutions de (Ee1).

Exercice 2 (5 points) — Autour des fonctions circulaires réciproques

Partie A. Valeurs remarquables et simplifications.

  1. Calculer les trois réels suivants. On justifiera chaque réponse en vérifiant l'appartenance à l'intervalle principal. (0,75 pt)

    a. A=Arcsin(sin7π6)

    b. B=Arccos(cos11π4)

    c. C=Arctan(tan2π3)

  2. Soit x[π2,3π2]. Démontrer que Arcsin(sinx)=πx. Retrouver ainsi la valeur de A. (0,5 pt)

  3. Soit xR. Démontrer que cos(Arctanx)=11+x2, puis que sin(Arctanx)=x1+x2. (0,5 pt)

Partie B. Une fonction composée. On pose g(x)=Arctan1x1+x.

  1. Déterminer le domaine de définition Dg de g, puis les limites de g aux quatre bornes des intervalles qui composent Dg. (0,5 pt)

  2. Justifier que g est dérivable sur Dg et démontrer que, pour tout xDg, g(x)=11+x2. (0,75 pt)

  3. En déduire une expression de g(x) sans symbole de composition, sur chacun des deux intervalles qui composent Dg. On déterminera avec soin la constante sur chaque intervalle. Dresser le tableau de variations de g. (0,5 pt)

Partie C. Une somme d'arctangentes. Pour n2, on pose Sn=k=2nArctan2k2.

  1. Soit k2 un entier. Démontrer que Arctan2k2=Arctan1k1Arctan1k+1. (0,75 pt)

  2. En déduire une expression de Sn sans symbole , puis démontrer que la suite (Sn)n2 converge et que sa limite vaut Arctan3. (0,75 pt)

Exercice 3 (5 points) — Une suite d'intégrales

Pour tout entier naturel n, on pose In=1e(lnx)ndx, avec la convention (lnx)0=1.

Partie A. Premiers termes et relation de récurrence.

  1. Justifier que In est bien définie pour tout nN, calculer I0, puis calculer I1 à l'aide d'une intégration par parties. (0,75 pt)

  2. Démontrer que, pour tout entier n1, In=enIn1. En déduire les valeurs exactes de I2 et de I3. (0,75 pt)

Partie B. Signe, monotonie et limite.

  1. Démontrer que In0 pour tout nN. Puis, en utilisant la relation de Chasles en e et un minorant de (lnx)n sur [e,e], démontrer que In>0. (0,5 pt)

  2. Démontrer que la suite (In)nN est décroissante. (0,25 pt)

  3. Démontrer que, pour tout nN, 0<Inen+1. En déduire la limite de la suite (In). (0,75 pt)

  4. En déduire la limite de la suite (nIn)n1. (0,5 pt)

Partie C. Expression explicite et application.

Pour nN, on pose Tn=k=0n(1)kk!.

  1. Démontrer par récurrence que, pour tout nN, In=(1)nn!(eTn1). (0,75 pt)

  2. En déduire que la suite (Tn) converge et déterminer sa limite. (0,75 pt)

Exercice 4 (6 points) — Équations différentielles et modélisation

Partie A. Une équation linéaire du premier ordre. On considère sur R l'équation

(E1):y+2x1+x2y=11+x2.
  1. Résoudre sur R l'équation homogène associée (H1):y+2x1+x2y=0. (0,5 pt)

  2. Par la méthode de variation de la constante, déterminer l'ensemble des solutions de (E1) sur R. (0,75 pt)

  3. Déterminer l'unique solution y0 de (E1) vérifiant y0(0)=2, vérifier le résultat en réinjectant y0 dans (E1), puis calculer 01y0(x)dx. (0,5 pt)

Partie B. Second ordre à coefficients constants. On note (H):y3y+2y=0.

  1. Résoudre (H) sur R. (0,25 pt)

  2. Expliquer pourquoi aucune fonction de la forme xae2x ne peut être solution de (E2):y3y+2y=4e2x, puis déterminer une solution particulière de (E2) de la forme xaxe2x. (0,5 pt)

  3. À l'aide des fonctions à valeurs complexes, déterminer une solution particulière réelle de (E3):y3y+2y=10sinx. On cherchera d'abord une solution de y3y+2y=10eix sous la forme xzeix avec zC. (0,75 pt)

  4. Résoudre le problème de Cauchy suivant : y3y+2y=4e2x+10sinx, avec y(0)=0 et y(0)=0. (0,5 pt)

Partie C. Décharge d'un condensateur dans un circuit RLC.

Un condensateur de capacité C, préalablement chargé sous la tension u0=12 V, est relié à l'instant t=0 à une bobine d'inductance L montée en série avec un conducteur ohmique de résistance R. On note u(t) la tension aux bornes du condensateur à l'instant t0 et i(t) l'intensité du courant, orientée de sorte que i(t)=Cu(t). La loi des mailles s'écrit uL(t)+uR(t)+u(t)=0, avec uR(t)=Ri(t) et uL(t)=Li(t).

Données numériques : L=0,1 H, C=10 μF=105 F, u(0)=12 V et u(0)=0 (le courant est nul à la fermeture du circuit).

  1. Démontrer que u est solution de l'équation différentielle LCu+RCu+u=0. (0,5 pt)

  2. Écrire l'équation caractéristique associée et calculer son discriminant. Démontrer qu'il existe une valeur Rc, à exprimer en fonction de L et C puis à calculer numériquement, qui sépare trois régimes que l'on nommera. (0,5 pt)

  3. Cas R=250 Ω. Résoudre le problème de Cauchy. Démontrer que u ne s'annule pas sur [0,+[, qu'elle y est strictement décroissante, et déterminer sa limite en +. (0,75 pt)

  4. Cas R=120 Ω. Résoudre le problème de Cauchy, puis écrire la solution sous la forme u(t)=Aeαtcos(ωtφ) avec A>0 et φ]0,π2[. Donner la pseudo-période du signal. (0,5 pt)

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On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.