ECG approfondies · Chapitre 04 · Premier semestre

Exercices — Suites de nombres réels

36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

Sommaire

36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★Majorants, minorants, maximum et minimum

Vocabulaire sur R : ordre, valeur absolue, intervalles, majorants et minorants, maximum et minimum

On considère les six parties de R suivantes.

a. A=[2,5]

b. B=]1,3[

c. C=[0,1[{3}

d. D={4,1,2,7}

e. E={11n  ;  nN}

f. F={n2  ;  nN}

  1. Pour chacune de ces parties, donner un majorant et un minorant lorsqu'il en existe, puis dire si la partie est bornée.

  2. Pour chacune de ces parties, déterminer le maximum et le minimum lorsqu'ils existent. Lorsqu'ils n'existent pas, le justifier.

  3. Une partie majorée de R admet-elle toujours un maximum ? Un majorant d'une partie appartient-il toujours à cette partie ? Répondre en s'appuyant sur les exemples précédents.

Exercice 2 ★★★Premières bornes supérieures et bornes inférieures

Borne supérieure et borne inférieure : existence admise, caractérisationVocabulaire sur R : ordre, valeur absolue, intervalles, majorants et minorants, maximum et minimum

On admet que toute partie non vide et majorée de R admet une borne supérieure, c'est-à-dire un plus petit majorant, et l'énoncé symétrique pour la borne inférieure. On considère les parties suivantes.

a. A=]0,3]

b. B={2+1n  ;  nN}

c. C={(1)nn  ;  nN}

d. D={xQ  ;  x2<5}

e. E=[1,+[

  1. Pour chacune de ces parties, déterminer sup et inf lorsqu'ils existent, et préciser s'ils sont atteints, c'est-à-dire s'ils appartiennent à la partie.

  2. Démontrer soigneusement que inf(B)=2, en utilisant la caractérisation suivante : m=inf(X) si et seulement si m minore X et, pour tout ε>0, il existe xX tel que x<m+ε.

  3. Démontrer que sup(D)=5. On utilisera la densité de Q dans R, ainsi que la croissance de la fonction carré sur [0,+[.

Exercice 3 ★★★Valeur absolue, distance et intervalles

Vocabulaire sur R : ordre, valeur absolue, intervalles, majorants et minorants, maximum et minimum

On rappelle que xy s'interprète comme la distance entre les réels x et y, et que pour r0 :

xcr    crxc+r
  1. Résoudre dans R les équations et inéquations suivantes.

    a. x3=5

    b. 2x+17

    c. x1>2

    d. x+2x4

    e. 3x=x+5

    f. x3=2

  2. a. Écrire l'intervalle [1,7] sous la forme {xR  ;  xcr}.

    b. Écrire l'intervalle ]2,8[ sous la forme {xR  ;  xc<r}.

    c. Réciproquement, écrire sous forme d'intervalle l'ensemble des réels x tels que x+4<1,5.

  3. Soient a et b deux réels tels que a20,1 et b+50,2.

    a. Montrer que a+b+30,3, puis en déduire un encadrement de a+b.

    b. Montrer que ab70,3, puis en déduire une majoration de ab.

    c. On aurait pu majorer directement a+b par a+b. Que donne cette majoration, et pourquoi est-elle moins bonne que celle de la question a ?

Exercice 4 ★★★Partie entière : calculs et encadrement fondamental

Partie entière : définition, encadrement fondamental, densité de Q dans R

Pour xR, on note x la partie entière de x, définie comme le plus grand entier relatif inférieur ou égal à x :

x=max{kZ  ;  kx}

l'existence de ce maximum étant admise. On utilisera librement la croissance de la fonction carré et de la fonction racine carrée sur [0,+[.

  1. Calculer les parties entières suivantes.

    a. 4,7

    b. 3,2

    c. 72

    d. 254

    e. 17

    f. 17

  2. Démontrer l'encadrement fondamental : pour tout xR, xx<x+1.

  3. Soient xR et nN. On pose dn=10nx10n. Montrer que 0xdn<110n, puis calculer d2 pour x=2 et commenter.

  4. Soit nZ. Montrer que pour tout xR, x+n=x+n.

  5. Donner un contre-exemple à l'égalité x+y=x+y.

Exercice 5 ★★★Suites arithmétiques et géométriques : reconnaître et calculer

Suites arithmétiques, géométriques et arithmético-géométriques

  1. Pour chacune des suites suivantes, dire si elle est arithmétique, géométrique, ou ni l'une ni l'autre. Le cas échéant, préciser la raison, le premier terme, et donner l'expression du terme général en fonction de n.

    a. an=3n7, pour nN

    b. b0=10 et bn+1=bn4

    c. cn=2n+35n, pour nN

    d. d0=81 et dn+1=dn3

    e. en=n2, pour nN

  2. Calculer a20, b15 et d5.

  3. Calculer les sommes suivantes.

    a. S=k=412bk

    b. T=k=05dk

Exercice 6 ★★★Étudier la monotonie d'une suite : trois méthodes

Généralités sur les suites : modes de définition, monotonie, suites majorées, minorées, bornées

Pour étudier la monotonie d'une suite (un), on dispose de trois méthodes :

  • Méthode 1 : étudier le signe de la différence un+1un ;
  • Méthode 2 : si tous les termes sont strictement positifs, comparer le quotient un+1un à 1 ;
  • Méthode 3 : si un=f(n), exploiter la monotonie de f.

On utilisera librement la croissance de tt sur [0,+[ et la décroissance de t1t sur ]0,+[.

Étudier la monotonie des suites suivantes, en choisissant à chaque fois la méthode la plus commode et en justifiant ce choix.

a. un=n2+2n, pour nN

b. vn=nn+1, pour nN

c. wn=n!nn, pour nN

d. xn=3nn+1, pour nN

e. yn=1n+1, pour nN

f. zn=(1)nn, pour nN

Exercice 7 ★★★Suites majorées, minorées, bornées

Généralités sur les suites : modes de définition, monotonie, suites majorées, minorées, bornéesVocabulaire sur R : ordre, valeur absolue, intervalles, majorants et minorants, maximum et minimum

  1. Pour chacune des suites suivantes, dire si elle est majorée, minorée, bornée. On exhibera à chaque fois les constantes et on justifiera.

    a. un=3n+1n+2, pour nN

    b. vn=(1)n(1+1n+1), pour nN

    c. wn=n210n, pour nN

    d. tn=52n, pour nN

    e. s0=1 et sn+1=sn2+1

  2. Soit (un)nN une suite réelle. Démontrer que (un)nN est bornée si et seulement s'il existe un réel M tel que unM pour tout nN.

Exercice 8 ★★★Limites par opérations et premières indéterminations

Opérations sur les limites et formes indéterminées

Toutes les limites sont prises quand n tend vers +. On utilisera librement les résultats suivants : pour tout α>0, 1nα0 ; si q<1, alors qn0 ; et si un avec 0, alors un.

Déterminer, si elle existe, la limite de chacune des suites suivantes.

a. un=3n25n+12n2+7

b. vn=4n+3n21, pour n2

c. wn=n3+2n5n2+1

d. xn=n+1n

e. yn=n2+nn

f. zn=2n3n3n+1

g. an=(34)n+5

h. bn=2n+3n+1, pour n1

Exercice 9 ★★★Croissances comparées : le catalogue en action

Comparaison des suites usuelles : croissances comparéesOpérations sur les limites et formes indéterminées

On rappelle le théorème des croissances comparées, toutes les limites étant prises quand n tend vers + :

  • pour tous β>0 et q>1 : nβqn0 ;
  • pour tous α>0 et β>0 : (lnn)αnβ0 ;
  • pour tout a>0 : ann!0 ;
  • enfin n!nn0.

On utilisera aussi librement les propriétés du logarithme népérien vues au lycée, ainsi que le résultat suivant : si q<1, alors qn0.

Déterminer la limite de chacune des suites suivantes.

a. un=n32n

b. vn=(lnn)2n, pour n1

c. wn=3nn!

d. xn=n!nn, pour n1

e. yn=2n+n103n

f. zn=nlnn, pour n1

g. an=5nn100, pour n1

h. bn=n(23)n

Exercice 10 ★★★★Sommes de termes consécutifs : arithmétiques et géométriques

Suites arithmétiques, géométriques et arithmético-géométriques

On rappelle les deux formules du cours : pour tout nN,

k=0nk=n(n+1)2,et, pour tout reˊel q1,k=0nqk=1qn+11q

On utilisera librement le résultat suivant : si q<1, alors qn tend vers 0 quand n tend vers +, et si q>1, alors qn tend vers +.

Dans les questions 1., p et n désignent deux entiers naturels vérifiant pn.

  1. a. Combien y a-t-il d'entiers k tels que pkn ?

    b. Calculer An=k=pnk en fonction de n et de p.

    c. Calculer Bn=k=pn(2k+1) en fonction de n et de p, et donner le résultat sous forme factorisée.

  2. Calculer Cn=k=0n13k pour nN, puis Dn=k=2n13k pour n2.

  3. Calculer En=k=0n(2k+3k) pour nN.

  4. Soit q un réel quelconque et n2. Calculer Fn(q)=k=2nqk en distinguant deux cas.

  5. Déterminer les limites des suites (Cn)nN et (Dn)n2, puis celle de (En)nN.

Exercice 11 ★★★★Suite arithmético-géométrique : la méthode du point fixe

Suites arithmétiques, géométriques et arithmético-géométriquesConvergence et divergence : définition quantifiée, unicité de la limite

On utilisera librement les propriétés suivantes, vues au lycée : la fonction ln est strictement croissante sur ]0,+[, elle vérifie ln(xn)=nln(x) pour x>0 et nN, et ln(x)<0 lorsque 0<x<1. On rappelle enfin que qn tend vers 0 si q<1 et vers + si q>1.

Partie A. On considère la suite (un)nN définie par u0=3 et, pour tout nN,

un+1=3un4
  1. Calculer u1, u2 et u3.

  2. Déterminer l'unique réel tel que =34. Ce réel est appelé point fixe de la relation.

  3. On pose vn=un pour tout nN. Démontrer que (vn)nN est géométrique, préciser sa raison et son premier terme.

  4. En déduire vn, puis un, en fonction de n. Vérifier la formule obtenue sur u0, u1 et u2.

  5. Étudier la monotonie de (un)nN, puis déterminer sa limite.

Partie B. On considère la suite (wn)nN définie par w0=0 et, pour tout nN,

wn+1=0,4wn+3
  1. Déterminer le point fixe de cette relation, puis démontrer que la suite (tn)nN définie par tn=wn est géométrique.

  2. En déduire wn en fonction de n, vérifier la formule sur w0, w1 et w2, puis déterminer la limite de (wn)nN.

  3. Déterminer le plus petit entier N tel que, pour tout nN, on ait wn103.

Partie C. Soit a et b deux réels, et (xn)nN une suite vérifiant xn+1=axn+b pour tout nN.

  1. Expliquer pourquoi la méthode des parties A et B tombe en panne lorsque a=1 et b0, et déterminer alors directement xn en fonction de n ainsi que la limite de (xn)nN.

  2. Dans le cas a1, donner sans nouveau calcul l'expression de xn en fonction de n, de a, de b et de x0, puis énoncer à quelle condition sur a la suite (xn)nN converge.

Exercice 12 ★★★★Caractériser la borne supérieure avec les epsilon

Borne supérieure et borne inférieure : existence admise, caractérisation

On rappelle le résultat admis du cours : toute partie non vide et majorée de R admet une borne supérieure, notée sup(A), qui est par définition le plus petit des majorants de A. On rappelle aussi que max(A) désigne, lorsqu'il existe, un majorant de A qui appartient à A.

  1. Soit A une partie non vide et majorée de R, et soit M un réel.

    a. Démontrer que M=sup(A) si et seulement si les deux conditions suivantes sont vérifiées :

    (i)aA, aMet(ii)ε>0, aA, a>Mε

    b. Expliquer en une phrase ce que traduit concrètement la condition (ii).

  2. Soit A=]0,3[. Démontrer, à l'aide de la caractérisation, que sup(A)=3. La partie A admet-elle un maximum ?

  3. Soit B={11n  ;  nN}.

    a. Démontrer que sup(B)=1.

    b. La partie B admet-elle un maximum ? Un minimum ?

  4. Soient A et B deux parties de R telles que AB, avec A non vide et B majorée. Justifier que sup(A) et sup(B) existent, puis démontrer que sup(A)sup(B).

  5. Soit A une partie non vide et majorée de R, et M=sup(A).

    a. Démontrer qu'il existe une suite (an)nN d'éléments de A qui converge vers M.

    b. Donner explicitement une telle suite pour la partie B de la question 3.

Exercice 13 ★★★★Encadrements avec la partie entière et passage à la limite

Partie entière : définition, encadrement fondamental, densité de Q dans RPassage à la limite dans les inégalités, théorème d'encadrement, théorèmes de comparaison

On rappelle la définition de la partie entière : pour tout réel t, t est l'unique entier m tel que mt<m+1. On utilisera librement la croissance de la fonction racine carrée sur [0,+[ ainsi que la formule k=1nk=n(n+1)2.

  1. Démontrer que, pour tout réel t,
t1<tt
  1. Soit x un réel fixé. Pour nN, on pose un=nxn.

    a. Démontrer que (un)nN converge vers x.

    b. En déduire que tout réel est la limite d'une suite de nombres rationnels, c'est-à-dire que Q est dense dans R.

  2. Soit x un réel fixé. Pour nN, on pose vn=1n2k=1nkx. Déterminer la limite de (vn)nN.

  3. Pour nN, on pose wn=nn.

    a. Calculer w1, w4 et w5 (valeur exacte, puis valeur approchée à 104 près pour w5). La suite (wn)nN est-elle monotone ?

    b. Déterminer la limite de (wn)nN.

Exercice 14 ★★★★Revenir à la définition de la limite : déterminer un rang

Convergence et divergence : définition quantifiée, unicité de la limite

Dans tout l'exercice, on n'utilise aucun théorème sur les opérations sur les limites : tout se démontre à partir de la définition quantifiée. On utilisera en revanche librement l'inégalité triangulaire a+ba+b et la propriété tt<t+1 de la partie entière.

  1. Écrire, à l'aide de quantificateurs, la proposition « la suite (un)nN converge vers le réel ».

  2. On pose, pour tout nN, un=2n+1n+3.

    a. Calculer un2, puis simplifier un2.

    b. Déterminer le plus petit entier N tel que, pour tout nN, on ait un2102.

    c. Soit ε>0 quelconque. Déterminer, à l'aide de la partie entière, un entier N (dépendant de ε) tel que, pour tout nN, on ait un2ε. Conclure que (un)nN converge vers 2.

    d. Comparer, pour ε=102, le rang fourni par la formule de la question c. et celui de la question b. Le rang obtenu doit-il être le plus petit possible ?

  3. Écrire la négation de la proposition de la question 1.

  4. a. Démontrer, en revenant à la définition, que la suite de terme général (1)n ne converge pas vers 1. Démontrer ensuite qu'elle ne converge vers aucun réel.

    b. On pose vn=3n+2n+1 pour nN. Démontrer que (vn)nN ne converge pas vers 2,9. Vers quel réel converge-t-elle ?

Exercice 15 ★★★★Quotients et racines : factoriser le terme dominant

Opérations sur les limites et formes indéterminées

On utilisera librement les résultats suivants, admis à ce stade du programme :

  • si une suite (tn) de réels positifs converge vers t0, alors (tn) converge vers t ; si (an) converge vers a, alors (ean) converge vers ea ;
  • pour tout réel c>0 et tout nN, cn=enln(c) ;
  • la croissance comparée limn+ln(n)n=0 ;
  • si (tn) est une suite de réels non nuls convergeant vers 0, alors ln(1+tn)tn converge vers 1.

Déterminer la limite de chacune des six suites suivantes, en rédigeant intégralement.

a. un=4n2+3nn+1

b. vn=n2+nn

c. wn=n(n+1n)

d. xn=n+3nn+1n

e. yn=3n+ln(n)2n5ln(n)

f. zn=(n+2n+1)n

Exercice 16 ★★★★Théorème d'encadrement : sommes à n termes

Passage à la limite dans les inégalités, théorème d'encadrement, théorèmes de comparaison

Pour tout nN, on pose

Sn=k=1n1n2+k,Tn=k=1nkn2+k,Un=k=1n1n2+k

On utilisera librement la croissance de la fonction racine carrée sur [0,+[ ainsi que la formule k=1nk=n(n+1)2.

  1. Calculer les valeurs exactes de S2 et de T2.

  2. Soit nN et soit k un entier tel que 1kn. Encadrer n2+k, puis en déduire un encadrement de 1n2+k.

  3. Déterminer la limite de (Sn)nN.

  4. Déterminer la limite de (Tn)nN.

  5. Déterminer la limite de (Un)nN.

  6. Un élève écrit : « chaque terme de Tn tend vers 0 quand n tend vers +, donc Tn tend vers 0 ». Expliquer précisément pourquoi ce raisonnement est faux.

Exercice 17 ★★★★Comparaison et divergence vers l'infini

Passage à la limite dans les inégalités, théorème d'encadrement, théorèmes de comparaisonComparaison des suites usuelles : croissances comparées

On rappelle le théorème de comparaison : si unvn à partir d'un certain rang et si vn+, alors un+. On utilisera aussi la croissance comparée du cours : pour tout réel q>1 et tout réel β>0,

limn+qnnβ=+

ainsi que la croissance de la fonction racine carrée sur [0,+[.

  1. Pour nN, on pose un=k=1n1k. Démontrer que unn, puis déterminer la limite de (un)nN.

  2. Pour nN, on pose vn=2nn3.

    a. Calculer v5, v9 et v10. Que remarque-t-on ?

    b. Démontrer que (vn)nN tend vers +.

  3. Pour nN, on pose wn=n+(1)nn. Expliquer pourquoi les théorèmes d'opérations sur les limites ne s'appliquent pas, puis démontrer que (wn)nN tend vers +.

  4. On considère la suite (tn)nN définie par t0=1 et, pour tout nN,

tn+1=tn+1tn

a. Démontrer par récurrence que, pour tout nN, tn1. Que garantit ce résultat quant à la définition de la suite ?

b. Démontrer que, pour tout nN, tn+12tn2+2, puis que tn22n+1.

c. En déduire la limite de (tn)nN.

  1. Un élève affirme : « unvn et vn+, donc un+ ». Réfuter cette affirmation par un contre-exemple, et énoncer précisément ce qu'il faut pour conclure.

Exercice 18 ★★★★Récurrence linéaire d'ordre 2 : la méthode complète

Suites récurrentes linéaires d'ordre 2 à coefficients constants (racines réelles)

On rappelle la méthode du cours. Soit a et b deux réels avec b0, et (un)nN une suite vérifiant, pour tout nN,

un+2=aun+1+bun

On lui associe son équation caractéristique r2=ar+b, c'est-à-dire r2arb=0, de discriminant Δ.

  • Si Δ>0, l'équation a deux racines réelles distinctes r1 et r2, et il existe deux réels λ et μ tels que un=λr1n+μr2n pour tout n.
  • Si Δ=0, l'équation a une racine double r, et il existe deux réels λ et μ tels que un=(λ+μn)rn pour tout n.

Les constantes λ et μ se déterminent ensuite à l'aide des deux premiers termes. En ECG, les énoncés sont toujours construits de sorte que Δ0 : le cas Δ<0 conduirait à des racines complexes, hors programme dans cette filière.

  1. Soit (un)nN définie par u0=1, u1=4 et, pour tout nN, un+2=5un+16un.

    a. Calculer u2 et u3.

    b. Écrire et résoudre l'équation caractéristique.

    c. Exprimer un en fonction de n, et vérifier la formule sur u0, u1, u2 et u3.

    d. Déterminer la limite de (un)nN.

  2. Soit (vn)nN définie par v0=1, v1=6 et, pour tout nN, vn+2=4vn+14vn. Reprendre les quatre questions précédentes pour cette suite.

  3. Soit (wn)nN définie par w0=0, w1=1 et, pour tout nN,

wn+2=56wn+116wn

Exprimer wn en fonction de n, vérifier la formule sur les trois premiers termes, puis déterminer la limite de (wn)nN.

  1. Démontrer que, quels que soient les réels λ et μ, la suite de terme général λ3n+μ2n vérifie la relation de récurrence de la question 1. Expliquer alors pourquoi les conditions initiales déterminent λ et μ de façon unique.

Exercice 19 ★★★★La suite de Fibonacci et le nombre d'or

Suites récurrentes linéaires d'ordre 2 à coefficients constants (racines réelles)Comparaison des suites usuelles : croissances comparées

On considère la suite de Fibonacci (Fn)nN définie par F0=0, F1=1 et

nN,Fn+2=Fn+1+Fn.

On utilisera librement la valeur approchée 52,2360680.

1. Calculer F2, F3, F4, F5, F6, F7, F8, F9 et F10.

2. Écrire l'équation caractéristique associée à la relation de récurrence, vérifier que son discriminant est strictement positif, et déterminer ses deux racines. On note φ la plus grande des deux (c'est le nombre d'or) et ψ l'autre.

3. Vérifier les trois relations φ+ψ=1, φψ=1 et φψ=5. En déduire que ψ=1φ et que ψ=1φ. Donner les valeurs approchées de φ et de ψ à 107 près.

4. Déterminer les réels λ et μ tels que

nN,Fn=λφn+μψn.

Cette égalité s'appelle la formule de Binet.

5. Vérifier la formule de Binet pour n=2, n=3 et n=4 par le calcul exact, sans valeur approchée. On pourra utiliser la relation φ2=φ+1, et la relation analogue pour ψ.

6. Montrer que φ>1 et que ψ<1. En déduire que

nN,Fnφn15,

puis que Fn tend vers +.

7. Déterminer limn+n2Fn.

8. Montrer que, pour tout n1, Fn1, puis que la suite (Fn+1Fn)n1 converge vers φ. Comparer avec les valeurs numériques obtenues à la question 1.

9. Montrer que, pour tout n1,

Fnφn5<12,

autrement dit que Fn est l'entier le plus proche de φn5. Vérifier ce résultat pour n=10, en admettant d'abord que φn=Fnφ+Fn1 pour tout n1 (que l'on démontrera).

Exercice 20 ★★★★Théorème de la limite monotone : croissante et majorée

Théorème de la limite monotone : suites monotones bornéesGénéralités sur les suites : modes de définition, monotonie, suites majorées, minorées, bornées

Dans tout l'exercice, on utilisera librement les propriétés du logarithme népérien et de l'exponentielle connues depuis le lycée : la stricte croissance de ln sur ]0,+[ et de exp sur R, la relation ln(ab)=ln(a)+ln(b) pour a>0 et b>0, et l'équivalence ln(x)y    xey pour x>0. On admet également l'inégalité

x>1,ln(1+x)x,

qui sera démontrée dans le chapitre sur les fonctions d'une variable réelle, postérieur à celui-ci.

Aucune des trois suites étudiées ci-dessous n'a de limite calculable avec les outils de ce chapitre : l'objectif est précisément de démontrer qu'une limite existe sans la connaître.

Partie A. Une somme dont les termes décroissent géométriquement

Pour tout entier n1, on pose un=k=1n1k2k.

1. Calculer u1, u2, u3, u4 et u5 (valeurs exactes sous forme de fractions irréductibles, puis approchées à 106 près).

2. Étudier la monotonie de la suite (un)n1.

3. Montrer que, pour tout entier k1, 1k2k12k. En déduire, à l'aide de la somme des termes consécutifs d'une suite géométrique, que

n1,un112n1.

4. En déduire que (un)n1 converge. Peut-on donner la valeur de sa limite ? Donner le meilleur encadrement de que fournissent les questions précédentes.

Partie B. Un produit

Pour tout entier n1, on pose vn=k=1n(1+12k).

5. Calculer v1, v2, v3, v4 et v5 (valeurs exactes, puis approchées à 106 près).

6. Montrer que vn>0 pour tout n1, puis que la suite (vn)n1 est strictement croissante.

7. On pose Ln=ln(vn). Exprimer Ln sous forme d'une somme, puis montrer que Ln1 pour tout n1. En déduire que vne.

8. Conclure quant à la convergence de (vn)n1 et encadrer sa limite.

Partie C. Une suite définie par récurrence

On considère la suite (wn)nN définie par

w0=1etnN,wn+1=wn+1(n+1)(n+2)wn.

9. Calculer w1, w2 et w3 (valeurs exactes), puis w4 et w5 (valeurs approchées à 106 près).

10. Montrer par récurrence que, pour tout nN, le terme wn est bien défini et vérifie wn1. En déduire que la suite (wn)nN est strictement croissante.

11. Montrer que, pour tout nN, wn+1wn1(n+1)(n+2), puis que 1(j+1)(j+2)=1j+11j+2 pour tout entier j0. En sommant les accroissements, en déduire que

nN,wn21n+12.

12. Conclure quant à la convergence de (wn)nN et encadrer sa limite.

Partie D. Ce que le théorème dit, et ce qu'il ne dit pas

13. Vrai ou faux : « une suite croissante et majorée par M converge vers M » ? Justifier par une démonstration ou par un contre-exemple. Que peut-on affirmer, en revanche, sur la position de la limite par rapport à M et par rapport aux termes de la suite ? Une majoration stricte un<M valable pour tout n donne-t-elle <M ?

Exercice 21 ★★★★Premières suites adjacentes

Suites adjacentes

Partie A. Préliminaire

1. Rappeler la définition de deux suites adjacentes et l'énoncé du théorème des suites adjacentes.

2. Soient (un) croissante, (vn) décroissante, telles que vnun0. Montrer que unvn pour tout n. En notant la limite commune, en déduire que

nN,unvn.

Partie B. Un premier couple

Pour tout entier n1, on pose

un=31netvn=3+2n2.

3. Vérifier les trois conditions de l'adjacence.

4. Que peut-on en déduire ? Ici, la limite commune se calcule directement : la donner.

5. Donner l'encadrement de la limite fourni par le rang n=10. À partir de quel rang l'encadrement unvn a-t-il une amplitude inférieure ou égale à 101 ?

Partie C. Une somme alternée

Pour tout entier n1, on pose

sn=k=1n(1)k+1k=112+13+(1)n+1n,

puis an=s2n et bn=s2n+1.

6. Calculer s1, s2, s3, s4, s5, s6, s7, s8 et s9 sous forme de fractions, puis en valeurs approchées à 106 près. Que constate-t-on sur les termes de rang pair, sur ceux de rang impair ?

7. Montrer que (an)n1 est croissante, que (bn)n1 est décroissante, et que bnan=12n+1.

8. En déduire que (an) et (bn) convergent vers une même limite , et encadrer à l'aide du rang n=4. À partir de quel rang n l'encadrement obtenu a-t-il une amplitude inférieure ou égale à 102 ?

9. On admet le résultat suivant : si les termes de rang pair et les termes de rang impair d'une suite convergent vers une même limite, alors la suite entière converge vers cette limite. Qu'en déduit-on pour (sn)n1 ?

Partie D. Les trois conditions sont-elles indispensables ?

10. Pour chacun des deux couples suivants, dire quelle condition de l'adjacence est en défaut, et pourquoi la conclusion du théorème tombe en même temps.

a. un=n et vn=n+1n, pour n1.

b. un=1n et vn=1+1n, pour n1.

Exercice 22 ★★★★Suite récurrente : stabilité, monotonie et limite

Suites définies par une relation u(n+1) = f(u(n)) : stabilité, monotonie, limite éventuelleThéorème de la limite monotone : suites monotones bornées

On considère la suite (un)nN définie par

u0=0etnN,un+1=2+un.

On note f la fonction définie par f(x)=2+x pour x2.

On utilisera librement les deux faits suivants, connus depuis le lycée :

Comparaison des carrés. Pour a0 et b0, on a ab si et seulement si a2b2.

Passage à la limite (admis). La fonction f est continue sur [2,+[ : si un avec 2, alors 2+un2+.

1. Calculer u1, u2, u3, u4 et u5 (valeurs approchées à 106 près). Quelle conjecture peut-on formuler ?

2. Montrer que l'intervalle [0,2] est stable par f, c'est-à-dire que f(x)[0,2] dès que x[0,2]. En déduire par récurrence que un est bien défini et que 0un2, pour tout nN.

3. Pour nN, calculer un+12un2 et le factoriser. En déduire que (un) est croissante.

4. En déduire que (un) converge vers un réel , et préciser un encadrement de .

5. Déterminer . On prendra garde à ne retenir que les solutions acceptables de l'équation obtenue.

6. On remplace maintenant la valeur initiale par u0=5, la relation de récurrence étant inchangée. Calculer les cinq premiers termes, puis reprendre l'étude : intervalle stable, monotonie, convergence, limite. Qu'est-ce qui change, qu'est-ce qui ne change pas ?

7. Pour quelles valeurs de u0 la suite est-elle définie pour tout n ? Dans ce cas, que vaut sa limite ?

Exercice 23 ★★★Termes de rang pair et de rang impair

Convergence et divergence : définition quantifiée, unicité de la limiteGénéralités sur les suites : modes de définition, monotonie, suites majorées, minorées, bornées

Aucun théorème général sur les suites extraites n'est disponible : toutes les démonstrations de la partie A doivent revenir à la définition quantifiée de la limite, rappelée ici. Une suite (un)nN converge vers un réel lorsque

ε>0,NN,nN,unε.

Partie A. Le résultat

Soit (un)nN une suite réelle et un réel.

1. On suppose que (un) converge vers . Démontrer que (u2n)nN et (u2n+1)nN convergent vers .

2. On suppose réciproquement que (u2n) et (u2n+1) convergent vers la même limite . Démontrer que (un) converge vers . On portera une attention particulière au choix du rang à partir duquel l'inégalité est valable.

3. La convergence de (u2n) seule suffit-elle à assurer celle de (un) ? Justifier.

Partie B. Deux suites qui divergent

4. Soit un=(1)n. Démontrer, à l'aide de la partie A, que (un) diverge.

5. Soit, pour nN,

vn=(1)nn2+nn2+1.

Calculer v0, v1, v2, v3 et v4, puis déterminer les limites de (v2n) et de (v2n+1). Conclure.

Partie C. Une suite qui converge

6. Soit, pour nN, wn=2n+(1)nn+1. Étudier séparément les termes de rang pair et ceux de rang impair, et en déduire la limite de (wn).

Partie D. Une suite récurrente

On considère la suite définie par

u0=0etnN,un+1=11+un.

On note h la fonction définie par h(x)=1+x2+x pour x0. On utilisera librement la valeur approchée 52,2360680, ainsi que le fait suivant.

Passage à la limite (admis). La fonction h est continue sur [0,1] : si une suite de termes appartenant à [0,1] converge vers un réel L de [0,1], alors la suite de ses images par h converge vers h(L).

7. Calculer u1, u2, u3, u4, u5 et u6 sous forme de fractions irréductibles, puis en valeurs approchées à 107 près. La suite semble-t-elle monotone ?

8. Montrer que, pour tout nN, un est bien défini et 0un1.

9. Montrer que, pour tout nN, un+2=1+un2+un, c'est-à-dire un+2=h(un). Montrer ensuite que, pour x0 et y0,

h(x)h(y)=xy(2+x)(2+y),

et en déduire que h est croissante sur R+.

10. En déduire que (u2n) est croissante et que (u2n+1) est décroissante, puis que ces deux suites convergent.

11. Montrer que les deux limites sont égales à =512, puis conclure sur la limite de (un) et en donner une valeur approchée à 107 près.

Exercice 24 ★★★Borne supérieure d'une réunion et d'une somme d'ensembles

Borne supérieure et borne inférieure : existence admise, caractérisationVocabulaire sur R : ordre, valeur absolue, intervalles, majorants et minorants, maximum et minimum

Dans tout l'exercice, A et B désignent deux parties de R non vides et majorées. On pose α=sup(A) et β=sup(B), dont l'existence est garantie par la propriété de la borne supérieure (admise). On note

A+B={a+b  ;  aA, bB}et, pour λR,λA={λa  ;  aA}.

Partie A. Préliminaires

1. Rappeler la définition de sup(A), puis sa caractérisation par les ε. Énoncer de même la caractérisation de inf(A).

2. Soient x et y deux réels tels que xy+ε pour tout ε>0. Montrer que xy.

3. Soient A et C deux parties de R telles que AC et C majorée. Montrer que sup(A) existe et que sup(A)sup(C).

Partie B. Réunion

4. Montrer que AB est non vide et majorée, puis que

sup(AB)=max(sup(A),sup(B)).

Partie C. Somme

5. Montrer que A+B est non vide et majorée, puis que

sup(A+B)=sup(A)+sup(B).

6. Application. On prend A=[0,1[ et B={21n  ;  nN}. Déterminer sup(A), sup(B) et sup(A+B). Ces bornes supérieures sont-elles des maximums ?

Partie D. Multiplication par un réel

7. Soit λ>0. Montrer que sup(λA)=λsup(A). Que se passe-t-il pour λ=0 ?

8. Soit λ<0. On suppose de plus, dans cette question, que A est bornée. Montrer que sup(λA)=λinf(A). Donner un exemple de partie non vide et majorée A pour laquelle sup(A) n'existe pas : pourquoi faut-il supposer A bornée ?

Partie E. Intersection

9. On suppose AB. Montrer que sup(AB)min(sup(A),sup(B)). Donner un contre-exemple montrant que cette inégalité peut être stricte. Que dire si AB= ?

Partie F. Et pour un produit ?

10. On pose AB={ab  ;  aA, bB}. Montrer, à l'aide de A=B={2,0}, que l'égalité sup(AB)=sup(A)×sup(B) est fausse en général.

Exercice 25 ★★★Approcher une racine carrée par la méthode de Héron

Suites définies par une relation u(n+1) = f(u(n)) : stabilité, monotonie, limite éventuelleThéorème de la limite monotone : suites monotones bornées

Soit a>0 un réel fixé. On considère la suite (un)nN définie par un premier terme u0>0 et par

nN,un+1=12(un+aun).

L'idée, connue depuis l'Antiquité, est la suivante : si un est une valeur approchée de a par excès, alors aun en est une par défaut, et leur moyenne est une bien meilleure approximation. On utilisera librement la croissance de la fonction racine carrée sur R+.

1. Montrer que, pour tout nN, un est bien défini et un>0.

2. Montrer que, pour tout nN,

un+12a=14(unaun)2.

En déduire que una pour tout n1.

3. Montrer que la suite (un)n1 est décroissante.

4. En déduire que (un) converge, puis déterminer sa limite.

5. Montrer que, pour tout nN,

un+1a=(una)22un,

puis que, pour tout n1,

0un+1a(una)22a.

6. Pour n1, on pose dn=una2a. Montrer que 0dn+1dn2, puis, par récurrence, que

n1,dnd12n1.

7. Application numérique : a=2 et u0=2. Calculer u1, u2, u3 et u4 sous forme de fractions irréductibles, puis en valeurs approchées. Pour chacun, indiquer combien de décimales de 2 sont exactes. On donne 21,414213562373095.

8. Toujours pour a=2 et u0=2, majorer d1 par une puissance de 2, puis déterminer, à l'aide de la question 6, un rang à partir duquel un approche 2 à 1030 près.

Exercice 26 ★★★Moyenne de Cesàro

Passage à la limite dans les inégalités, théorème d'encadrement, théorèmes de comparaisonConvergence et divergence : définition quantifiée, unicité de la limite

À toute suite réelle (un)n1 on associe la suite de ses moyennes :

n1,vn=1nk=1nuk.

L'objectif est de démontrer le théorème de Cesàro : si (un) converge vers , alors (vn) converge vers . On rappelle la définition quantifiée de la limite et l'inégalité triangulaire :

k=1nxkk=1nxk.

Partie A. Trois exemples

1. On prend uk=(12)k. Calculer k=1nuk, en déduire une expression de vn, puis les limites de (un) et de (vn).

2. On prend uk=k. Calculer vn et déterminer sa limite.

3. On prend uk=(1)k. Calculer k=1nuk en distinguant selon la parité de n, en déduire vn, puis montrer que (vn) converge vers 0. La suite (un) converge-t-elle ?

Partie B. Le théorème de Cesàro

On suppose dans cette partie que (un) converge vers un réel . Soit ε>0.

4. a. Justifier l'existence d'un entier N01 tel que ukε2 pour tout kN0.

b. Montrer que, pour tout n1, vn=1nk=1n(uk).

c. On pose C=k=1N0uk. Montrer que, pour tout n>N0,

vnCn+ε2.

d. Conclure : préciser un rang N à partir duquel vnε, et rédiger la conclusion.

Partie C. La réciproque, et une application

5. La réciproque du théorème est-elle vraie ? Justifier.

6. Montrer que 1nk=1n1k tend vers 0.

Partie D. Le cas d'une limite infinie

7. On suppose que un+. Démontrer que vn+. Vérifier la cohérence avec la question 2.

Partie E. Une application classique

8. Soit (un)nN une suite telle que un+1un, où est un réel. Démontrer que unn.

9. Application : u0=1 et un+1=un+nn+1 pour nN. Calculer u1,,u6, déterminer la limite de unn, et comparer avec la valeur de u1010 sachant que u108,071032.

Exercice 27 ★★★Dichotomie et suites adjacentes

Suites adjacentesSuites définies par une relation u(n+1) = f(u(n)) : stabilité, monotonie, limite éventuelle

On pose P(x)=x3+x1 pour xR. On admet les deux faits suivants : l'équation P(x)=0 admet une unique solution α dans l'intervalle [0,1], et P est strictement croissante sur [0,1].

On construit deux suites (an)nN et (bn)nN par le procédé de dichotomie : on pose a0=0 et b0=1, puis, pour tout nN, on note mn=an+bn2 le milieu de l'intervalle courant et l'on définit

si P(mn)0  :an+1=mnetbn+1=bn,si P(mn)>0  :an+1=anetbn+1=mn.

1. Calculer P(0) et P(1). Montrer que, pour tout x[0,1],

P(x)0    xα.

2. Effectuer les trois premières étapes de la dichotomie : donner m0, P(m0), puis [a1,b1], et de même pour les étapes suivantes, jusqu'à [a3,b3]. Toutes les valeurs seront données sous forme de fractions exactes, accompagnées de leurs valeurs décimales.

3. Montrer par récurrence que, pour tout nN,

0anαbn1.

4. Montrer que bnan=12n pour tout nN.

5. Montrer que (an) est croissante, que (bn) est décroissante, et en déduire que les deux suites sont adjacentes.

6. Montrer que (an) et (bn) convergent toutes deux vers α.

7. Combien d'étapes de dichotomie faut-il effectuer pour obtenir un encadrement de α d'amplitude inférieure ou égale à 103 ? Et à 106 ?

8. Montrer que mnα12n+1. En déduire, à partir de l'étape 4 de la dichotomie (que l'on effectuera), une valeur approchée de α et la précision garantie.

Exercice 28 ★★★La constante d'Euler et la suite harmonique

Suites adjacentesComparaison des suites usuelles : croissances comparées

Pour tout entier n1, on pose

Hn=k=1n1k=1+12+13++1n.

La suite (Hn)n1 s'appelle la suite harmonique. On utilisera librement les propriétés du logarithme népérien vues au lycée : ln est strictement croissante sur ]0,+[, ln(1)=0, ln(ab)=ln(a)+ln(b) et ln(n)+.

On admet l'encadrement suivant, qui sera démontré au chapitre sur les fonctions (il est aussi établi à l'exercice 33 de cette fiche, à partir du nombre e) :

kN,1k+1    ln(k+1)ln(k)    1k.

1. Calculer les valeurs exactes de H1, H2, H3 et H4 sous forme de fractions irréductibles. Montrer que la suite (Hn)n1 est strictement croissante.

2. Démontrer que, pour tout n1, k=1n(ln(k+1)ln(k))=ln(n+1).

3. En déduire que, pour tout entier n1,

ln(n+1)    Hn    1+ln(n).

Indication pour la majoration : appliquer la minoration admise à l'indice k1, pour k allant de 2 à n.

4. En déduire la limite de (Hn).

5. Montrer que, pour tout n2, 1Hnln(n)1+1ln(n), puis déterminer limn+Hnln(n).

6. Pour n1, on pose

un=Hnln(n)etvn=Hnln(n+1).

Montrer que (un) est décroissante, que (vn) est croissante, et que unvn0. Que peut-on en conclure ?

7. La limite commune de ces deux suites est notée γ : c'est la constante d'Euler. Donner un encadrement de γ à partir du rang n=5, avec quatre décimales. Vérifier que 0<γ<1.

8. Montrer que 0unγ1n. Combien de termes faudrait-il calculer pour obtenir γ à 102 près par cette méthode ?

Exercice 29 ★★★Démontrer les croissances comparées

Comparaison des suites usuelles : croissances comparéesGénéralités sur les suites : modes de définition, monotonie, suites majorées, minorées, bornées

Les croissances comparées sont souvent admises et utilisées comme des recettes. Le but de cet exercice est de les démontrer, toutes à partir d'un seul outil : le critère du quotient.

On utilisera librement les deux résultats suivants, établis dans les chapitres précédents.

  • Inégalité de Bernoulli : pour tout réel x1 et tout mN, (1+x)m1+mx.
  • Factorisation : pour tous réels a, b et tout entier m1, ambm=(ab)j=0m1ajbm1j.

Partie A. Le critère du quotient

Soit (un)nN une suite à termes strictement positifs. On suppose qu'il existe un réel k[0,1[ et un entier N tels que

nN,un+1un    k.

1. Démontrer par récurrence que, pour tout nN, unuNknN.

2. En déduire que un0.

3. Montrer sur un exemple que l'hypothèse « il existe k<1 » ne peut pas être remplacée par la seule hypothèse « un+1un<1 pour tout n ». On pourra considérer un=1+1n pour n1.

Partie B. Trois croissances comparées

Soit q>0 fixé. On pose un=qnn! pour nN.

4.a. Calculer un+1un.

4.b. On pose N=2q+1. Montrer que, pour tout nN, un+1un12.

4.c. Conclure que qnn!0.

On pose maintenant un=n!nn pour n1.

5.a. Montrer que un+1un=1(1+1n)n.

5.b. À l'aide de l'inégalité de Bernoulli, montrer que (1+1n)n2, puis conclure que n!nn0.

Soient enfin q>1 et αN. On pose un=nαqn pour n1.

6.a. À l'aide de la factorisation rappelée plus haut, montrer que pour tout réel x[0,1] et tout αN, (1+x)α1+(2α1)x.

6.b. On pose C=2α1 et k=1+q2q. Vérifier que 0<k<1.

6.c. Montrer que pour nN, où N=2Cq1+1, on a un+1unk. Conclure que nαqn0.

7. Application. Déterminer, en justifiant par les résultats précédents, les limites de

an=3nn!,bn=n5(1,01)n,cn=n32nn!.

Exercice 30 ★★★Une suite récurrente non monotone : la majoration de l'erreur

Suites définies par une relation u(n+1) = f(u(n)) : stabilité, monotonie, limite éventuellePassage à la limite dans les inégalités, théorème d'encadrement, théorèmes de comparaison

On considère la suite (un)nN définie par

u0=0etnN,un+1=12+un.

Dans l'exercice 22, la suite étudiée était croissante et majorée : le théorème de la limite monotone suffisait à conclure. Ici, on va voir que ce théorème est inutilisable, et qu'une autre méthode, plus puissante, permet non seulement de démontrer la convergence mais aussi de majorer l'erreur commise à chaque rang.

On utilisera librement la croissance de la fonction racine carrée sur [0,+[ et les propriétés du logarithme népérien.

1. Calculer u1, u2, u3, u4 et u5 sous forme de fractions irréductibles, puis en valeurs approchées à 107 près. Que constate-t-on sur la position des termes les uns par rapport aux autres ?

2. Montrer que l'intervalle [0,1] est stable, c'est-à-dire que 12+x[0,1] dès que x[0,1]. En déduire par récurrence que un est bien défini et que 0un1 pour tout nN.

3. Montrer que si un réel [0,1] vérifie =12+, alors 2+21=0. Résoudre cette équation et en déduire que le seul candidat possible est =21.

4. Démontrer que, pour tout nN,

un+1=(un)(2+un)(2+).

5. En déduire que les termes de la suite sont alternativement au-dessous et au-dessus de . La suite (un) est-elle monotone ? Le théorème de la limite monotone permet-il de conclure ?

6. Déduire de la question 4 que, pour tout nN,

un+1    14un.

7. En déduire par récurrence que un(14)n(21), puis que (un) converge vers =21.

8. Déterminer un entier n à partir duquel la majoration précédente garantit une erreur un inférieure à 104. Comparer avec l'erreur réellement observée à la question 1.

9. Reprendre la question 6 en majorant plus finement le produit (2+un)(2+). Quelle constante obtient-on ?

Exercice 31 ★★★Racine double et récurrence avec second membre constant

Suites récurrentes linéaires d'ordre 2 à coefficients constants (racines réelles)Suites arithmétiques, géométriques et arithmético-géométriques

Cet exercice traite les deux situations que le cours ne détaille pas toujours : le cas de la racine double, et le cas d'une équation avec second membre.

On utilisera librement la croissance comparée nqn0 pour q>1 (démontrée à l'exercice 29).

Partie A. Une racine double

On considère la suite (un)nN définie par

u0=2,u1=3,etnN,un+2=un+114un.

1. Calculer u2, u3 et u4 sous forme de fractions irréductibles.

2. Écrire l'équation caractéristique associée, calculer son discriminant et déterminer ses racines.

3. En déduire la forme générale des suites vérifiant cette relation de récurrence, puis déterminer un en fonction de n à l'aide des conditions initiales.

4. Vérifier la formule obtenue sur les rangs 2, 3 et 4.

5. Déterminer limn+un.

Partie B. Un second membre constant

On considère la suite (vn)nN définie par

v0=3,v1=6,etnN,vn+2=5vn+16vn+2.

6. Calculer v2, v3 et v4.

7. Déterminer le réel c tel que la suite constante égale à c vérifie la relation de récurrence. On appelle (c) une solution particulière de l'équation.

8. On pose wn=vnc. Montrer que (wn) vérifie la relation de récurrence homogène wn+2=5wn+16wn.

9. Résoudre l'équation homogène, puis en déduire l'expression de vn en fonction de n.

10. Vérifier la formule obtenue sur les rangs 2, 3 et 4.

11. Déterminer limn+vn, ainsi que limn+vn3n.

12. Pour quelles valeurs du second membre constant b la méthode de la question 7 fonctionne-t-elle sur une équation vn+2=a1vn+1+a0vn+b ? Que se passerait-il si 1 était racine de l'équation caractéristique ?

Exercice 32 ★★★Un modèle de placement avec versements annuels

Suites arithmétiques, géométriques et arithmético-géométriquesThéorème de la limite monotone : suites monotones bornées

Un contrat d'épargne rapporte un intérêt annuel de 3% : chaque année, le capital est multiplié par 1,03. Les intérêts sont versés le 31 décembre ; l'épargnant effectue son versement (ou son retrait) juste après.

Dans tout l'exercice, les montants sont arrondis au centime. On utilisera librement les propriétés du logarithme népérien.

Partie A. Phase d'épargne

Un épargnant place 10000 euros au 1er janvier de l'année 0, puis verse 1200 euros à la fin de chaque année. On note Cn le capital, en euros, au bout de n années. Ainsi C0=10000.

1. Justifier que, pour tout nN, Cn+1=1,03Cn+1200. Calculer C1, C2 et C3.

2. Déterminer le réel c tel que c=1,03c+1200. On pose dn=Cnc. Montrer que (dn) est géométrique, préciser sa raison et son premier terme.

3. En déduire l'expression de Cn en fonction de n. Vérifier la formule pour n=0, n=1 et n=2.

4. Calculer C10. Montrer que (Cn) est croissante, puis déterminer sa limite.

5. Au bout de combien d'années entières le capital dépasse-t-il 30000 euros ? Vérifier le résultat en calculant les deux capitaux qui encadrent la réponse.

6. On reprend la question en laissant le versement annuel libre : on note V le montant versé chaque année, le capital initial restant de 10000 euros. Établir la formule générale donnant le capital Cn, puis déterminer le versement annuel minimal, à l'euro près, permettant d'atteindre 50000 euros au bout de 15 ans.

Partie B. Phase de retrait

Un retraité dispose maintenant de 60000 euros placés au même taux de 3%, et retire 4500 euros à la fin de chaque année. On note Dn le capital au bout de n années, avec D0=60000.

7. Écrire la relation de récurrence vérifiée par (Dn), puis déterminer Dn en fonction de n par la même méthode qu'en partie A.

8. Montrer que (Dn) est décroissante. Au bout de combien d'années le capital est-il épuisé ? Vérifier en calculant le dernier capital positif et en constatant que le retrait suivant est impossible.

9. On remplace 60000 par un capital initial D0 quelconque, le taux et le retrait restant inchangés. Pour quelles valeurs de D0 le capital ne diminue-t-il jamais ? Interpréter la valeur seuil obtenue.

Exercice 33 ★★★★La suite de terme général (1 + 1/n) puissance n

Théorème de la limite monotone : suites monotones bornéesSuites arithmétiques, géométriques et arithmético-géométriques

Pour tout entier n1, on pose

un=(1+1n)netvn=(1+1n)n+1.

On rappelle l'inégalité de Bernoulli : pour tout réel x1 et tout entier mN,

(1+x)m    1+mx.

On utilisera librement les propriétés du logarithme népérien vues au lycée (ln strictement croissante sur ]0,+[, ln(am)=mln(a) pour a>0), et l'on admet que le nombre e est l'unique réel vérifiant ln(e)=1.

1. Calculer u1, u2, u5, v1, v2 et v5 sous forme de fractions, puis en valeurs approchées à 106 près. Que peut-on conjecturer ?

2. Montrer que vn=(1+1n)un, et en déduire que 0<un<vn pour tout n1.

3. Montrer que, pour tout n1,

un+1un=(11(n+1)2)n+1×n+1n.

4. À l'aide de l'inégalité de Bernoulli, en déduire que un+1un1, puis que (un)n1 est croissante.

5. Montrer de même que, pour tout n1,

vnvn+1=(1+1n(n+2))n+2×nn+1,

puis que (vn)n1 est décroissante.

6. Montrer que un4 pour tout n1, puis que 0<vnun4n. Conclure que (un) et (vn) sont adjacentes. On note e leur limite commune.

7. Donner l'encadrement de e fourni par les rangs n=1, n=5 et n=10. Combien de rangs faudrait-il environ pour obtenir une amplitude inférieure à 102 ? Que penser de cette méthode de calcul de e ?

8. Déduire de la question 6 que, pour tout n1,

(1+1n)n    e    (1+1n)n+1,

puis, en passant au logarithme, que

1n+1    ln(n+1)ln(n)    1n.

C'est exactement l'encadrement admis à l'exercice 28 : il est donc démontré.

Exercice 34 ★★★★Une suite définie implicitement par une équation

Suites définies par une relation u(n+1) = f(u(n)) : stabilité, monotonie, limite éventuellePassage à la limite dans les inégalités, théorème d'encadrement, théorèmes de comparaison

Jusqu'ici, les suites de la fiche étaient données par une formule explicite ou par une relation de récurrence. En voici une d'un troisième type : chaque terme est défini comme la solution d'une équation, sans qu'aucune formule ne le donne. C'est une situation très fréquente aux concours.

Pour tout entier n1, on note fn la fonction définie sur [0,1] par

fn(x)=xn+x1.

On admet que, pour tout n1, l'équation fn(x)=0 possède au moins une solution dans ]0,1[ (ce point sera justifié au chapitre sur les fonctions, par le théorème des valeurs intermédiaires appliqué à fn qui est continue, avec fn(0)=1<0 et fn(1)=1>0). L'unicité, elle, sera démontrée dans l'exercice. On note xn cette solution :

xn]0,1[etxnn+xn1=0.

1. Déterminer x1 par le calcul. Déterminer x2 exactement en résolvant une équation du second degré, puis en donner une valeur approchée à 106 près.

2. Soient 0a<b1 et n1. Montrer que an<bn, puis que fn(a)<fn(b). Conclure que fn est strictement croissante sur [0,1], et en déduire l'unicité de xn.

3. Soit n1. Comparer xn+1n+1 et xn+1n, puis en déduire le signe de fn(xn+1).

4. En déduire que la suite (xn)n1 est strictement croissante.

5. Montrer que (xn) converge vers un réel , et justifier que 121.

6. On suppose par l'absurde que <1.

6.a. Montrer que, pour tout n1, 0<xnnn, puis que xnn0.

6.b. Calculer autrement la limite de xnn en utilisant l'équation vérifiée par xn. Conclure.

7. Encadrer x3 puis x4 à 103 près par balayage. Justifier soigneusement pourquoi un changement de signe de fn suffit ici à localiser xn. Vérifier la cohérence avec les questions 4 et 6.

Exercice 35 ★★★★Le nombre e par deux suites adjacentes

Suites adjacentesComparaison des suites usuelles : croissances comparées

Pour tout entier n0, on pose

un=k=0n1k!=10!+11!+12!++1n!,

et, pour tout entier n1,

vn=un+1n×n!.

On rappelle la convention 0!=1, et la relation (n+1)!=(n+1)×n!.

Partie A. Deux suites adjacentes

1. Calculer u0, u1, u2, u3, u4 et u5 sous forme de fractions irréductibles, puis v1, v2, v3, v4 et v5.

2. Montrer que la suite (un)n1 est strictement croissante.

3. Démontrer que, pour tout n1,

vn+1vn=1n!×n×(n+1)2.

En déduire que la suite (vn)n1 est strictement décroissante. Ce calcul doit être mené très soigneusement : c'est le cœur de l'exercice.

4. Montrer que vnun0, puis conclure que (un)n1 et (vn)n1 sont adjacentes. On note e leur limite commune.

5. Justifier que, pour tout n1, l'encadrement est strict : un<e<vn.

6. Donner l'encadrement de e obtenu au rang n=5. Combien de décimales de e peut-on en déduire avec certitude ? Reprendre au rang n=7.

7. Comparer la vitesse de convergence avec celle des suites de l'exercice 33.

Partie B. Le nombre e est irrationnel

On raisonne par l'absurde et l'on suppose que e est rationnel. Comme e>0, on peut alors écrire e=pq avec p et q entiers naturels non nuls.

8. Montrer que q!×uq est un entier naturel. On pourra montrer que q!k! est un entier pour tout k tel que 0kq.

9. Montrer que q!×e est un entier naturel.

10. À l'aide de la question 5, montrer que le nombre N=q!(euq) vérifie 0<N<1.

11. Conclure que e est irrationnel.

Exercice 36 ★★★★La moyenne arithmético-géométrique de Gauss

Suites adjacentesSuites définies par une relation u(n+1) = f(u(n)) : stabilité, monotonie, limite éventuelle

Deux suites définies l'une par l'autre : à chaque étape, on remplace un couple de nombres par sa moyenne arithmétique et sa moyenne géométrique. C'est un procédé étudié par Gauss dès 1799, et encore utilisé aujourd'hui pour calculer des constantes avec un très grand nombre de décimales.

Soient a0 et b0 deux réels tels que 0<b0<a0. On définit les suites (an)nN et (bn)nN par

an+1=an+bn2etbn+1=anbn.

On utilisera librement la croissance de la fonction racine carrée sur [0,+[.

1. Montrer par récurrence que, pour tout nN, les nombres an et bn sont bien définis et strictement positifs.

2. (Inégalité arithmético-géométrique.) Soient x0 et y0. En partant de (xy)20, montrer que

xy    x+y2,

avec égalité si et seulement si x=y.

3. Montrer par récurrence que bnan pour tout nN.

4. En déduire que, pour tout nN,

bn    bn+1    an+1    an.

Que peut-on dire de la monotonie de (an) et de (bn) ?

5. Montrer que, pour tout nN,

0    an+1bn+1    anbn2,

puis que 0anbna0b02n.

6. Conclure que (an) et (bn) sont adjacentes. Leur limite commune est notée M(a0,b0) : c'est la moyenne arithmético-géométrique de a0 et b0.

7. On prend a0=2 et b0=1. Calculer a1, b1, a2, b2, a3 et b3, en valeurs approchées à 106 près. Comparer les écarts anbn obtenus avec la majoration de la question 5.

8. Toujours avec a0=2 et b0=1, démontrer que, pour tout nN,

an+1bn+1=(anbn)22(an+bn)2    (anbn)28.

Commenter la vitesse de convergence observée à la question 7.

Bloqué sur « Suites de nombres réels » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.