ECG approfondies · Chapitre 11 · Troisième semestre

Exercices — Fonctions réelles définies sur Rⁿ

36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

Sommaire

36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★Domaines de définition de fonctions de deux variables

Fonctions de plusieurs variables : domaine de définition, graphe, lignes de niveau

Lorsqu'une fonction de deux variables est donnée par une expression, son domaine de définition est l'ensemble

D={(x,y)R2  ;  l’expression f(x,y) a un sens}

On rappelle les trois contraintes usuelles : un dénominateur doit être non nul, l'expression sous une racine carrée doit être positive ou nulle, l'argument d'un logarithme doit être strictement positif.

1. Déterminer le domaine de définition de chacune des fonctions suivantes, puis décrire géométriquement la partie du plan obtenue (demi-plan, disque, réunion de quadrants, plan privé d'une courbe, etc.).

a. f(x,y)=x+y

b. g(x,y)=ln(xy)

c. h(x,y)=1x2+y21

d. k(x,y)=4x2y2

e. (x,y)=xy1

f. m(x,y)=ln(xy)

2. Parmi ces six domaines, lesquels contiennent le point A(2,1) ?

3. Écrire le domaine de définition de k à l'aide de la norme euclidienne de R2. S'agit-il de la boule ouverte B(0,2) ?

Exercice 2 ★★★★Parties ouvertes, fermées, bornées du plan

Norme euclidienne, boules, parties ouvertes, fermées et bornées

On rappelle les définitions, où x=x12++xn2 désigne la norme euclidienne de Rn et B(a,r)={xRn  ;  xa<r} la boule ouverte de centre a et de rayon r>0.

  • Une partie U de Rn est ouverte lorsque, pour tout aU, il existe r>0 tel que B(a,r)U.
  • Une partie F de Rn est fermée lorsque son complémentaire RnF est ouvert.
  • Une partie X de Rn est bornée lorsqu'il existe un réel M0 tel que uM pour tout uX.

On utilisera librement les résultats suivants du cours. Si φ est une fonction continue sur Rn et c un réel, alors {x  ;  φ(x)<c} et {x  ;  φ(x)>c} sont des parties ouvertes, tandis que {x  ;  φ(x)c}, {x  ;  φ(x)c} et {x  ;  φ(x)=c} sont des parties fermées. Une intersection de deux ouverts est ouverte, une réunion de deux ouverts est ouverte, une intersection de deux fermés est fermée. Enfin, toute fonction polynomiale est continue sur Rn.

1. Pour chacune des six parties suivantes du plan, dire si elle est ouverte, si elle est fermée, si elle est bornée. Chaque réponse doit être justifiée.

a. A1={(x,y)R2  ;  x2+y2<4}

b. A2={(x,y)R2  ;  1x2+y29}

c. A3={(x,y)R2  ;  x>0 et y>0}

d. A4={(x,y)R2  ;  x+2y=3}

e. A5={(x,y)R2  ;  0x<1 et 0y<1}

f. A6={(x,y)R2  ;  xy1}

2. Montrer que A1 est exactement la boule ouverte B(0,2), puis écrire A2 à l'aide de la norme euclidienne.

3. Une partie de R2 qui n'est pas ouverte est-elle nécessairement fermée ? Répondre en s'appuyant sur la liste précédente.

Exercice 3 ★★★Lignes de niveau de quatre fonctions usuelles

Fonctions de plusieurs variables : domaine de définition, graphe, lignes de niveau

Soit f une fonction définie sur une partie D de R2 et soit k un réel. On appelle ligne de niveau k de f la partie du plan

Ck={(x,y)D  ;  f(x,y)=k}

Les quatre fonctions étudiées ci-dessous sont définies sur R2 tout entier.

1. Soit f(x,y)=2x+y. Déterminer Ck pour tout réel k et préciser la nature géométrique de cette ligne de niveau.

2. Soit g(x,y)=x2+y2. Déterminer Ck en discutant selon le signe de k, et préciser à chaque fois la nature géométrique de l'ensemble obtenu.

3. Soit h(x,y)=xy. Déterminer Ck en distinguant le cas k=0 des cas k0.

4. Soit p(x,y)=yx2. Déterminer Ck pour tout réel k et préciser sa nature géométrique.

5. Pour chacune de ces quatre fonctions, déterminer le niveau de la ligne de niveau qui passe par le point A(3,4), puis donner l'équation de cette ligne.

Exercice 4 ★★★★Continuité par les théorèmes opératoires

Continuité d'une fonction de plusieurs variables, opérations, fonctions polynomiales

On rappelle les résultats du cours qui permettent de conclure à la continuité sans jamais revenir à la définition.

  • Toute fonction polynomiale de n variables est continue sur Rn (résultat admis). En particulier, les fonctions coordonnées (x,y)x et (x,y)y sont continues sur R2.
  • La somme et le produit de deux fonctions continues sur une partie D sont continus sur D.
  • Le quotient de deux fonctions continues sur D est continu sur D, à condition que le dénominateur ne s'annule en aucun point de D.
  • Si u est continue sur D à valeurs dans un intervalle I et si φ est une fonction d'une variable continue sur I, alors la composée φu est continue sur D.

1. Pour chacune des cinq fonctions suivantes, déterminer le plus grand domaine D sur lequel l'expression a un sens, puis justifier entièrement la continuité de la fonction sur D en n'invoquant que les théorèmes opératoires.

a. f(x,y)=x32xy2+5y+1

b. g(x,y)=xyx2+y2+1

c. h(x,y)=ex2y

d. k(x,y)=ln(x+y)xy

e. (x,y,z)=xyzx2+y2+z2

2. Soit φ(x,y)=1x2y2. Déterminer son domaine de définition D et le décrire géométriquement. Les théorèmes opératoires permettent-ils de conclure à la continuité de φ sur D tout entier, bord compris ?

3. Soit P une fonction polynomiale de deux variables. Rappeler pourquoi P est continue sur R2, puis en déduire que la fonction (x,y)1P(x,y) est continue sur U={(x,y)R2  ;  P(x,y)0}.

Exercice 5 ★★★Premiers calculs de dérivées partielles

Fonctions partielles et dérivées partielles d'ordre 1

On rappelle la définition. Soit f une fonction de deux variables définie sur un ouvert U de R2 et soit a=(a1,a2)U. La première fonction partielle de f en a est la fonction d'une variable tf(t,a2), et la dérivée partielle 1f(a) est, lorsqu'elle existe, le nombre dérivé de cette fonction partielle en t=a1. On définit de même 2f(a) à partir de tf(a1,t).

En pratique, cela signifie que l'on calcule 1f en dérivant l'expression par rapport à x, la variable y étant traitée comme une constante, et réciproquement pour 2f.

1. Calculer les deux dérivées partielles d'ordre 1 de chacune des fonctions suivantes. On précisera au préalable l'ouvert sur lequel on travaille lorsque ce n'est pas R2.

a. f(x,y)=3x2y4xy3+7x2y+5

b. g(x,y)=(x+2y)(x2y)

c. h(x,y)=xyx+y

d. k(x,y)=ex2y

e. (x,y)=ln ⁣(x2+y2)

f. m(x,y)=x2+y2+1

2. Pour la fonction k de l'item d, écrire explicitement la première fonction partielle tk(t,3), la dériver comme une fonction d'une seule variable, et vérifier que le résultat coïncide avec 1k(x,3).

3. Vérifier que la fonction m de l'item f satisfait, pour tout (x,y)R2,

x1m(x,y)+y2m(x,y)=x2+y2x2+y2+1

Exercice 6 ★★★Gradient en un point et norme du gradient

Gradient d'une fonction en un pointFonctions partielles et dérivées partielles d'ordre 1

On rappelle que si f admet des dérivées partielles d'ordre 1 en un point a d'un ouvert U de Rn, son gradient en a est le vecteur de Rn

f(a)=(1f(a),,nf(a))

1. Soit f(x,y)=x33xy+y2. Calculer f(x,y) pour tout (x,y)R2, puis f(2,1).

2. Soit g(x,y)=e2xy. Calculer g(x,y) pour tout (x,y)R2, puis g(1,2).

3. Soit h(x,y)=x2+y2. Préciser un ouvert U de R2 sur lequel h admet des dérivées partielles d'ordre 1, calculer h(x,y) sur U, puis h(3,4).

4. Soit p(x,y,z)=xy+yz+zx. Calculer p(x,y,z) pour tout (x,y,z)R3, puis p(3,1,1).

5. Calculer les deux normes euclidiennes h(3,4) et p(3,1,1).

Exercice 7 ★★★★Fonctions de classe C1 et théorèmes opératoires

Fonctions de classe C1 et théorèmes opératoires

On rappelle la définition. Une fonction f est dite de classe C1 sur un ouvert U de Rn lorsqu'elle admet des dérivées partielles d'ordre 1 en tout point de U et que les n fonctions 1f,,nf sont continues sur U.

Les théorèmes opératoires sont les mêmes que pour la continuité. Toute fonction polynomiale est de classe C1 sur Rn. Une somme, un produit de fonctions de classe C1 sur U est de classe C1 sur U ; un quotient l'est également, à condition que le dénominateur ne s'annule pas sur U. Enfin, si u est de classe C1 sur U à valeurs dans un intervalle ouvert I et si φ est une fonction d'une variable de classe C1 sur I, alors φu est de classe C1 sur U.

1. Pour chacune des cinq fonctions suivantes, déterminer le plus grand ouvert U sur lequel elle est de classe C1, et rédiger entièrement la justification : quel est cet ouvert, pourquoi est-ce un ouvert, et quels théorèmes opératoires permettent de conclure.

a. f(x,y)=x3y2x+y2

b. g(x,y)=x2+yxy

c. h(x,y)=ln ⁣(1x2y2)

d. k(x,y)=x+2y

e. q(x,y,z)=zexy+ln(z)

2. Pour la fonction k de l'item d, calculer k(x,y) sur l'ouvert trouvé et vérifier directement que les deux composantes du gradient y sont continues.

3. Pourquoi la définition d'une fonction de classe C1 exige-t-elle de se placer sur un ouvert ?

Exercice 8 ★★★★Recherche de points critiques

Points critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremum

1. Soit f une fonction de classe C1 sur un ouvert U de Rn. Rappeler ce qu'est un point critique de f, puis énoncer la condition nécessaire d'ordre 1 vérifiée par un extremum local.

2. Déterminer tous les points critiques de chacune des quatre fonctions suivantes, définies sur R2. On ne demande pas de déterminer la nature de ces points.

a. f(x,y)=x2+y24x+6y+1

b. g(x,y)=x2+xy+y23x3y

c. h(x,y)=x33x+y2

d. p(x,y)=x3+y33xy

3. Vrai ou faux ? Si f est de classe C1 sur un ouvert U et si aU vérifie f(a)=0, alors f admet un extremum local en a. On justifiera la réponse, au besoin en étudiant la fonction q(x,y)=xy au point (0,0) le long de deux directions bien choisies.

Exercice 9 ★★★★Développement limité d'ordre 1 et approximation affine

Développement limité d'ordre 1 et approximation affine

On rappelle le théorème. Si f est de classe C1 sur un ouvert U de Rn et si aU, alors f admet un développement limité d'ordre 1 en a :

f(a+h)=f(a)+f(a),h+hε(h)

ε(h) tend vers 0 quand h tend vers 0. En négligeant le dernier terme, on obtient l'approximation affine de f au voisinage de a :

f(a+h)f(a)+f(a),hpour h proche de 0

1. Soit f(x,y)=x2+y2 et a=(3,4).

a. Justifier que f est de classe C1 sur un ouvert contenant a, puis calculer f(a) et f(a).

b. Écrire le développement limité d'ordre 1 de f en a.

c. En déduire une valeur approchée de 3,022+3,962. Comparer à la valeur exacte arrondie à 105 près et préciser l'écart commis.

2. Soit g(x,y)=xy et a=(6,3).

a. Déterminer un ouvert U sur lequel g est de classe C1 et contenant a, puis calculer g(a) et g(a).

b. Écrire le développement limité d'ordre 1 de g en a.

c. En déduire une valeur approchée de 6,032,97. Comparer à la valeur exacte, qui est un rationnel simple, et donner l'écart exact.

3. Dans chacun des deux cas, comparer l'écart commis à h. Commenter au regard du terme hε(h) du développement limité.

Exercice 10 ★★★Norme euclidienne et boules : calculs et inclusions

Norme euclidienne, boules, parties ouvertes, fermées et bornées

Dans tout l'exercice, Rn est muni de son produit scalaire canonique x,y=i=1nxiyi et de la norme euclidienne associée x=x,x. Pour aRn et r>0, on note

B(a,r)={xRn  ;  xa<r}

1. Calculer les normes suivantes.

a. uu=(3,4)

b. vv=(1,2)

c. ww=(1,2,2)

d. zz=(2,3,6)

2. Calculer la distance ac entre a=(1,2) et c=(4,6), puis la distance entre P=(1,0,2) et Q=(3,2,4).

3. On pose a=(1,2). Dire, en justifiant, lesquels des trois points (3,3), (4,5) et (1,5) appartiennent à la boule B(a,3).

4. On note H={(x1,x2)R2  ;  x1+x2<6} et on garde a=(1,2).

a. Montrer que pour tout h=(h1,h2) de R2, on a h1+h22h.

b. Déterminer le plus grand réel r>0 tel que B(a,r)H.

5. On garde a=(1,2) et c=(4,6). Déterminer le plus grand réel r>0 tel que B(a,r)B(c,8).

6. Soient a et c deux points de Rn, et soient r>0 et R>0. Montrer que si ac+rR, alors B(a,r)B(c,R).

7. Montrer que les deux boules B((1,2),3) et B((6,6),2) sont disjointes.

Exercice 11 ★★★Ouvert, ferme, borne : cinq parties du plan

Norme euclidienne, boules, parties ouvertes, fermées et bornéesContinuité d'une fonction de plusieurs variables, opérations, fonctions polynomiales

Le plan R2 est muni de sa norme euclidienne. On considère les cinq parties suivantes.

a. D1={(x,y)R2  ;  x>0,  y>0,  x+y<1}

b. D2={(x,y)R2  ;  x2+y24,  y0}

c. D3={(x,y)R2  ;  yex}

d. D4={(x,y)R2  ;  x2+y2<1,  y0}

e. D5={(x,y)R2  ;  x2+y22xy1}

1. Rappeler les définitions d'une partie ouverte, d'une partie fermée et d'une partie bornée de R2. Montrer ensuite que si f est continue sur R2 et si c est un réel, alors {(x,y)R2  ;  f(x,y)<c} est ouverte, puis en déduire que {(x,y)R2  ;  f(x,y)c} est fermée.

2. Décrire géométriquement chacune des cinq parties.

3. Pour D1 : déterminer si elle est ouverte, si elle est fermée, si elle est bornée.

4. Mêmes questions pour D2.

5. Mêmes questions pour D3.

6. Mêmes questions pour D4.

7. Mêmes questions pour D5, puis répondre par vrai ou faux, avec justification.

a. L'intersection de deux parties de R2 dont aucune n'est fermée ne peut pas être fermée.

b. Toute partie bornée de R2 est fermée.

c. Si f et g sont continues sur R2, alors {(x,y)R2  ;  f(x,y)>0 et g(x,y)>0} est ouverte.

Exercice 12 ★★★★Lignes de niveau d'une fonction de production de Cobb-Douglas

Fonctions de plusieurs variables : domaine de définition, graphe, lignes de niveauModélisation économique : coût, profit, utilité, ajustement par moindres carrés

Une entreprise produit un bien à partir de deux facteurs : le capital, en quantité K>0, et le travail, en quantité L>0. La quantité produite est donnée par la fonction de Cobb-Douglas

f(K,L)=K1/2L1/2

définie sur D=]0,+[2. En économie, une ligne de niveau de f s'appelle une isoquante : c'est l'ensemble des combinaisons de facteurs qui produisent la même quantité.

1. Justifier que f(K,L)=KL pour tout (K,L)D, que D est une partie ouverte de R2, et calculer f(4,9), f(16,25) et f(6,6).

2. Soit t>0. Calculer f(tK,tL) en fonction de t et de f(K,L). Interpréter en termes de rendements d'échelle : que devient la production si l'on double simultanément les deux facteurs ?

3. Soit c un réel. Déterminer la ligne de niveau Nc={(K,L)D  ;  f(K,L)=c} en discutant selon le signe de c. Lorsqu'elle est non vide, l'expliciter sous la forme L=φ(K) avec K>0.

4. On fixe c=6 et on note φ(K)=36K pour K>0. Étudier les variations de φ, sa convexité et ses limites en 0+ et en +. Décrire alors l'allure de l'isoquante de niveau 6, puis expliquer comment se placent les unes par rapport aux autres les isoquantes de niveaux 3, 6 et 12.

5. Vérifier que les couples (4,9) et (12,3) appartiennent à la même isoquante. Commenter le sens économique de cette égalité.

6. On appelle taux marginal de substitution au point K le nombre τ(K)=φ(K).

a. Calculer τ(4) et l'interpréter concrètement.

b. Comparer la baisse de travail prévue par τ(4) lorsque le capital passe de 4 à 5 à la baisse réellement observée, puis expliquer l'écart.

Exercice 13 ★★★★Derivees partielles de cinq fonctions composees

Fonctions partielles et dérivées partielles d'ordre 1Fonctions de classe C1 et théorèmes opératoires

On considère les cinq fonctions de deux variables suivantes.

a. f1(x,y)=ex2+xyy

b. f2(x,y)=ln ⁣(1+x2+y2)

c. f3(x,y)=x2y

d. f4(x,y)=xyxy

e. f5(x,y)=xy

1. Rappeler les théorèmes opératoires sur les fonctions de classe C1 sur un ouvert de R2, et la méthode pratique de calcul de 1f(x,y) et 2f(x,y).

2. Pour chacune des cinq fonctions, déterminer le plus grand ouvert Ui de R2 sur lequel elle est définie et de classe C1, en justifiant que Ui est bien un ouvert.

3. Calculer 1fi et 2fi pour i{1,2,3}.

4. Calculer 1fi et 2fi pour i{4,5}.

5. Calculer les gradients f1(1,0), f2(1,2), f3(3,5), f4(3,1) et f5(2,3).

6. Montrer que f2(x,y)1 pour tout (x,y)U2, et déterminer l'ensemble des points en lesquels cette inégalité est une égalité.

Exercice 14 ★★★★Developpement limite d'ordre 1, plan tangent et valeur approchee

Développement limité d'ordre 1 et approximation affineGradient d'une fonction en un point

Partie A. Un quotient.

On pose g(x,y)=x1+y.

1. Déterminer un ouvert U contenant le point a=(2,1) sur lequel g est de classe C1, puis calculer g(a) et g(a).

2. Écrire le développement limité d'ordre 1 de g au point a, c'est-à-dire une égalité de la forme g(a+h)=g(a)+g(a),h+hε(h) pour h=(h1,h2) voisin de (0,0).

3. En déduire une équation du plan tangent à la surface d'équation z=g(x,y) au point de coordonnées (2,1,1).

4. À l'aide de la question 3, donner une valeur approchée de g(2,1;1,05). Comparer à la valeur exacte et commenter la qualité de l'approximation.

Partie B. Une racine.

On pose f(x,y)=x2+y2.

5. Déterminer l'ouvert maximal sur lequel f est de classe C1, puis calculer f(3,4) et f(3,4). Écrire le développement limité d'ordre 1 de f au point (3,4).

6. Montrer qu'une équation du plan tangent à la surface d'équation z=f(x,y) au point de coordonnées (3,4,5) est z=3x+4y5. En déduire une valeur approchée de 3,12+3,92, puis comparer à la valeur exacte.

7. Montrer, à l'aide de l'inégalité de Cauchy-Schwarz, que pour tout (x,y)R2 on a 3x+4y5x2+y2. Qu'en déduit-on sur la position de la surface par rapport à son plan tangent, et sur le sens de l'erreur commise à la question 6 ?

Exercice 15 ★★★★Deriver le long d'une droite : deux methodes, deux directions

Dérivée le long d'une droite et dérivées directionnellesGradient d'une fonction en un point

On considère la fonction f définie sur R2 par

f(x,y)=(x+y)exy

et le point a=(1,1). Pour un vecteur v=(v1,v2) de R2, on pose

φv(t)=f(a+tv)pour tR

1. Justifier que f est de classe C1 sur R2, calculer 1f(x,y) et 2f(x,y), puis f(a).

2. On prend v=(1,1). Expliciter φv(t) en fonction de t, puis calculer φv(t) par dérivation directe de l'expression obtenue.

3. Retrouver φv(t) par la formule φv(t)=f(a+tv),v, et vérifier que les deux méthodes donnent le même résultat. Que vaut φv(0) ?

4. On prend maintenant w=(22,22). Vérifier que w est unitaire, expliciter φw(t), puis calculer φw(t) par les deux méthodes de la question précédente.

5. On pose u=(1,1). Calculer φu(0) et comparer à φw(0). Expliquer pourquoi la définition de la dérivée directionnelle impose de choisir un vecteur unitaire.

6. Montrer que pour tout vecteur unitaire s de R2, on a φs(0)f(a). Déterminer le vecteur unitaire s pour lequel φs(0) est maximal, ainsi que cette valeur maximale, et vérifier la cohérence avec la valeur trouvée à la question 4.

Exercice 16 ★★★★Trois fonctions de trois variables : gradients et annulations

Fonctions partielles et dérivées partielles d'ordre 1Gradient d'une fonction en un point

Partie A. Une fonction de coût.

Une entreprise fabrique trois produits, en quantités respectives x, y et z exprimées en tonnes. Son coût total de production, en milliers d'euros, est

C(x,y,z)=x2+2y2+3z24x8y6z+20

la fonction C étant considérée sur l'ouvert U1=]0,+[3.

1. Justifier que U1 est un ouvert de R3 et que C y est de classe C1. Calculer 1C, 2C et 3C, puis C(1,1,1). Interpréter économiquement le signe de chaque coordonnée obtenue.

2. Déterminer les points de U1 en lesquels C s'annule. Vérifier ensuite que pour tout (x,y,z)R3,

C(x,y,z)=(x2)2+2(y2)2+3(z1)2+5

et en déduire un minorant du coût total.

Partie B. Un logarithme.

On pose g(x,y,z)=ln(x+y+z).

3. Déterminer le domaine de définition U2 de g, justifier que c'est un ouvert de R3 et que g y est de classe C1. Calculer les trois dérivées partielles de g, puis g(1,2,3).

4. Montrer que g(x,y,z) est colinéaire au vecteur (1,1,1) en tout point de U2, et qu'il ne s'annule jamais. Déterminer l'ensemble des points de U2 en lesquels g(x,y,z)=(13,13,13).

Partie C. Un produit avec exponentielle.

On pose h(x,y,z)=xyzex sur R3.

5. Justifier que h est de classe C1 sur R3, calculer ses trois dérivées partielles, puis h(1,2,3).

6. Déterminer l'ensemble des points de R3 en lesquels h s'annule, et le décrire géométriquement.

Exercice 17 ★★★★Prolongement par continuité en l'origine

Continuité d'une fonction de plusieurs variables, opérations, fonctions polynomiales

On note D=R2{(0,0)} et l'on considère les deux fonctions définies sur D par

f(x,y)=x2yx2+y2etg(x,y)=xyx2+y2.

On rappelle qu'une fonction h continue sur D est prolongeable par continuité en (0,0) lorsqu'il existe un réel tel que h(x,y) tende vers quand (x,y) tend vers (0,0). Le prolongement h~ est alors défini par h~(x,y)=h(x,y) pour (x,y)D, et h~(0,0)=.

1. Justifier que f et g sont continues sur D.

2. Montrer que, pour tout (x,y)D, f(x,y)(x,y).

3. En revenant à la définition quantifiée de la limite, en déduire que f est prolongeable par continuité en (0,0). Préciser le prolongement f~ et l'ensemble sur lequel il est continu.

4. Calculer g(t,0), puis g(t,t), pour tout réel t0. Donner la limite de chacune de ces deux expressions quand t tend vers 0, et interpréter géométriquement.

5. En déduire que g n'est pas prolongeable par continuité en (0,0).

6. Montrer que, pour tout (x,y)D, g(x,y)12. La fonction g est-elle bornée sur D ? Qu'en conclure sur le lien entre « être bornée » et « avoir une limite » ?

7. Synthèse. Décrire les deux méthodes utilisées : celle qui établit l'existence d'une limite en (0,0), celle qui établit sa non-existence.

Exercice 18 ★★★Point critique et minimum global d'un polynôme du second degré

Points critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremumExtremum local, extremum global et recherche directe

On considère la fonction f définie sur R2 par

f(x,y)=x2+2y22xy4x+2y+7.

1. Justifier que R2 est un ouvert de R2 et que f est de classe C1 sur R2.

2. Calculer 1f(x,y) et 2f(x,y), puis donner f(x,y).

3. Montrer que f admet un unique point critique a, que l'on déterminera. Vérifier le résultat en substituant a dans les deux dérivées partielles, puis calculer f(a).

4. Que permet d'affirmer la condition nécessaire d'ordre 1 ? Cette condition suffit-elle à conclure que f admet un extremum en a ?

5. En considérant f(x,y) comme un trinôme du second degré en la variable x, à y fixé, montrer que pour tout (x,y)R2,

f(x,y)=(xy2)2+(y1)2+2.

Vérifier cette identité en développant le membre de droite.

6. En déduire que f admet un minimum global sur R2, préciser sa valeur, et montrer qu'il est atteint en un unique point.

7. La fonction f admet-elle un maximum sur R2 ? Justifier.

Exercice 19 ★★★★Minimum global d'une fonction avec exponentielles

Points critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremumExtremum local, extremum global et recherche directeFonctions de classe C1 et théorèmes opératoires

On considère la fonction f définie par

f(x,y)=ex+eyxy.

1. Déterminer le domaine de définition D de f et justifier que c'est un ouvert de R2.

2. Justifier que f est de classe C1 sur D en citant les théorèmes opératoires utilisés, puis calculer f(x,y).

3. Montrer que f admet un unique point critique a, que l'on déterminera, et calculer f(a).

4. On pose, pour tout réel u, ψ(u)=eu1u. Étudier les variations de ψ sur R et en déduire que

uR,eu1+u,

avec égalité si et seulement si u=0.

5. En écrivant f(x,y)f(a) à l'aide de ψ, montrer que f admet un minimum global sur D. Préciser sa valeur et le point où il est atteint. Ce minimum est-il strict ?

6. La fonction f admet-elle un maximum sur D ? Justifier.

7. Synthèse. Expliquer pourquoi la seule condition nécessaire d'ordre 1 ne permettait pas de répondre à la question 5.

Exercice 20 ★★★★Coût de production minimal de deux biens

Modélisation économique : coût, profit, utilité, ajustement par moindres carrésPoints critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremumExtremum local, extremum global et recherche directe

Une entreprise fabrique deux biens, notés A et B, en quantités respectives x et y exprimées en tonnes. Son coût total de production, exprimé en milliers d'euros, est donné sur l'ouvert U=]0,+[2 par

C(x,y)=2x2+y2+2xy12x10y+60.

1. Justifier que U est un ouvert de R2 et que C est de classe C1 sur U.

2. Calculer les coûts marginaux 1C(x,y) et 2C(x,y), et rappeler leur interprétation économique.

3. Calculer les deux coûts marginaux au point (2,4). En utilisant le coût marginal, estimer la variation du coût total lorsque la production du bien A passe de 2 à 2,1 tonnes, celle du bien B restant fixée à 4 tonnes. Comparer à la variation exacte.

4. Déterminer l'unique point critique de C sur U, et vérifier le résultat obtenu.

5. Montrer que, pour tout (x,y)R2,

C(x,y)=34+(x+y5)2+(x1)2.

6. En déduire que C admet un minimum global sur U, atteint en un unique point. Préciser le plan de production optimal et le coût minimal en euros.

7. Interpréter économiquement : le signe des coûts marginaux de part et d'autre de l'optimum, et le rôle du terme croisé 2xy.

Exercice 21 ★★★Points critiques d'une fonction produit

Points critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremumFonctions partielles et dérivées partielles d'ordre 1

On considère la fonction f définie sur R2 par

f(x,y)=xy(1xy).

1. Justifier que f est de classe C1 sur l'ouvert R2, puis calculer 1f(x,y) et 2f(x,y) en présentant chacune de ces dérivées sous forme factorisée.

2. Déterminer tous les points critiques de f. On résoudra le système complètement, en distinguant les cas, et l'on vérifiera chaque solution obtenue.

3. Montrer que f n'admet pas d'extremum local en (0,0). On pourra étudier le signe de f le long des droites d'équations y=x et y=x.

4. Montrer de même que f n'admet pas d'extremum local en (1,0), puis en (0,1).

5. On note T={(x,y)R2  ;  x>0, y>0  et  x+y<1}. Montrer que B((13,13),16)T.

6. Soit (x,y)T. On pose s=x+y. Établir successivement que s]0,1[, que xys24, puis que f(x,y)s2(1s)4. En étudiant la fonction φ:ss2(1s)4 sur ]0,1[, en déduire que f admet un maximum local en (13,13).

7. La fonction f admet-elle un maximum global sur R2 ?

Exercice 22 ★★★★Utilité marginale et taux marginal de substitution

Modélisation économique : coût, profit, utilité, ajustement par moindres carrésFonctions partielles et dérivées partielles d'ordre 1Gradient d'une fonction en un point

Un consommateur répartit sa consommation entre deux biens, A et B, achetés en quantités x>0 et y>0. Sa satisfaction est mesurée par la fonction d'utilité définie sur U=]0,+[2 par

u(x,y)=ln(x)+2ln(y).

On appelle utilités marginales les deux dérivées partielles d'ordre 1 de u, et taux marginal de substitution du bien A au bien B au point (x,y) le rapport

TMS(x,y)=1u(x,y)2u(x,y).

1. Justifier que U est un ouvert de R2 et que u est de classe C1 sur U.

2. Calculer les utilités marginales, puis u(x,y). Donner u(4,4). Commenter le signe des utilités marginales et leur sens de variation.

3. Montrer que u n'admet aucun point critique sur U. Qu'en déduire quant aux extremums de u ? Interpréter économiquement.

4. Montrer que TMS(x,y)=y2x, puis calculer TMS(4,4).

5. À l'aide du développement limité d'ordre 1 de u en (4,4), interpréter la valeur obtenue : de combien d'unités du bien B le consommateur peut-il se séparer, à satisfaction inchangée, s'il reçoit 0,1 unité supplémentaire du bien A ?

6. Déterminer la courbe d'indifférence de u passant par le point (4,4), c'est-à-dire la ligne de niveau de u contenant ce point. On montrera qu'elle est le graphe de la fonction φ définie sur ]0,+[ par φ(x)=8x, et l'on vérifiera que φ(4)=4.

7. Calculer φ(4) et comparer à TMS(4,4). Calculer enfin TMS(1,8) et TMS(16,2), deux autres points de cette même courbe, et interpréter économiquement l'évolution observée.

Exercice 23 ★★★Des dérivées partielles sans continuité

Continuité d'une fonction de plusieurs variables, opérations, fonctions polynomialesFonctions partielles et dérivées partielles d'ordre 1

On considère la fonction f définie sur R2 par

f(x,y)={xyx2+y2si (x,y)(0,0),0si (x,y)=(0,0).

On note U=R2{(0,0)}.

1. Montrer que U est une partie ouverte de R2.

2. Justifier que f est de classe C1 sur U, puis établir que, pour tout (x,y)U,

1f(x,y)=y(y2x2)(x2+y2)2,2f(x,y)=x(x2y2)(x2+y2)2.

3. Montrer que, pour tout (x,y)R2, f(x,y)12.

4. Soit mR. Calculer f(x,mx) pour x0. Que remarque-t-on ?

5. En déduire que f n'est pas continue en (0,0).

6. Montrer que f admet des dérivées partielles en (0,0) et calculer f(0,0). On écrira explicitement les deux taux d'accroissement.

7. La fonction f est-elle de classe C1 sur R2 ? Quelle leçon générale tirer de cet exercice ?

Exercice 24 ★★★Une fonction continue qui n'est pas de classe C1

Continuité d'une fonction de plusieurs variables, opérations, fonctions polynomialesFonctions partielles et dérivées partielles d'ordre 1Fonctions de classe C1 et théorèmes opératoires

On considère la fonction f définie sur R2 par

f(x,y)={x3y3x2+y2si (x,y)(0,0),0si (x,y)=(0,0).

On note U=R2{(0,0)}, dont on admettra que c'est une partie ouverte de R2.

1. Justifier que f est de classe C1 sur U et montrer que, pour tout (x,y)U,

1f(x,y)=x4+3x2y2+2xy3(x2+y2)2.

2. Montrer que, pour tout (x,y)R2, f(x,y)2(x,y). En déduire que f est continue en (0,0), puis que f est continue sur R2.

3. Montrer que f admet des dérivées partielles en (0,0) et calculer f(0,0). On écrira explicitement les deux taux d'accroissement.

4. Calculer 1f(x,0) pour x0, puis 1f(0,y) pour y0. En déduire que 1f n'admet pas de limite en (0,0).

5. La fonction f est-elle de classe C1 sur R2 ?

6. Montrer que, pour tout h=(h1,h2)(0,0),

f(h)f(0,0)f(0,0),h=h1h2(h1h2)h2.

En prenant h=(t,t) avec t>0, montrer que f n'admet pas de développement limité d'ordre 1 en (0,0).

Exercice 25 ★★★Fonctions homogènes et relation d'Euler

Dérivée le long d'une droite et dérivées directionnellesGradient d'une fonction en un pointModélisation économique : coût, profit, utilité, ajustement par moindres carrés

Dans tout l'exercice, on pose U=]0,+[2.

Soit rR. On dit qu'une fonction f définie sur U est homogène de degré r lorsque

t>0,(x,y)U,f(tx,ty)=trf(x,y).

Partie A. Le cas d'une fonction de Cobb-Douglas

Soient α>0 et β>0. On pose, pour (x,y)U, f(x,y)=xαyβ.

1. Montrer que f est homogène de degré α+β.

2. Calculer f(x,y) pour (x,y)U, puis vérifier par le calcul direct que

(x,y)U,x1f(x,y)+y2f(x,y)=(α+β)f(x,y).

Partie B. Le cas général

3. Montrer que U est une partie ouverte de R2.

Dans les questions 4 à 6, f désigne une fonction de classe C1 sur U, à valeurs réelles. On fixe (x,y)U et l'on pose φ(t)=f(tx,ty) pour t>0.

4. Justifier que φ est bien définie et dérivable sur ]0,+[, et que

t>0,φ(t)=x1f(tx,ty)+y2f(tx,ty).

5. On suppose f homogène de degré r. En dérivant la relation d'homogénéité, établir la relation d'Euler :

(x,y)U,x1f(x,y)+y2f(x,y)=rf(x,y).

6. Réciproquement, on suppose que f vérifie la relation d'Euler ci-dessus. On pose ψ(t)=trφ(t) pour t>0. Calculer ψ(t) et en déduire que f est homogène de degré r.

Partie C. Lecture économique

Une entreprise produit f(K,L) unités d'un bien à partir d'un capital K>0 et d'un travail L>0, la fonction f étant de classe C1 sur U et homogène de degré r.

7. Interpréter le degré r en termes de rendements d'échelle. Puis, en supposant que chaque facteur est rémunéré à sa productivité marginale, interpréter la relation d'Euler selon que r vaut 1, est inférieur à 1 ou supérieur à 1.

8. Application numérique : f(K,L)=K1/2L1/2 et (K,L)=(4,9). Déterminer r, calculer f(4,9) et f(4,9), puis vérifier numériquement la relation d'Euler et la relation d'homogénéité pour t=2.

Exercice 26 ★★★Élasticités d'une fonction de production

Modélisation économique : coût, profit, utilité, ajustement par moindres carrésFonctions partielles et dérivées partielles d'ordre 1Développement limité d'ordre 1 et approximation affine

Dans tout l'exercice, U=]0,+[2, dont on admettra que c'est une partie ouverte de R2. On considère une fonction f de classe C1 sur U, à valeurs strictement positives, qui modélise une production : f(K,L) est la quantité produite à partir d'un capital K>0 et d'un travail L>0.

On appelle élasticités partielles de f au point (K,L) les deux réels

eK(K,L)=Kf(K,L)1f(K,L),eL(K,L)=Lf(K,L)2f(K,L).

Partie A. Une fonction de Cobb-Douglas

Soient A>0, α>0 et β>0. On pose f1(K,L)=AKαLβ pour (K,L)U.

1. Calculer f1(K,L), puis montrer que eK(K,L)=α et eL(K,L)=β en tout point de U.

2. Revenons à une fonction f quelconque vérifiant les hypothèses du préambule. Écrire le développement limité d'ordre 1 de f en (K,L), puis en déduire que, pour un accroissement h=(h1,h2) petit,

f(K+h1,L+h2)f(K,L)f(K,L)    eK(K,L)h1K+eL(K,L)h2L.

Que signifie concrètement « eK(K,L)=0,3 » en termes de pourcentages ?

3. Application numérique : A=100, α=0,3, β=0,7 et K=L=1000. Calculer f1(1000,1000) et f1(1000,1000). Le capital augmente de 2% et le travail diminue de 1% : estimer la nouvelle production par le développement limité d'ordre 1, en valeur et en variation relative. On donne 10200,3×9900,7998,906 : comparer à la valeur exacte.

4. Toujours avec α=0,3 et β=0,7 : le capital augmentant de 2%, de quel pourcentage le travail peut-il diminuer pour que la production reste approximativement inchangée ?

Partie B. Une production comportant un terme autonome

On pose maintenant f2(K,L)=KL+10 pour (K,L)U : la production comporte une partie KL dépendant des facteurs et une partie autonome de 10 unités. Dans cette partie, eK et eL désignent les élasticités de f2.

5. Calculer f2(K,L), puis montrer que, en posant s=KL,

eK(K,L)=eL(K,L)=s2(s+10).

Calculer ces élasticités aux points (40,10) et (90,10).

6. Montrer qu'il n'existe aucun réel r tel que f2(tK,tL)=trf2(K,L) pour tout t>0 et tout (K,L)U. Que deviennent eK et eL lorsque l'échelle de production devient grande ? Interpréter.

Exercice 27 ★★★Points critiques d'une famille de fonctions à paramètre

Points critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremumExtremum local, extremum global et recherche directe

Pour tout réel m, on note fm la fonction définie sur R2 par

fm(x,y)=x2+y2+mxy2x.

1. Justifier que R2 est une partie ouverte de R2 et que fm y est de classe C1. Calculer fm(x,y) et montrer que (x,y) est un point critique de fm si et seulement si

{2x+my=2mx+2y=0

2. Traiter les cas m=2 et m=2 : montrer que ce système n'a aucune solution, et en déduire que f2 et f2 n'admettent aucun extremum local sur R2. Retrouver directement ce résultat pour f2 en faisant apparaître (x+y)2 et en étudiant f2 sur la droite d'équation y=x.

3. On suppose désormais m{2,2}. Montrer que fm admet un unique point critique

am=(44m2, 2m4m2),

puis calculer fm(am).

4. On pose cm=4m24 et xm=44m2. Vérifier que xm=1cm, puis établir que

(x,y)R2,fm(x,y)fm(am)=(y+mx2)2+cm(xxm)2.

5. En déduire que, si m<2, le point am est un minimum global strict de fm sur R2.

6. On suppose m>2. Étudier le signe de fmfm(am) le long des deux droites

tam+t(1,m2)ettam+t(0,1),

et conclure sur la nature de am, puis sur les extrema de fm.

7. Application numérique : traiter complètement les cas m=1 et m=3. On vérifiera à chaque fois par le calcul direct que fm(am)=(0,0) et que la valeur fm(am) est correcte.

Exercice 28 ★★★★Un point critique qui n'est pas un extremum

Points critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremumExtremum local, extremum global et recherche directe

La condition nécessaire d'ordre 1 fournit des candidats, jamais une conclusion. L'objet de cet exercice est de maîtriser la technique standard qui permet de disqualifier un candidat : la restriction à des droites.

Partie A. Soit f la fonction définie sur R2 par f(x,y)=x23y2+4x.

1. Justifier que f est de classe C1 sur l'ouvert U=R2, puis calculer f(x,y).

2. Montrer que f admet un unique point critique, noté a, et calculer f(a).

3. Pour h=(h1,h2)R2, calculer et simplifier f(a+h)f(a).

4. En restreignant h à deux droites bien choisies, montrer que f n'admet pas d'extremum local en a.

5. En déduire que f n'admet aucun extremum sur R2, ni local ni global.

Partie B. Soit g la fonction définie sur R2 par g(x,y)=x33xy.

6. Calculer g(x,y), puis montrer que g admet un unique point critique b, que l'on déterminera.

7. On pose v=(1,0). Étudier le signe de φ(t)=g(b+tv)g(b) pour tR.

8. On pose w=(1,1). Étudier le signe de ψ(t)=g(b+tw)g(b) pour t]0,3[.

9. Conclure que b n'est pas un extremum local de g, en explicitant l'argument avec des boules B(b,r).

Partie C.

10. Rédiger la méthode générale permettant de prouver qu'un point critique n'est pas un extremum local, et préciser ce que cet exercice apprend sur la réciproque de la condition nécessaire d'ordre 1.

Exercice 29 ★★★Extremum global par mise sous forme de somme de carrés

Extremum local, extremum global et recherche directePoints critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremum

Le gradient ne fournit que des candidats. Pour conclure, on écrit ici f(x,y)m comme une somme de carrés, ce qui prouve d'un coup que l'extremum est global et qu'il est atteint en un unique point.

Partie A. Soit f la fonction définie sur R2 par

f(x,y)=x2+2y2+2xy2x4y+5.

1. Justifier que f est de classe C1 sur R2, calculer f(x,y) et déterminer les points critiques de f.

2. En regroupant d'abord tous les termes contenant x, écrire f(x,y) sous la forme m+α2+β2, où m est un réel et où α et β sont deux polynômes du premier degré en (x,y). Vérifier l'identité en la développant.

3. En déduire que f admet un minimum global sur R2, en préciser la valeur et montrer qu'il est atteint en un unique point.

Partie B. Soit u la fonction définie sur R2 par

u(x,y)=2x2y2+2xy+4x+2.

4. Calculer u(x,y) et déterminer les points critiques de u.

5. Écrire u(x,y) comme une somme de deux carrés diminuée d'une constante, puis conclure que u admet un maximum global, atteint en un unique point.

Partie C. Soit g la fonction définie sur R3 par

g(x,y,z)=x2+y2+z2xyyz+x.

6. Calculer g(x,y,z), puis déterminer les points critiques de g en résolvant le système linéaire obtenu. Calculer la valeur de g en ce point.

7. Écrire g(x,y,z) comme une somme de trois carrés à coefficients strictement positifs, diminuée d'une constante. On appliquera l'algorithme de Gauss : éliminer d'abord x, puis y, puis z.

8. En déduire que g admet un minimum global sur R3, atteint en un unique point.

9. Expliquer pourquoi cette méthode prouve directement un extremum global, alors que l'annulation du gradient ne fournissait qu'un candidat. Que se passerait-il si l'un des carrés apparaissait avec un coefficient strictement négatif ?

Exercice 30 ★★★★Droite d'ajustement par la méthode des moindres carrés

Modélisation économique : coût, profit, utilité, ajustement par moindres carrésPoints critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremumExtremum local, extremum global et recherche directe

Une entreprise relève, sur quatre mois, sa dépense publicitaire xi (en milliers d'euros) et son chiffre d'affaires yi (en dizaines de milliers d'euros).

i 1 2 3 4
xi 1 2 4 5
yi 3 4 8 11

On cherche la droite d'équation y=ax+b qui « passe au plus près » du nuage de points, au sens où elle minimise la somme des carrés des écarts verticaux. On pose donc, pour tout (a,b)R2,

S(a,b)=i=14(yiaxib)2.

1. Calculer les cinq sommes i=14xi, i=14xi2, i=14yi, i=14yi2 et i=14xiyi.

2. En développant le carré, montrer que

S(a,b)=46a2+4b2+24ab196a52b+210.

3. Justifier que S est de classe C1 sur l'ouvert R2 et calculer S(a,b).

4. Écrire le système S(a,b)=(0,0), appelé système des équations normales, et le résoudre. On note (a0,b0) l'unique point critique obtenu.

5. Établir l'identité

S(a,b)=1+10(a2)2+(6a+2b13)2,

en la vérifiant par développement intégral.

6. En déduire que S admet un minimum global sur R2, atteint en un unique point que l'on identifiera à (a0,b0). Préciser la valeur du minimum.

7. Donner l'équation de la droite d'ajustement, calculer les quatre écarts yia0xib0 et vérifier directement sur ces écarts la valeur du minimum trouvée à la question 6.

8. Montrer que la droite d'ajustement passe par le point moyen G(x,y), où x et y désignent les moyennes des xi et des yi. Estimer le chiffre d'affaires correspondant à une dépense publicitaire de 6 milliers d'euros, et commenter la fiabilité de cette estimation.

Exercice 31 ★★★★Gradient d'une forme quadratique et point critique

Gradient d'une fonction en un pointFonctions partielles et dérivées partielles d'ordre 1Points critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremum

Dans tout l'exercice, on identifie un vecteur X=(x1,,xn) de Rn à la matrice colonne de ses coordonnées, ce qui autorise l'écriture AX pour AMn(R). Le produit scalaire canonique est X,Y=i=1nxiyi.

Partie A. Un exemple d'ordre 2. On pose

A=(2112),b=(4,5),

et, pour tout X=(x1,x2)R2,

q(X)=AX,X,f(X)=12AX,Xb,X.

1. Expliciter q(X) puis f(X) en fonction de x1 et x2. Justifier que q et f sont de classe C1 sur R2.

2. Calculer 1q(X) et 2q(X), puis vérifier l'égalité q(X)=2AX.

3. Calculer f(X) et vérifier l'égalité f(X)=AXb.

4. Déterminer les points critiques de f en résolvant le système linéaire correspondant. On note X0 le point obtenu, et l'on calcule f(X0).

Partie B. Le cas général d'ordre n. Ici A=(ai,j) est une matrice symétrique de Mn(R), bRn, et q, f sont définies sur Rn par les mêmes formules.

5. Montrer que q(X)=i=1nj=1nai,jxixj.

6. Soit k un entier tel que 1kn. En isolant dans la double somme les termes où figure xk, montrer que kq(X)=2(AX)k, puis conclure que q(X)=2AX. Où la symétrie de A intervient-elle ?

7. En déduire que f(X)=AXb, et que les points critiques de f sont exactement les solutions du système linéaire AX=b.

Partie C. Nature du point critique.

8. Montrer que, pour A symétrique, on a AU,V=U,AV pour tous U,VRn.

9. Soit X0 tel que AX0=b. Montrer que, pour tout HRn,

f(X0+H)f(X0)=12AH,H.

10. Retour à la partie A. Vérifier que u1=12(1,1) et u2=12(1,1) sont des vecteurs propres de A et forment une base orthonormée de R2. En écrivant H=c1u1+c2u2, exprimer AH,H en fonction de c1 et c2, puis conclure sur la nature de X0.

11. On remplace A par A=(1221) et b par c=(5,4), et l'on pose g(X)=12AX,Xc,X. Montrer que g admet encore X0 comme unique point critique, mais que ce n'est plus un extremum.

Exercice 32 ★★★★Profit maximal d'une entreprise vendant deux produits

Modélisation économique : coût, profit, utilité, ajustement par moindres carrésPoints critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremumExtremum local, extremum global et recherche directe

Une entreprise fabrique et vend deux produits, en quantités x et y exprimées en milliers d'unités. Les deux marchés sont liés : le prix unitaire auquel chaque produit s'écoule dépend des deux quantités mises en vente. On suppose que ces prix, en euros, sont donnés par

p1(x,y)=302xy,p2(x,y)=40x3y.

Le coût total de production, en milliers d'euros, est affine : C(x,y)=10x+20y+10, où 10 et 20 sont les coûts unitaires en euros et 10 le coût fixe en milliers d'euros. On travaille sur l'ouvert U=]0,+[2.

1. Exprimer la recette R(x,y), puis le profit π(x,y)=R(x,y)C(x,y), en fonction de x et y.

2. Justifier que U est un ouvert de R2 et que π est de classe C1 sur U. Calculer les profits marginaux 1π(x,y) et 2π(x,y).

3. Déterminer les points critiques de π sur U. On note a le point obtenu.

4. Établir l'identité

π(x,y)=5012[(2x+y10)2+5(y2)2],

en la vérifiant par développement intégral.

5. En déduire que π admet un maximum global sur U, atteint en un unique point que l'on identifiera à a. Préciser le profit maximal.

6. Calculer les prix pratiqués à l'optimum, la recette et le coût correspondants, et vérifier la valeur du profit maximal.

7. Interpréter économiquement l'annulation des profits marginaux à l'optimum. Vérifier par le calcul que, en a, la recette marginale de chaque produit est égale à son coût marginal.

8. Calculer π(5,2) et π(4,3), puis commenter ce que ces valeurs disent du comportement du profit au voisinage de l'optimum.

Exercice 33 ★★★★Gradient nul sur une boule : la fonction est constante

Dérivée le long d'une droite et dérivées directionnellesGradient d'une fonction en un pointFonctions de classe C1 et théorèmes opératoires

En une variable, une fonction dérivable dont la dérivée est nulle sur un intervalle est constante. Ce problème établit l'énoncé correspondant en dimension n, où c'est la boule qui joue le rôle de l'intervalle, puis montre sur un contre-exemple que cette hypothèse n'a rien de décoratif.

Dans tout le problème, n1 est un entier, aRn, r>0, et on note

U=B(a,r)={xRn  ;  xa<r}.

Partie A. La boule est convexe.

1. Soit xU. Montrer que a+t(xa)U pour tout t[0,1].

2. Soient x,yU et t[0,1]. Montrer que (1t)x+tyU. On pourra faire apparaître le réel M=max(xa,ya).

Partie B. Le théorème.

Dans toute cette partie, f est une fonction de classe C1 sur U telle que f(x)=0 pour tout xU.

3. Soit xU avec xa. On pose v=xa et ρ=rv. Montrer que ρ>1, puis que a+tvU pour tout t]ρ,ρ[.

4. On pose φ(t)=f(a+tv) pour t]ρ,ρ[. Justifier que φ est dérivable et calculer φ(t).

5. En déduire que f(x)=f(a), puis que f est constante sur U.

Partie C. Application.

6. a. Soit h une fonction de classe C1 sur R2 telle que h(x,y)=(0,0) pour tout (x,y)R2. Montrer que h est constante. On remarquera que R2 n'est pas une boule et on se ramènera à la partie B.

6. b. Déterminer toutes les fonctions g de classe C1 sur R2 telles que g(x,y)=(2,3) pour tout (x,y)R2.

Partie D. Un contre-exemple.

On pose, dans R2,

Ω1=B((0,0),1),Ω2=B((4,0),1),V=Ω1Ω2.

7. Montrer que V est un ouvert de R2 et que Ω1Ω2=.

8. On définit u sur V par u(z)=0 si zΩ1 et u(z)=1 si zΩ2. Montrer que u est de classe C1 sur V, que u(z)=(0,0) pour tout zV, et que u n'est pourtant pas constante.

9. Quelle étape de la partie B tombe en défaut si l'on remplace U par V ?

Exercice 34 ★★★Le gradient donne la direction de plus forte pente

Dérivée le long d'une droite et dérivées directionnellesGradient d'une fonction en un pointDéveloppement limité d'ordre 1 et approximation affine

Le gradient n'est pas seulement le vecteur des dérivées partielles : sa direction et sa norme ont chacune une signification géométrique précise, que l'inégalité de Cauchy-Schwarz suffit à établir. La partie A démontre le résultat général, la partie B le fait vivre sur un exemple.

Partie A. Le résultat général.

Soit U un ouvert de Rn, soit f une fonction de classe C1 sur U et soit aU tel que f(a)0. Pour tout vecteur vRn unitaire (c'est-à-dire v=1), on note φv(t)=f(a+tv) et l'on appelle dérivée de f en a selon v le réel Dvf(a)=φv(0).

1. Justifier qu'il existe ρ>0 tel que φv soit définie et dérivable sur ]ρ,ρ[ pour tout vecteur unitaire v, et montrer que Dvf(a)=f(a),v.

2. Montrer que Dvf(a)f(a) pour tout vecteur unitaire v.

3. Déterminer l'unique vecteur unitaire v pour lequel Dvf(a) est maximale, ainsi que la valeur de ce maximum.

4. Même question pour le minimum.

5. Caractériser les vecteurs unitaires v tels que Dvf(a)=0. Combien y en a-t-il lorsque n=2 ?

Partie B. Application.

On considère la fonction f définie par

f(x,y)=x2y+ln(1+y2),

et le point a=(1,1).

6. Justifier que f est définie et de classe C1 sur R2, calculer f(x,y), puis f(1,1) et sa norme.

7. Donner la direction unitaire de plus forte pente de f en a et la valeur de cette pente. Même chose pour la plus forte descente.

8. Déterminer les deux directions unitaires selon lesquelles f ne varie pas au premier ordre en a.

9. Écrire le développement limité d'ordre 1 de f en a. En déduire une valeur approchée de f(1,02  ;  0,97), et comparer à la valeur exacte, qui vaut 1,672340 à 106 près. On prendra ln20,693147.

10. Interpréter les questions 7 et 8 en termes de lignes de niveau de f.

Exercice 35 ★★★Le point d'un plan le plus proche de l'origine

Extremum local, extremum global et recherche directePoints critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremumModélisation économique : coût, profit, utilité, ajustement par moindres carrés

L'espace R3 est muni du produit scalaire canonique et de la norme euclidienne associée. Pour un point X=(x,y,z), le réel X=x2+y2+z2 est donc sa distance à l'origine O=(0,0,0).

On considère le plan

P={(x,y,z)R3  ;  x+2y+2z=9}

et l'on cherche le point de P le plus proche de l'origine. La méthode : se ramener à une fonction de deux variables libres, puis appliquer le programme du chapitre. La dernière question contrôle le résultat par la géométrie euclidienne.

1. Montrer que l'application

Φ:(x,y)(x,  y,  9x2y2)

est une bijection de R2 sur P. Quel coefficient de l'équation du plan rend ce choix possible ?

2. On pose f(x,y)=Φ(x,y)2. Expliciter f(x,y) sous forme développée, et justifier que chercher le point de P le plus proche de O revient exactement à chercher le point où f atteint son minimum.

3. Justifier que f est de classe C1 sur R2 et calculer f(x,y).

4. Déterminer l'unique point critique de f.

5. Montrer que, pour tous réels s et t,

f(1+s,2+t)9=s2+t2+(s+2t)24.

En déduire que f admet un minimum global strict, et préciser en quel point.

6. Conclure : donner le point de P le plus proche de l'origine et la distance minimale.

7. Contrôle par la géométrie. On note n=(1,2,2). Montrer que P={XR3  ;  n,X=9}, puis retrouver le résultat de la question 6 à l'aide de l'inégalité de Cauchy-Schwarz et de son cas d'égalité. Vérifier la cohérence avec la formule donnant le projeté orthogonal de O sur P.

8. Lecture économique. Une entreprise dispose de trois leviers d'action dont les rendements unitaires sont respectivement 1, 2 et 2 : en y consacrant les efforts x, y et z, elle produit x+2y+2z unités. Le coût total des efforts est C(x,y,z)=x2+y2+z2. L'entreprise veut produire exactement 9 unités au moindre coût. Répondre, puis commenter la répartition obtenue.

Exercice 36 ★★★★Étude complète d'une fonction de deux variables : points critiques et extremums

Fonctions de plusieurs variables : domaine de définition, graphe, lignes de niveauContinuité d'une fonction de plusieurs variables, opérations, fonctions polynomialesFonctions partielles et dérivées partielles d'ordre 1Points critiques et condition nécessaire d'ordre 1 pour un extremumExtremum local, extremum global et recherche directe

Ce problème mène l'étude complète d'une seule fonction, du domaine de définition aux extremums globaux. On y verra notamment qu'un point critique peut n'être ni un maximum ni un minimum, et qu'une fonction minorée qui atteint sa borne inférieure peut très bien n'avoir aucun maximum, même local.

On considère la fonction f définie par

f(x,y)=(x2+y2)ex.

Partie A. Premières propriétés.

1. Déterminer le domaine de définition D de f, et justifier que f est continue puis de classe C1 sur D.

2. Déterminer le signe de f, puis l'ensemble des points où f s'annule.

3. Comparer f(x,y) et f(x,y). Qu'en déduit-on pour les lignes de niveau de f ?

4. Soit yR fixé. Déterminer les limites de f(x,y) lorsque x tend vers +, puis lorsque x tend vers .

5. a. Déterminer la ligne de niveau 0 de f, et montrer que la ligne de niveau c est vide pour tout c<0.

5. b. Montrer que pour tout c>0, la ligne de niveau c n'est pas vide. On pourra utiliser la fonction xf(x,0) sur ],0].

Partie B. Points critiques.

6. Calculer 1f(x,y) et 2f(x,y), puis donner f(x,y).

7. Déterminer tous les points critiques de f et la valeur de f en chacun d'eux.

Partie C. Nature des points critiques.

8. Étudier le signe de f(x,y)f(0,0) et conclure quant à la nature du point critique (0,0).

9. a. On pose g(x)=f(x,0) pour xR. Étudier les variations de g et dresser son tableau de variations.

9. b. On pose h(y)=f(2,y) pour yR. Étudier le signe de h(y)h(0).

9. c. En déduire que f n'admet en (2,0) ni maximum local, ni minimum local.

Partie D. Extremums globaux.

10. Montrer que f admet un minimum global sur R2, préciser sa valeur et le ou les points où il est atteint.

11. Montrer que f n'est pas majorée sur R2. Que peut-on en conclure quant à l'existence d'un maximum global ?

12. Montrer que f n'admet aucun maximum local sur R2.

Bloqué sur « Fonctions réelles définies sur Rⁿ » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.