1ʳᵉ spé · Chapitre 01 · Algèbre

Exercices — Suites numériques

19 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

19 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★Premiers termes d'une suite

Modes de génération et calcul de termes

  1. Chacune des suites ci-dessous est définie de façon explicite : on donne directement l'expression du terme d'indice n, pour tout entier naturel n. Calculer les quatre premiers termes de chaque suite, c'est-à-dire les termes d'indices 0, 1, 2 et 3.

    a. un=2n+3

    b. vn=n21

    c. wn=nn+1

    d. tn=(1)n×n

  2. Chacune des suites ci-dessous est définie par récurrence : on donne son premier terme et une relation permettant de passer d'un terme au suivant.

    a. La suite (an) est définie par a0=5 et, pour tout entier naturel n, an+1=an3. Calculer a1, a2 et a3.

    b. La suite (bn) est définie par b0=3 et, pour tout entier naturel n, bn+1=3bn4. Calculer b1, b2 et b3.

  3. On reprend la suite (un) de la question 1, définie par un=2n+3.

    a. Exprimer un+1 en fonction de n. On donnera une expression développée et réduite.

    b. Contrôler la cohérence du résultat : calculer la valeur de cette expression pour n=0 et la comparer à la valeur de u1 obtenue à la question 1.

Exercice 2 ★★★Indices et notations : vrai ou faux ?

Modes de génération et calcul de termes

On considère la suite (un) définie pour tout entier naturel n par :

un=3n1

Pour chacune des affirmations suivantes, dire si elle est vraie ou fausse. Une réponse vraie sera justifiée par un calcul ou un raisonnement ; une réponse fausse sera corrigée (on donnera l'énoncé exact).

  1. u4=11.
  2. Pour tout entier naturel n, un+1=3n.
  3. Pour tout entier naturel n, u2n=2un.
  4. Le terme de rang 5 est le cinquième terme de la suite.
  5. Pour tout entier naturel n, un+1un=3.
  6. Il existe un entier naturel n tel que un=100.

Exercice 3 ★★★Lire une suite sur un graphique

Modes de génération et calcul de termesSens de variation d'une suite

Une suite (un) est représentée ci-dessous par un nuage de points : chaque point a pour coordonnées (n;un), pour n allant de 0 à 6. Les pointillés facilitent la lecture des valeurs.

Nuage de points d'une suite u

Toutes les lectures se font graphiquement.

  1. Lire les valeurs de u0, u2 et u5.
  2. Résoudre graphiquement l'équation un=6 : pour quels rangs n a-t-on un=6 ?
  3. La suite (un) est-elle croissante ? Décroissante ? Justifier à l'aide de termes précis du graphique.
  4. Sur quels rangs la suite semble-t-elle croître ? Sur quels rangs semble-t-elle décroître ?
  5. Quel est le plus grand terme représenté sur le graphique ? Préciser son rang.

Exercice 4 ★★★★D'un mode de génération à l'autre

Modes de génération et calcul de termes

Une même suite peut souvent être décrite de deux façons : par une formule explicite (qui donne un directement en fonction de n) ou par une relation de récurrence (qui donne un terme à partir du précédent). Cet exercice fait passer d'un mode de génération à l'autre.

  1. La suite (un) est définie pour tout entier naturel n par la formule explicite un=5n2.

    a. Calculer un+1un pour tout entier naturel n.

    b. En déduire une définition de la suite (un) par récurrence : préciser le premier terme u0 et la relation entre un+1 et un.

  2. La suite (vn) est définie par v0=3 et, pour tout entier naturel n, vn+1=2vn.

    a. Calculer v1, v2 et v3.

    b. Conjecturer une formule explicite donnant vn en fonction de n.

    c. Vérifier que cette formule redonne bien la valeur de v3 calculée en a.

  3. La suite (wn) est définie par w0=0 et, pour tout entier naturel n, wn+1=wn+2n+1.

    a. Calculer w1, w2, w3 et w4.

    b. Que reconnaît-on dans les valeurs obtenues ? Conjecturer une formule explicite donnant wn en fonction de n.

    On rappelle qu'une conjecture est une formule que l'on devine à partir des premiers termes : elle ne constitue pas une démonstration.

Exercice 5 ★★★Suite arithmétique : premiers réflexes

Suites arithmétiques : définition et terme général

  1. La suite (un) est arithmétique de premier terme u0=7 et de raison r=3.

    a. Calculer u1 et u2.

    b. Exprimer un en fonction de n, puis calculer u20 sans calculer tous les termes intermédiaires.

  2. La suite (vn) est arithmétique. On sait que v5=17 et v9=29.

    a. Déterminer la raison de la suite (vn).

    b. En déduire v0, puis l'expression de vn en fonction de n.

  3. On considère la suite des nombres impairs, rangés dans l'ordre croissant : 1, 3, 5, 7, On note i0=1 son premier terme.

    Cette suite est-elle arithmétique ? Si oui, préciser sa raison et donner son terme général in en fonction de n.

Exercice 6 ★★★★Un motif qui grandit : la croix

Modes de génération et calcul de termesModélisation discrète : croissances linéaire et exponentielle

On construit une suite de motifs avec des carrés identiques. À chaque étape, le motif est une croix formée d'un carré central et de quatre branches ; à l'étape n, chaque branche compte n carrés. Les trois premières étapes sont représentées ci-dessous.

Étapes 1, 2 et 3 du motif en croix

On note cn le nombre de carrés du motif à l'étape n, pour tout entier n1.

  1. En comptant sur la figure, donner les valeurs de c1, c2 et c3.
  2. Combien de carrés ajoute-t-on pour passer d'une étape à la suivante ? En déduire une relation de récurrence entre cn+1 et cn.
  3. Quelle est la nature de la suite (cn) ? Préciser ses caractéristiques.
  4. Exprimer cn en fonction de n. On prendra garde au fait que le premier terme de la suite est c1 (et non c0).
  5. Existe-t-il une étape pour laquelle le motif compte exactement 145 carrés ? Si oui, laquelle ?
  6. Existe-t-il une étape pour laquelle le motif compte exactement 2026 carrés ? Justifier.

Exercice 7 ★★★Suite géométrique : premiers réflexes

Suites géométriques : définition et terme général

  1. La suite (un) est géométrique de premier terme u0=5 et de raison q=2.

    a. Calculer u1, u2 et u3.

    b. Exprimer un en fonction de n, pour tout entier naturel n, puis calculer u10.

  2. La suite (vn) est géométrique de premier terme v0=81 et de raison q=13.

    a. Calculer v1, v2, v3 et v4.

    b. Exprimer vn en fonction de n, pour tout entier naturel n.

  3. La suite (wn) est géométrique et tous ses termes sont strictement positifs. On sait que w2=12 et w4=48.

    a. Justifier que la raison q vérifie q2=4, puis déterminer la valeur de q.

    b. En déduire la valeur de w0, puis exprimer wn en fonction de n, pour tout entier naturel n.

Exercice 8 ★★★★Arithmétique, géométrique… ou ni l'un ni l'autre ?

Suites arithmétiques : définition et terme généralSuites géométriques : définition et terme général

Pour chacune des suites ci-dessous, dire si elle est arithmétique, géométrique, ou ni l'un ni l'autre. Justifier soigneusement chaque réponse.

On rappelle la règle du jeu : pour prouver qu'une suite n'est pas arithmétique (ou pas géométrique), il suffit d'exhiber un contre-exemple numérique sur les premiers termes ; mais pour prouver qu'elle l'est, un calcul sur quelques termes ne suffit pas, il faut un calcul de un+1un (ou du quotient un+1un) valable pour tout entier naturel n.

a. La suite (un) définie pour tout entier naturel n par un=74n.

b. La suite (vn) définie pour tout entier naturel n par vn=3×5n.

c. La suite (wn) définie pour tout entier naturel n par wn=n2+1.

d. La suite (tn) définie pour tout entier naturel n par tn=23n.

e. La suite (sn) définie par s0=1 et, pour tout entier naturel n, sn+1=2sn+1.

Exercice 9 ★★★Deux propositions de salaire

Modélisation discrète : croissances linéaire et exponentielleSuites arithmétiques : définition et terme généralSuites géométriques : définition et terme généralSommes de termes consécutifs

À l'embauche, une entreprise propose à un salarié un salaire annuel initial de 24000 € et lui laisse le choix entre deux contrats :

  • Contrat A : le salaire annuel augmente de 800 € chaque année ;
  • Contrat B : le salaire annuel augmente de 3% chaque année.

Pour tout entier naturel n, on note an le salaire annuel (en euros) perçu la n-ième année après l'embauche avec le contrat A, et bn le salaire correspondant avec le contrat B. Ainsi a0=b0=24000.

  1. Calculer a1 et a2, puis b1 et b2 (arrondir à l'euro si nécessaire).

  2. Donner la nature (arithmétique ou géométrique) de chacune des suites (an) et (bn), en précisant sa raison. Justifier.

  3. Exprimer an puis bn en fonction de n, pour tout entier naturel n.

  4. Calculer a10 et une valeur approchée de b10 à l'euro près. Lequel des deux contrats donne le meilleur salaire la 10-ième année après l'embauche ?

  5. À l'aide de la calculatrice (tableau de valeurs), déterminer la première année où le salaire du contrat B dépasse strictement celui du contrat A, c'est-à-dire le plus petit entier naturel n tel que bn>an. On reproduira les quelques lignes utiles du tableau de valeurs.

  6. On s'intéresse maintenant au total perçu avec le contrat A pendant les années 0 à n, c'est-à-dire à la somme Sn=a0+a1++an.

    a. En utilisant la formule du cours 1+2++n=n(n+1)2, montrer que

Sn=24000(n+1)+800×n(n+1)2

b. Calculer S9, c'est-à-dire le total perçu avec le contrat A pendant les 10 premières années (années 0 à 9).

  1. Soit T9=b0+b1++b9 le total perçu avec le contrat B sur les mêmes 10 années.

    a. Justifier que T9=24000×(1+1,03+1,032++1,039), puis calculer T9 à l'euro près à l'aide de la formule du cours 1+q+q2++qn=1qn+11q.

    b. Comparer S9 et T9. Quel contrat conseiller à ce salarié ? On nuancera la réponse selon la durée pendant laquelle il compte rester dans l'entreprise.

Exercice 10 ★★★★Sens de variation : trois méthodes

Sens de variation d'une suite

Étudier le sens de variation d'une suite, c'est choisir la bonne méthode : signe de la différence un+1un, comparaison du quotient un+1un à 1 (pour une suite à termes strictement positifs), ou utilisation d'une fonction. Chaque question ci-dessous impose sa méthode.

  1. Par la différence. La suite (un) est définie pour tout entier naturel n par un=n2+4n. Exprimer un+1un en fonction de n, étudier son signe et conclure.

  2. Par le quotient. La suite (vn) est définie pour tout entier naturel n par vn=5n2n.

    a. Justifier que vn>0 pour tout entier naturel n.

    b. Calculer le quotient vn+1vn, le comparer à 1 et conclure.

  3. Au choix. La suite (wn) est définie pour tout entier naturel n par wn=1n+1. Étudier son sens de variation par la méthode de son choix : signe de wn+1wn, ou remarque que wn=f(n) pour une fonction f dont on connaît les variations sur [0;+[.

  4. Par un contre-exemple. La suite (tn) est définie pour tout entier naturel n par tn=(2)n. Calculer t0, t1, t2 et t3, puis expliquer pourquoi cette suite n'est ni croissante ni décroissante.

  5. Avec le cours. Donner, en citant la propriété du cours utilisée, le sens de variation de chacune des suites suivantes :

    a. la suite arithmétique de premier terme 10 et de raison 12 ;

    b. la suite géométrique de premier terme 8 et de raison 34.

Exercice 11 ★★★★Sommes de termes : la méthode de Gauss

Sommes de termes consécutifsSuites arithmétiques : définition et terme général

La légende raconte que le mathématicien Carl Friedrich Gauss, alors enfant, aurait calculé en quelques secondes la somme des entiers de 1 à 100 que son maître pensait occuper la classe une bonne heure. Dans tout l'exercice, on utilisera la formule du cours : pour tout entier naturel n1,

1+2+3++n=n(n+1)2
  1. Calculer 1+2+3++100.

  2. Calculer S=1+2+3++250.

  3. Calculer la somme P des entiers pairs de 2 à 100, c'est-à-dire P=2+4+6++100. On pourra commencer par factoriser chaque terme par 2.

  4. En déduire, sans nouveau calcul de somme, la valeur de la somme I des entiers impairs de 1 à 99, c'est-à-dire I=1+3+5++99. Que remarque-t-on sur la valeur obtenue ?

  5. Les rangées d'un théâtre comptent 20 sièges à la rangée 1, puis chaque rangée compte 3 sièges de plus que la précédente. La salle comporte 25 rangées. Pour tout entier n compris entre 1 et 25, on note un le nombre de sièges de la rangée n.

    a. Quelle est la nature de la suite (un) ? Exprimer un en fonction de n, puis calculer le nombre de sièges de la rangée 25.

    b. Montrer que la capacité totale de la salle s'écrit 20×25+3×(0+1+2++24), puis la calculer.

Exercice 12 ★★★★Sommes géométriques

Sommes de termes consécutifsSuites géométriques : définition et terme général

Dans tout l'exercice, on utilisera la formule du cours : pour tout réel q1 et tout entier naturel n,

1+q+q2++qn=1qn+11q
  1. Calculer A=1+2+4+8++210. On donnera le résultat sous la forme d'une puissance de 2 diminuée de 1, puis sa valeur.

  2. Calculer S=1+12+14++128. On donnera la valeur exacte sous forme de fraction. Que semble-t-il se passer pour cette somme si l'on ajoute de plus en plus de termes ? Répondre par une phrase.

  3. Une légende raconte que l'inventeur du jeu d'échecs demanda comme récompense des grains de riz : 1 grain le jour 1, puis 2 grains le jour 2, puis 4 grains le jour 3, et ainsi de suite en doublant chaque jour, pendant 30 jours.

    a. Exprimer le nombre de grains reçus le jour n (pour 1n30), puis donner le nombre de grains reçus le jour 30 sous forme d'une puissance de 2.

    b. Calculer le nombre total de grains reçus au bout des 30 jours, en valeur exacte puis en écriture scientifique arrondie (a×10p). Commenter l'ordre de grandeur obtenu.

  4. Calculer B=3+3×2+3×22++3×212. On commencera par factoriser par le premier terme pour se ramener à une somme de la forme 1+q+q2++qn.

Exercice 13 ★★★★Python : calculer des termes, cumuler une somme

Suites et PythonModes de génération et calcul de termesSommes de termes consécutifs

  1. Suite définie explicitement. La suite (un) est définie pour tout entier naturel n par un=3n+1. On la programme en Python :
def u(n):
    return 3*n + 1

Que renvoie l'appel u(10) ? Justifier par un calcul.

  1. Suite définie par récurrence. La suite (vn) est définie par v0=40 et, pour tout entier naturel n, vn+1=0,9vn+10. Cette suite n'est ni arithmétique ni géométrique, mais Python permet de calculer ses termes de proche en proche.

    a. Calculer à la main v1 et v2.

    b. Recopier et compléter le programme suivant pour qu'il affiche la valeur de v15 :

v = ...                 # premier terme v_0
for i in range(...):    # nombre de passages dans la boucle
    v = ...             # on remplace v par le terme suivant
print(v)

c. Donner la valeur affichée par le programme, arrondie au dixième.

  1. Construire une liste de termes. On exécute maintenant le programme suivant :
v = 40
L = [v]                 # la liste contient deja v_0
for i in range(19):
    v = 0.9*v + 10
    L.append(v)         # on ajoute le nouveau terme a la liste
print(L)

a. Combien de termes la liste L contient-elle à la fin de l'exécution ? À quels termes de la suite (vn) correspondent-ils ?

b. Que vaut L[3] ? Justifier par un calcul à la main.

c. L'affichage de la liste montre des valeurs qui augmentent en se tassant : 40 ; 46 ; 51,4 ; 56,26 ; puis des valeurs de plus en plus proches les unes des autres. De quel nombre les termes de la suite semblent-ils se rapprocher ? Répondre par une phrase.

  1. Cumuler une somme. On revient à la suite (un) de la question 1, définie par un=3n+1. On veut calculer la somme S=u0+u1++u50.

    a. Recopier et compléter le programme suivant :

S = 0                   # somme cumulee, vide au depart
for n in range(...):    # n prend les valeurs 0, 1, ..., 50
    S = S + ...         # on ajoute le terme u_n a la somme
print(S)

b. Vérifier la valeur affichée par un calcul exact : écrire S sous la forme d'une somme de 51 termes constants et d'un multiple de 1+2++50, puis utiliser la formule du cours 1+2++n=n(n+1)2.

Exercice 14 ★★★Épargne : capital et seuil

Modélisation discrète : croissances linéaire et exponentielleSuites géométriques : définition et terme généralSuites et Python

Un capital de 2000 € est placé sur un livret d'épargne au taux annuel fixe de 2,5% : à la fin de chaque année, les intérêts produits sont ajoutés au capital (on parle d'intérêts composés). On note Cn le capital, en euros, disponible au bout de n années de placement. Ainsi C0=2000.

  1. Calculer C1 et C2.

  2. Justifier que, pour tout entier naturel n, on a Cn+1=1,025Cn. En déduire la nature de la suite (Cn), puis exprimer Cn en fonction de n.

  3. Déterminer le sens de variation de la suite (Cn), en citant la propriété du cours utilisée. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

  4. Quel capital est disponible au bout de 10 ans ? Arrondir au centime d'euro.

  5. À l'aide du tableau de valeurs de la calculatrice, déterminer au bout de combien d'années le capital dépasse pour la première fois 3000 €. On justifiera la réponse en donnant les valeurs, arrondies au centime, des deux termes qui encadrent ce seuil.

  6. On veut retrouver ce résultat à l'aide du programme Python suivant :

C = 2000            # capital initial en euros
n = 0               # nombre d'annees ecoulees
while ...:          # tant que le capital ne depasse pas le seuil...
    C = ...         # ... une annee de plus : le capital augmente de 2.5 %
    n = n + 1
print(n)

a. Recopier et compléter le programme pour qu'il affiche la réponse de la question 5.

b. Quelle valeur ce programme affiche-t-il ?

c. Que faut-il modifier dans le programme pour déterminer au bout de combien d'années le capital dépasse 4000 € ? Donner la valeur alors affichée.

Exercice 15 ★★★Décroissance d'un médicament

Modélisation discrète : croissances linéaire et exponentielleSuites géométriques : définition et terme généralIntuition de la limite d'une suite

Un patient reçoit une injection de 180 mg d'un médicament. On admet que l'organisme élimine chaque heure 25% de la quantité de médicament présente. On note mn la masse de médicament, en mg, encore présente dans l'organisme au bout de n heures. Ainsi m0=180.

  1. Calculer m1 et m2.

  2. Quelle est la nature de la suite (mn) ? Justifier, puis exprimer mn en fonction de n.

  3. Déterminer le sens de variation de la suite (mn), en citant la propriété du cours utilisée.

  4. Quelle masse de médicament reste-t-il dans l'organisme au bout de 6 heures ? Arrondir au dixième de mg.

  5. Recopier et compléter le tableau suivant à l'aide de la calculatrice (valeurs arrondies au centième) :

    n 10 20 30
    mn

    Que semble-t-il se passer pour la masse mn lorsque n devient très grand ?

  6. On considère que le médicament cesse d'être efficace lorsque la masse présente dans l'organisme devient inférieure à 10 mg. À l'aide du tableau de valeurs de la calculatrice, déterminer au bout de combien d'heures cela se produit. On justifiera la réponse en donnant les valeurs des deux termes qui encadrent ce seuil.

  7. La masse de médicament présente dans l'organisme devient-elle exactement nulle au bout d'un certain nombre d'heures ? Expliquer en une phrase.

Exercice 16 ★★★La suite de Fibonacci

Modes de génération et calcul de termesSuites et Python

En 1202, le mathématicien italien Leonardo Fibonacci décrit l'évolution d'une population de couples de lapins : chaque couple adulte engendre un nouveau couple chaque mois, et un couple nouveau-né devient adulte au bout d'un mois. Le nombre de couples présents au mois n est donné par la suite (Fn) définie par :

F1=1,F2=1et, pour tout entier n1,Fn+2=Fn+1+Fn
  1. Calculer les termes F3 à F10.

  2. La suite (Fn) est-elle arithmétique ? Est-elle géométrique ? Justifier à l'aide des premiers termes.

  3. Cette définition par récurrence diffère de celles rencontrées dans le cours : combien de termes faut-il connaître au départ pour pouvoir calculer tous les suivants ? Expliquer pourquoi.

  4. On veut construire la liste des 20 premiers termes de la suite à l'aide du programme Python suivant :

F = [1, 1]                  # les deux premiers termes
for k in range(18):
    F.append(...)           # ajoute le terme suivant a la liste
print(F)

a. Recopier et compléter la ligne 3, en exprimant le terme ajouté à l'aide d'éléments de la liste F.

b. Après exécution, l'instruction print(F[19]) affiche 6765. En se souvenant que les indices d'une liste Python commencent à 0, de quel terme de la suite (Fn) s'agit-il ?

  1. À l'aide de la liste obtenue à la question 4, calculer les quotients Fn+1Fn pour n=5, n=10 et n=15 (arrondir au millième). Que semble-t-il se passer pour ces quotients lorsque n devient grand ?

Exercice 17 ★★★★Conjecturer une limite

Intuition de la limite d'une suiteSens de variation d'une suite

  1. Pour chacune des quatre suites suivantes, calculer les termes demandés (valeurs exactes ou arrondies au dix-millième), puis conjecturer le comportement de la suite lorsque n devient très grand : les termes semblent-ils se rapprocher d'un nombre ? devenir aussi grands que l'on veut (+) ? aussi négatifs que l'on veut () ? ou n'avoir aucun de ces comportements ?

a. un=3+1n pour tout entier n1. Calculer u1, u10, u100 et u10000.

b. vn=n2100n pour tout entier naturel n. Calculer v1, v10, v100, v200 et v1000.

c. wn=(1)nn pour tout entier n1. Calculer w1, w2, w3, w4, w10 et w100.

d. tn=(1)n×5 pour tout entier naturel n. Calculer t1, t2, t3 et t100.

  1. Observer les valeurs calculées pour la suite (vn) : que se passe-t-il pour les premiers termes ? Quelle prudence cela impose-t-il lorsqu'on conjecture le comportement d'une suite à partir d'un tableau de valeurs ?

  2. Question de synthèse : une suite croissante devient-elle forcément aussi grande que l'on veut ? On considère la suite (cn) définie pour tout entier naturel n par cn=31n+1.

    a. Calculer c0, c1, c10 et c1000 (arrondir au millième si besoin).

    b. Montrer que, pour tout entier naturel n, cn+1cn=1(n+1)(n+2). En déduire le sens de variation de (cn).

    c. Conjecturer le comportement de (cn) lorsque n devient très grand, puis répondre à la question posée.

Exercice 18 ★★★Vrai ou faux ? Justifier ou réfuter

Suites arithmétiques : définition et terme généralSuites géométriques : définition et terme généralSens de variation d'une suite

Pour chacune des affirmations suivantes, dire si elle est vraie ou fausse. Une affirmation vraie doit être démontrée dans le cas général ; une affirmation fausse doit être réfutée par un contre-exemple explicite.

On rappelle que la somme des suites (un) et (vn) est la suite dont le terme d'indice n est un+vn.

  1. « Si (un) est une suite arithmétique de raison r>0, alors (un) est croissante. »

  2. « Si (un) est une suite géométrique de raison q>1, alors (un) est croissante. »

  3. « Si la différence un+1un est constante, alors (un) est une suite arithmétique. »

  4. « La somme de deux suites arithmétiques est une suite arithmétique. »

  5. « La somme de deux suites géométriques est une suite géométrique. »

  6. « Si tous les termes de la suite (un) sont strictement positifs et si un+1un<1 pour tout entier naturel n, alors (un) est décroissante. »

Exercice 19 ★★★★L'échiquier de Sissa

Suites géométriques : définition et terme généralSommes de termes consécutifsModélisation discrète : croissances linéaire et exponentielleSuites et Python

Selon la légende, le sage Sissa inventa le jeu d'échecs pour distraire son roi. Ravi, le roi lui proposa de choisir sa récompense. Sissa demanda simplement du blé : 1 grain sur la première case de l'échiquier, 2 grains sur la deuxième, 4 grains sur la troisième, et ainsi de suite en doublant le nombre de grains à chaque case, jusqu'à la 64e case. Le roi, amusé par tant de modestie, accepta aussitôt…

On note gk le nombre de grains posés sur la case numéro k, pour k allant de 1 à 64. Ainsi g1=1.

  1. Quelle est la nature de la suite (gk) ? Exprimer gk en fonction de k (attention : la numérotation des cases commence à k=1). Vérifier la formule obtenue avec g1, g2 et g3.

  2. Combien de grains faut-il poser sur la 64e case ? Donner le résultat sous forme d'une puissance de 2, puis un ordre de grandeur en écriture scientifique à l'aide de la calculatrice.

  3. Montrer que le nombre total de grains à poser sur l'échiquier est égal à 2641.

  4. Un grain de blé pèse environ 0,05 g.

    a. Donner un ordre de grandeur de la masse totale de blé demandée par Sissa, en tonnes (1 tonne =106 g).

    b. La production mondiale annuelle de blé est d'environ 8×108 tonnes. À combien d'années de production mondiale la demande de Sissa correspond-elle, en ordre de grandeur ?

  5. Le roi, effrayé par le résultat, propose une autre récompense : 1000 grains sur la première case, puis 1000 grains de plus à chaque nouvelle case (2000 grains sur la deuxième, 3000 sur la troisième, etc.).

    a. Quelle est la nature de la suite des nombres de grains de cette nouvelle proposition ? Calculer le nombre total de grains posés sur les 64 cases.

    b. Quelle masse de blé cela représente-t-il ? Comparer les deux propositions en une phrase : que retenir de la différence entre une croissance de type arithmétique et une croissance de type géométrique ?

  6. On veut calculer la valeur exacte du total demandé par Sissa à l'aide du programme Python suivant :

total = 0               # nombre de grains deja comptes
grains = 1              # grains poses sur la case courante
for k in range(64):
    total = ...         # on ajoute les grains de la case courante
    grains = ...        # la case suivante en recoit deux fois plus
print(total)

a. Recopier et compléter le programme.

b. Donner la valeur exacte affichée par le programme.

Bloqué sur « Suites numériques » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.