PCSI · Chapitre 05 · Premier semestre

Devoir surveillé — Nombres réels et suites numériques

Sujet type, 240 min, barème sur 20 points. À faire en conditions réelles avant de regarder le corrigé.

Sujet type DS — 240 min, barème sur 20 points. Faites-le en conditions réelles avant de regarder le corrigé (PDF).

Exercice 1 (4 points) — Bornes supérieures et inférieures

Dans tout l'exercice, on utilisera la caractérisation de la borne supérieure : si A est une partie non vide et majorée de R, alors M=supA si et seulement si M est un majorant de A et, pour tout ε>0, il existe aA tel que a>Mε. On dispose de la caractérisation analogue pour la borne inférieure.

  1. On pose A={(1)n+1n : nN}. Déterminer supA et infA, et préciser dans chaque cas si la borne est atteinte.

  2. On pose B={1p1q : (p,q)(N)2}. Déterminer supB et infB, et préciser si ces bornes sont atteintes.

  3. On pose C={x+1x : x]0,+[}. Démontrer que C admet un plus petit élément que l'on déterminera, puis démontrer que C n'admet pas de borne supérieure dans R.

  4. Dans cette question, X et Y désignent deux parties non vides et majorées de R, sans rapport avec les ensembles précédents. On pose

X+Y={x+y : xX, yY},XY={xy : xX, yY}.

a. Démontrer que X+Y est non vide et majorée, puis que sup(X+Y)=supX+supY.

b. Donner un exemple de deux parties X et Y non vides, majorées, pour lesquelles XY est majorée mais sup(XY)supX×supY. Que peut-on en conclure sur la « règle » analogue à celle de la question a pour le produit ?

Barème : 1. 0,75 pt — 2. 0,75 pt — 3. 0,5 pt — 4.a 1,25 pt — 4.b 0,75 pt.

Exercice 2 (5 points) — Étude d'une suite récurrente

On considère la fonction f définie sur [0,2] par

f(x)=2x+3x+2,

et la suite (un)nN définie par u0=0 et, pour tout nN, un+1=f(un).

  1. Vérifier que, pour tout x[0,2], f(x)=21x+2. En déduire que f est strictement croissante sur [0,2], puis que f([0,2])[0,2]. Démontrer que la suite (un) est bien définie et que un[0,2] pour tout nN.

  2. Étudier le signe de f(x)x sur [0,2]. En déduire, par récurrence et en utilisant la croissance de f, que la suite (un) est croissante.

  3. Démontrer que (un) converge, puis que sa limite vaut 3.

  4. Démontrer que, pour tout nN,

un+13=un3(un+2)(2+3)17un3,

puis que un327n. Déterminer un entier n pour lequel un est une valeur approchée de 3 à 106 près.

  1. On pose, pour tout nN, vn=un3un+3. a. Justifier que (vn) est bien définie, puis démontrer qu'elle est géométrique de raison q=743. En déduire une expression explicite de un en fonction de n. b. Retrouver la limite de (un) à partir de cette expression, et comparer la raison q à la constante 17 obtenue à la question 4. Commenter.

Barème : 1. 0,75 pt — 2. 0,75 pt — 3. 0,75 pt — 4. 1 pt — 5.a 1 pt — 5.b 0,75 pt.

Exercice 3 (5 points) — Récurrence d'ordre 2 et suite complexe

Partie A — Une récurrence linéaire d'ordre 2.

On considère la suite réelle (un)nN définie par

u0=1,u1=1,nN,un+2=un+1un.
  1. Écrire l'équation caractéristique associée, la résoudre dans C, et donner les deux racines sous forme exponentielle.

  2. En déduire qu'il existe deux réels λ et μ tels que un=λcosnπ3+μsinnπ3 pour tout n, puis déterminer λ et μ. Écrire enfin un sous la forme Rcos(nπ3φ) avec R>0.

  3. Démontrer que la suite (un) est périodique de période 6, et donner la liste des valeurs u0,u1,,u5.

  4. À l'aide de deux suites extraites bien choisies, démontrer que (un) diverge. La suite (un) est-elle bornée ?

Partie B — Une suite complexe.

Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct. On définit la suite complexe (zn)nN par

z0=0,nN,zn+1=1+i2zn+1,

et l'on note Mn le point d'affixe zn.

  1. Déterminer l'unique complexe tel que =1+i2+1. Démontrer que la suite (zn) est géométrique, et en déduire une expression de zn en fonction de n.

  2. Démontrer que zn=2(22)n, puis que (zn) converge vers . Donner les expressions de Re(zn) et de Im(zn) en fonction de n.

  3. On note Ω le point d'affixe . Déterminer le plus petit entier n tel que ΩMn102. On pourra raisonner sur ΩMn2.

  4. Justifier que l'application z1+i2z+1 est la similitude directe de centre Ω, de rapport 22 et d'angle π4. En déduire, en calculant le quotient zn+1znzn+1, que le triangle ΩMnMn+1 est rectangle en Mn+1 pour tout nN.

Barème : 1. 0,75 pt — 2. 0,75 pt — 3. 0,5 pt — 4. 0,5 pt — 5. 0,75 pt — 6. 0,75 pt — 7. 0,5 pt — 8. 0,5 pt.

Bloqué sur « Nombres réels et suites numériques » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.