PCSI · Chapitre 13 · Second semestre
Exercices — Dénombrement
36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
Sommaire
36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Exercice 1 ★★★★ — Cardinaux à la main
Ensembles finis, cardinal, cardinal d'une partie et cas d'égalité
Dans les questions 1. à 4., on travaille dans . La notation signifie « divise ».
1. Déterminer le cardinal de chacun des ensembles suivants.
a.
b.
c.
d.
2. Démontrer qu'un entier naturel non nul est divisible à la fois par et par si et seulement s'il est divisible par . En déduire .
3. Déterminer .
4. On pose . Justifier que , calculer , et dire si .
5. Soit un entier naturel non nul. Déterminer le cardinal de
puis donner sa valeur pour .
Exercice 2 ★★★★ — Le principe multiplicatif au quotidien
Principe multiplicatif, choix successifs, disjonction de cas et passage au complémentaire
Dans tout l'exercice, on suppose que les objets proposés dans chaque catégorie sont deux à deux distincts.
1. Un restaurant propose entrées, plats et desserts.
a. Combien peut-on composer de menus complets, formés d'une entrée, d'un plat et d'un dessert ?
b. Combien peut-on composer de menus allégés, formés soit d'une entrée et d'un plat, soit d'un plat et d'un dessert ?
2. Une armoire contient hauts, bas et paires de chaussures. Une tenue est la donnée d'un haut, d'un bas et d'une paire de chaussures.
a. Combien de tenues différentes peut-on former ?
b. On décide d'ajouter éventuellement une écharpe, à choisir parmi écharpes, étant entendu qu'on peut aussi n'en porter aucune. Combien de tenues peut-on alors former ?
3. Trois routes distinctes relient la ville à la ville , et quatre routes distinctes relient la ville à la ville .
a. Combien de trajets de à passant par peut-on emprunter ?
b. Combien de trajets aller-retour peut-on emprunter si l'on n'accepte jamais d'emprunter deux fois la même route ?
4. Un enfant construit une tour en empilant cubes. Les cubes sont pris dans un bac qui en contient de cinq couleurs, rouge, bleu, vert, jaune et blanc, en quantité suffisante pour qu'une même couleur puisse servir plusieurs fois. Une tour est la donnée, du bas vers le haut, des couleurs des quatre cubes empilés.
a. Combien de tours différentes peut-on construire ?
b. Combien de tours n'ont pas de cube rouge à la base ?
c. Combien de tours n'ont pas de cube rouge à la base et portent au sommet un cube jaune ou blanc ?
5. Un questionnaire comporte questions ; pour chacune, on doit cocher exactement une réponse parmi les quatre propositions , , , . Une grille de réponses est la donnée des douze réponses cochées.
a. Combien de grilles de réponses différentes peut-on remplir ?
b. Combien de grilles ne comportent aucune réponse ?
c. Combien de grilles comportent au moins une réponse ?
Exercice 3 ★★★★ — Union, complémentaire et différence
Union disjointe ou quelconque, complémentaire, différence, produit cartésien
1. Une promotion compte étudiants. Parmi eux, sont inscrits au club de sport, au ciné-club, et sont inscrits aux deux clubs à la fois. Déterminer le nombre d'étudiants :
a. inscrits à au moins un des deux clubs ;
b. inscrits à aucun des deux clubs ;
c. inscrits au club de sport et à lui seul ;
d. inscrits à exactement un des deux clubs.
2. Soit un ensemble fini, et deux parties de . En écrivant comme la réunion de deux parties disjointes, démontrer que
3. On prend , et . Déterminer , , , , , puis le cardinal du complémentaire de dans .
4. Soit un ensemble fini et , deux parties de , dont on note et les complémentaires dans . Démontrer que
puis retrouver par cette formule le résultat de la question 1. b.
5. Soit un ensemble fini et , deux parties de . À quelle condition nécessaire et suffisante a-t-on ?
Exercice 4 ★★★★ — Produits cartésiens et quadrillages
Union disjointe ou quelconque, complémentaire, différence, produit cartésienPrincipe multiplicatif, choix successifs, disjonction de cas et passage au complémentaire
1. On pose et . Déterminer , , et .
2. On considère le quadrillage
a. Déterminer .
b. Combien de points de ont leurs deux coordonnées paires ?
c. Combien de points de ont leurs deux coordonnées de même parité ?
3. On pose et . Écrire et en extension, puis déterminer et .
4. Soit un entier supérieur ou égal à . Déterminer le cardinal des ensembles
puis donner leurs valeurs pour .
5. On considère les triplets d'éléments de .
a. Combien y a-t-il de tels triplets ?
b. Combien en existe-t-il dont les trois coordonnées sont deux à deux distinctes ?
c. Combien en existe-t-il dont deux coordonnées au moins sont égales ?
Exercice 5 ★★★★ — Codes, plaques et mots de passe
p-listes d'éléments distincts, nombre d'injections, permutations et factorielleNombre d'applications d'un ensemble fini dans un autre, nombre de parties
1. Soit et deux entiers naturels non nuls, un ensemble de cardinal et un ensemble de cardinal .
a. Rappeler la valeur de et la justifier par le principe multiplicatif.
b. On suppose . Rappeler le nombre d'applications injectives de dans et l'exprimer à l'aide de factorielles.
2. Un cadenas s'ouvre avec un code de chiffres, chaque chiffre étant pris entre et .
a. Expliquer pourquoi un code est exactement une application de dans , puis compter les codes possibles.
b. Combien de codes ont leurs quatre chiffres deux à deux distincts ?
c. Combien de codes comportent au moins un ?
3. Une plaque d'immatriculation est de la forme : deux lettres, puis trois chiffres, puis deux lettres. L'alphabet compte lettres et les chiffres vont de à ; aucune combinaison n'est interdite.
a. Combien de plaques peut-on former ?
b. Combien de plaques ont leurs quatre lettres deux à deux distinctes et leurs trois chiffres deux à deux distincts ?
4. Un mot de passe est une suite de caractères choisis parmi les lettres minuscules et les chiffres, les répétitions étant autorisées.
a. Combien de mots de passe peut-on former ?
b. Combien de mots de passe comportent au moins un chiffre ?
5. On appelle ici mot de lettres toute suite de lettres de l'alphabet, qu'elle ait un sens ou non. On convient que les voyelles sont , , , , , , soit six lettres.
a. Combien y a-t-il de mots de lettres deux à deux distinctes ?
b. Combien y a-t-il de mots de lettres deux à deux distinctes ne comportant aucune voyelle ?
Exercice 6 ★★★★ — Podiums, classements et alignements
p-listes d'éléments distincts, nombre d'injections, permutations et factorielle
Dans tout l'exercice, les personnes et les objets considérés sont deux à deux distincts, et l'on suppose qu'aucune course ne se termine par une égalité.
1. Une course réunit coureurs.
a. Combien de podiums différents peut-on obtenir, un podium étant la donnée du premier, du deuxième et du troisième dans cet ordre ?
b. Combien de résultats différents peut-on obtenir pour les cinq premières places, dans l'ordre ?
c. Combien de classements complets des coureurs peut-on obtenir ?
2. Toujours avec ces coureurs, l'un d'eux se nomme Léa. Combien de podiums font figurer Léa ? On donnera deux méthodes.
3. Huit personnes, parmi lesquelles Alice et Bob, s'installent côte à côte sur un banc de huit places numérotées.
a. Combien y a-t-il d'installations possibles ?
b. Combien y en a-t-il dans lesquelles Alice occupe la place numéro ?
c. Combien y en a-t-il dans lesquelles Alice occupe la place numéro et Bob la place numéro ?
4. Avec les mêmes huit personnes sur le même banc :
a. combien d'installations placent Alice et Bob sur deux places voisines ?
b. combien d'installations ne les placent pas sur deux places voisines ?
5. On range côte à côte, sur une étagère, romans et bandes dessinées.
a. Combien de rangements différents peut-on faire ?
b. Combien de rangements placent les trois bandes dessinées les unes à côté des autres, sans livre intercalé ?
Exercice 7 ★★★★ — Les premiers coefficients binomiaux
Parties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivot
1. Calculer les coefficients binomiaux suivants.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
2. Énoncer la formule de symétrie des coefficients binomiaux, puis l'utiliser pour calculer , et sans effectuer de produit de plus de trois facteurs.
3. Résoudre dans les entiers naturels les équations suivantes.
a. , d'inconnue .
b. , d'inconnue .
4. Soit un ensemble de cardinal . Déterminer le nombre de parties de ayant respectivement éléments, éléments, élément, puis éléments.
5. On travaille dans .
a. Combien possède-t-il de parties à éléments ?
b. Combien d'entre elles sont formées de deux entiers pairs ?
c. Combien d'entre elles sont formées de deux entiers consécutifs ?
Exercice 8 ★★★★ — Compter les parties d'un ensemble fini
Nombre d'applications d'un ensemble fini dans un autre, nombre de parties
Dans tout l'exercice, .
1. Écrire en extension pour , puis donner lorsque vaut successivement , , et . En déduire .
2. Combien possède-t-il de parties de cardinal ? de cardinal ?
3. Combien possède-t-il de parties contenant l'élément ? Parmi elles, combien sont de cardinal ?
4. À toute partie de on associe le mot de huit lettres
dont la -ième lettre vaut si et si .
a. Écrire pour , pour et pour . Déterminer la partie telle que .
b. Expliquer pourquoi deux parties distinctes de donnent deux mots distincts, et pourquoi tout mot de huit lettres écrit avec des et des est le mot d'une partie de . Retrouver ainsi les réponses des questions 1. et 3.
5. Combien possède-t-il de parties ne contenant ni ni ? Combien de parties ne contenant pas simultanément et ?
6. Combien possède-t-il de parties non vides et distinctes de ?
Exercice 9 ★★★★ — Comités et délégations
Parties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivotPrincipe multiplicatif, choix successifs, disjonction de cas et passage au complémentaire
Le club de robotique d'un lycée compte membres, tous discernables : élèves de première année et élèves de deuxième année. Léa est l'une des élèves de première année.
Dans les questions 1. à 5., un comité désigne un ensemble de membres du club : ni l'ordre, ni les rôles n'interviennent, et deux comités sont égaux exactement lorsqu'ils sont formés des mêmes personnes.
1. Combien peut-on former de comités de membres ?
2. Combien de comités de membres comptent exactement élèves de première année et élèves de deuxième année ?
3. Combien de comités de membres contiennent Léa ?
4. Combien de comités de membres contiennent au moins un élève de deuxième année ?
5. Combien de comités de membres contiennent au moins deux élèves de deuxième année ?
6. Le club doit maintenant élire une délégation de personnes occupant quatre rôles distincts : président, trésorier, secrétaire et responsable technique. Une même personne ne peut pas cumuler deux rôles. Combien de délégations différentes peut-on former ? Quel lien cette valeur entretient-elle avec celle de la question 1. ?
Exercice 10 ★★★★ — Le triangle de Pascal et le binôme
Formule de Pascal, triangle de Pascal, démonstration combinatoire du binôme
On rappelle la formule de Pascal : pour tous entiers naturels et ,
avec la convention dès que .
1. En partant de la ligne , construire de proche en proche les lignes à du triangle de Pascal, c'est-à-dire la liste des coefficients pour allant de à . Préciser la règle de construction utilisée.
2. Vérifier, en recalculant chaque coefficient par la formule , les deux égalités
3. Développer et réduire , puis , où désigne un réel quelconque.
4. Dans le développement de , déterminer le coefficient du monôme , puis celui du monôme . En déduire la somme de tous les coefficients de ce développement.
5. Soit un entier naturel. Calculer
Donner la valeur de chacune de ces sommes pour .
Exercice 11 ★★★★ — Deux langues vivantes
Union disjointe ou quelconque, complémentaire, différence, produit cartésien
Un lycée compte élèves en classe de seconde. Chacun d'eux suit une ou plusieurs langues vivantes, choisies parmi l'espagnol, l'allemand et l'italien. Le secrétariat relève les effectifs suivants : élèves suivent l'espagnol, suivent l'allemand, et suivent à la fois l'espagnol et l'allemand.
On note l'ensemble des élèves de seconde, l'ensemble de ceux qui suivent l'espagnol et l'ensemble de ceux qui suivent l'allemand. On rappelle la formule du cours, valable pour deux parties d'un ensemble fini :
1. Combien d'élèves suivent au moins une des deux langues espagnol et allemand ?
2. Combien d'élèves n'en suivent aucune des deux ?
3. Combien d'élèves suivent l'espagnol sans suivre l'allemand ? Combien suivent l'allemand sans suivre l'espagnol ?
4. Combien d'élèves suivent exactement une des deux langues ? On répondra par deux méthodes différentes.
5. Vérifier que les effectifs obtenus aux questions 2. et 3., complétés par celui des élèves suivant les deux langues, redonnent bien l'effectif total de la classe de seconde. Expliquer pourquoi.
6. On oublie maintenant la donnée « ». En n'utilisant que , et , encadrer le plus finement possible, et montrer que les deux bornes obtenues peuvent effectivement être atteintes.
7. Un second lycée annonce les chiffres suivants pour sa classe de seconde : élèves, dont suivent l'espagnol, suivent l'allemand et suivent les deux. Démontrer que ces données sont impossibles.
Exercice 12 ★★★★ — La réunion de trois ensembles, à la main
Union disjointe ou quelconque, complémentaire, différence, produit cartésien
Soit un ensemble fini et , , trois parties de . On rappelle la formule du cours, valable pour deux parties :
La formule générale du crible est hors programme en PCSI ; c'est précisément pourquoi on l'établit ici à la main, dans le seul cas de trois ensembles, à partir de la formule à deux ensembles du cours.
1. En écrivant , en appliquant la formule ci-dessus aux deux parties et , puis en développant les deux cardinaux ainsi obtenus à l'aide de cette même formule et de la distributivité
démontrer que
Dans les questions suivantes, , et , , désignent respectivement l'ensemble des multiples de , celui des multiples de et celui des multiples de appartenant à .
2. Soit un diviseur de . Déterminer le nombre de multiples de appartenant à .
3. Démontrer que est l'ensemble des multiples de de , et identifier de même , et . En déduire , c'est-à-dire le nombre d'entiers de divisibles par , par ou par .
4. Combien d'entiers de ne sont divisibles par aucun des trois nombres , et ?
5. Combien d'entiers de sont divisibles par exactement un des trois nombres , et ?
Exercice 13 ★★★★ — Applications, injections et surjections entre petits ensembles
Nombre d'applications d'un ensemble fini dans un autre, nombre de partiesInjections, surjections et bijections entre ensembles finis, principe des tiroirs
Pour deux ensembles finis et , on note l'ensemble des applications de dans . Une application de dans sera systématiquement représentée par la liste de ses valeurs .
1. Déterminer , puis .
2. Combien existe-t-il d'injections de dans ? Démontrer qu'il n'existe aucune injection de dans .
3. Démontrer qu'il n'existe aucune surjection de sur . Plus généralement, soit et deux entiers naturels non nuls : à quelle condition portant sur et existe-t-il au moins une surjection de sur ? On démontrera la condition nécessaire, et l'on exhibera une surjection lorsqu'elle est remplie.
4. Écrire la liste des huit applications de dans , et en déduire, à la main, le nombre de surjections de sur .
5. Déterminer, à la main, toutes les surjections de sur . Que peut-on dire de ces applications ?
6. Combien existe-t-il d'applications de dans telles que :
a. ;
b. ;
c. prend au moins une fois la valeur ?
Exercice 14 ★★★★ — Anagrammes d'un mot à lettres distinctes
Anagrammes, tirages, mains de cartes, chemins, répartitions et double comptagep-listes d'éléments distincts, nombre d'injections, permutations et factorielle
On considère le mot LOGARITHME, formé de dix lettres deux à deux distinctes : L, O, G, A, R, I, T, H, M et E. Parmi elles, quatre sont des voyelles, à savoir O, A, I et E, et six sont des consonnes, à savoir L, G, R, T, H et M.
On appelle anagramme de LOGARITHME tout mot de dix lettres obtenu en écrivant ces dix lettres, chacune une fois et une seule, dans un ordre quelconque ; un tel mot n'a pas nécessairement de sens, et LOGARITHME est lui-même l'une de ses anagrammes. Les positions des lettres sont numérotées de à , et deux anagrammes sont égales lorsqu'elles portent les mêmes lettres aux mêmes positions.
1. Combien y a-t-il d'anagrammes de LOGARITHME ?
2. Combien d'anagrammes commencent par une voyelle ?
3. Combien d'anagrammes commencent par une voyelle et se terminent par une consonne ?
4. Dans combien d'anagrammes les lettres T et H sont-elles côte à côte, dans un ordre ou dans l'autre ?
5. Dans combien d'anagrammes les lettres T et H ne sont-elles pas côte à côte ?
6. Dans combien d'anagrammes les quatre voyelles occupent-elles exactement les positions , , et ?
7. Dans combien d'anagrammes les quatre voyelles occupent-elles quatre positions consécutives ?
Exercice 15 ★★★★ — Les quatre modèles de tirage
p-listes d'éléments distincts, nombre d'injections, permutations et factorielleParties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivot
Une urne contient jetons deux à deux discernables, numérotés de à . On prélève jetons, avec . Quatre protocoles de prélèvement sont possibles.
Protocole A (successivement, avec remise). On prélève un jeton, on note son numéro, on le remet dans l'urne, et on recommence, fois de suite. Le résultat est la suite ordonnée des numéros notés.
Protocole B (successivement, sans remise). On prélève un jeton, on note son numéro, on le met de côté, et on recommence, fois de suite. Le résultat est la suite ordonnée des numéros notés.
Protocole C (simultanément). On prélève d'un seul geste une poignée de jetons. Le résultat est la collection des numéros obtenus, sans ordre.
Protocole D. On dispose maintenant, pour chacun des numéros, de jetons portant ce numéro, et on constitue une poignée de jetons dans laquelle un même numéro peut figurer plusieurs fois, sans tenir compte de l'ordre.
1. Pour chacun des protocoles A, B et C, identifier précisément l'objet mathématique décrivant un résultat, puis donner le nombre de résultats possibles en fonction de et de . Pour le protocole D, décrire l'objet obtenu et expliquer pourquoi aucune des trois formules précédentes ne le compte (on ne demande pas de le dénombrer ici).
2. Établir la relation et l'interpréter en termes de protocoles. Donner les trois valeurs numériques pour et .
3. Protocole C : combien de résultats contiennent le jeton numéro ? Application numérique pour et .
4. Protocole C avec et : combien de résultats ne comportent que des numéros pairs ?
5. Protocole C : soit un entier de . Combien de résultats ont pour plus grand numéro exactement ? En déduire l'identité
Application numérique pour , et .
6. Protocole A : combien de résultats font apparaître le jeton numéro au moins une fois ? Application numérique pour et .
Exercice 16 ★★★★ — Mains de cartes
Anagrammes, tirages, mains de cartes, chemins, répartitions et double comptageParties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivot
On considère un jeu de cartes. Chaque carte est déterminée par sa couleur, choisie parmi les quatre couleurs pique, coeur, carreau et trèfle, et par sa hauteur, choisie parmi les huit hauteurs , , , , valet, dame, roi et as. Les cartes sont donc deux à deux distinctes.
On appelle main un ensemble de cartes du jeu : les cartes d'une main sont deux à deux distinctes et l'ordre dans lequel on les énumère n'intervient pas. Dans tout l'exercice, on précisera le modèle utilisé.
1. Combien y a-t-il de mains ?
2. Combien de mains contiennent exactement deux as ?
3. Combien de mains contiennent au moins un as ?
4. Combien de mains sont formées de cinq cartes de la même couleur ?
5. Combien de mains contiennent exactement une paire, c'est-à-dire exactement deux cartes de même hauteur, les trois autres cartes ayant trois hauteurs deux à deux distinctes et différentes de celle de la paire ?
6. Combien de mains contiennent au moins une carte de chacune des quatre couleurs ? On raisonnera par disjonction de cas sur la répartition des cinq cartes entre les couleurs.
Exercice 17 ★★★★ — Diagonales et triangles d'un polygone convexe
Parties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivot
Soit un entier avec . On considère un polygone convexe de sommets , énumérés dans cet ordre le long du contour. Les indices sont lus de façon cyclique, autrement dit on convient que , que et que . On suppose que trois sommets ne sont jamais alignés.
Les côtés du polygone sont les segments joignant deux sommets consécutifs. Une diagonale est un segment joignant deux sommets non consécutifs. Un triangle du polygone est un triangle dont les trois sommets sont des sommets du polygone.
1. Combien y a-t-il de segments joignant deux sommets du polygone ?
2. En déduire que le nombre de diagonales vaut .
3. Combien y a-t-il de triangles du polygone ?
4. Combien de triangles du polygone n'ont aucun côté commun avec le polygone ? On effectuera une disjonction de cas selon le nombre de côtés du polygone portés par le triangle.
5. Donner les quatre valeurs numériques obtenues pour .
6. Pour quelles valeurs de le polygone possède-t-il autant de diagonales que de côtés ?
Exercice 18 ★★★★ — Le nombre de diviseurs d'un entier
Principe multiplicatif, choix successifs, disjonction de cas et passage au complémentaireEnsembles finis, cardinal, cardinal d'une partie et cas d'égalité
Pour un entier , on note l'ensemble des diviseurs positifs de , c'est-à-dire
et le nombre de ces diviseurs. On rappelle que tout entier s'écrit de façon unique, à l'ordre des facteurs près, sous la forme
où sont des nombres premiers et où sont des entiers supérieurs ou égaux à .
1. Décomposer puis en produit de facteurs premiers.
2. Soit décomposé comme ci-dessus. Démontrer qu'un entier divise si et seulement s'il s'écrit avec pour tout de , et que cette écriture de est unique.
3. En décrivant un diviseur par la suite de ses exposants, en déduire par choix successifs la formule
Calculer et .
4. Combien possède-t-il de diviseurs pairs ? Et ?
5. Combien possède-t-il de diviseurs qui sont des carrés parfaits ? Les expliciter. Même question pour .
6. Déterminer le plus petit entier possédant exactement diviseurs positifs.
Exercice 19 ★★★★ — Les mots binaires
Parties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivotAnagrammes, tirages, mains de cartes, chemins, répartitions et double comptage
Soit un entier avec . On appelle mot binaire de longueur toute suite finie dont chaque terme appartient à l'alphabet . Par exemple, est un mot binaire de longueur , comportant trois chiffres . On note l'ensemble des mots binaires de longueur .
1. Déterminer .
2. Soit . Combien de mots de comportent exactement chiffres ?
3. Combien de mots de comportent au moins deux chiffres ?
4. On suppose . Combien de mots de commencent et finissent par ?
5. Combien de mots de comportent autant de chiffres que de chiffres ? Donner également les valeurs numériques des questions 1, 3 et 4 pour .
6. En classant les mots de selon leur nombre de chiffres , démontrer l'identité
Exercice 20 ★★★★ — Symétrie et formule du pivot
Parties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivotFormule de Pascal, triangle de Pascal, démonstration combinatoire du binôme
Dans tout l'exercice, et désignent des entiers naturels et un ensemble fini de cardinal . Pour , on note l'ensemble des parties de de cardinal , de sorte que . Pour une partie de , on note son complémentaire dans .
1. Soit . Démontrer, en passant au complémentaire, que .
2. Soit . Démontrer la formule du pivot
par le calcul, à l'aide des factorielles.
3. Redémontrer la formule du pivot par double comptage, en dénombrant de deux façons l'ensemble des couples où est une partie de de cardinal et où est un élément de .
4. Soit . Simplifier le quotient . Vérifier le résultat pour .
5. Soit . Calculer le quotient , en déduire que la suite finie est strictement croissante, puis établir que, pour et dans ,
6. Soit . Résoudre l'équation , d'inconnue l'entier vérifiant et . Expliciter les solutions pour .
7. Soit . À l'aide de la formule du pivot, calculer . Vérifier le résultat pour .
Exercice 21 ★★★★ — Sommes de coefficients binomiaux
Formule de Pascal, triangle de Pascal, démonstration combinatoire du binôme
Soit un entier naturel. On rappelle la formule du binôme : pour tous nombres réels et ,
Toutes les sommes de cet exercice se calculent en choisissant convenablement et .
1. Calculer et interpréter le résultat en termes de parties d'un ensemble à éléments.
2. Calculer , en distinguant le cas .
3. Calculer .
4. On suppose . On note la somme des pour les entiers de pairs, et la somme des pour les entiers de impairs :
En combinant les questions 1 et 2, calculer et .
5. Pour tout réel , exprimer simplement . En déduire les valeurs de et de , et retrouver les résultats des questions 1, 2 et 3.
6. Soit un ensemble de cardinal . Déduire de la question 4 une comparaison entre le nombre de parties de de cardinal pair et le nombre de parties de de cardinal impair. Illustrer sur l'exemple .
Exercice 22 ★★★★ — Le principe des tiroirs
Injections, surjections et bijections entre ensembles finis, principe des tiroirs
1. Le principe. Soient et deux ensembles finis non vides tels que . Démontrer qu'aucune application de dans n'est injective, autrement dit que pour toute application il existe deux éléments distincts et de tels que .
Ce résultat est appelé principe des tiroirs : si l'on range plus d'objets que l'on n'a de tiroirs, un tiroir au moins contient deux objets. Dans chacune des questions qui suivent, on précisera explicitement quels sont les « objets », quels sont les « tiroirs », et quelle est l'application considérée.
2. Dans un groupe de personnes, démontrer que deux au moins ont la même initiale de prénom (on convient que chaque initiale est l'une des lettres de l'alphabet). La conclusion est-elle encore garantie avec personnes ?
3. Démontrer que dans un groupe de personnes, deux au moins sont nées le même mois.
4. Soit . On choisit entiers deux à deux distincts dans . Démontrer que deux d'entre eux sont consécutifs, c'est-à-dire diffèrent de . Montrer que entiers ne suffiraient pas.
5. On place cinq points dans un carré plein de côté . Démontrer que deux de ces points sont à une distance inférieure ou égale à . Montrer que quatre points ne suffiraient pas.
6. Version quantitative. Soient et deux ensembles finis non vides et tels que . Démontrer que pour toute application , il existe un élément de tel que contienne au moins éléments. En déduire que dans un groupe de personnes, neuf au moins sont nées le même mois.
Exercice 23 ★★★★ — Anagrammes d'un mot à lettres répétées
Anagrammes, tirages, mains de cartes, chemins, répartitions et double comptageParties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivot
On appelle anagramme d'un mot toute suite de lettres obtenue en réordonnant les lettres de ce mot, chaque lettre étant utilisée autant de fois qu'elle figure dans le mot initial. Les anagrammes n'ont pas à avoir de sens, et le mot lui-même compte parmi ses anagrammes. Deux occurrences d'une même lettre sont indiscernables : le mot ETE n'a que trois anagrammes, à savoir ETE, EET et TEE.
1. On considère le mot STATISTIQUE.
a. Donner le nombre de lettres du mot et le décompte de chacune de ses lettres.
b. Dénombrer ses anagrammes en choisissant successivement les positions occupées par chaque lettre.
2. Toujours pour le mot STATISTIQUE :
a. Combien d'anagrammes commencent par la lettre T ? par la lettre A ?
b. Vérifier la cohérence de ces résultats en classant les anagrammes selon leur première lettre.
c. Combien d'anagrammes comportent les trois T côte à côte, c'est-à-dire en trois positions consécutives ?
3. On considère maintenant le mot court ANANAS.
a. Combien a-t-il d'anagrammes ?
b. Combien de ses anagrammes ne comportent jamais deux A côte à côte ?
c. Combien de ses anagrammes ne comportent jamais deux lettres identiques côte à côte ? On donnera la liste complète de ces mots.
4. Cas général. Soit un mot de lettres écrit avec lettres deux à deux distinctes, la -ième figurant fois, de sorte que . Démontrer, par la méthode de placement de la question 1, que le nombre d'anagrammes de ce mot vaut
Exercice 24 ★★★★ — Les chemins dans une grille
Anagrammes, tirages, mains de cartes, chemins, répartitions et double comptageParties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivot
Soient et deux entiers naturels non nuls. On appelle sommets de la grille les points du plan de coordonnées entières vérifiant et . Un pas mène d'un sommet soit au sommet , et on dit que le pas va vers la droite, soit au sommet , et on dit que le pas va vers le haut ; dans les deux cas le pas doit rester dans la grille. Un chemin est une suite de pas partant du sommet et arrivant au sommet .
1. Démontrer qu'un chemin comporte exactement pas, dont exactement vers la droite.
2. On code un chemin par le mot obtenu en écrivant, dans l'ordre où on les effectue, la lettre D pour un pas vers la droite et la lettre H pour un pas vers le haut. Décrire précisément ce codage et en déduire que le nombre de chemins de à vaut .
Dans les questions suivantes, on prend et .
3. Combien y a-t-il de chemins en tout ?
4. Combien de chemins passent par le sommet ? Donner d'abord la formule générale donnant le nombre de chemins passant par un sommet de la grille.
5. Combien de chemins évitent le sommet ?
6. Combien de chemins empruntent le pas horizontal joignant à ? Même question pour le pas vertical joignant à . Contrôler la cohérence avec la question 4.
Exercice 25 ★★★★ — Injective, surjective, bijective : le cas des cardinaux égaux
Injections, surjections et bijections entre ensembles finis, principe des tiroirs
1. Le théorème. Soient et deux ensembles finis non vides de même cardinal , et soit une application.
a. Démontrer que si est injective, alors est surjective.
b. Démontrer que si est surjective, alors est injective. On pourra considérer les ensembles pour .
c. En déduire que les trois propriétés « est injective », « est surjective » et « est bijective » sont équivalentes.
2. Montrer, par deux contre-exemples explicites, que l'hypothèse ne peut pas être supprimée : on construira une application injective et non surjective, puis une application surjective et non injective.
3. Montrer que l'hypothèse de finitude ne peut pas non plus être supprimée, en étudiant l'injectivité et la surjectivité des trois applications de dans suivantes :
4. Une application concrète. Soit . On définit sur par
a. Vérifier que est bien une application de dans .
b. Démontrer que est injective, et en déduire qu'elle est bijective.
c. Écrire les images de dans le cas .
5. Dénombrer les permutations d'un ensemble fini de cardinal , c'est-à-dire ses bijections sur lui-même. Donner les valeurs pour et .
Exercice 26 ★★★★ — Le nombre de parties, en trois preuves
Nombre d'applications d'un ensemble fini dans un autre, nombre de partiesFormule de Pascal, triangle de Pascal, démonstration combinatoire du binôme
Soit un ensemble fini de cardinal . On se propose de démontrer de trois façons indépendantes que
1. Première preuve, par récurrence. Démontrer le résultat par récurrence sur , en séparant, dans un ensemble à éléments, les parties qui contiennent un élément fixé de celles qui ne le contiennent pas.
2. Deuxième preuve, par codage. On numérote les éléments de sous la forme , les étant deux à deux distincts. À une partie de , on associe le mot de chiffres
où désigne la fonction indicatrice de . Justifier que ce codage permet de conclure.
3. Troisième preuve, par le binôme. Classer les parties de selon leur cardinal, puis conclure à l'aide de la formule du binôme.
4. Deux corollaires.
a. On suppose et l'on fixe un élément de . À une partie de , on associe la partie
Démontrer que est une bijection de sur lui-même qui échange les parties de cardinal pair et celles de cardinal impair, puis en déduire que le nombre de parties de de cardinal pair vaut . Que se passe-t-il pour ?
b. Déterminer le nombre de parties non vides de , puis le nombre de parties de contenant un élément fixé .
5. Donner toutes les valeurs numériques obtenues dans le cas , et contrôler le résultat du 4.a. par un calcul direct.
Exercice 27 ★★★★ — Les couples de parties emboîtées
Nombre d'applications d'un ensemble fini dans un autre, nombre de partiesAnagrammes, tirages, mains de cartes, chemins, répartitions et double comptage
Soit un ensemble fini de cardinal .
1. Dénombrer les couples de parties de tels que , en attribuant à chaque élément de un statut parmi trois possibilités que l'on précisera.
2. Retrouver ce résultat par un calcul : classer les couples selon le cardinal de , puis reconnaître la somme obtenue comme une application de la formule du binôme.
3. Dénombrer les couples de parties de tels que , puis les couples tels que . Commenter les résultats.
4. Dénombrer les triplets de parties de deux à deux disjointes et de réunion . Commenter.
5. Dénombrer les couples tels que l'inclusion soit stricte, c'est-à-dire et .
6. Donner les valeurs numériques pour et .
Exercice 28 ★★★★ — Applications croissantes et strictement croissantes
Parties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivotInjections, surjections et bijections entre ensembles finis, principe des tiroirs
Soient et deux entiers naturels non nuls. Une application est dite strictement croissante lorsque
et croissante (au sens large) lorsque . On adopte la convention usuelle dès que , qui traduit qu'un ensemble à éléments n'a aucune partie à éléments lorsque .
1. Démontrer que le nombre d'applications strictement croissantes de dans vaut . On expliquera précisément comment retrouver une telle application à partir de l'ensemble de ses valeurs. Que devient le résultat lorsque ?
2. Soit une application croissante. On pose pour tout .
a. Démontrer que est une application strictement croissante de dans .
b. Démontrer réciproquement que toute application strictement croissante de dans provient d'une unique application croissante de dans par cette formule.
c. En déduire que le nombre d'applications croissantes de dans vaut .
3. Contrôler les deux formules dans le cas et , en écrivant toutes les applications concernées.
4. Applications numériques : combien y a-t-il d'applications strictement croissantes, puis croissantes, de dans ? de dans ? de dans ?
Exercice 29 ★★★★ — Les solutions entières d'une équation
Anagrammes, tirages, mains de cartes, chemins, répartitions et double comptageParties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivot
Soient et . On s'intéresse aux -uplets d'entiers naturels vérifiant
Deux -uplets sont distincts dès qu'ils diffèrent par au moins une coordonnée : l'ordre des inconnues compte, et et sont deux solutions différentes. On adopte la convention usuelle dès que , qui traduit qu'un ensemble à éléments n'a aucune partie à éléments lorsque .
1. On aligne jetons identiques et séparateurs identiques. Décrire comment un tel alignement fournit une solution de l'équation, et comment toute solution s'obtient ainsi une fois et une seule. En déduire que le nombre de solutions vaut .
2. Contrôler le résultat pour et en écrivant toutes les solutions.
3. Dénombrer les solutions en entiers strictement positifs, c'est-à-dire vérifiant pour tout .
4. Dénombrer les solutions en entiers naturels vérifiant la contrainte supplémentaire .
5. Dénombrer les -uplets d'entiers naturels vérifiant l'inéquation .
6. Donner les valeurs numériques des questions 1, 3, 4 et 5 pour et .
7. Expliquer le lien avec les tirages avec répétitions rencontrés à l'exercice 15 : de combien de façons peut-on choisir viennoiseries parmi sortes disponibles, sans tenir compte de l'ordre, chaque sorte pouvant être prise plusieurs fois ou pas du tout ?
Exercice 30 ★★★★ — Les surjections sur un ensemble à deux éléments
Injections, surjections et bijections entre ensembles finis, principe des tiroirsPrincipe multiplicatif, choix successifs, disjonction de cas et passage au complémentaire
Soit un entier naturel non nul et soit un ensemble à deux éléments (donc ). On note le nombre de surjections de sur .
1. a. Combien y a-t-il d'applications de dans ?
b. Décrire complètement les applications de dans qui ne sont pas surjectives, puis en déduire par passage au complémentaire.
c. Donner les valeurs de , , et .
2. On appelle partition de en deux parties non vides toute paire formée de deux parties de telles que , , et . On note le nombre de telles partitions.
a. À une surjection de sur , on associe le couple . Montrer que la paire est une partition de en deux parties non vides.
b. Montrer que chaque partition en deux parties non vides provient d'exactement deux surjections, et en déduire .
c. Calculer et .
3. Combien y a-t-il de surjections de sur vérifiant ? Commenter le résultat obtenu en le comparant à celui de la question 2.
4. On suppose ici . Combien y a-t-il de surjections de sur vérifiant ?
Exercice 31 ★★★★ — Double comptage : la somme des cardinaux des parties
Anagrammes, tirages, mains de cartes, chemins, répartitions et double comptageParties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivot
Soit un ensemble fini de cardinal . On s'intéresse à la somme des cardinaux de toutes les parties de :
1. Calculer à la main, en listant les huit parties de .
2. On note l'ensemble des couples où est une partie de et un élément de :
a. En regroupant les couples de selon leur seconde composante , montrer que .
b. Soit . Combien y a-t-il de parties de contenant ? En regroupant les couples de selon leur première composante, en déduire .
c. Conclure, et vérifier la cohérence avec la question 1.
3. Retrouver le résultat en regroupant les parties de selon leur cardinal : montrer que , puis calculer cette somme à l'aide de la formule du pivot .
4. Combien y a-t-il de couples tels que ? En déduire la valeur de , où désigne le complémentaire de dans , et commenter.
5. Soit une partie fixée de , de cardinal . Par la même méthode, calculer
Vérifier la formule obtenue dans les deux cas particuliers et .
6. En déduire la moyenne des cardinaux des parties de , puis retrouver ce résultat en regroupant les parties deux par deux.
Exercice 32 ★★★★ — La formule de Vandermonde
Formule de Pascal, triangle de Pascal, démonstration combinatoire du binômeParties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivot
Dans tout l'exercice, , et désignent des entiers naturels, et l'on adopte la convention usuelle dès que ou . On se donne un ensemble fini réunion de deux parties disjointes et , avec
1. Mise en train. En classant les parties à deux éléments de selon le nombre d'éléments qu'elles prennent dans , démontrer que
2. Cas général. Soit . Pour , on note l'ensemble des parties de à éléments telles que .
a. Justifier que la famille est une partition de l'ensemble des parties de à éléments.
b. Calculer .
c. En déduire la formule de Vandermonde :
3. Donner une seconde démonstration de cette formule en identifiant les coefficients de dans les deux membres de l'égalité polynomiale .
4. Applications.
a. Calculer en détaillant les quatre termes, puis en appliquant la formule.
b. Un concours est jugé par un jury de personnes, choisies parmi femmes et hommes. Combien de jurys différents peut-on constituer ? Combien en comptent exactement deux femmes ? Vérifier que la répartition des jurys selon leur nombre de femmes redonne le total.
c. Écrire ce que devient la formule de Vandermonde lorsque . (Ce cas particulier remarquable fait l'objet de l'exercice 33 ; on ne demande pas ici de le démontrer.)
Exercice 33 ★★★★ — La somme des carrés des coefficients binomiaux
Formule de Pascal, triangle de Pascal, démonstration combinatoire du binômeParties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivot
On adopte la convention dès que ou .
1. Vérifier à la main, pour puis pour , l'identité
2. Première démonstration, par double comptage. Soit . On pose , et , de sorte que est la réunion disjointe de et de .
a. Combien possède-t-il de parties à éléments ?
b. Pour , combien y a-t-il de parties de à éléments telles que ? On exprimera le résultat à l'aide de la symétrie .
c. Conclure.
3. Seconde démonstration. Retrouver l'identité en identifiant les coefficients de dans les deux membres de .
4. La somme d'une « colonne » du triangle de Pascal. Soient et deux entiers naturels avec . On veut établir
a. Déduire de la formule de Pascal que , puis conclure par télescopage.
b. En donner une seconde démonstration en classant les parties à éléments de selon leur plus grand élément.
5. Applications.
a. Calculer en détaillant les six termes, puis à l'aide de la formule.
b. En remarquant que pour tout entier , retrouver la formule
Exercice 34 ★★★★ — Les parties sans deux éléments consécutifs
Anagrammes, tirages, mains de cartes, chemins, répartitions et double comptageParties à p éléments, coefficients binomiaux, symétrie et formule du pivot
Soit un entier naturel. On dit qu'une partie de est écartée lorsqu'elle ne contient jamais deux entiers consécutifs, c'est-à-dire lorsque
L'ensemble vide et les singletons sont écartés. On note le nombre de parties écartées de , avec la convention , et l'on adopte la convention dès que .
1. Écrire la liste des parties écartées de et en déduire . Combien d'entre elles ont exactement deux éléments ?
2. Comptage à nombre d'éléments fixé. Soient et . On considère une partie écartée de à éléments, écrite dans l'ordre croissant , et l'on pose
a. Montrer que et que est une partie de à éléments.
b. Décrire le procédé qui, à partir d'une partie quelconque à éléments de , reconstruit une partie écartée de à éléments, et vérifier que les deux procédés se défont l'un l'autre.
c. En déduire que le nombre de parties écartées de à éléments vaut . Pour quelles valeurs de ce nombre est-il non nul ?
d. Application : combien y a-t-il de parties écartées de à éléments ?
3. Comptage global par récurrence. Soit . En séparant les parties écartées de selon qu'elles contiennent ou non l'entier , démontrer que
Préciser et , puis dresser la liste des valeurs de à .
4. Vérifier, pour , l'identité en détaillant les termes. (Seuls les premiers sont non nuls, d'après la question 2.c.)
5. Application. Un professeur dispose de dix journées consécutives, numérotées de à , pour placer des séances de soutien, sans jamais programmer deux séances deux jours de suite. Combien de plannings comportant exactement quatre séances peut-il constituer ? Et combien de plannings comportant au moins une séance ?
Exercice 35 ★★★★ — Les dérangements
Injections, surjections et bijections entre ensembles finis, principe des tiroirsAnagrammes, tirages, mains de cartes, chemins, répartitions et double comptage
Soit un entier naturel non nul. On appelle permutation de toute bijection de sur lui-même, et l'on se donne une permutation de . On appelle point fixe de tout entier tel que . On dit que est un dérangement lorsqu'elle n'a aucun point fixe, c'est-à-dire lorsque
On note le nombre de dérangements de , et l'on convient que .
Dans tout l'exercice, une permutation de est notée par la liste de ses images .
1. a. Rappeler le nombre total de permutations de .
b. Déterminer , et .
c. Calculer par énumération raisonnée, en distinguant les cas selon la valeur de , et donner la liste des dérangements obtenus.
2. Soit . Pour , on note l'ensemble des dérangements de tels que .
a. Justifier que les ensembles , pour , forment une partition de l'ensemble des dérangements de .
b. Soit fixé. Montrer que le nombre de dérangements tels que et vaut .
c. Montrer que le nombre de dérangements tels que et vaut .
d. En déduire que
3. Calculer et .
4. Soit . Combien y a-t-il de permutations de ayant exactement points fixes ?
a. Établir la formule générale.
b. Application : combien de permutations de ont exactement deux points fixes ?
c. Vérifier, pour , que la somme sur de ces nombres redonne le nombre total de permutations.
d. Peut-il exister une permutation ayant exactement points fixes ?
Exercice 36 ★★★★ — Les surjections sur un ensemble à trois éléments
Injections, surjections et bijections entre ensembles finis, principe des tiroirsUnion disjointe ou quelconque, complémentaire, différence, produit cartésien
Soit un entier naturel non nul. On note l'ensemble des applications de dans , et le nombre de surjections de sur . Pour , on pose
l'ensemble des applications qui ne prennent jamais la valeur .
On rappelle la formule de la réunion de trois ensembles finis, établie à l'exercice 12 :
La formule générale du crible est hors programme en PCSI ; on n'utilise ici que la formule à trois ensembles, établie à l'exercice 12 à partir de la formule à deux ensembles du cours.
1. a. Combien y a-t-il d'applications de dans ?
b. Montrer qu'une application est surjective si et seulement si elle n'appartient à aucun des trois ensembles , , .
2. Calculer pour , puis pour , puis .
3. En déduire que
4. Donner les valeurs de , , et , et commenter les deux premières.
5. Combien y a-t-il de partitions de en trois parties non vides, c'est-à-dire d'ensembles de trois parties non vides, deux à deux disjointes, de réunion ? Application à et .
6. Combien y a-t-il de surjections de sur vérifiant ? On n'utilisera que la formule à deux ensembles. Vérifier la cohérence du résultat avec la question 3.
7. On suppose . Combien y a-t-il de surjections de sur qui prennent la valeur exactement une fois ? On pourra utiliser le résultat de l'exercice 30.
Bloqué sur « Dénombrement » ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.