PCSI · Chapitre 09 · Second semestre

Exercices — Analyse asymptotique

36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

Sommaire

36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★Reconnaître domination, négligeabilité et équivalence

Relations de comparaison entre fonctions : domination, négligeabilité, équivalence

Rappel. Soient f et g deux fonctions définies au voisinage d'un point a (réel ou infini), la fonction g ne s'annulant pas sur un voisinage de a privé de a. On peut alors former le quotient fg au voisinage de a, et les trois relations de comparaison se lisent sur lui :

f=O(g)    fg est borneˊe au voisinage de a,f=o(g)    fgxa0,fg    fgxa1.

1. Pour chacun des huit couples ci-dessous, dire lesquelles des trois relations f=O(g), f=o(g) et fg sont vraies au point indiqué. On justifiera systématiquement par l'étude du quotient fg.

a. f(x)=x2+x3 et g(x)=x2, en 0

b. f(x)=x2+x3 et g(x)=x2, en +

c. f(x)=1cosx et g(x)=x2, en 0

d. f(x)=lnx et g(x)=x1, en 1

e. f(x)=ex et g(x)=1x2, en +

f. f(x)=xsin ⁣(1x) et g(x)=x, en 0

g. f(x)=x2+1x+2 et g(x)=x, en +

h. f(x)=Arctanx et g(x)=π2, en +

2. Démontrer les deux implications suivantes : si fg en a, alors f=O(g) ; si f=o(g) en a, alors f=O(g).

3. Peut-on avoir simultanément f=o(g) et fg en un même point ?

4. Donner, parmi les huit couples de la question 1., un exemple où f=O(g) sans que f=o(g) ni fg, puis un exemple où aucune des trois relations n'est vraie. Dans ce dernier cas, l'une des trois relations devient-elle vraie en échangeant les rôles de f et de g ?

Exercice 2 ★★★Croissances comparées : classer et conclure

Croissances comparées et traduction à l'aide du symbole o

1. Soient α>0, β>0 et γ>0. Traduire chacune des trois croissances comparées du cours à l'aide du symbole o.

a. (lnx)β et xα en +

b. xα et eγx en +

c. lnxβ et 1xα en 0+

2. Ranger les six fonctions suivantes de la plus petite à la plus grande au voisinage de +, c'est-à-dire de sorte que chacune soit négligeable devant la suivante. Justifier chaque comparaison.

lnx,(lnx)5,x,x2,x100,ex/2.

3. Déterminer les six limites suivantes.

a. limx+(lnx)3x

b. limx+x5e2x

c. limx0+xlnx

d. limx+exx10

e. limx0+xx

f. limx+2xx3

4. On admet la croissance comparée de référence limt+ett=+.

a. En déduire que, pour tous α>0 et γ>0, on a xα=o ⁣(eγx) en +.

b. En posant x=et, en déduire que (lnx)β=o ⁣(xα) en + pour tous α>0 et β>0.

c. En posant x=1t, en déduire la croissance comparée en 0+ de la question 1. c.

Exercice 3 ★★★★Premiers équivalents de fonctions en 0 et en l'infini

Relations de comparaison entre fonctions : domination, négligeabilité, équivalenceRègles de manipulation des équivalents, obtention par encadrement et pièges classiques

1. Donner un équivalent simple, quand x tend vers 0, de chacune des huit fonctions suivantes.

a. sin(3x)

b. ln ⁣(1+x2)

c. e2x1

d. 1cos(2x)

e. 1+x1

f. Arctan(5x)

g. sh(x)ln(1+x)

h. tanxex1

2. Donner un équivalent simple, quand x tend vers +, de chacune des six fonctions suivantes.

a. 3x4x2+7

b. 2x3+x5x3x2+1

c. x2+x

d. ln ⁣(x2+1)

e. ex+x5

f. x+sinxx2

3. Obtenir les deux équivalents suivants par encadrement, en + :

a. x+sinxx

b. xx

4. En utilisant les questions précédentes, déterminer les quatre limites suivantes.

a. limx0sin(3x)tan(5x)

b. limx0ln ⁣(1+x2)1cosx

c. limx+x2+x2x+3

d. limx0(ex1)Arctan(2x)xsinx

5. Soient f et g équivalentes en a, la fonction g ne s'annulant pas sur un voisinage de a privé de a.

a. Montrer que si g admet une limite en a (finie ou infinie), alors f admet la même limite.

b. Montrer que f et g ont le même signe sur un voisinage de a privé de a.

c. Application : déterminer limx+x+sinxx2, puis le signe de ln(1+x)Arctan(x) au voisinage de 0.

Exercice 4 ★★★Équivalents de suites et limites immédiates

Relations de comparaison entre suites

Rappel. Pour deux suites réelles (un) et (vn), la suite (vn) ne s'annulant pas à partir d'un certain rang, on dispose des caractérisations par le quotient :

un=O(vn)    (unvn) est borneˊe,un=o(vn)    unvn0,unvn    unvn1.

1. Donner un équivalent simple de chacune des six suites suivantes quand n tend vers +.

a. un=3n25n+1

b. un=n2+n2n23

c. un=n+1n

d. un=sin ⁣(1n)

e. un=ln ⁣(1+2n)

f. un=n2+2n

2. En déduire les quatre limites suivantes.

a. limn+nsin ⁣(1n)

b. limn+n(n+1n)

c. limn+n2+2n3n

d. limn+nln ⁣(1+2n)

3. Soient unvn et anbn, les suites (vn) et (bn) ne s'annulant pas à partir d'un certain rang. Démontrer que unanvnbn, puis que unanvnbn.

4. On pose un=n+1 et vn=n.

a. Vérifier que unvn, et que pourtant unvn ne tend pas vers 0.

b. Montrer en revanche que, dans le cas général, unvn équivaut à unvnvn0, c'est-à-dire à un=vn+o(vn).

5. Montrer par encadrement que n+cosnn, puis déterminer limn+n+cosnnsinn.

Exercice 5 ★★★Les développements limités usuels

Formule de Taylor-Young et développements limités usuels

1. Écrire, de mémoire, le développement limité en 0 à l'ordre 4 de chacune des huit fonctions suivantes.

a. ex

b. cosx

c. sinx

d. chx

e. shx

f. ln(1+x)

g. 11x

h. Arctanx

2. Retrouver par la formule de Taylor-Young, c'est-à-dire par le calcul des dérivées successives en 0 :

a. le développement limité de ch à l'ordre 4 ;

b. le développement limité de x(1+x)α à l'ordre 3, où α est un réel quelconque.

3. En déduire, par simple spécialisation de α, les développements limités en 0 à l'ordre 3 de 1+x, de 11+x et de 11+x.

4. Retrouver de même, par Taylor-Young, le développement limité de Arctan à l'ordre 3 en 0.

5. À l'aide du développement limité de cos à l'ordre 4, donner une valeur approchée de cos(0,2), puis la comparer à la valeur cos(0,2)0,98006658 donnée par la calculatrice.

Exercice 6 ★★★★Taylor-Young : des développements limités par dérivations successives

Formule de Taylor-Young et développements limités usuelsDéveloppements limités : définition, unicité, troncature, parité

Rappel. Si f est de classe Cn sur un intervalle ouvert contenant a, alors, quand x tend vers a,

f(x)=k=0nf(k)(a)k!(xa)k+o ⁣((xa)n).

Dans tout l'exercice, on s'interdit les opérations sur les développements limités : chaque développement doit être obtenu par la seule formule de Taylor-Young. On justifiera donc à chaque fois que la formule s'applique, on dressera le tableau des dérivées successives évaluées au point considéré, puis on écrira le développement demandé.

1. Déterminer les quatre développements limités suivants.

a. f(x)=11+3x, à l'ordre 3 en 0

b. g(x)=cos(2x), à l'ordre 4 en 0

c. h(x)=ex, à l'ordre 3 en 1

d. k(x)=lnx, à l'ordre 3 en 2

2. Soit φ une fonction de classe C3 sur un intervalle ouvert contenant 0, telle que

φ(0)=2,φ(0)=1,φ(0)=6,φ(0)=12.

Écrire le développement limité de φ à l'ordre 3 en 0.

3. Réciproquement, soit ψ une fonction de classe C4 sur un intervalle ouvert contenant 0, dont on sait que

ψ(x)=32x+x25x4+o ⁣(x4).

Déterminer ψ(0), ψ(0), ψ(0), ψ(0) et ψ(4)(0). Quel théorème justifie cette lecture ?

4. Soit nN. Déterminer, par Taylor-Young, le développement limité à l'ordre n en 0 de xex, puis celui de x11+x, sous la forme d'une somme k=0n suivie d'un o ⁣(xn).

Exercice 7 ★★★★Somme et produit de développements limités

Opérations sur les développements limités : combinaison linéaire, produit, quotient, composition

Tous les développements limités demandés sont au voisinage de 0, et l'on n'utilisera que les développements usuels ainsi que les opérations de combinaison linéaire et de produit.

1. Déterminer les quatre développements limités suivants.

a. 2ex3sinx à l'ordre 3

b. chxcosx à l'ordre 4

c. shxsinx à l'ordre 4

d. ln(1+x)+11+x à l'ordre 3

2. Déterminer les quatre développements limités suivants. Dans chaque cas, on précisera à quel ordre chaque facteur a été tronqué, et on justifiera ce choix.

a. exln(1+x) à l'ordre 3

b. cosx1+x à l'ordre 3

c. xshx à l'ordre 5

d. ln(1+x)sinx à l'ordre 4

3. Montrer que chxcosx=1x46+o ⁣(x5).

4. Sans faire le calcul complet, dire à quel ordre il faut développer chaque facteur pour obtenir :

a. x3ex à l'ordre 5

b. sinxln(1+x) à l'ordre 5

c. cosx×11x à l'ordre 4

Achever ensuite le calcul du a.

Exercice 8 ★★★★Limites élémentaires par développement limité

Calcul de limites et levée de formes indéterminées par développement limité

1. Déterminer les six limites suivantes quand x tend vers 0. Chacune est une forme indéterminée du type 00. On indiquera à chaque fois à quel ordre on a développé le numérateur, et pourquoi cet ordre-là.

a. chx1x2

b. xshxx3

c. ln(1+x)x+x22x3

d. cosx1+x22x4

e. tanxxx3

f. sinxxcosxx3

2. Même question, cette fois en développant aussi le dénominateur.

a. ex1sin(2x)

b. 1cosxxln(1+x)

c. chxcosxxsinx

3. Déterminer limx0(1x1sinx). De quel type est cette forme indéterminée ?

4. Déterminer limx1lnxx21, en se ramenant à un développement limité en 0.

5. Déterminer les deux limites suivantes, en se ramenant là encore à un développement limité en 0.

a. limx+x(e1/x1)

b. limx+x2(cos1x1)

Exercice 9 ★★★★Lire la tangente sur un développement limité d'ordre 1

Étude locale d'une courbe : dérivabilité, tangente, position relativeDéveloppements limités : définition, unicité, troncature, parité

1. Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I contenant a. Démontrer que f est dérivable en a si et seulement si f admet un développement limité à l'ordre 1 en a, et que ce développement s'écrit alors

f(a+h)=f(a)+f(a)h+o(h).

En déduire l'équation de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse a.

2. Pour chacune des quatre fonctions ci-dessous, dont on donne un développement limité, préciser la valeur de la fonction et celle de sa dérivée au point considéré, puis donner une équation de la tangente en ce point.

a. f(x)=2+3(x1)4(x1)2+o ⁣((x1)2), en a=1

b. g(2+h)=1+h2+h2+o ⁣(h2), en a=2

c. u(x)=5(x+3)2+o ⁣((x+3)2), en a=3

d. w(1+h)=47h+o(h), en a=1

3. Réciproquement, écrire le développement limité à l'ordre 1 au point indiqué, puis l'équation de la tangente correspondante.

a. f(x)=e2x, en 0

b. f(x)=ln(1+3x), en 0

c. f(x)=Arctanx, en 0

d. f(x)=x, en 9

e. f(x)=1x, en 2

4. Soit f:xx.

a. Montrer que f admet un développement limité à l'ordre 0 en 0, et l'écrire.

b. Montrer que f n'admet pas de développement limité à l'ordre 1 en 0. Qu'en conclut-on sur la dérivabilité de f en 0, et sur l'existence d'une tangente ?

5. Soit f dérivable en a, avec f(a)=0 et f(a)0.

a. Montrer que f(a+h)f(a)h quand h tend vers 0.

b. Retrouver ainsi les équivalents lnxx1 en 1 et Arctan(5x)5x en 0.

Exercice 10 ★★★★Comparer deux fonctions en un point différent de zéro

Relations de comparaison entre fonctions : domination, négligeabilité, équivalence

Toutes les relations de comparaison ci-dessous sont à comprendre au voisinage du point a indiqué. On appliquera systématiquement la méthode du programme : poser x=a+h, puis faire tendre h vers 0.

1. Soient a un réel et f, g deux fonctions définies au voisinage de a, sauf peut-être en a, la fonction g ne s'annulant pas sur ce voisinage (sauf peut-être en a). On pose F(h)=f(a+h) et G(h)=g(a+h). Démontrer que fg au voisinage de a si et seulement si FG au voisinage de 0, et énoncer les résultats analogues pour les relations o et O.

2. Déterminer, pour chacune des fonctions suivantes, un équivalent de la forme λ(xa)p au voisinage du point a indiqué, où λ est un réel non nul et p un entier naturel.

a. lnx en a=1

b. sinx en a=π

c. 1+cosx en a=π

d. x2 en a=4

e. tanx1 en a=π4

3. Pour chacun des trois couples suivants, dire lesquelles des trois relations f=o(g), f=O(g) et fg sont vraies au voisinage du point a indiqué.

a. f(x)=lnx, g(x)=x1, a=1

b. f(x)=(x1)lnx, g(x)=x1, a=1

c. f(x)=sinx, g(x)=xπ, a=π

4. Soit f continue en a avec f(a)=0. Montrer que f au voisinage de a. Pourquoi cet équivalent est-il sans intérêt pratique, et que fait-on à la place ? On illustrera sur f=cos en a=π3.

5. En utilisant les équivalents obtenus à la question 2., calculer les limites suivantes.

a. limx1lnxx21

b. limxπ1+cosx(xπ)sinx

c. limx4x2x216

Exercice 11 ★★★Les pièges des équivalents

Règles de manipulation des équivalents, obtention par encadrement et pièges classiques

On rappelle que, pour deux fonctions f et g définies au voisinage de a (réel ou infini), la relation fg signifie qu'il existe une fonction ε de limite nulle en a telle que f=g(1+ε) au voisinage de a ; lorsque g ne s'annule pas au voisinage de a (sauf peut-être en a), cela équivaut à fg1.

Chacune des cinq questions suivantes suit le même schéma : un contre-exemple qui ruine une règle fausse, puis l'énoncé correct, à démontrer.

1. On n'additionne pas. Vérifier que tanxx et que sinxx au voisinage de 0, puis déterminer un équivalent de tanxsinx en 0. Conclure. Démontrer ensuite l'énoncé correct : si f1g1, f2g2 et si g1>0 et g2>0 au voisinage de a, alors f1+f2g1+g2.

2. On ne compose pas par l'exponentielle. Montrer que x2+xx2 au voisinage de +, puis que ex2+x n'est pas équivalent à ex2. Démontrer l'énoncé correct : si fg0 en a, alors efeg.

3. On ne compose pas par le logarithme. Montrer que 1+x1+2x au voisinage de 0, puis que ln(1+x) n'est pas équivalent à ln(1+2x). Démontrer l'énoncé correct : si fg, si g>0 au voisinage de a et si g tend vers [0,+] avec 1, alors lnflng.

4. On n'écrit jamais un équivalent à zéro. Démontrer que f0 au voisinage de a équivaut à « f est la fonction nulle au voisinage de a » (sauf peut-être en a). En déduire ce qu'il faut penser de la rédaction suivante : « puisque sinxx, on a sinxxxx=0 ». Donner le résultat exact.

5. On ne dérive pas. On pose, pour x>0, f(x)=x2 et g(x)=x2+xsinx. Montrer que fg au voisinage de +, puis que f n'est pas équivalente à g en +.

Exercice 12 ★★★Obtenir un équivalent par encadrement

Règles de manipulation des équivalents, obtention par encadrement et pièges classiquesRelations de comparaison entre fonctions : domination, négligeabilité, équivalence

1. Démontrer le théorème suivant, puis en énoncer la version pour les suites.

Soient a un réel ou ±, et u, f, v trois fonctions définies au voisinage de a telles que ufv et u>0 au voisinage de a. Si vu au voisinage de a, alors fu.

2. On note x la partie entière du réel x.

a. Démontrer que xx au voisinage de +.

b. En déduire un équivalent de 1x au voisinage de 0+.

c. La relation xx est-elle encore vraie au voisinage de 0+ ?

3. Pour n1, on pose un=k=1n1n2+k. Déterminer un équivalent simple de un.

4. Pour n1, on pose vn=k=1nkn3+k2. Déterminer un équivalent simple de vn.

5. On considère la fonction f définie sur ]0,+[ par f(x)=3+sinx2x. Vérifier que xf(x)2x pour tout x>0, puis montrer que f n'admet aucun équivalent de la forme λx au voisinage de +. Quelle hypothèse du théorème de la question 1. est en défaut ?

Exercice 13 ★★★★Développements limités par composition

Opérations sur les développements limités : combinaison linéaire, produit, quotient, composition

Le programme ne demande aucun résultat général sur la composition des développements limités : on justifie donc, sur chaque exemple, que les termes écartés sont bien négligeables.

1. Soient f et g admettant chacune un développement limité d'ordre n en 0, avec g(0)=0. Expliquer pourquoi la substitution du développement de g dans celui de f, suivie d'une troncature à l'ordre n, fournit le développement limité d'ordre n de fg. Que se passe-t-il si g(0)0 ?

2. Déterminer le développement limité en 0, à l'ordre indiqué, de chacune des fonctions suivantes.

a. 11+2x à l'ordre 3

b. ln(1+x+x2) à l'ordre 4

c. cos(sinx) à l'ordre 4

d. ln(cosx) à l'ordre 4

3. Déterminer le développement limité en 0 à l'ordre 3 de e1+x.

4. Dans une composition fg à l'ordre n, on suppose que g(x)=O(xp) avec p1. À quel ordre suffit-il de développer f ? Illustrer sur la question 2. d.

5. En déduire limx0cos(sinx)cosxx4.

Exercice 14 ★★★★Développements limités de quotients

Opérations sur les développements limités : combinaison linéaire, produit, quotient, composition

1. Soient u et v admettant chacune un développement limité d'ordre n en 0. Décrire la méthode permettant de développer uv à l'ordre n lorsque v(0)0, puis expliquer comment se ramener à ce cas lorsque u et v s'annulent toutes les deux en 0.

2. Déterminer le développement limité en 0, à l'ordre indiqué, de chacune des fonctions suivantes.

a. 11+x+x2 à l'ordre 4

b. excosx à l'ordre 3

c. xsinx à l'ordre 4

d. tanx à l'ordre 3

3. Déterminer le développement limité en 0 à l'ordre 3 de ln(1+x)ex1 par division suivant les puissances croissantes, et contrôler le résultat par la méthode de la question 1.

4. En déduire le développement limité en 0 à l'ordre 3 de la fonction g définie par g(x)=1sinx1x pour x voisin de 0 et non nul, prolongée par g(0)=0.

Exercice 15 ★★★★Primitiver un développement limité

Primitivation d'un développement limité

1. Énoncer le théorème de primitivation d'un développement limité en précisant exactement ses hypothèses, puis le démontrer.

2. Soit n1. Retrouver, par primitivation, le développement limité de ln(1+x) en 0 à l'ordre n, avec son terme général.

3. Déterminer, par primitivation, le développement limité de Arctanx en 0 à l'ordre 7.

4. Déterminer, par primitivation de 11x2, le développement limité de Arcsinx en 0 à l'ordre 7. En déduire celui de Arccosx.

5. Calculer les limites suivantes.

a. limx0ArcsinxArctanxx3

b. limx0Arctanxsinxx3

c. limx06Arcsinx6xx3x5

6. Peut-on, symétriquement, dériver un développement limité ? On étudiera la fonction f définie par f(x)=x2cos1x pour x0 et f(0)=0.

Exercice 16 ★★★Unicité, troncature et parité d'un développement limité

Développements limités : définition, unicité, troncature, parité

1. Rappeler la définition d'un développement limité d'ordre n en 0, puis démontrer l'unicité de sa partie régulière.

2. Soit f admettant un développement limité d'ordre n en 0.

a. Démontrer que f admet alors un développement limité d'ordre p pour tout entier pn, et préciser sa partie régulière.

b. La propriété analogue est-elle vraie pour p>n ? On étudiera la fonction f:xxx.

3. Soit f paire admettant un développement limité d'ordre n en 0.

a. Démontrer que sa partie régulière ne contient que des puissances paires. Énoncer le résultat analogue pour une fonction impaire.

b. Vérifier sur ch, sh et x11x2.

4. Soit f admettant en 0 le développement limité f(x)=3x+2x2+o(x2).

a. Que valent f(0) et f(0) ?

b. Peut-on affirmer que f est deux fois dérivable en 0 ?

c. Si l'on suppose de plus f de classe C2 au voisinage de 0, que vaut f(0) ?

5. Déterminer les réels a et b tels que sinxx1+ax21+bx2=o(x4) au voisinage de 0.

Exercice 17 ★★★★Formes indéterminées du type puissance

Calcul de limites et levée de formes indéterminées par développement limitéRègles de manipulation des équivalents, obtention par encadrement et pièges classiques

1. Rappeler la définition de uv pour u>0, et décrire la méthode générale de levée d'une forme indéterminée du type puissance. Comment lit-on, sur l'exposant, l'ordre auquel il faut développer ?

2. Déterminer les limites suivantes.

a. limn+(1+1n)n

b. limx0(cosx)1/x2

c. limx+x1/x

d. limx0+(sinx)x

e. limn+(n+2n+3)n

f. limxπ2(sinx)tanx

3. Déterminer le développement limité à l'ordre 2 en 0 de x(1+x)1/x (prolongée par la valeur e en 0), puis en déduire limx0(1+x)1/xex.

4. Justifier que les écritures « 1+=1 », « 00=1 » et « (+)0=1 » n'ont aucun sens, en produisant pour chacune deux exemples de limites différentes.

Exercice 18 ★★★★Développement limité en un point différent de zéro

Développements limités : définition, unicité, troncature, paritéOpérations sur les développements limités : combinaison linéaire, produit, quotient, composition

1. Définir ce qu'est un développement limité d'ordre n d'une fonction f en un point a, et justifier que son obtention se ramène toujours à un développement limité en 0.

2. Déterminer le développement limité à l'ordre 3 de chacune des fonctions suivantes, au point a indiqué. On explicitera le changement de variable x=a+h, puis on reviendra à la variable x pour écrire la réponse en puissances de xa.

a. f(x)=x en a=4

b. f(x)=sinx en a=π6

c. f(x)=lnx en a=2

d. f(x)=Arctanx en a=1

On contrôlera à chaque fois que le terme constant vaut f(a) et que le coefficient de xa vaut f(a).

3. En déduire les limites suivantes.

a. limx4x2x44(x4)2

b. limx2lnxln2x22(x2)2

c. limx1Arctanxπ4lnx

4. Un élève écrit, à propos de la question 2. c. : « lnx=ln2+x22(x2)28+(x2)324+o(x3) », puis développe les puissances de x2, réordonne selon les puissances de x, et annonce avoir obtenu le développement limité de ln à l'ordre 3 en 0. Relever et corriger les deux fautes.

Exercice 19 ★★★★Tangente et position relative de la courbe

Étude locale d'une courbe : dérivabilité, tangente, position relative

Dans tout l'exercice, Cf désigne la courbe représentative de f dans un repère du plan. On utilisera la méthode du cours : si f admet au voisinage de a un développement limité de la forme

f(a+h)=c0+c1h+cphp+o(hp),p2,cp0,

alors la tangente T à Cf au point d'abscisse a a pour équation y=c0+c1(xa), et la position locale de Cf par rapport à T est donnée par le signe de cphp.

1. Soit f:xln(1+x), définie sur ]1,+[. Donner l'équation de la tangente T à Cf au point d'abscisse 0, puis la position de Cf par rapport à T au voisinage de 0.

2. Mêmes questions pour g:xArctan(x) au point d'abscisse 0. Quelle particularité présente ce point ?

3. Soit φ:xx33x2+2x. En posant x=1+h, développer φ(1+h), puis étudier la position de Cφ par rapport à sa tangente au point d'abscisse 1.

4. Soit ψ:xex2. Déterminer la tangente à Cψ au point d'abscisse 0 et la position de la courbe. Qu'en déduit-on pour ψ en 0 ?

5. Soit I un intervalle ouvert, f de classe C3 sur I et aI tels que f(a)=0 et f(a)0. Montrer que Cf traverse sa tangente au point d'abscisse a.

Exercice 20 ★★★★Asymptote oblique et position de la courbe

Branches infinies : asymptotes et position relative

On rappelle que la droite d'équation y=ax+b est asymptote à la courbe de f en + lorsque f(x)(ax+b)0 quand x+, et que la position de la courbe par rapport à cette droite est donnée par le signe de cette différence. Un développement asymptotique de la forme f(x)=ax+b+cx+o ⁣(1x) fournit les deux renseignements d'un coup.

1. Soit f:xx2+x+1.

a. Justifier que f est définie sur R.

b. Écrire f(x)=x+b+cx+o ⁣(1x) au voisinage de +. En déduire l'asymptote et la position de la courbe.

c. Reprendre l'étude en (attention au signe de x2).

d. Vérifier les deux résultats précédents en comparant f(x)2 et (x+12)2.

2. Soit g:xx3+2x21x2+1. Effectuer la division euclidienne du numérateur par le dénominateur, en déduire l'asymptote de Cg en + et en , la position de la courbe, et le point d'intersection de la courbe et de son asymptote.

3. Soit h:xxe1/x, définie sur R.

a. Déterminer l'asymptote de Ch en + et en , ainsi que la position de la courbe.

b. Étudier le comportement de h en 0+ puis en 0 (on pourra poser t=1x).

Exercice 21 ★★★★Prolongement par continuité, dérivabilité et tangente

Étude locale d'une courbe : dérivabilité, tangente, position relativeDéveloppements limités : définition, unicité, troncature, parité

1. Soit f:xln(1+x)x, définie sur D=]1,0[]0,+[.

a. Déterminer le développement limité de f à l'ordre 2 en 0.

b. En déduire que f se prolonge par continuité en 0, et que ce prolongement (encore noté f) est dérivable en 0 ; préciser f(0) et f(0).

c. Donner l'équation de la tangente à Cf au point d'abscisse 0 et la position de la courbe par rapport à cette tangente.

2. Mêmes questions pour g:xex1x, définie sur R. Comparer les deux tangentes obtenues.

3. Soit h:xxlnx, définie sur R.

a. Montrer que h se prolonge par continuité en 0.

b. Le prolongement est-il dérivable en 0 ? Interpréter graphiquement.

c. Le prolongement admet-il un développement limité d'ordre 1 en 0 ?

4. Soit r>0 et u une fonction définie sur ]r,r[{0} telle que u(x)=a+bx+o(x) au voisinage de 0, avec (a,b)R2. Montrer que u se prolonge par continuité en 0 et que ce prolongement est dérivable en 0, de nombre dérivé b. Énoncer et démontrer la réciproque.

Exercice 22 ★★★Nature d'un point critique : les conditions d'ordre deux

Extremum local : conditions nécessaire et suffisante à l'ordre 2

Dans les questions 1. et 2., I est un intervalle, a un point intérieur à I et f:IR une fonction de classe C2. On rappelle qu'un point critique de f est un point où f s'annule.

1. (Condition suffisante.) On suppose f(a)=0 et f(a)>0. Montrer que f admet en a un minimum local strict. On écrira la formule de Taylor-Young à l'ordre 2 en a.

2. (Condition nécessaire.) On suppose que f admet en a un minimum local. Montrer que f(a)=0 et f(a)0. Cette inégalité large peut-elle être remplacée par une inégalité stricte ?

3. Étudier la nature du point critique 0 pour chacune des fonctions suivantes, définies sur R :

a. xx3

b. xx4

c. xx4

Que conclure sur le cas f(a)=f(a)=0 ?

4. Déterminer la nature du point critique 0 pour :

a. f:xcosx+x22

b. g:xxsinx

5. Soit F:]0,+[R définie par F(x)=xx=exlnx. Déterminer les points critiques de F et leur nature, puis la valeur de l'extremum correspondant.

Exercice 23 ★★★Le développement limité de la tangente

Opérations sur les développements limités : combinaison linéaire, produit, quotient, compositionFormule de Taylor-Young et développements limités usuels

La fonction tan est de classe C sur ]π2,π2[, où elle vérifie tan=1+tan2. Le développement limité de tan à l'ordre 3 en 0 est au programme ; on se propose de le retrouver de deux façons et de le pousser à l'ordre 5.

1. Justifier que tan admet en 0 un développement limité à tout ordre, et que celui-ci ne contient que des puissances impaires de x. Que peut-on en déduire pour le développement limité à l'ordre 4 ?

2. Déterminer le développement limité de 1cosx à l'ordre 4 en 0, puis celui de tan à l'ordre 5 en 0.

3. Retrouver ce résultat par une autre méthode : écrire tanx=ax+bx3+cx5+o(x5), former le développement limité de 1+tan2x à l'ordre 4, puis primitiver.

4. En déduire :

a. la limite de tanxxx3 quand x0 ;

b. un équivalent simple de tanxsinx en 0 ;

c. la position de la courbe de tan par rapport à sa tangente en 0.

5. Déterminer le développement limité de tan à l'ordre 3 au point π4. On posera x=π4+h et on utilisera l'identité tan(π4+h)=1+tanh1tanh.

Exercice 24 ★★★★Équivalents et développements avec sinus et cosinus hyperboliques

Opérations sur les développements limités : combinaison linéaire, produit, quotient, compositionRelations de comparaison entre fonctions : domination, négligeabilité, équivalence

On rappelle que, pour tout réel x,

shx=exex2,chx=ex+ex2,ch2xsh2x=1,

que sh est impaire, ch est paire, et que sh=ch, ch=sh.

1. À partir du développement limité de exp, établir ceux de sh à l'ordre 5 et de ch à l'ordre 4 en 0. Justifier par la parité que le développement de sh ne comporte que des puissances impaires.

2. En déduire les équivalents suivants en 0 :

a. shx

b. chx1

c. shxx

Calculer ensuite limx0shxxxsinx.

3. (Équivalent par encadrement.) Montrer que pour tout x0 on a xshxxchx, et retrouver shxx en 0 sans utiliser de développement limité.

4. Déterminer le développement limité à l'ordre 4 en 0 de xln(chx). En déduire la position, au voisinage de 0, de la courbe de cette fonction par rapport à la parabole d'équation y=x22.

5. Montrer qu'en + on a shxchxex2, puis calculer limx+sh(2x)ch(3x). Calculer enfin chxshx : pouvait-on obtenir cette différence en soustrayant les équivalents précédents ?

Exercice 25 ★★★Déterminer des paramètres pour qu'une limite existe

Calcul de limites et levée de formes indéterminées par développement limitéOpérations sur les développements limités : combinaison linéaire, produit, quotient, composition

1. (Le principe.) Soient nN, des réels c0,c1,,cn1 et , et f une fonction définie au voisinage de 0, sauf peut-être en 0. On note P(x)=c0+c1x++cn1xn1. Montrer l'équivalence

f(x)P(x)xnx0f(x)=P(x)+xn+o(xn).

En déduire la méthode : si f admet en 0 un développement limité d'ordre n, à quelle condition le quotient a-t-il une limite finie, et que vaut alors cette limite ?

2. Déterminer les réels a et b pour que ln(1+x)axbx2x3 admette une limite finie en 0, et donner cette limite.

3. Déterminer les réels a et b pour que asinx+bArctan(x)xx5 admette une limite finie en 0, et donner cette limite.

4. Déterminer les réels a et b tels que

sinxx1+ax21+bx2=o(x4)au voisinage de 0.

5. Déterminer les réels a et b tels que (x3+x2)1/3axb0 quand x+. Donner alors un équivalent de cette différence et interpréter graphiquement.

Exercice 26 ★★★Un premier développement asymptotique de suite

Développements asymptotiques : suites implicites, suites récurrentes, suites d'intégralesRelations de comparaison entre suites

Pour nN, on pose

un=(1+1n)n.

1. Montrer que une.

2. Montrer que pour tout t>0 on a ln(1+t)<t, et en déduire que un<e pour tout n1.

3. Établir le développement asymptotique à deux termes

un=ee2n+o ⁣(1n),

et en déduire un équivalent de eun. Commenter au regard de la question 2.

4. Pousser le développement d'un cran, c'est-à-dire déterminer le terme en 1n2.

5. On pose vn=(1+1n)n+1. Donner le développement asymptotique de vn à deux termes, en déduire un équivalent de vnun, et retrouver ce dernier résultat par un calcul direct.

6. Déterminer un équivalent simple de wn=(1+1n)n2.

Exercice 27 ★★★La suite définie par x + ln x = n

Développements asymptotiques : suites implicites, suites récurrentes, suites d'intégrales

Pour nN, on considère l'équation

(En):x+lnx=n,d’inconnue x]0,+[.

1. Montrer que φ:xx+lnx réalise une bijection de ]0,+[ sur R. En déduire que (En) admet une unique solution, notée xn.

2. Montrer que la suite (xn)n1 est strictement croissante, puis qu'elle tend vers +.

3. Montrer que xnn.

4. En déduire que xn=nlnn+o(1).

5. Pousser le développement d'un cran : montrer que

xn=nlnn+lnnn+o ⁣(lnnn).

6. Déterminer limn+(xn+1xn).

Exercice 28 ★★★Étude locale complète d'une fonction

Étude locale d'une courbe : dérivabilité, tangente, position relativeExtremum local : conditions nécessaire et suffisante à l'ordre 2Calcul de limites et levée de formes indéterminées par développement limité

On considère la fonction f définie sur R par

f(x)={xex1si x0,1si x=0,

et on note C sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

1. Justifier que f est définie sur R tout entier, et qu'elle y est continue.

2. Déterminer le développement limité de f à l'ordre 3 en 0.

3. En déduire que f est dérivable en 0, l'équation de la tangente T à C au point d'abscisse 0, puis la position de C par rapport à T au voisinage de 0.

4. On pose g(x)=f(x)+x2 pour tout xR.

a. Montrer que g est paire.

b. Montrer que g admet en 0 un minimum local strict.

5. Déterminer les deux limites suivantes :

a. limx0(1ex11x) ;

b. limx01x(1ex11x+12).

Exercice 29 ★★★Branche infinie et développement en un sur x

Branches infinies : asymptotes et position relativeDéveloppements asymptotiques : suites implicites, suites récurrentes, suites d'intégrales

Partie A. On considère la fonction f définie par f(x)=x2ln ⁣(1+1x), de courbe Cf.

1. Déterminer l'ensemble de définition D de f, puis le signe de f sur chacun des intervalles qui le composent.

2. Déterminer les limites de f aux bornes de D. En déduire l'équation d'une asymptote verticale à Cf et préciser de quel côté elle intervient.

3. Déterminer le développement asymptotique de f(x) à la précision o ⁣(1x2) lorsque x±.

4. En déduire que Cf admet une même asymptote oblique Df en + et en , puis préciser la position de Cf par rapport à Df de part et d'autre.

Partie B. On considère la fonction g définie sur R par g(x)=x+Arctanx, de courbe Cg.

5. Démontrer que pour tout x>0, Arctanx+Arctan1x=π2. Quelle est la formule analogue pour x<0 ?

6. En déduire le développement asymptotique de g(x) à la précision o ⁣(1x) en +, puis en .

7. Préciser les asymptotes de Cg et la position de la courbe par rapport à chacune d'elles. Commenter : la fonction g est impaire, retrouve-t-on ce que l'on attendait ?

Exercice 30 ★★★★Une suite d'intégrales : limite et équivalent

Développements asymptotiques : suites implicites, suites récurrentes, suites d'intégrales

Pour nN, on pose

In=01xn1+xdx.

1. Calculer I0. Montrer que In>0 pour tout n, et que la suite (In) est décroissante.

2. Montrer que pour tout nN,  12(n+1)In1n+1. En déduire la limite de (In).

3. Montrer que pour tout nN,  In+In+1=1n+1.

4. En déduire que pour tout n1,  12(n+1)In12n, puis que In12n.

5. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que pour tout nN,

In=12(n+1)+Jn+1n+1,ouˋJm=01xm(1+x)2dx.

6. Montrer que Jm+2Jm+1+Jm+2=1m+1, puis que Jm14m. En déduire le développement asymptotique

In=12n14n2+o ⁣(1n2).

Exercice 31 ★★★★Ce qu'un développement limité ne dit pas

Développements limités : définition, unicité, troncature, paritéÉtude locale d'une courbe : dérivabilité, tangente, position relative

On définit f et g sur R par

f(x)=x3sin ⁣(1x)  et  g(x)=x2+x2sin ⁣(1x)  pour x0,f(0)=g(0)=0.

1. Montrer que f admet en 0 un développement limité à l'ordre 2 et le préciser. La fonction f est-elle nulle au voisinage de 0 ?

2. Montrer que f est dérivable sur R, calculer f(x) pour x0 ainsi que f(0), et montrer que f est de classe C1 sur R.

3. Montrer que f n'est pas deux fois dérivable en 0. Quelle réciproque de la formule de Taylor-Young cela met-il en défaut ?

4. Montrer que f n'admet pas de développement limité à l'ordre 1 en 0. Quelle règle de calcul cela interdit-il ?

5. Montrer que f n'admet pas de développement limité à l'ordre 3 en 0.

6. Montrer que g est dérivable en 0 avec g(0)=12>0, mais que g n'est monotone sur aucun intervalle ouvert contenant 0.

Exercice 32 ★★★Suite récurrente et équivalent classique

Développements asymptotiques : suites implicites, suites récurrentes, suites d'intégrales

Soit u0]0,π2]. On définit la suite (un) par

nN,un+1=sin(un).

1. a. Montrer que pour tout x>0,  sinx<x.

b. Montrer que (un) est bien définie et que un]0,π2] pour tout nN.

2. Montrer que (un) est strictement décroissante, puis qu'elle converge vers 0.

3. Montrer que limx0(1sin2x1x2)=13.

4. On pose vn=1un2 pour nN. Montrer que vn+1vn13.

5. (Lemme, à démontrer.) Soit (an) une suite réelle et R tels que an+1an. On pose bn=an+1an.

a. Soit ε>0. Justifier l'existence d'un rang N tel que bkε pour tout kN, puis montrer que pour tout n>N,

an=aN+(nN)+k=Nn1bk.

b. En déduire une majoration de ann pour n>N, puis que ann.

6. En déduire que un3n.

Exercice 33 ★★★La somme harmonique et la constante d'Euler

Développements asymptotiques : suites implicites, suites récurrentes, suites d'intégralesRelations de comparaison entre suites

Pour n1, on pose

Hn=k=1n1k=1+12++1n.

1. a. Montrer que pour tout t>1,  ln(1+t)t.

b. En déduire que pour tout entier k1,  1k+1ln ⁣(1+1k)1k.

2. Calculer k=1nln ⁣(1+1k), puis en déduire que pour tout n1,

ln(n+1)Hn1+lnn.

3. En déduire la limite de (Hn), puis que Hnlnn.

4. On pose un=Hnlnn pour n1. Montrer que (un) est décroissante et minorée par 0. Elle converge donc : on note γ sa limite (constante d'Euler).

5. a. Montrer que pour tous entiers m>n1,  0unum1n1m.

b. En déduire que 0unγ1n, puis le développement asymptotique

Hn=lnn+γ+O ⁣(1n).

6. Pour n1, on pose Tn=k=12n(1)k+1k. Montrer que Tn=H2nHn, puis déterminer la limite de (Tn).

Exercice 34 ★★★Wallis, le comportement asymptotique et le coefficient binomial central

Développements asymptotiques : suites implicites, suites récurrentes, suites d'intégralesRelations de comparaison entre suitesRègles de manipulation des équivalents, obtention par encadrement et pièges classiques

Pour tout entier naturel n, on pose

Wn=0π/2sinnt dt

avec la convention sin0t=1. Ces intégrales de Wallis ont déjà été étudiées dans les chapitres de calcul intégral : on y a établi, par intégration par parties, tout ce qui relève du calcul exact. On admet donc ici les quatre résultats suivants, valables pour tout nN et tout pN.

(i) Wn>0 et la suite (Wn) est décroissante.

(ii) (n+2)Wn+2=(n+1)Wn.

(iii) (n+1)WnWn+1=π2.

(iv) W2p=(2p)!22p(p!)2×π2.

Aucune de ces quatre relations ne donne le comportement de Wn pour n grand : c'est l'objet de cet exercice, et c'est ce que le présent chapitre permet d'ajouter aux précédents.

1. À l'aide de (i) et (ii), démontrer que

nN,n+1n+2Wn+1Wn1,

puis que Wn+1Wn.

2. En déduire que (n+1)Wn2π2, puis que

Wnn+π2n.

Quelle est la limite de la suite (Wn) ?

3. On note (2pp)=(2p)!(p!)2 le coefficient binomial central. Déduire de (iv) et de la question 2. la formule de Wallis :

(2pp)p+4pπp.

4. En déduire que 16pp(2pp)2π. Calculer la valeur obtenue pour p=5 (on donne (105)=252 et 220=1048576) et commenter.

5. Déterminer un équivalent simple de WnWn+2.

Exercice 35 ★★★★Développement asymptotique d'une suite implicite

Développements asymptotiques : suites implicites, suites récurrentes, suites d'intégrales

Pour n1, on considère la fonction fn définie sur [0,1] par fn(x)=xn+x1.

1. Montrer que l'équation xn+x=1 admet une unique solution xn dans [0,1], et que xn]0,1[. Calculer x1 et x2.

2. Montrer que la suite (xn)n1 est strictement croissante.

3. Montrer que xn1.

4. On pose εn=1xn. Montrer que εn]0,1[, que εn0, et que

n1,nln(1εn)=lnεn.

5. On pose yn=lnεn. Montrer que nεnyn et que yn+.

6. Montrer que yn+lnyn=lnn+o(1), puis que ynlnn.

7. En déduire que εnlnnn, c'est-à-dire

xn=1lnnn+o ⁣(lnnn).

8. Montrer que nεn=yn+o(1), puis conclure :

xn=1lnnn+lnlnnn+o ⁣(1n).

Exercice 36 ★★★★Un développement asymptotique de suite récurrente à deux termes

Développements asymptotiques : suites implicites, suites récurrentes, suites d'intégralesRelations de comparaison entre suites

On définit la suite (un) par u0=1 et

nN,un+1=un+1un.

Pour nN on pose vn=un2, et pour n1 on note Sn=k=0n11vk et Hn=k=1n1k.

1. Montrer que (un) est bien définie, strictement positive, strictement croissante, et qu'elle tend vers +.

2. Montrer que vn+1=vn+2+1vn, puis que pour tout n1,

vn=2n+1+Snetvn2n+1.

3. a. Montrer que pour tout t>1,  t1+tln(1+t)t.

b. En déduire que pour tout k1,  12k+112ln ⁣(2k+12k1), puis que Sn1+12ln(2n1).

c. En déduire que vn2n, puis que un2n.

4. a. Montrer que pour tout k1,  012k1vk34k3/2. (On pourra utiliser ln(2k)2k.)

b. Montrer que pour tout k2,  1k3/22(1k11k), et en déduire que k=1n11k3/23.

c. Sachant que ln(m+1)Hm1+lnm pour tout m1, en déduire que Sn=lnn2+O(1).

5. Conclure : vn=2n+lnn2+O(1), puis

un=2n+lnn42n+O ⁣(1n).

Bloqué sur « Analyse asymptotique » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.