PC · Chapitre 01

Exercices — Algèbre linéaire

36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

Sommaire

36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★Somme directe d'un plan et d'une droite

Produit d'espaces vectoriels, somme et somme directe de sous-espaces, base adaptée

On travaille dans E=R3. On pose

F={(x,y,z)R3  ;  x+y+z=0},G=Vect(w)avecw=(1,1,1)

1. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E, en donner une base et préciser sa dimension.

2. Montrer que FG={0}, puis que E=FG.

3. Décomposer le vecteur v=(1,2,3) sous la forme v=f+g avec fF et gG.

4. On pose maintenant H={(x,y,z)R3  ;  xz=0}. Déterminer FH et F+H. La somme F+H est-elle directe ? Commenter à l'aide de l'inégalité dim(F+H)dimF+dimH.

Exercice 2 ★★★Premiers calculs de trace

Trace d'une matrice et d'un endomorphisme, tr(AB) = tr(BA), invariance par similitude

On rappelle que la trace d'une matrice carrée est la somme de ses coefficients diagonaux.

1. Calculer la trace de chacune des matrices suivantes.

a. A=(3142)

b. B=(120357412)

c. C=(251023740)

2. Soient U et V deux matrices de M3(R) telles que tr(U)=4 et tr(V)=1. Calculer tr(3U2t ⁣V).

3. On pose M=(1234) et N=(0111). Calculer MN et NM. Que constate-t-on pour les deux produits, et pour leurs traces ?

4. On pose

S=(5364),P=(1112),D=(2001)

a. Calculer P1 et vérifier par le calcul que S=PDP1.

b. Comparer tr(S) et tr(D), puis démontrer le résultat général : deux matrices semblables ont la même trace.

Exercice 3 ★★★Éléments propres d'une matrice triangulaire

Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces propres, spectre

On considère les deux matrices de M3(R)

A=(111021003),B=(210020005)

1. Justifier, sans calculer de polynôme caractéristique développé, que Sp(A)={1,2,3}.

2. Déterminer les sous-espaces propres E1(A), E2(A) et E3(A), en donnant une base et la dimension de chacun.

3. La matrice A est-elle diagonalisable ? Si oui, donner une matrice P inversible et une matrice D diagonale telles que A=PDP1.

4. Déterminer Sp(B), puis les sous-espaces propres de B. La matrice B est-elle diagonalisable ?

5. Que retenir de la comparaison entre A et B ?

Exercice 4 ★★★Trois polynômes caractéristiques à calculer

Polynôme caractéristique, multiplicité d'une valeur propre, théorème de Cayley-Hamilton

Le polynôme caractéristique d'une matrice MMn(K) est le polynôme unitaire de degré n défini par χM(X)=det(XInM).

1. Calculer le polynôme caractéristique de chacune des matrices suivantes, et le donner sous forme factorisée.

a. A=(4121)

b. B=(251037004)

c. C=(011101110)

2. Pour chacune des trois matrices, vérifier les deux contrôles du cours : le coefficient de Xn1 dans χM vaut tr(M), et le coefficient constant vaut (1)ndet(M).

3. En déduire le spectre de chaque matrice et la multiplicité de chaque valeur propre.

Exercice 5 ★★★Diagonaliser une matrice d'ordre deux

Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces propres, spectreEndomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilité

On considère la matrice

A=(1232)M2(R)

1. Calculer χA et en déduire Sp(A).

2. Déterminer une base de chaque sous-espace propre de A.

3. En déduire une matrice PGL2(R) et une matrice diagonale D telles que A=PDP1. Calculer P1 et vérifier l'égalité par le calcul.

4. Donner, pour tout nN, l'expression de An. Contrôler le résultat pour n=0, n=1 et n=2.

Exercice 6 ★★★Reconnaître un sous-espace stable

Sous-espaces stables, endomorphisme induit, commutation

Soit u l'endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique B=(e1,e2,e3) est

A=(211121004)

On pose F=Vect(e1,e2), G=Vect(e3) et H=Vect(h) avec h=(1,1,0).

1. Pour chacun des sous-espaces F, G et H, dire s'il est stable par u, en justifiant dans les deux cas (stabilité prouvée, ou contre-exemple explicite).

2. Pour chaque sous-espace stable trouvé, écrire la matrice de l'endomorphisme induit par u dans la base indiquée : (e1,e2) pour F, et (h) pour H.

3. On considère maintenant l'endomorphisme d de E=R3[X] défini par d(P)=P.

a. Montrer que R2[X] est stable par d et écrire la matrice de l'endomorphisme induit dans la base (1,X,X2).

b. Le sous-espace Vect(X3) est-il stable par d ?

Exercice 7 ★★★Un polynôme annulateur donne l'inverse

Polynômes d'un endomorphisme ou d'une matrice, polynômes annulateurs

On considère la matrice

A=(111111113)M3(R)

1. Calculer A2, puis vérifier que A23A+2I3=03.

2. En déduire que A est inversible et que A1 s'écrit comme un polynôme en A. Expliciter la matrice A1, puis vérifier le résultat en calculant AA1.

3. Montrer que Sp(A){1,2}.

4. Déterminer E1(A) et E2(A). Conclure sur Sp(A).

Exercice 8 ★★★Opérations sur les matrices par blocs

Matrices par blocs, opérations par blocs, déterminant d'une matrice triangulaire par blocs

On considère les deux matrices de M4(R)

M=(1210032100210012),N=(1001111000110001)

que l'on découpe en blocs 2×2 sous la forme

M=(AB02C),N=(AB02C)

1. Expliciter les six blocs A, B, C, A, B, C.

2. Calculer M+2N en raisonnant par blocs.

3. Calculer MN par blocs. Vérifier le coefficient situé en position (2,3) par le calcul direct.

4. Écrire tM par blocs, puis sous forme développée.

5. Calculer detM et detN, puis det(MN).

6. On pose J=(02I2I202). Calculer detJ, et en déduire que la formule det(ABCD)=detA×detDdetB×detC est fausse en général.

Exercice 9 ★★★★Base adaptée à une décomposition en somme directe

Produit d'espaces vectoriels, somme et somme directe de sous-espaces, base adaptée

Soit u l'endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique B=(e1,e2,e3) est

A=(533031011)

On pose

F={(x,y,z)R3  ;  xy+z=0},G=Vect(g)avecg=(1,0,0)

ainsi que f1=(1,1,0) et f2=(0,1,1).

1. Montrer que F est un plan vectoriel dont (f1,f2) est une base, puis que R3=FG.

2. Montrer que F et G sont stables par u.

3. Justifier que B=(f1,f2,g) est une base de R3 adaptée à la décomposition R3=FG. Écrire la matrice de passage P de B à B et calculer P1.

4. Écrire T=MatB(u). Quelle forme reconnaît-on ? Préciser les matrices des endomorphismes induits par u sur F et sur G.

5. Soit H=Vect(f1). Comparer dim(F+H) et dimF+dimH, et commenter au regard du cas d'égalité.

Exercice 10 ★★★★Déterminant d'une matrice triangulaire par blocs

Matrices par blocs, opérations par blocs, déterminant d'une matrice triangulaire par blocsPolynôme caractéristique, multiplicité d'une valeur propre, théorème de Cayley-Hamilton

On considère la matrice de M4(R)

M=(3110221400530020)

1. Écrire M sous la forme (AB02C)A, B et C appartiennent à M2(R), puis calculer detM à l'aide du déterminant d'une matrice triangulaire par blocs.

2. Retrouver la valeur de detM par un développement direct, sans utiliser la découpe en blocs.

3. Justifier que XI4M est encore triangulaire par blocs, et en déduire χM sous forme factorisée.

4. Donner Sp(M), puis contrôler le résultat sur la trace et sur le déterminant de M.

5. La matrice M est-elle diagonalisable dans M4(R) ?

Exercice 11 ★★★★Sous-espaces propres d'une matrice d'ordre trois

Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces propres, spectreEndomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilité

On considère la matrice

A=(011121314)M3(R)

1. Calculer χA et le factoriser. En déduire Sp(A).

2. Déterminer chacun des sous-espaces propres de A et en donner une base.

3. Justifier que A est diagonalisable et écrire une matrice PGL3(R) et une matrice diagonale D telles que A=PDP1.

4. Calculer P1.

5. Vérifier l'égalité AP=PD en calculant les deux membres coefficient par coefficient.

Exercice 12 ★★★★Une valeur propre double, et pourtant diagonalisable

Endomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilitéPolynôme caractéristique, multiplicité d'une valeur propre, théorème de Cayley-Hamilton

On considère les deux matrices de M3(R)

A=(211121112),B=(112313516)

1. Calculer χA sous forme factorisée. Préciser Sp(A) et la multiplicité mλ de chaque valeur propre.

2. Déterminer E1(A) et E4(A), ainsi que leurs dimensions. En déduire que A est diagonalisable, et donner P inversible et D diagonale telles que AP=PD.

3. Montrer que χB=χA.

4. Déterminer dimE1(B) et conclure quant à la diagonalisabilité de B.

5. Que peut-on dire de la question « le polynôme caractéristique suffit-il à décider si une matrice est diagonalisable ? »

Exercice 13 ★★★★Trois matrices, une seule est diagonalisable

Endomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilitéTrigonalisation, polynôme caractéristique scindé, matrices de M_n(C)

On considère les trois matrices réelles

Matrice A. A=(011101110)

Matrice B. B=(310110112)

Matrice C. C=(0110)

On rappelle qu'une matrice MMn(K) est trigonalisable dans Mn(K) lorsqu'elle est semblable, dans Mn(K), à une matrice triangulaire supérieure.

1. Calculer χA sous forme factorisée, déterminer la dimension de chaque sous-espace propre de A, et conclure.

2. Calculer χB sous forme factorisée et dimE2(B). La matrice B est-elle diagonalisable dans M3(R) ? Est-elle trigonalisable dans M3(R) ?

3. Montrer que C n'a aucune valeur propre réelle. En déduire qu'elle n'est ni diagonalisable ni trigonalisable dans M2(R).

4. Montrer que C, vue comme élément de M2(C), est diagonalisable, et préciser une matrice diagonale qui lui est semblable.

5. Que retenir du rôle joué par le corps de base ?

Exercice 14 ★★★★Les projecteurs et les symétries vus par leur polynôme annulateur

Polynômes d'un endomorphisme ou d'une matrice, polynômes annulateursDiagonalisabilité par polynôme annulateur scindé à racines simples

Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n1, avec K=R ou C. On appelle projecteur de E tout endomorphisme pL(E) vérifiant pp=p, et symétrie de E tout endomorphisme sL(E) vérifiant ss=idE.

1. Soit p un projecteur de E. Montrer que le polynôme X2X annule p, puis que Sp(p){0,1} et que p est diagonalisable.

2. Toujours pour un projecteur p, montrer que E1(p)=Imp et E0(p)=Kerp. En déduire E=KerpImp, la matrice de p dans une base adaptée, puis la relation tr(p)=rg(p).

3. Soit s une symétrie de E. Mener le même travail : polynôme annulateur, diagonalisabilité, sous-espaces propres, matrice réduite, et valeur de tr(s) en fonction de dimE1(s) et de n.

4. Montrer que s est une symétrie de E si et seulement si p=12(s+idE) est un projecteur de E.

5. Application numérique. On pose

M=13(211121112)M3(R)

Vérifier que M2=M, déterminer KerM et ImM, puis contrôler la relation de la question 2.

Exercice 15 ★★★★Puissances n-ièmes par diagonalisation

Endomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilitéApplications : puissances d'une matrice, suites récurrentes, commutant, racines carrées

On considère la matrice

A=(123343224)M3(R)

1. Calculer χA sous forme factorisée et justifier que A est diagonalisable.

2. Déterminer une base de chaque sous-espace propre, en déduire P et D telles que A=PDP1, puis calculer P1.

3. Calculer An pour tout nN.

4. Vérifier la formule obtenue pour n=0, n=1 et n=2.

5. La matrice A est-elle inversible ? La formule de la question 3 reste-t-elle valable pour n entier négatif ? Expliciter A1.

Exercice 16 ★★★★Deux suites couplées

Applications : puissances d'une matrice, suites récurrentes, commutant, racines carrées

On définit deux suites réelles (un)nN et (vn)nN par u0=1, v0=0 et, pour tout nN,

{un+1=4un+vnvn+1=2un+3vn

On pose Xn=(unvn)M2,1(R).

1. Déterminer AM2(R) telle que Xn+1=AXn pour tout n, et en déduire Xn=AnX0.

2. Diagonaliser A : polynôme caractéristique, sous-espaces propres, matrices P et D, puis P1.

3. En déduire l'expression de un et de vn en fonction de n.

4. Calculer u1, v1, u2, v2, u3 et v3 par la relation de récurrence, et vérifier que les formules de la question 3 redonnent ces valeurs.

5. Déterminer les limites de un, de vn et du quotient unvn. Interpréter.

Exercice 17 ★★★★Les polynômes interpolateurs de Lagrange forment une base

Polynômes interpolateurs de Lagrange, déterminant de Vandermonde

On pose x0=1, x1=0 et x2=2, trois réels deux à deux distincts. On leur associe les polynômes interpolateurs de Lagrange

Li(X)=0j2jiXxjxixj,i{0,1,2}

1. Expliciter L0, L1 et L2 sous forme développée, puis vérifier que Li(xj)=δi,j pour tous i et j, où δi,j vaut 1 si i=j et 0 sinon.

2. Montrer que la famille (L0,L1,L2) est libre, puis que c'est une base de R2[X].

3. Exprimer Q=X2+1 dans cette base, et contrôler le résultat par développement.

4. Cas général : soient x0,,xn des éléments de K deux à deux distincts et L0,,Ln les polynômes de Lagrange associés. Démontrer que i=0nLi=1.

5. Toujours dans le cas général, montrer que pour toute famille (y0,,yn) d'éléments de K, il existe un unique polynôme PKn[X] tel que P(xi)=yi pour tout i.

Exercice 18 ★★★★Le déterminant de Vandermonde

Polynômes interpolateurs de Lagrange, déterminant de Vandermonde

Soit K=R ou C. Pour n2 et (x1,,xn)Kn, on appelle déterminant de Vandermonde associé à ces scalaires le déterminant

V(x1,,xn)=det(1x1x12x1n11x2x22x2n11xnxn2xnn1)

1. Calculer V(1,1,3) par des opérations élémentaires sur les lignes, puis comparer à la valeur de 1i<j3(xjxi).

2. Démontrer par récurrence sur n que

V(x1,,xn)=1i<jn(xjxi)

Indication. Après avoir traité le cas où deux des scalaires sont égaux, supposer x1,,xn deux à deux distincts, figer x1,,xn1 et étudier la fonction tV(x1,,xn1,t) en la développant suivant sa dernière ligne.

3. En déduire une condition nécessaire et suffisante sur x1,,xn pour que la matrice de Vandermonde soit inversible.

4. Soient x1,,xn deux à deux distincts et y1,,yn des scalaires quelconques. Traduire la recherche d'un polynôme PKn1[X] vérifiant P(xi)=yi pour tout i en un système linéaire, et conclure. Quel lien avec les polynômes interpolateurs de Lagrange ?

Exercice 19 ★★★★La matrice dont tous les coefficients valent un

Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces propres, spectreEndomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilité

Soit n2. On note JnMn(R) la matrice dont tous les coefficients valent 1, et UMn,1(R) la colonne dont toutes les coordonnées valent 1.

1. Calculer Jn2, en déduire un polynôme annulateur de Jn, puis les seules valeurs propres possibles de Jn.

2. Déterminer KerJn et sa dimension. Calculer JnU.

3. En déduire Sp(Jn) et la dimension de chaque sous-espace propre. Montrer que Jn est diagonalisable et donner χJn.

4. Soient a et b deux réels. Montrer que M=aIn+bJn est diagonalisable, préciser ses valeurs propres avec leur multiplicité, et calculer detM.

5. Calculer le déterminant de la matrice de M4(R) dont les coefficients diagonaux valent 5 et tous les autres 2.

Exercice 20 ★★★★Les matrices de rang un

Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces propres, spectreEndomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilitéTrace d'une matrice et d'un endomorphisme, tr(AB) = tr(BA), invariance par similitude

Soit n2 et soit AMn(K) de rang 1. On admet qu'une telle matrice s'écrit

A=CL,CMn,1(K){0},LM1,n(K){0}

(les colonnes de A sont toutes proportionnelles à une même colonne non nulle C, et L regroupe les coefficients de proportionnalité). On pose t=tr(A).

1. Montrer que A2=tA. On remarquera que LC est une matrice de taille 1×1.

2. Déterminer dimE0(A), puis montrer que Sp(A){0,t}.

3. Montrer que A est diagonalisable si et seulement si t0.

4. Montrer que χA(X)=Xn1(Xt), que A soit diagonalisable ou non.

5. Appliquer ce qui précède aux deux matrices suivantes : nature, spectre, sous-espaces propres, diagonalisabilité.

a. A1=(111222333)

b. A2=(1111)

Exercice 21 ★★★★Diagonalisabilité selon un paramètre

Endomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilitéPolynôme caractéristique, multiplicité d'une valeur propre, théorème de Cayley-Hamilton

Pour aR, on considère la matrice

Aa=(12021011a)M3(R)

1. Calculer χAa et vérifier qu'il est scindé sur R pour toute valeur de a.

2. On suppose a{1,3}. Montrer que Aa est diagonalisable et déterminer ses sous-espaces propres.

3. Étudier le cas a=1 : multiplicités, dimensions des sous-espaces propres, diagonalisabilité.

4. Étudier le cas a=3.

5. Récapituler la discussion en une phrase par cas.

Exercice 22 ★★★★La trace d'un projecteur est son rang

Trace d'une matrice et d'un endomorphisme, tr(AB) = tr(BA), invariance par similitudeDiagonalisabilité par polynôme annulateur scindé à racines simples

Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n1. On appelle projecteur de E tout endomorphisme pL(E) vérifiant pp=p, relation que l'on note p2=p.

Soit p un projecteur de E, de rang r.

1. Montrer que E=KerpImp, puis que p(x)=x pour tout xImp.

2. Exhiber un polynôme annulateur de p et en déduire que p est diagonalisable, sans utiliser la question 1.

3. Construire une base B de E adaptée à la décomposition de la question 1, écrire MatB(p), et en déduire que tr(p)=rg(p).

4. Vérifier ce résultat sur la matrice suivante de M3(R) : montrer que P2=P, déterminer son rang, son noyau et son image.

P=(011101112)

5. Soient p1,,pk des projecteurs de E tels que p1++pk=idE. Que vaut rg(p1)++rg(pk) ?

Exercice 23 ★★★L'endomorphisme P vers XP prime sur les polynômes

Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces propres, spectreEndomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilité

Soit n1. On note E=Rn[X], muni de sa base canonique B=(1,X,,Xn), et l'on pose

φ(P)=XPpour PE

1. Montrer que φ est un endomorphisme de E et écrire MatB(φ).

2. En déduire Sp(φ), les sous-espaces propres de φ, et justifier que φ est diagonalisable.

On considère maintenant F=R2[X], de base canonique C=(1,X,X2), et l'application

ψ(P)=(X21)P2XP

3. Montrer que ψ est un endomorphisme de F et écrire M=MatC(ψ).

4. Calculer χψ et en déduire que ψ est diagonalisable.

5. Déterminer les sous-espaces propres de ψ et donner une base de F formée de vecteurs propres.

Exercice 24 ★★★Trigonaliser une matrice d'ordre trois

Trigonalisation, polynôme caractéristique scindé, matrices de M_n(C)

On considère la matrice

A=(311201112)M3(R)

1. Calculer χA et le factoriser. Que peut-on déjà en déduire quant à la trigonalisabilité de A ?

2. Déterminer les sous-espaces propres de A et montrer que A n'est pas diagonalisable.

3. (Méthode.) On note f1 un vecteur propre associé à la valeur propre double et f2 un vecteur propre associé à la valeur propre simple. Justifier que la famille (f1,f2,e1), où e1=t(1,0,0), est une base de M3,1(R). Calculer Ae1 et décomposer ce vecteur dans cette base.

4. En déduire une matrice PGL3(R) et une matrice T triangulaire supérieure telles que A=PTP1.

5. Vérifier le résultat en calculant AP et PT, puis retrouver tr(A) et detA sur T.

Exercice 25 ★★★Calculer la puissance n-ième par division euclidienne

Polynôme caractéristique, multiplicité d'une valeur propre, théorème de Cayley-HamiltonApplications : puissances d'une matrice, suites récurrentes, commutant, racines carrées

On considère la matrice

A=(111111001)M3(R)

1. Calculer χA et le factoriser. En déduire Sp(A).

2. Écrire la relation fournie par le théorème de Cayley-Hamilton, et calculer A2.

3. Soit n1. On effectue la division euclidienne de Xn par χA :

Xn=Q(X)χA(X)+R(X),degR2

Justifier que An=R(A), puis déterminer R en évaluant l'identité ci-dessus aux valeurs propres de A.

4. En déduire l'expression de An pour tout n1.

5. Vérifier la formule obtenue pour n=2 et pour n=3.

Exercice 26 ★★★AB et BA ont le même spectre

Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces propres, spectre

Soient n1 et A,BMn(K).

1. Soit λK une valeur propre non nulle de AB, et soit X0 tel que ABX=λX. On pose Y=BX.

a. Montrer que Y0.

b. Montrer que Y est vecteur propre de BA pour la valeur propre λ.

2. Montrer que 0 est valeur propre de AB si et seulement si 0 est valeur propre de BA.

3. En déduire que Sp(AB)=Sp(BA).

4. On prend n=2 et

A=(0100),B=(0001)

Calculer AB et BA. Ces deux matrices sont-elles semblables ? Ont-elles les mêmes sous-espaces propres ?

5. Démontrer que tr(AB)=tr(BA) et discuter la cohérence de ce résultat avec la question 3.

Exercice 27 ★★★Le commutant d'une matrice à valeurs propres simples

Sous-espaces stables, endomorphisme induit, commutationApplications : puissances d'une matrice, suites récurrentes, commutant, racines carrées

On considère la matrice

A=(010100002)M3(R)

et son commutant

C(A)={MM3(R)  ;  AM=MA}

1. Montrer que C(A) est un sous-espace vectoriel de M3(R) contenant I3, A et A2.

2. Calculer χA, déterminer Sp(A) et une base (v1,v2,v3) de M3,1(R) formée de vecteurs propres de A.

3. Montrer que tout sous-espace propre de A est stable par tout MC(A).

4. En déduire que toute MC(A) est diagonalisable dans la base (v1,v2,v3), et montrer la réciproque.

5. En déduire dimC(A), puis montrer que C(A)=Vect(I3,A,A2).

6. Vérifier que M=(120210008) appartient à C(A) et l'écrire dans la base précédente.

Exercice 28 ★★★Les sous-espaces stables d'un endomorphisme diagonalisable

Sous-espaces stables, endomorphisme induit, commutationEndomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilité

Un classique d'oral : lorsqu'un endomorphisme est diagonalisable à valeurs propres deux à deux distinctes, on peut dresser la liste complète de ses sous-espaces stables, et il n'y en a qu'un nombre fini.

On travaille dans E=R3 et on note u l'endomorphisme de E dont la matrice dans la base canonique est

A=(100120113)

Rappel de vocabulaire : un sous-espace vectoriel F de E est stable par u lorsque u(F)F. On note alors uF l'endomorphisme induit par u sur F, défini par uF(x)=u(x) pour tout xF.

1. Calculer χA, montrer que u est diagonalisable et déterminer une base (v1,v2,v3) de E formée de vecteurs propres de u.

2. Soit F un sous-espace de E stable par u, non réduit à {0}. Justifier que uF est diagonalisable, puis que tout vecteur propre de uF est un vecteur propre de u. En déduire que F possède une base formée de vecteurs propres de u.

3. Montrer que tout vecteur propre de u est colinéaire à v1, à v2 ou à v3, puis conclure que F est engendré par une sous-famille de (v1,v2,v3).

4. Réciproquement, montrer que le sous-espace engendré par une sous-famille de (v1,v2,v3) est stable par u. En déduire la liste complète des sous-espaces stables par u, et leur nombre exact.

5. On remplace u par l'endomorphisme w de E de matrice diag(1,1,3) dans la base canonique. Combien w possède-t-il de droites stables ? Que reste-t-il de la conclusion de la question 4 ?

Exercice 29 ★★★Racines carrées d'une matrice diagonalisable

Applications : puissances d'une matrice, suites récurrentes, commutant, racines carréesDiagonalisabilité par polynôme annulateur scindé à racines simples

On appelle racine carrée d'une matrice AMn(R) toute matrice MMn(R) vérifiant M2=A. Contrairement au cas des réels positifs, une telle matrice peut ne pas exister, ou exister en plusieurs exemplaires : la réduction permet de trancher.

1. On pose D=diag(1,4,9)M3(R). Déterminer toutes les matrices diagonales MM3(R) telles que M2=D, et les compter.

2. On pose désormais A=(5445). Calculer χA, montrer que A est diagonalisable et déterminer PGL2(R) telle que P1AP=Δ, où Δ=diag(9,1).

3. Soit MM2(R) une racine carrée de A. Montrer que MA=AM, puis que chaque sous-espace propre de A est stable par M. En déduire que N=P1MP est une matrice diagonale, autrement dit que M=PNP1 avec N diagonale.

4. Déterminer toutes les racines carrées de A dans M2(R).

5. Contraste. Montrer que B=(0100) n'admet aucune racine carrée dans M2(R). On pourra appliquer le théorème de Cayley-Hamilton à une hypothétique racine carrée M.

Exercice 30 ★★★L'endomorphisme M vers AM sur les matrices carrées

Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces propres, spectreEndomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilité

On fixe A=(1221)M2(R) et on considère l'application

Φ:M2(R)M2(R),MAM

On note B=(E11,E12,E21,E22) la base canonique de M2(R), où Eij est la matrice dont tous les coefficients sont nuls sauf celui d'indice (i,j), qui vaut 1. On rappelle que dimM2(R)=4.

1. Montrer que Φ est un endomorphisme de M2(R), puis calculer MatB(Φ).

2. Déterminer χA, le spectre de A et les sous-espaces propres de A.

3. Montrer que la matrice de Φ dans la base réordonnée B=(E11,E21,E12,E22) s'écrit par blocs (A0202A). En déduire χΦ, puis comparer Sp(Φ) et Sp(A) ainsi que les multiplicités.

4. Pour λR, traduire l'égalité AM=λM sur les colonnes de M. En déduire E3(Φ) et E1(Φ), leurs dimensions, et conclure que Φ est diagonalisable.

5. Cas général. Soit maintenant AM2(R) quelconque et Φ:MAM. Montrer que Q(Φ)(M)=Q(A)M pour tout polynôme QR[X] et toute matrice M, puis que Φ est diagonalisable si et seulement si A l'est.

Exercice 31 ★★★La transposition sur les matrices carrées

Diagonalisabilité par polynôme annulateur scindé à racines simplesEndomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilité

Voici l'exemple type d'endomorphisme que l'on diagonalise sans écrire la moindre matrice : tout se lit sur un polynôme annulateur.

Soit n2. On considère l'application

Φ:Mn(R)Mn(R),Mt ⁣M

On note Sn(R)={MMn(R)  ;  t ⁣M=M} l'ensemble des matrices symétriques et An(R)={MMn(R)  ;  t ⁣M=M} celui des matrices antisymétriques. On note Eij les matrices de la base canonique de Mn(R).

1. Montrer que Φ est un endomorphisme de Mn(R) et que ΦΦ=id.

2. En déduire un polynôme annulateur de Φ scindé à racines simples, puis que Φ est diagonalisable et que Sp(Φ){1,1}.

3. Identifier E1(Φ) et E1(Φ). Exhiber une base de chacun d'eux et en déduire que

dimSn(R)=n(n+1)2,dimAn(R)=n(n1)2

4. Vérifier que la somme de ces deux dimensions vaut n2. En déduire Sp(Φ), puis χΦ et tr(Φ).

5. Expliciter le cas n=2 : écrire la matrice 4×4 de Φ dans la base canonique (E11,E12,E21,E22) de M2(R) et retrouver sur elle les résultats des questions 3 et 4.

Exercice 32 ★★★Une suite récurrente linéaire d'ordre trois

Applications : puissances d'une matrice, suites récurrentes, commutant, racines carréesPolynôme caractéristique, multiplicité d'une valeur propre, théorème de Cayley-Hamilton

Le cours de PCSI donne la forme des suites récurrentes linéaires d'ordre 2. Pour l'ordre 3, il n'y a pas de formule à connaître : on matricialise et on diagonalise. C'est la méthode générale, et elle explique au passage d'où sort l'équation caractéristique.

Soit (un)nN la suite réelle définie par u0=1, u1=0, u2=4 et

nN,un+3=2un+2+un+12un

Pour tout nN, on pose Xn=t(un  un+1  un+2)M3,1(R).

1. Déterminer AM3(R) telle que Xn+1=AXn pour tout nN, puis justifier que Xn=AnX0.

2. Calculer χA et le factoriser. Que reconnaît-on ? En déduire que A est diagonalisable.

3. Pour λSp(A), vérifier que Vλ=t(1  λ  λ2) est un vecteur propre de A associé à λ. En déduire une base de M3,1(R) formée de vecteurs propres de A.

4. Décomposer X0 dans cette base, puis en déduire l'expression de un en fonction de n.

5. Vérifier la formule obtenue pour n{0,1,2,3}.

Exercice 33 ★★★★Diagonaliser simultanément deux endomorphismes qui commutent

Sous-espaces stables, endomorphisme induit, commutationEndomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilitéMatrices par blocs, opérations par blocs, déterminant d'une matrice triangulaire par blocs

Deux endomorphismes diagonalisables qui commutent sont diagonalisables dans une même base : c'est le théorème de codiagonalisation, un incontournable des oraux. Toute la démonstration tient dans la stabilité des sous-espaces propres.

Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n1, et soient u,vL(E) tous deux diagonalisables tels que uv=vu. On note λ1,,λr les valeurs propres deux à deux distinctes de u, et Fi=Eλi(u).

1. Montrer que chaque Fi est stable par v.

2. Justifier que l'endomorphisme vi induit par v sur Fi est diagonalisable.

3. En déduire qu'il existe une base de E formée de vecteurs propres communs à u et à v.

4. Traduire matriciellement : décrire la forme par blocs des matrices de u et de v dans une base adaptée à la décomposition E=F1Fr, et expliquer comment on en déduit une matrice PGLn(K) qui diagonalise les deux à la fois.

5. Application. On pose

A=(212010113),B=(011101110)

a. Vérifier que AB=BA, puis diagonaliser A (valeurs propres et sous-espaces propres).

b. Écrire la matrice de l'endomorphisme induit par B sur E1(A) dans la base de E1(A) trouvée en a, et la diagonaliser.

c. En déduire une matrice PGL3(R) telle que P1AP et P1BP soient toutes deux diagonales.

Exercice 34 ★★★★Les matrices circulantes

Endomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilitéApplications : puissances d'une matrice, suites récurrentes, commutant, racines carrées

Une matrice circulante est une matrice dont chaque ligne se déduit de la précédente par un décalage circulaire. Elles se diagonalisent toutes dans une seule et même base, indépendante des coefficients : c'est un exemple spectaculaire de ce que permet un bon polynôme annulateur.

On travaille dans M3(C) et on pose ω=e2iπ/3, ainsi que

J=(010001100)

Pour (a,b,c)C3, on appelle matrice circulante associée à (a,b,c) la matrice C=aI3+bJ+cJ2.

1. Calculer J2 et J3, puis écrire C explicitement coefficient par coefficient.

2. En déduire un polynôme annulateur de J scindé à racines simples sur C. Conclure que J est diagonalisable dans M3(C) et que Sp(J){1,ω,ω2}.

3. Pour k{0,1,2}, vérifier que Vk=t(1  ωk  ω2k) est un vecteur propre de J associé à ωk. En déduire Sp(J) et une matrice PGL3(C) telle que P1JP=diag(1,ω,ω2).

4. Montrer que toute matrice circulante est diagonalisable dans cette même base P, donner ses trois valeurs propres, et en déduire

detC=k=02(a+bωk+cω2k)=a3+b3+c33abc

5. Application. Donner les valeurs propres et le déterminant de C0=(123312231), puis contrôler le déterminant par un calcul direct.

Exercice 35 ★★★★Des traces nulles à la nilpotence

Trace d'une matrice et d'un endomorphisme, tr(AB) = tr(BA), invariance par similitudeTrigonalisation, polynôme caractéristique scindé, matrices de M_n(C)Polynômes interpolateurs de Lagrange, déterminant de Vandermonde

Un très joli résultat d'oral : n conditions de trace suffisent à forcer une matrice complexe à être nilpotente. La preuve combine trois outils du chapitre, la trigonalisation, le déterminant de Vandermonde et le théorème de Cayley-Hamilton.

Soit n1. On dit qu'une matrice AMn(C) est nilpotente lorsqu'il existe un entier p1 tel que Ap=0n.

On considère AMn(C) vérifiant

tr(Ak)=0pour tout k{1,,n}

1. Justifier que A est trigonalisable dans Mn(C), puis que pour tout k1,

tr(Ak)=i=1nαik

α1,,αn sont les valeurs propres de A comptées avec leur multiplicité.

2. On suppose, par l'absurde, que A possède au moins une valeur propre non nulle. On note λ1,,λr les valeurs propres non nulles de A, deux à deux distinctes, et m1,,mr leurs multiplicités. Justifier que 1rn, puis écrire le système linéaire vérifié par (m1,,mr) lorsque k décrit {1,,r}.

3. Montrer, à l'aide d'un déterminant de Vandermonde, que la matrice de ce système est inversible. En déduire une contradiction.

4. Conclure que Sp(A)={0}, puis que An=0n.

5. Établir la réciproque : si AMn(C) est nilpotente, alors tr(Ak)=0 pour tout k1.

6. Vérifier le résultat sur M=(111111000), puis expliquer pourquoi la seule condition tr(A)=0 ne suffirait pas.

Exercice 36 ★★★★Projecteurs spectraux et polynômes de Lagrange

Polynômes interpolateurs de Lagrange, déterminant de VandermondeDiagonalisabilité par polynôme annulateur scindé à racines simplesEndomorphismes et matrices diagonalisables, critères de diagonalisabilité

Diagonaliser, c'est décomposer l'espace en sous-espaces propres. Les polynômes interpolateurs de Lagrange permettent d'écrire les projecteurs associés à cette décomposition directement comme des polynômes en u, ce qui donne au passage une formule très efficace pour les puissances.

Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et uL(E) diagonalisable, de valeurs propres deux à deux distinctes λ1,,λp (avec p2). On pose, pour i{1,,p},

Li=1jpjiXλjλiλjK[X],pi=Li(u)L(E)

1. Rappeler pourquoi Li(λj)=1 si i=j et 0 sinon, et pourquoi i=1pLi=1.

2. Soit j{1,,p} et xEλj(u). Montrer que Q(u)(x)=Q(λj)x pour tout QK[X], puis calculer pi(x).

3. En déduire que pi est le projecteur sur Eλi(u) parallèlement à jiEλj(u), puis établir les trois relations

i=1ppi=idE,pipj=0  (ij),u=i=1pλipi

4. En déduire que um=i=1pλimpi pour tout mN.

5. Application. On pose A=(211121112). Déterminer Sp(A), montrer que A est diagonalisable, calculer explicitement les deux projecteurs spectraux, vérifier les relations de la question 3, et donner Am pour tout mN.

Bloqué sur « Algèbre linéaire » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.