MPSI · Chapitre 01 · Premier semestre
Exercices — Raisonnement et vocabulaire ensembliste
36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
Sommaire
36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Exercice 1 ★★★★ — Lire et écrire des propositions quantifiées
Rudiments de logique : connecteurs, quantificateurs, négation
-
Traduire en langage courant, sans aucun symbole, chacune des propositions suivantes.
a.
b.
c.
d.
-
Écrire à l'aide de quantificateurs chacune des phrases suivantes.
a. Tout entier naturel est positif ou nul.
b. Il existe un réel dont le carré vaut .
c. Aucun réel n'a pour carré .
d. Tout entier naturel pair est le double d'un entier naturel.
e. Il existe un entier naturel qui est à la fois pair et multiple de .
-
On considère les deux propositions
a. Traduire et en langage courant, en faisant bien apparaître la différence.
b. Déterminer la valeur de vérité de , en le justifiant.
c. Déterminer la valeur de vérité de , en le justifiant.
-
Mêmes questions, plus brièvement, avec
-
Traduire en langage courant la proposition suivante, puis déterminer sa valeur de vérité.
-
Les propositions et ont-elles le même sens ? Expliquer.
Exercice 2 ★★★★ — Nier des propositions quantifiées
Rudiments de logique : connecteurs, quantificateurs, négation
Dans tout l'exercice, on écrira chaque négation sous forme positive : aucun symbole de négation ne doit subsister dans la réponse. En particulier, la négation de s'écrit , celle de s'écrit , et celle de « est pair » s'écrit « est impair ».
-
Nier les propositions suivantes.
a.
b.
-
Nier les propositions suivantes.
a.
b.
-
Nier la proposition
-
Nier la proposition
-
Soient un ensemble et , deux parties de . Par définition, la proposition « » s'écrit . Écrire de même, avec des quantificateurs, la proposition « ».
-
Soient une suite de réels et un réel. On dit que la suite converge vers lorsque
Écrire, avec des quantificateurs et sous forme positive, la proposition « la suite ne converge pas vers ».
-
Parmi les propositions des questions 1 à 4, déterminer celles qui sont vraies. On justifiera chaque réponse en une ou deux lignes.
Exercice 3 ★★★★ — Implication, réciproque, contraposée
Implication, réciproque, contraposée, équivalence
Dans tout l'exercice, désigne un ensemble, et deux parties de , et la notation signifie « divise ». On considère les cinq implications suivantes.
-
Écrire la réciproque de chacune de ces cinq implications.
-
Écrire la contraposée de chacune de ces cinq implications.
-
Déterminer la valeur de vérité de chaque implication , en donnant une démonstration si elle est vraie et un contre-exemple explicite si elle est fausse.
-
Même travail pour les cinq réciproques.
-
Sans aucun nouveau calcul, donner la valeur de vérité de chacune des cinq contraposées. Quelle propriété du cours permet de répondre ?
-
Pour laquelle de ces implications dispose-t-on en réalité d'une équivalence ? L'écrire avec le symbole .
-
Un élève écrit : « est vraie, donc sa réciproque est vraie elle aussi. » Que lui répondre ?
Exercice 4 ★★★★ — Vrai ou faux, avec preuve ou contre-exemple
Rudiments de logique : connecteurs, quantificateurs, négationModes de raisonnement : absurde, contraposée, disjonction de cas, analyse-synthèse
Pour chacune des assertions suivantes, dire si elle est vraie ou fausse. Si elle est vraie, en donner une démonstration complète ; si elle est fausse, en donner un contre-exemple explicite. On rappelle qu'un contre-exemple doit être une valeur (ou un objet) précise, entièrement écrite.
Exercice 5 ★★★★ — Premières récurrences
Raisonnement par récurrence : simple, double, forte
Chaque démonstration sera rédigée en faisant apparaître explicitement l'initialisation, l'hérédité (avec l'hypothèse de récurrence clairement énoncée) et la conclusion.
-
Démontrer que, pour tout , .
-
Démontrer que, pour tout , .
-
Démontrer que, pour tout , , puis en déduire l'égalité remarquable .
-
Démontrer que, pour tout , l'entier est divisible par .
Exercice 6 ★★★★ — Opérations sur les parties d'un ensemble
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
On travaille dans l'ensemble , et on considère ses trois parties
Le complémentaire est toujours pris dans : .
-
Déterminer, en extension, les ensembles suivants.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
-
Déterminer , puis . Que constate-t-on en comparant avec le résultat de la question 1. h. ? Quelle loi du cours vient-on de vérifier sur cet exemple ?
-
Soit maintenant une partie quelconque d'un ensemble . Simplifier les écritures suivantes.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
-
Les ensembles et sont-ils égaux en général ? Démontrer que, pour deux parties et de , on a si et seulement si .
-
Déterminer une partie de telle que et , où est la partie donnée au début de l'énoncé. Une telle partie est-elle unique ?
Exercice 7 ★★★★ — Appartenance, inclusion et ensemble des parties
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
-
On pose . Cet ensemble a donc pour éléments les deux nombres et , ainsi que les deux ensembles et . Dire si les assertions suivantes sont vraies ou fausses.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
-
Dire si les assertions suivantes sont vraies ou fausses.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
-
Écrire en extension l'ensemble des parties de , pour .
-
Même question pour .
-
On garde . Dire si les assertions suivantes sont vraies ou fausses, en justifiant chaque réponse.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
-
Soient un ensemble et un objet. Démontrer que les trois propositions suivantes sont équivalentes : , , .
Exercice 8 ★★★★ — Injective, surjective, bijective : premières études
Injections, surjections, bijections et application réciproque
Pour chaque application, dire si elle est injective, surjective, bijective. Toute réponse positive doit être démontrée, toute réponse négative justifiée par un contre-exemple explicite.
-
Étudier les applications suivantes :
a. ,
b. ,
c. ,
d. ,
e. ,
-
Soient et . L'application est définie par le tableau de valeurs suivant. Étudier .
-
On considère maintenant la même formule , mais sur trois couples d'ensembles différents. Étudier chacune de ces trois applications.
a.
b.
c.
-
Que faut-il retenir de la question 3 ? Répondre en une phrase.
Exercice 9 ★★★★ — Images directes et images réciproques d'intervalles
Images directes et images réciproques
On rappelle que pour , et :
Dans tout l'exercice, , et sont les applications de dans définies par , et . Déterminer les ensembles demandés et justifier chaque réponse.
-
Images directes par :
a.
b.
c.
d.
-
Images réciproques par :
a.
b.
c.
d.
-
Images par :
a.
b.
-
Images par :
a.
b.
c.
-
L'écriture suppose-t-elle que est bijective ? Répondre en s'appuyant sur les questions précédentes.
Exercice 10 ★★★★ — Reconnaître une relation d'équivalence ou une relation d'ordre
Relations d'équivalence et classes d'équivalenceRelations d'ordre, majorants, minorants, plus grand et plus petit élément
On rappelle qu'une relation binaire sur un ensemble est dite :
- réflexive si , ;
- symétrique si , ;
- antisymétrique si , ( et ) ;
- transitive si , ( et ) .
Une relation d'équivalence est réflexive, symétrique et transitive ; une relation d'ordre est réflexive, antisymétrique et transitive. Dans toute la suite, désigne un ensemble possédant au moins deux éléments distincts.
-
Pour chacune des relations suivantes, tester les quatre axiomes (démonstration si l'axiome est vérifié, contre-exemple explicite sinon), puis conclure : relation d'équivalence, relation d'ordre, ou ni l'une ni l'autre. Pour les relations d'ordre, préciser si l'ordre est total ou partiel.
a. Sur :
b. Sur :
c. Sur :
d. Sur :
e. Sur :
f. Sur :
-
Pour chacune des relations d'équivalence trouvées, décrire la classe d'équivalence d'un élément .
Exercice 11 ★★★★ — Nier des énoncés d'analyse
Rudiments de logique : connecteurs, quantificateurs, négation
Dans tout l'exercice, désigne une suite réelle, un réel, un intervalle de , une fonction définie sur et un élément de . On admet les définitions ci-dessous, écrites avec leurs quantificateurs : aucune propriété d'analyse n'est à démontrer dans cet exercice, il s'agit uniquement de manipuler des énoncés logiques.
-
Écrire la négation de chacun des énoncés suivants, d'abord en symboles, puis en français.
a. « converge vers » :
b. « est majorée » :
c. « est croissante sur » :
d. « est bornée sur » :
e. « est constante sur » :
f. « s'annule sur » :
g. « est continue en » :
-
On dit que diverge lorsqu'elle ne converge vers aucun réel, c'est-à-dire lorsque , « ne converge pas vers ».
a. Les énoncés « ne converge pas vers » et « diverge » sont-ils équivalents ? On étudiera la suite constante définie par pour tout , avec .
b. Expliquer en une phrase quelle différence de quantification sépare ces deux énoncés.
-
On prend et . On rappelle que « est décroissante sur » s'écrit .
a. Montrer que n'est pas croissante sur .
b. Montrer que n'est pas décroissante sur .
c. Que peut-on en conclure sur les énoncés « n'est pas croissante » et « est décroissante » ?
Exercice 12 ★★★★ — Raisonnement par contraposée
Modes de raisonnement : absurde, contraposée, disjonction de cas, analyse-synthèseImplication, réciproque, contraposée, équivalence
On rappelle que l'implication « » et sa contraposée « (non ) (non ) » sont deux énoncés équivalents : démontrer l'une, c'est démontrer l'autre. Dans chacune des questions suivantes, on demande d'écrire d'abord la contraposée de l'énoncé, puis de la démontrer.
-
Soit . Montrer que si est pair, alors est pair.
-
Soit . Montrer que si est divisible par , alors est divisible par . On admet la division euclidienne par : tout entier relatif s'écrit sous l'une des trois formes , ou , avec .
-
Soit . Montrer que si , , alors .
-
Soient , , trois ensembles, et . Montrer que si est injective, alors est injective.
-
Soient et deux parties d'un ensemble . Montrer que si , alors .
-
a. Écrire la réciproque de l'énoncé de la question 4, et montrer qu'elle est fausse.
b. En une phrase, expliquer la différence entre la contraposée et la réciproque d'une implication.
Exercice 13 ★★★★ — Raisonnement par l'absurde et irrationalité
Modes de raisonnement : absurde, contraposée, disjonction de cas, analyse-synthèse
On note et l'on appelle irrationnel tout réel qui n'appartient pas à . On admet les trois résultats suivants :
- tout rationnel s'écrit sous forme irréductible , avec , , et n'ayant aucun diviseur commun autre que et ;
- pour , si est pair, alors est pair ;
- pour , si est divisible par , alors est divisible par .
Partie A.
- Démontrer par l'absurde que .
Partie B.
- En reprenant la méthode de la question 1, démontrer que .
Partie C.
-
Soient et un irrationnel. Démontrer que est irrationnel.
-
Soient avec , et un irrationnel. Démontrer que est irrationnel.
-
En déduire que les réels suivants sont irrationnels :
a.
b.
-
a. Donner deux irrationnels dont la somme est rationnelle.
b. Donner deux irrationnels dont le produit est rationnel.
c. Que peut-on en conclure, en comparant avec les questions 3 et 4 ?
Exercice 14 ★★★★ — Récurrence et inégalités
Raisonnement par récurrence : simple, double, forte
On rappelle que pour , de sorte que .
-
Inégalité de Bernoulli. Soit un réel tel que .
a. Démontrer par récurrence que pour tout , .
b. À quel endroit précis de la démonstration l'hypothèse a-t-elle servi ? Vérifier, en prenant et , que l'inégalité peut être fausse sans cette hypothèse.
-
On s'intéresse à l'inégalité .
a. Comparer et pour .
b. Démontrer que pour tout entier , .
c. Démontrer par récurrence que pour tout entier , .
d. Commenter le choix du rang d'initialisation.
-
Démontrer que pour tout :
-
Démontrer que pour tout , .
Exercice 15 ★★★★ — Récurrence double sur une suite
Raisonnement par récurrence : simple, double, forte
Partie A — Une formule close démontrée par récurrence double
On considère la suite définie par , et :
-
Calculer , et , puis comparer les valeurs obtenues à pour , et .
-
Démontrer par récurrence double que , .
-
Expliquer pourquoi une récurrence simple, dont l'hypothèse porterait sur le seul rang , ne permet pas de mener ce raisonnement.
Partie B — La suite de Fibonacci
On considère la suite définie par , et :
-
Calculer , , , et .
-
Démontrer par récurrence double que , .
-
Démontrer que , . Une récurrence simple suffit ici : dire précisément pourquoi.
Exercice 16 ★★★★ — Récurrence forte : tout entier admet un diviseur premier
Raisonnement par récurrence : simple, double, forteModes de raisonnement : absurde, contraposée, disjonction de cas, analyse-synthèse
On rappelle qu'un entier est dit premier lorsque ses seuls diviseurs positifs sont et . En particulier, si un entier n'est pas premier, il admet un diviseur tel que .
-
Démontrer par récurrence forte que tout entier admet au moins un diviseur premier.
-
En déduire, par une seconde récurrence forte, que tout entier s'écrit comme un produit de nombres premiers (un produit d'un seul facteur étant autorisé).
-
On considère la suite définie par et :
a. Calculer , , et , puis conjecturer une expression de en fonction de pour .
b. Démontrer la conjecture par récurrence forte.
-
Question de méthode. Reprendre la question 1. en tentant une récurrence simple, et dire précisément à quel endroit le raisonnement se bloque.
Exercice 17 ★★★★ — Analyse-synthèse : partie paire et partie impaire
Modes de raisonnement : absurde, contraposée, disjonction de cas, analyse-synthèse
On rappelle qu'une fonction est paire lorsque , , et impaire lorsque , .
-
Soit . Démontrer, par analyse-synthèse, qu'il existe un unique couple de fonctions de dans tel que soit paire, soit impaire et .
-
Déterminer explicitement ce couple dans les deux cas suivants.
a. .
b. (on donnera le résultat sous forme simplifiée).
-
Seconde analyse-synthèse.
a. Déterminer toutes les fonctions telles que , .
b. Reprendre la même méthode pour l'équation , . Conclure.
Exercice 18 ★★★★ — Identités ensemblistes par double inclusion
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Dans tout l'exercice, est un ensemble et , , sont des parties de . Le complémentaire de dans est noté .
Les questions 1. à 4. sont à traiter par double inclusion : on démontre l'inclusion de gauche à droite en partant de « soit un élément du membre de gauche », puis l'inclusion réciproque de la même façon.
-
Démontrer que .
-
Démontrer que .
-
Démontrer que .
-
Démontrer que .
-
Démontrer la triple équivalence suivante en raisonnant « en boucle », c'est-à-dire en établissant les trois implications :
-
Un élève affirme que, pour toutes parties , , de , on a . Cette affirmation est-elle vraie ? Justifier. Si elle est fausse, préciser laquelle des deux inclusions reste vraie et la démontrer.
Exercice 19 ★★★★ — Produit cartésien : inclusions et égalités
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Dans tout l'exercice, et sont deux ensembles, et sont des parties de , et sont des parties de . On rappelle que
et qu'un élément d'un produit cartésien est toujours un couple : une démonstration commence donc par « soit un élément de … ».
-
Démontrer que .
-
On compare maintenant et .
a. L'une des deux inclusions est toujours vraie : dire laquelle et la démontrer.
b. Donner un contre-exemple explicite montrant que l'autre inclusion est fausse en général.
-
Démontrer que si et seulement si ou .
-
On suppose et . Démontrer que et .
-
Le complémentaire est ici pris dans pour , dans pour et dans pour .
a. Démontrer que .
b. Donner un contre-exemple montrant que n'est pas égal à en général.
Exercice 20 ★★★★ — Recouvrements et partitions
Recouvrements et partitionsEnsembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
On rappelle les deux définitions. Soit un ensemble et une famille de parties de .
Cette famille est un recouvrement de lorsque .
C'est une partition de lorsque, de plus, chaque est non vide et les sont deux à deux disjoints, c'est-à-dire dès que .
-
On pose . Pour chacune des familles suivantes, dire si c'est un recouvrement de , puis si c'est une partition de , en justifiant chaque réponse négative.
a.
b.
c.
d.
e.
-
On note et .
a. Démontrer que est une partition de .
b. Sur le même modèle, décrire une partition de en trois parties et la justifier.
-
La famille est-elle une partition de ? Justifier en utilisant la partie entière.
-
Soit un ensemble, une partition de et une partie de . Démontrer que et que ces deux parties sont disjointes.
Exercice 21 ★★★★ — Bijections explicites et applications réciproques
Injections, surjections, bijections et application réciproqueApplications : composition, restriction, prolongement
Pour chacune des applications ci-dessous, démontrer qu'elle est bijective en résolvant l'équation , puis expliciter son application réciproque.
-
, . On vérifiera au préalable que prend bien ses valeurs dans .
-
, . On vérifiera la réciproque obtenue en la recomposant avec .
-
définie par si est pair et si est impair. On commencera par calculer pour allant de à .
-
, .
-
, , où est un ensemble et où le complémentaire est pris dans . Démontrer que et en déduire que est une bijection égale à sa propre réciproque.
Exercice 22 ★★★★ — Fonctions indicatrices
Fonctions indicatrices
Soit un ensemble. Pour toute partie de , on appelle fonction indicatrice de l'application définie par
Dans tout l'exercice, , et désignent des parties de et le complémentaire de dans . Les égalités et les inégalités entre fonctions s'entendent point par point : « » signifie « pour tout , ». On note la fonction constante égale à sur . Pour pouvoir additionner et soustraire des indicatrices, on les regarde comme des fonctions de dans qui se trouvent ne prendre que les valeurs et : une somme comme a donc un sens, même si elle peut valoir .
-
Démontrer les quatre identités suivantes.
a.
b.
c.
d.
-
a. Démontrer que .
b. Démontrer que si et seulement si .
c. Démontrer que si et seulement si .
-
La question 2.c. fournit une méthode : pour établir une égalité entre deux parties de , il suffit de calculer les deux indicatrices et de constater qu'elles sont égales. Appliquer cette méthode pour redémontrer les deux identités suivantes.
a.
b.
Exercice 23 ★★★★ — Les quatre inclusions classiques des images
Images directes et images réciproques
Soient et deux ensembles et une application. On rappelle les deux définitions, à connaître par coeur.
Pour , l'image directe de est , autrement dit
Pour , l'image réciproque de est , autrement dit
La notation a un sens pour toute application : elle ne suppose pas que soit bijective. Dans tout l'exercice, et sont des parties de , et des parties de ; le complémentaire d'une partie de est pris dans , celui d'une partie de est pris dans .
-
Démontrer les égalités et inclusions suivantes. Pour b., e. et f., donner de plus un contre-exemple explicite montrant que l'inclusion peut être stricte.
a.
b.
c. et
d.
e.
f.
-
Que retenir de la comparaison entre le comportement de l'image directe et celui de l'image réciproque ?
Exercice 24 ★★★★ — Caractériser l'injectivité et la surjectivité par les images
Images directes et images réciproquesInjections, surjections, bijections et application réciproque
Soient et deux ensembles et une application. On utilisera librement les trois résultats généraux suivants, valables pour toutes parties , de et de :
On rappelle aussi que , et que le complémentaire d'une partie de est pris dans , celui d'une partie de dans .
Démontrer les quatre équivalences suivantes, chacune dans les deux sens.
-
est injective si et seulement si, pour toutes parties et de , .
-
est injective si et seulement si, pour toute partie de , .
-
est surjective si et seulement si, pour toute partie de , .
-
est injective si et seulement si, pour toute partie de , .
Exercice 25 ★★★★ — La différence symétrique
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésienFonctions indicatrices
Soit un ensemble. Pour deux parties et de , on appelle différence symétrique de et la partie
On rappelle que désigne la fonction indicatrice de , et les identités établies précédemment : , , , , ainsi que la caractérisation : deux parties de sont égales si et seulement si leurs indicatrices sont égales.
Dans tout l'exercice, , et sont des parties de .
-
Montrer que , et que .
-
Exprimer en fonction de et . On montrera que les deux expressions et conviennent toutes les deux.
-
En déduire que l'opération est associative, c'est-à-dire que .
-
Montrer que , que et que .
-
Les parties et étant fixées, montrer que l'équation , d'inconnue , admet une unique solution, et expliciter cette solution.
-
En déduire que l'application définie par est bijective, et déterminer sa réciproque.
Exercice 26 ★★★★ — Équations ensemblistes
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Soit un ensemble. Dans tout l'exercice, , et sont des parties fixées de , et l'inconnue est une partie de . Résoudre une équation, c'est ici déterminer toutes les parties de qui la vérifient.
Pour chacune des équations suivantes : donner une condition nécessaire et suffisante, portant sur les données , et , pour qu'il existe au moins une solution, puis décrire l'ensemble de toutes les solutions. Chaque résolution sera rédigée par analyse et synthèse.
1.
2.
3. Le système formé des deux équations et
4.
5.
Exercice 27 ★★★★ — Applications idempotentes et involutions
Applications : composition, restriction, prolongementInjections, surjections, bijections et application réciproque
Soient un ensemble non vide et une application. On note l'application identité de , définie par pour tout . On rappelle que deux applications de dans sont égales si et seulement si elles prennent la même valeur en tout point de .
Partie A — applications idempotentes. Dans cette partie, on suppose .
-
Montrer que est injective si et seulement si .
-
Montrer que est surjective si et seulement si .
-
Montrer que .
-
Donner un exemple d'application vérifiant et différente de . Préciser son image et l'ensemble de ses points fixes.
Partie B — involutions. Dans cette partie, on suppose ; on dit alors que est une involution de .
-
Montrer que est bijective et que .
-
Vérifier que les trois applications suivantes sont des involutions : de dans ; de dans ; de dans .
-
On note l'ensemble des points fixes de l'involution . Montrer que et son complémentaire sont stables par , c'est-à-dire que et .
Exercice 28 ★★★★ — Injectivité et surjectivité des composées
Applications : composition, restriction, prolongementInjections, surjections, bijections et application réciproque
Soient , et trois ensembles, et deux applications. On rappelle que la composée est l'application de dans définie par pour tout . On notera .
-
Montrer que si et sont injectives, alors est injective. Énoncer et démontrer les résultats analogues pour la surjectivité, puis pour la bijectivité.
-
Montrer que si est injective, alors est injective. Donner un contre-exemple montrant que n'est pas nécessairement injective.
-
Montrer que si est surjective, alors est surjective. Donner un contre-exemple montrant que n'est pas nécessairement surjective.
-
Montrer que si est injective et si est surjective, alors est injective.
-
Montrer que si est surjective et si est injective, alors est surjective.
-
On suppose et bijectives. Montrer que , en justifiant soigneusement l'ordre des deux facteurs.
Exercice 29 ★★★★ — Une relation d'équivalence et ses classes
Relations d'équivalence et classes d'équivalenceRecouvrements et partitions
On rappelle qu'une relation définie sur un ensemble est une relation d'équivalence lorsqu'elle est réflexive (), symétrique () et transitive (). La classe d'équivalence d'un élément de est alors la partie .
-
Sur , on définit par : si et seulement si .
a. Montrer que est une relation d'équivalence.
b. Décrire pour .
c. Montrer que tout réel est en relation avec un unique élément de . On pourra utiliser la partie entière , caractérisée par : et .
-
Sur , on définit par : si et seulement si .
a. Montrer que est une relation d'équivalence.
b. Décrire géométriquement les classes d'équivalence.
-
Sur , ensemble des applications de dans , on définit par : si et seulement si est constante, c'est-à-dire s'il existe tel que pour tout .
a. Montrer que est une relation d'équivalence.
b. Décrire .
-
Question de synthèse. Soit une relation d'équivalence quelconque sur un ensemble .
a. Montrer que, pour tous , on a si et seulement si .
b. En déduire que deux classes d'équivalence sont égales ou disjointes.
c. Montrer que la réunion de toutes les classes est tout entier, et conclure que les classes d'équivalence de forment une partition de .
d. Illustrer cette conclusion sur les trois relations précédentes.
Exercice 30 ★★★★ — Deux ordres partiels : divisibilité et inclusion
Relations d'ordre, majorants, minorants, plus grand et plus petit élément
Partie A — la divisibilité sur .
Pour , on note lorsqu'il existe tel que .
On rappelle que est un élément minimal de lorsque le seul élément de qui lui soit inférieur est lui-même, soit ici : pour tout , .
- Montrer que est une relation d'ordre sur . Cet ordre est-il total ?
- Déterminer, s'ils existent, le plus petit et le plus grand élément de .
- On pose . Déterminer l'ensemble des majorants de dans , puis l'ensemble de ses minorants. admet-il un plus grand élément ? un plus petit élément ?
- On pose . Montrer que n'admet pas de plus petit élément, puis déterminer tous ses éléments minimaux.
Partie B — l'inclusion sur .
Soit un ensemble. On rappelle que l'inclusion est une relation d'ordre sur .
- Montrer que cet ordre n'est pas total dès que contient au moins deux éléments.
- Déterminer le plus petit et le plus grand élément de .
- Soient et deux parties de . Déterminer l'ensemble des majorants de , puis montrer que est le plus petit élément de cet ensemble.
- Déterminer de même l'ensemble des minorants de , puis montrer que en est le plus grand élément.
Exercice 31 ★★★★ — Une bijection entre les parties et les applications à valeurs dans 0 et 1
Injections, surjections, bijections et application réciproqueFonctions indicatricesEnsembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Soit un ensemble. On note l'ensemble des applications de dans .
On rappelle que, pour , la fonction indicatrice est l'application de dans définie par si , et si . On considère
- Vérifier que est bien définie, c'est-à-dire que est bien un élément de pour toute partie de .
- Montrer que est injective.
- Soit . On pose . Montrer que , et conclure que est surjective.
- Que peut-on en déduire pour ? Décrire .
- Soient et deux parties de . Exprimer, pour tout , les nombres , et en fonction de et .
- Application. On note l'application , et l'application qui à associe l'application . Montrer que , puis retrouver, en passant par , que est une bijection de sur lui-même.
Exercice 32 ★★★★ — Le classique des trois applications composées
Applications : composition, restriction, prolongementInjections, surjections, bijections et application réciproque
Soient , et trois ensembles et trois applications
On vérifiera d'abord que les trois composées , et ont bien un sens, et qu'elles vont respectivement de dans , de dans et de dans .
On suppose désormais que et sont injectives, et que est surjective.
-
Montrer que est injective.
-
Montrer que est injective.
-
Montrer que est surjective.
-
En déduire successivement que :
a. est bijective ;
b. est surjective, puis que est bijective ;
c. est bijective.
Exercice 33 ★★★★ — Théorème de Cantor
Injections, surjections, bijections et application réciproqueEnsembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Soit un ensemble.
-
Montrer que l'application définie par est injective. Il existe donc une injection de dans .
-
Théorème de Cantor. Montrer qu'il n'existe aucune surjection de sur .
Indication. Soit . Considérer la partie et montrer que n'admet aucun antécédent par .
-
En déduire qu'il n'existe aucune bijection de sur .
-
Vérification sur un exemple. On prend avec , et l'application définie par et . Déterminer la partie associée à ce , et vérifier directement qu'elle n'est pas atteinte par .
-
Question de méthode. Expliquer en quoi le raisonnement de la question 2 est un raisonnement par l'absurde de type « diagonal », et dire précisément à quel endroit l'hypothèse de surjectivité est utilisée.
Exercice 34 ★★★★ — Simplification à gauche et à droite
Applications : composition, restriction, prolongementInjections, surjections, bijections et application réciproque
Soit une application, avec non vide.
- Montrer que est injective si et seulement si, pour tout ensemble et toutes applications , l'égalité entraîne . (Pour le sens réciproque, prendre pour un singleton bien choisi.)
- Montrer que est surjective si et seulement si, pour tout ensemble et toutes applications , l'égalité entraîne . (Pour le sens réciproque, prendre et des fonctions indicatrices bien choisies.)
- Montrer que est injective si et seulement s'il existe une application telle que . Préciser à quel endroit exact l'hypothèse « non vide » est utilisée.
- Montrer que si est surjective, il existe une application telle que .
- En déduire que est bijective si et seulement s'il existe une application vérifiant à la fois et . Montrer qu'une telle application est alors unique et qu'il s'agit de .
Exercice 35 ★★★★ — Point fixe d'une application croissante des parties
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésienRelations d'ordre, majorants, minorants, plus grand et plus petit élément
Soit un ensemble et une application croissante pour l'inclusion, c'est-à-dire vérifiant : pour toutes parties et de , .
On appelle point fixe de toute partie de telle que . On pose
-
Montrer que n'est pas vide.
-
Montrer que . (Prendre : il appartient à un certain .)
-
En déduire que , puis que , puis que .
-
Conclure que : toute application croissante de dans lui-même admet un point fixe.
-
Montrer que est le plus grand point fixe de , c'est-à-dire le plus grand élément, pour l'inclusion, de l'ensemble des points fixes de .
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Deux exemples.
a. Soit une partie fixée de et , . Vérifier que est croissante, déterminer l'ensemble de ses points fixes, puis vérifier sur cet exemple le résultat de la question 5.
b. On suppose non vide et on pose , . Montrer que n'est pas croissante, puis qu'elle n'admet aucun point fixe. Détailler le cas où est un singleton.
Exercice 36 ★★★★ — La relation avoir la même image et les fibres
Relations d'équivalence et classes d'équivalenceRecouvrements et partitionsApplications : composition, restriction, prolongementInjections, surjections, bijections et application réciproqueImages directes et images réciproques
Soit une application. On définit sur la relation par
Pour , on appelle fibre de la partie de . On rappelle qu'une famille de parties de est une partition de lorsque ces parties sont non vides, deux à deux disjointes, et que leur réunion vaut .
- Montrer que est une relation d'équivalence sur .
- Montrer que, pour tout , la classe est exactement la fibre .
- Montrer que la famille est une partition de .
- Montrer que les trois propositions suivantes sont équivalentes : est injective ; toutes les classes de sont des singletons ; est la relation d'égalité sur .
- Montrer que est surjective si et seulement si, pour tout , la fibre est non vide.
- Soit un ensemble et une application telle que : pour tous , . Montrer que si est surjective, il existe une unique application telle que .
- Exemple. On prend , . Décrire les classes de , dire si est injective, si elle est surjective, puis donner une application qui se factorise sous la forme et une application qui ne s'écrit pas sous cette forme.
Bloqué sur « Raisonnement et vocabulaire ensembliste » ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.