MPSI · Chapitre 01 · Premier semestre

Devoir surveillé — Raisonnement et vocabulaire ensembliste

Sujet type, 240 min, barème sur 20 points. À faire en conditions réelles avant de regarder le corrigé.

Sujet type DS — 240 min, barème sur 20 points. Faites-le en conditions réelles avant de regarder le corrigé (PDF).

Exercice 1 (4 points) — Logique, quantificateurs et récurrence

Les cinq questions sont indépendantes.

  1. Écrire la négation de chacune des propositions suivantes. On donnera à chaque fois une proposition entièrement quantifiée, sans employer la formule « il est faux que », et en explicitant les inégalités obtenues.

    a. xR,  x21

    b. nN,  n2=2

    c. xR,  yR,  y2=x

    d. nN,  (n est pairn+1 est impair)

    e. xR,  (x0 ou x1)

  2. Soit (un)nN une suite de nombres réels et soit R. On donne les deux propositions suivantes, qui seront étudiées plus tard dans l'année : on demande seulement ici de les nier.

(C):ε>0,  NN,  nN,  (nNunε) (M):MR,  nN,  unM

a. Écrire la négation de (C).

b. Écrire la négation de (M).

  1. Déterminer, en justifiant soigneusement, la valeur de vérité de chacune des trois propositions suivantes. Lorsqu'une proposition est fausse, on démontrera que sa négation est vraie.
P1:  xR,  yR,  x+y>0P2:  yR,  xR,  x+y>0 P3:  xR,  yR,  xy=0
  1. Soit nN. On considère l'implication
(I):n2 est pair    n est pair.

a. Énoncer la réciproque de (I), puis sa contraposée.

b. Démontrer (I) en raisonnant par contraposition.

c. La réciproque de (I) est-elle vraie ? Justifier, puis conclure par une équivalence.

  1. Pour nN, on note Hn la proposition : 2n>n2.

    a. Vérifier que Hn est fausse pour n=2, pour n=3 et pour n=4, et qu'elle est vraie pour n=5.

    b. Démontrer par récurrence que Hn est vraie pour tout entier n5. On pourra établir au passage que 2n2(n+1)2 pour tout n5.

Exercice 2 (5 points) — Ensembles, indicatrices et différence symétrique

Dans tout l'exercice, E désigne un ensemble et A, B, C des parties de E. Le complémentaire de A dans E est noté A, et l'on rappelle les notations

AB=ABetAΔB=(AB)(BA).

Rappels sur les fonctions indicatrices. Pour AP(E), la fonction indicatrice de A est l'application 1A:ER définie par 1A(x)=1 si xA et 1A(x)=0 si xA. Les sommes et produits ci-dessous sont des sommes et produits d'applications, calculés en chaque point de E, et 0 et 1 désignent les applications constantes correspondantes. On admet les trois résultats du cours :

A=B    1A=1B,1AB=1A1B,1A=11A.
  1. Démontrer, par double inclusion, l'égalité
A(BC)=(AB)(AC).
  1. a. En utilisant la loi de De Morgan AB=AB, démontrer que 1AB=1A+1B1A1B.

    b. Justifier que (AB)(BA)=, puis démontrer que

1AΔB=1A+1B21A1B.

c. En déduire l'égalité (AΔB)ΔC=AΔ(BΔC).

  1. a. Démontrer, à l'aide des indicatrices, que AΔB=BΔA, que AΔA= et que AΔ=A.

    b. Soient A et B deux parties fixées de E. Résoudre, par analyse et synthèse, l'équation d'inconnue XP(E) :

AΔX=B.
  1. Soit A une partie fixée de E. On considère l'application
φA:P(E)P(E),XAΔX.

Démontrer que φA est bijective et déterminer son application réciproque.

Exercice 3 (6 points) — Applications, images directes et images réciproques

Rappels de notations. Soit f:EF une application, A une partie de E et B une partie de F. On note

f(A)={f(x)  ;  xA}etf1(B)={xE  ;  f(x)B}.

Ainsi yf(A) signifie qu'il existe xA tel que y=f(x), et xf1(B) signifie que f(x)B. On prendra garde que la notation f1(B) a un sens pour toute application f, même non bijective.

Partie A — étude d'une application explicite.

On considère l'application f:RR définie par f(x)=x22x.

  1. Vérifier que, pour tout réel x, on a f(x)=(x1)21.

  2. a. Déterminer f1({0}).

    b. Déterminer f1([1,0]).

    c. Démontrer que f([0,3])=[1,3].

  3. L'application f est-elle injective ? Est-elle surjective ? Justifier chaque réponse.

  4. On considère l'application g:[1,+[    [1,+[ définie par g(x)=x22x.

    a. Vérifier que g est bien définie, c'est-à-dire que g(x) appartient bien à [1,+[ pour tout x[1,+[.

    b. Démontrer que g est bijective et déterminer son application réciproque g1.

Partie B — résultats généraux.

Dans cette partie, E, F et G désignent des ensembles, f:EF et g:FG des applications, A une partie de E et B une partie de F.

  1. Démontrer que Af1(f(A)).

  2. a. En reprenant l'application f de la partie A et la partie A={0}, montrer que cette inclusion peut être stricte.

    b. Démontrer l'équivalence : f est injective si et seulement si f1(f(A))=A pour toute partie A de E.

  3. a. Démontrer que f(f1(B))B.

    b. Démontrer l'équivalence : f est surjective si et seulement si f(f1(B))=B pour toute partie B de F.

  4. a. Démontrer que si gf est injective, alors f est injective.

    b. Donner un exemple d'applications f et g telles que gf soit injective sans que g le soit.

Exercice 4 (5 points) — Relations d'équivalence et relations d'ordre

Partie A — une relation d'équivalence sur le plan.

On munit E=R2 de la relation R définie, pour (x,y) et (x,y) dans R2, par

(x,y)  R  (x,y)    x2+y2=x2+y2.

On rappelle que la classe d'un élément u pour une relation d'équivalence R est l'ensemble Cl(u)={v,vRu}.

  1. Démontrer que R est une relation d'équivalence sur R2.

  2. a. Déterminer Cl((1,0)) et en donner une description géométrique.

    b. Déterminer Cl((0,0)).

    c. Décrire géométriquement Cl((a,b)) pour un couple (a,b) quelconque de R2, en distinguant les cas.

  3. Soit G un ensemble muni d'une relation d'équivalence S, et soient u et v deux éléments de G. Démontrer que l'on a Cl(u)=Cl(v) ou Cl(u)Cl(v)=.

Partie B — une relation d'ordre non totale.

On considère l'ensemble F={2,3,4,6,8,9,12}, muni de la relation de divisibilité : pour m et n dans F, on écrit mn lorsqu'il existe un entier k tel que n=km.

On rappelle qu'un élément m d'un ensemble ordonné est dit maximal lorsque le seul élément de cet ensemble qui soit supérieur ou égal à m est m lui-même.

  1. Démontrer que la divisibilité est une relation d'ordre sur F. On pourra commencer par établir que si m et n sont deux éléments de N tels que mn, alors mn.

  2. Démontrer que cet ordre n'est pas total.

  3. On pose A={2,3,6}. Déterminer l'ensemble des majorants de A dans F, puis l'ensemble de ses minorants dans F. L'ensemble A possède-t-il un plus grand élément ? un plus petit élément ?

  4. a. Démontrer que F ne possède ni plus grand élément, ni plus petit élément.

    b. Déterminer tous les éléments maximaux de F.

    c. Démontrer que si un ensemble ordonné possède un plus grand élément M, alors M en est l'unique élément maximal. Commenter le résultat obtenu à la question b.

Bloqué sur « Raisonnement et vocabulaire ensembliste » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.