ECG appliquées · Chapitre 01 · Premier semestre
Devoir surveillé — Raisonnement et vocabulaire ensembliste
Sujet type, 285 min, barème sur 20 points. À faire en conditions réelles avant de regarder le corrigé.
Sommaire
Sujet type DS — 285 min, barème sur 20 points. Faites-le en conditions réelles avant de regarder le corrigé (PDF).
Exercice 1 (2,25 points) — Écrire et nier avec des quantificateurs
Dans tout l'exercice, désigne un ensemble non vide et , deux parties de . Le complémentaire d'une partie de est noté .
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Traduire chacune des propositions suivantes à l'aide de quantificateurs portant sur les éléments de . Les symboles , , , et la barre de complémentaire sont interdits dans les réponses. (0,75 point)
a.
b.
c. contient au moins deux éléments distincts
d.
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Écrire la négation de chacune des trois propositions a., b., c. de la question 1, d'abord à l'aide de quantificateurs, puis en une phrase en français. (0,5 point)
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Démontrer que si et seulement si . On rédigera le sens direct en revenant à la définition de l'inclusion ; pour le sens réciproque, on pourra appliquer le sens direct aux parties et , en admettant que pour toute partie de . (0,5 point)
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On considère la proposition : « pour toutes parties et de , on a ou ». Écrire sa négation, puis démontrer que cette proposition est fausse dans le cas . (0,5 point)
Exercice 2 (2,75 points) — Une récurrence qui ne passe pas, et comment la faire passer
Pour tout entier , on pose
L'objectif est de démontrer que, pour tout entier , on a .
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Calculer , et sous forme de fractions irréductibles. (0,25 point)
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Pour tout entier , on note la proposition : « ». Exprimer en fonction de . En supposant vraie, déterminer le meilleur majorant de que cette seule hypothèse permette d'obtenir, et calculer de combien il dépasse . (0,75 point)
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Pour tout entier , on note maintenant la proposition : « ». (1,25 point)
a. Démontrer que, pour tout entier , .
b. Démontrer par récurrence que est vraie pour tout entier .
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En déduire que pour tout entier . (0,25 point)
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La proposition est plus forte que la proposition : elle affirme davantage, puisqu'elle entraîne sans lui être équivalente. Expliquer en trois lignes au plus, en s'appuyant sur le nombre calculé à la question 2, pourquoi une proposition plus forte peut être plus facile à démontrer par récurrence que la proposition que l'on visait. (0,25 point)
Exercice 3 (4,5 points) — Sommes alternées
Pour tout entier , on pose
On rappelle les deux sommes usuelles : pour tout entier ,
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Calculer , , , et , puis conjecturer une expression de valable pour tout entier . On pourra faire apparaître le facteur . (0,5 point)
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Dans cette question, désigne un entier. (1,75 point)
a. Soit . On regroupe les termes de par paquets de deux, en réunissant les indices et pour allant de à . Justifier que ce regroupement utilise chaque indice de à une fois et une seule, puis écrire comme une somme indexée par , sans aucun point de suspension.
b. En déduire que pour tout entier .
c. Calculer pour tout entier , en traitant à part le cas .
d. En déduire une démonstration de la conjecture de la question 1, valable pour tout entier .
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On pose, pour tout entier , . (1,25 point)
a. Démontrer que, pour tout entier , .
b. En déduire la valeur de par télescopage, pour tout entier .
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On pose (1 point)
a. Soit fixé. Calculer la somme intérieure en fonction de et de . On précisera quels facteurs sortent de la somme et pourquoi.
b. En déduire en fonction de .
Exercice 4 (3,25 points) — Numéroter les entiers relatifs
Un logiciel d'archivage doit repérer par des entiers naturels des niveaux qui, dans la réalité, sont numérotés par des entiers relatifs : le rez-de-chaussée porte le numéro , les étages les numéros , , , et les sous-sols les numéros , , . On cherche donc une façon de faire correspondre à chaque entier naturel un entier relatif et un seul, sans en oublier aucun.
On considère pour cela l'application définie, pour tout entier naturel , par
Tout entier naturel étant pair ou impair, et jamais les deux, cette écriture définit bien une application de dans .
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Recopier et compléter le tableau suivant. (0,25 point)
? ? ? ? ? ? ? ? -
Démontrer que, si est pair, alors , et que, si est impair, alors . (0,5 point)
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Démontrer que est injective. On commencera par établir, à l'aide de la question 2, que deux entiers ayant la même image ont nécessairement la même parité. (1 point)
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Démontrer que est surjective. En déduire que est bijective, puis expliciter son application réciproque . (1 point)
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On modifie un seul signe dans la définition, ce qui permet de prendre comme ensemble d'arrivée : on considère l'application définie par (0,5 point)
L'application est-elle injective ? est-elle surjective ? Justifier chaque réponse.
Exercice 5 (7,25 points) — Problème : trop d'objets, pas assez de tiroirs
Dans tout ce problème, pour tout entier , on note
l'ensemble des entiers compris entre et . Les trois parties s'enchaînent : la partie A construit un outil, la partie B démontre un résultat à l'aide de cet outil, la partie C exploite ce résultat.
Partie A — Retirer une valeur à l'ensemble d'arrivée
Soient un entier et un élément de . On définit l'application
où désigne l'ensemble privé de l'élément . Cette application « rebouche le trou » laissé par en décalant d'un cran tout ce qui se trouve au-dessus de lui.
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Dans cette question uniquement, on prend et . Écrire l'ensemble de départ de en extension, puis dresser le tableau des valeurs de . (0,25 point)
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Revenons au cas général. Démontrer que, pour tout , on a bien , c'est-à-dire . (0,5 point)
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Démontrer que est injective. On pourra commencer par établir que lorsque , et lorsque . (0,75 point)
Partie B — Le lemme fondamental
Pour tout entier , on note la proposition :
« il n'existe aucune application injective de dans ».
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Démontrer que est vraie. (0,5 point)
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Soit un entier. On suppose vraie et l'on veut en déduire . Pour cela, on raisonne par l'absurde : on suppose qu'il existe une application injective , et l'on pose .
a. Démontrer que, pour tout , l'image appartient à . (0,5 point)
b. On définit l'application par pour tout . Justifier que est bien définie, puis démontrer qu'elle est injective. (0,75 point)
c. Conclure que est vraie. (0,5 point)
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Rédiger la conclusion du raisonnement par récurrence mené aux questions 4 et 5. (0,25 point)
Partie C — Exploitation
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Soient et deux entiers tels que . Démontrer qu'il n'existe aucune application injective de dans . On pourra considérer la restriction à d'une telle application, c'est-à-dire l'application qui à tout associe la même image que celle-ci. (0,75 point)
Lecture concrète du résultat : si l'on range objets dans tiroirs et que , alors deux objets au moins se retrouvent dans le même tiroir. C'est le principe dit « des tiroirs ».
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Un service reçoit dossiers, et chaque dossier est affecté à l'un des jours de la semaine. Démontrer qu'il existe un jour auquel au moins dossiers sont affectés. (0,5 point)
On remarquera que la question 7 ne suffit pas : elle donne seulement deux dossiers affectés au même jour. On raisonnera par l'absurde en majorant une somme.
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Le théorème. Soit un entier et soit une application injective. Démontrer que est surjective. (1,25 point)
On traitera d'abord à part le cas . Pour , on raisonnera par l'absurde : si n'est pas surjective, il existe qui n'a aucun antécédent, et l'on pourra alors reprendre, avec à la place de , la construction de la question 5. b.
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Le théorème de la question 9 cesse d'être vrai si l'on remplace par un ensemble infini. On considère l'application définie par . (0,75 point)
a. Démontrer que réalise une bijection de sur , et préciser sa réciproque. En déduire que est injective sans être surjective.
b. En une phrase, dire quel maillon de la démonstration de la question 9 l'existence de cette bijection fait céder.
Bloqué sur « Raisonnement et vocabulaire ensembliste » ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.