ECG appliquées · Chapitre 06 · Premier semestre

Exercices — Probabilités et statistiques

35 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

Sommaire

35 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★Vocabulaire d'une étude statistique

Vocabulaire d'une étude statistique : population, individu, échantillon, caractère

On rappelle le vocabulaire d'une étude statistique. La population est l'ensemble sur lequel porte l'étude ; un individu est un élément de cette population ; l'échantillon est la partie de la population effectivement observée, et le nombre n d'individus qu'il contient est sa taille. Le caractère étudié (on dit aussi la variable statistique) est ce que l'on relève sur chaque individu : il est quantitatif discret lorsque ses valeurs sont des nombres isolés (le plus souvent des entiers), quantitatif continu lorsqu'il peut prendre a priori n'importe quelle valeur d'un intervalle, et qualitatif lorsque ses valeurs ne sont pas des nombres sur lesquels une moyenne aurait un sens.

Quatre études sont décrites ci-dessous.

Situation A. Le service des ressources humaines d'une entreprise de 250 salariés relève le salaire net mensuel de chacun d'eux.

Situation B. Un site de vente en ligne compte 12000 clients. Il en contacte 400, tirés au hasard, et demande à chacun de choisir une réponse parmi « très satisfait », « satisfait », « peu satisfait » et « pas du tout satisfait ».

Situation C. Un artisan note, chaque jour ouvré pendant 30 jours, le nombre de commandes qu'il a reçues dans la journée.

Situation D. Une agence immobilière relève la surface habitable, en mètres carrés, de 60 logements choisis parmi les 1500 logements proposés à la location dans une ville.

  1. Pour chacune des quatre situations, préciser la population étudiée, ce qu'est un individu, l'échantillon observé et sa taille n.

  2. Pour chacune des quatre situations, préciser le caractère étudié et sa nature (quantitatif discret, quantitatif continu, ou qualitatif).

  3. Dire, pour chacune des affirmations suivantes, si elle relève de la statistique descriptive ou de la statistique inférentielle.

    a. « Le salaire net mensuel moyen des 250 salariés de l'entreprise est de 2140 €. »

    b. « Parmi les 400 clients interrogés, 78% se déclarent satisfaits ou très satisfaits. »

    c. « On peut affirmer, avec un faible risque de se tromper, qu'entre 74% et 82% des 12000 clients du site sont satisfaits ou très satisfaits. »

    d. « La surface médiane des 60 logements relevés est de 52 mètres carrés. »

    e. « La surface médiane des logements proposés à la location dans cette ville est probablement voisine de 52 mètres carrés. »

  4. Dans la situation A, la question de l'inférence se pose-t-elle ? Justifier.

Exercice 2 ★★★Effectifs, fréquences et fréquences cumulées

Effectifs, fréquences, fréquences cumulées d'une série quantitative discrète

Une entreprise surveille sa ligne de production. Pendant n=25 jours ouvrés consécutifs, le responsable de maintenance relève le nombre de pannes survenues dans la journée. Voici la série brute, dans l'ordre des jours (les treize premiers jours, puis les douze suivants) :

2  ;  1  ;  0  ;  3  ;  1  ;  2  ;  4  ;  1  ;  0  ;  2  ;  1  ;  3  ;  0 1  ;  2  ;  5  ;  1  ;  0  ;  2  ;  3  ;  1  ;  2  ;  0  ;  4  ;  3
  1. Préciser la population observée, la taille de la série et la nature du caractère étudié.

  2. Dresser le tableau donnant, pour chaque valeur xi du caractère, l'effectif ni, la fréquence fi et la fréquence cumulée croissante Fi. Vérifier que ini=25 et que ifi=1.

  3. Répondre aux questions de lecture suivantes, en donnant à chaque fois la fréquence sous forme de fraction et sous forme décimale.

    a. Quelle proportion de jours ont connu au plus 2 pannes ?

    b. Quelle proportion de jours ont connu au moins 3 pannes ?

    c. Quelle proportion de jours ont connu au moins une panne ?

  4. Interpréter concrètement la valeur F3 obtenue à la question 2.

  5. Une journée sans aucune panne est-elle plus fréquente qu'une journée à 3 pannes ou plus ?

Exercice 3 ★★★★Moyenne et médiane d'une série discrète

Indicateurs de tendance centrale : moyenne, médiane, effet d'une transformation affineEffectifs, fréquences, fréquences cumulées d'une série quantitative discrète

Une commune réalise une enquête sur 40 ménages d'un quartier. Pour chacun, elle relève le nombre de personnes qui composent le ménage. Les résultats sont regroupés dans le tableau d'effectifs suivant.

Nombre de personnes xi 1 2 3 4 5
Effectif ni 9 13 8 7 3
  1. Vérifier que la série compte bien n=40 ménages, puis dresser le tableau des fréquences fi et des fréquences cumulées croissantes Fi.

  2. Calculer la moyenne xˉ de la série. On donnera la valeur exacte.

  3. Déterminer la médiane de la série à partir des fréquences cumulées croissantes.

  4. Commenter en une phrase l'écart entre la moyenne et la médiane.

  5. La commune décide de verser à chaque ménage une aide de 50 € par personne, augmentée d'une prime forfaitaire de 20 € par ménage. Le montant reçu par un ménage de xi personnes est donc yi=50xi+20 euros. Donner la moyenne et la médiane des montants versés, sans reprendre tous les calculs.

  6. En relisant les questionnaires, on s'aperçoit qu'un des ménages comptés à 5 personnes en comptait en réalité 9. Recalculer la moyenne de la série corrigée, et dire ce que devient sa médiane.

Exercice 4 ★★★Variance et écart-type par la formule de Koenig

Dispersion : étendue, écart interquartile, variance et écart-type, formule de Koenig

On rappelle les deux expressions de la variance empirique d'une série (x1,x2,,xn) de moyenne xˉ :

sx2=1ni=1n(xixˉ)2(deˊfinition)etsx2=1ni=1nxi2xˉ2(formule de Koenig)

L'écart-type est sx=sx2, et l'étendue est la différence entre la plus grande et la plus petite valeur de la série.

Série A. Six commerciaux d'une agence ont signé, au cours du mois écoulé, le nombre de contrats suivant :

3  ;  5  ;  8  ;  9  ;  11  ;  12

Série B. On a relevé le nombre de contrats d'assurance détenus par 20 clients d'une agence. Les résultats sont regroupés dans le tableau suivant.

Nombre de contrats yi 1 2 3 4 5
Effectif ni 2 5 6 5 2
  1. Pour la série A :

    a. calculer la moyenne xˉ ;

    b. calculer la variance sx2 à partir de la définition ;

    c. retrouver sx2 par la formule de Koenig ;

    d. donner l'écart-type sx, valeur exacte puis valeur approchée à 102 près.

  2. Reprendre les quatre questions précédentes pour la série B, en notant yˉ sa moyenne et sy2 sa variance.

  3. Déterminer l'étendue de chacune des deux séries, et dire ce que cet indicateur apporte de plus, ou de moins, que l'écart-type.

Exercice 5 ★★★Univers et événements de trois expériences

Expérience aléatoire, univers fini, événements et opérations sur les événements

On considère les trois expériences aléatoires suivantes.

Expérience 1. On lance un dé à six faces et on note le numéro de la face supérieure.

Expérience 2. On lance deux fois de suite une pièce de monnaie et on note, dans l'ordre, les deux résultats obtenus. On note P pour « pile » et F pour « face » ; la lettre P étant réservée aux probabilités, les résultats sont écrits en caractères romains.

Expérience 3. Une urne contient quatre boules numérotées de 1 à 4. On en tire deux simultanément et on note l'ensemble des deux numéros obtenus.

  1. Pour l'expérience 1 :

    a. décrire l'univers Ω1 en extension et donner Card(Ω1) ;

    b. écrire comme parties de Ω1, puis donner le cardinal, des événements A « le numéro obtenu est pair », B « le numéro obtenu est au moins égal à 5 » et C « le numéro obtenu est un multiple de 3 » ;

    c. écrire A et AB. Les événements A et B sont-ils incompatibles ?

  2. Pour l'expérience 2 :

    a. décrire l'univers Ω2 en extension et donner Card(Ω2) ;

    b. écrire comme parties de Ω2, puis donner le cardinal, des événements D « on obtient exactement un pile », E « on obtient au moins un pile » et G « les deux lancers donnent le même résultat » ;

    c. les événements D et G sont-ils incompatibles ? Et les événements D et E ?

  3. Pour l'expérience 3 :

    a. décrire l'univers Ω3 par une écriture ensembliste, puis en extension, et donner Card(Ω3) ;

    b. écrire comme parties de Ω3, puis donner le cardinal, des événements H « la boule numéro 1 est tirée », I « la somme des deux numéros vaut 5 » et J « les deux numéros sont pairs » ;

    c. les événements I et J sont-ils incompatibles ?

  4. Donner, pour chacune des trois expériences, le nombre d'événements possibles, c'est-à-dire Card(P(Ω)). Justifier la formule utilisée.

Exercice 6 ★★★★Traduire des phrases en opérations sur les événements

Expérience aléatoire, univers fini, événements et opérations sur les événements

Une banque étudie le profil de ses clients. On choisit au hasard un client de cette banque, et on considère les trois événements suivants :

  • A : « le client a un crédit en cours » ;
  • B : « le client a souscrit une assurance auprès de la banque » ;
  • C : « le client est dans la banque depuis plus de dix ans ».
  1. Traduire chacune des phrases suivantes par une écriture ensembliste faisant intervenir A, B, C, les opérations et , et le passage à l'événement contraire.

    a. Le client a un crédit et une assurance.

    b. Le client a un crédit ou une assurance.

    c. Le client n'a pas de crédit.

    d. Le client a un crédit, mais pas d'assurance.

    e. Le client n'a ni crédit ni assurance.

    f. Le client est dans la banque depuis plus de dix ans et possède les deux produits.

    g. Le client ne remplit aucune des trois conditions.

    h. Le client remplit exactement une des trois conditions.

    i. Le client remplit au moins deux des trois conditions.

    j. Le client remplit au plus une des trois conditions.

  2. Réciproquement, traduire en français chacune des écritures suivantes.

    a. BC

    b. A(BC)

    c. AB

    d. (AB)(AB)

    e. ABC

  3. Écrire AB et AB à l'aide de A et B, et énoncer en français ce que disent ces deux égalités dans le contexte de l'exercice. Donner ensuite la version à trois événements de ces deux formules.

  4. Dire, en justifiant, si les couples d'événements suivants sont incompatibles.

    a. AB et A

    b. A et C

    c. AB et AB

    d. « le client remplit exactement une des trois conditions » et « le client remplit au moins deux des trois conditions »

  5. On suppose désormais que la banque impose une assurance à tout client qui contracte un crédit.

    a. Traduire cette hypothèse par une inclusion entre deux événements.

    b. En déduire une écriture simplifiée de AB et de AB.

    c. Montrer que A et B sont alors incompatibles, et interpréter cette conclusion.

Exercice 7 ★★★Factorielles et coefficients binomiaux : premiers calculs

Factorielle, coefficients binomiaux, symétrie, formule du triangle de Pascal

On rappelle les définitions et les formules du cours. Pour tout entier n1, n!=1×2××n, et par convention 0!=1. Pour tous entiers n et p tels que 0pn,

(np)=n!p!(np)!

Ce nombre est le nombre de parties à p éléments d'un ensemble à n éléments. On dispose de la formule de symétrie et de la formule de Pascal :

(np)=(nnp)et(np)=(n1p1)+(n1p)pour 1pn1
  1. Calculer les nombres suivants.

    a. 5!

    b. 8!6!

    c. 7!5!×2!

    d. (62)

    e. (90)

    f. (109)

    g. (73)

    h. (84)

  2. Simplifier les expressions suivantes, où n désigne un entier naturel. On précisera à chaque fois pour quelles valeurs de n l'expression a un sens.

    a. (n+1)!n!

    b. n!(n2)!

    c. (n1)

    d. (n2)

    e. (nn2)

    f. (n+2)!n!

  3. a. Calculer (1513) en utilisant la formule de symétrie.

    b. Construire le triangle de Pascal jusqu'à la ligne n=6.

    c. En déduire (73) et (74) par la formule de Pascal, puis (84). Comparer avec les résultats de la question 1.

  4. Répondre aux questions de dénombrement suivantes.

    a. Combien un ensemble à 7 éléments possède-t-il de parties à 3 éléments ?

    b. Combien en possède-t-il à 4 éléments ? Répondre sans nouveau calcul.

    c. Une classe compte 20 élèves. De combien de façons peut-on choisir les 2 délégués de la classe ?

    d. Dans cette même classe, de combien de façons peut-on choisir un président puis un trésorier, ces deux fonctions devant être occupées par deux élèves différents ? Comparer avec c. et expliquer l'écart.

    e. Combien existe-t-il de bijections d'un ensemble à 5 éléments dans lui-même ?

Exercice 8 ★★★Propriétés d'une probabilité : contraire, réunion, différence

Probabilité sur un univers fini : axiomes et propriétés de calcul

Partie A. Soit Ω un univers fini muni d'une probabilité P, et soient A et B deux événements tels que

P(A)=0,6P(B)=0,5P(AB)=0,3
  1. Calculer P(A) et P(B).

  2. Calculer P(AB).

  3. Calculer P(AB), c'est-à-dire la probabilité que A soit réalisé sans que B le soit. Calculer de même P(AB).

  4. Calculer P(AB) puis P(AB), en reconnaissant à chaque fois le contraire d'un événement déjà rencontré.

  5. Calculer la probabilité qu'exactement un des deux événements A et B soit réalisé, de deux manières différentes.

  6. Vérifier que les quatre nombres P(AB), P(AB), P(AB) et P(AB) ont pour somme 1, et expliquer pourquoi c'était prévisible.

Partie B. Dans cette partie, A et B sont deux événements d'un univers fini tels que

P(A)=0,4P(AB)=0,7
  1. Démontrer que P(B)0,7 en utilisant la croissance de P.

  2. Démontrer que P(B)0,3 en utilisant la formule de la réunion.

  3. Les deux bornes obtenues sont-elles atteintes ? Pour chacune, ou bien produire un exemple d'univers et d'événements qui la réalise, ou bien démontrer qu'elle est impossible.

Exercice 9 ★★★★Probabilités conditionnelles sur un tableau croisé

Probabilité conditionnelle et tableaux croisésProbabilité sur un univers fini : axiomes et propriétés de calcul

Une entreprise emploie 200 salariés. Une enquête interne les répartit selon deux critères : le statut (cadre ou non-cadre) et le fait de télétravailler ou non au moins un jour par semaine. Les effectifs obtenus sont les suivants.

Télétravaille Ne télétravaille pas Total
Cadre 60 20 80
Non-cadre 60 60 120
Total 120 80 200

On choisit un salarié au hasard parmi les 200, chacun ayant la même probabilité d'être choisi. On considère les deux événements

A:« le salarieˊ choisi est cadre »etB:« le salarieˊ choisi teˊleˊtravaille au moins un jour »
  1. Vérifier la cohérence du tableau, puis décrire en français chacun des événements AB, AB et AB.

  2. Calculer P(A), P(B) et P(AB). Donner les résultats sous forme de fraction irréductible et sous forme décimale.

  3. Calculer P(AB) de deux manières : par dénombrement direct, puis par la formule de la réunion.

  4. Calculer PA(B) et interpréter le résultat par une phrase portant sur les cadres.

  5. Calculer PB(A) et interpréter le résultat par une phrase portant sur les télétravailleurs. Comparer avec la question précédente : que faut-il en retenir ?

  6. Calculer PA(B) et PB(A).

  7. Les événements A et B sont-ils indépendants ? Justifier en comparant P(AB) et P(A)×P(B), puis retrouver la même conclusion à partir des questions 4 et 6.

Exercice 10 ★★★★Définir une probabilité par les poids des événements élémentaires

Probabilité sur un univers fini : axiomes et propriétés de calculExpérience aléatoire, univers fini, événements et opérations sur les événements

Partie A. Un dé pipé. On lance un dé à six faces, numérotées de 1 à 6, qui n'est pas équilibré : il a été truqué de sorte que la probabilité d'obtenir une face soit proportionnelle au numéro inscrit sur cette face. On note Ω=[ ⁣[1,6] ⁣] l'univers de cette expérience, et l'on suppose donc qu'il existe un réel a tel que

P({k})=kapour tout k[ ⁣[1,6] ⁣]
  1. Déterminer la valeur de a. On rappelle que k=1nk=n(n+1)2.

  2. Calculer les probabilités des événements suivants, sous forme de fractions irréductibles.

a. D : « le résultat est pair ».

b. Q : « le résultat est au moins égal à 4 ».

c. T : « le résultat est un multiple de 3 ».

d. R : « le résultat est au plus égal à 3 ».

  1. Vérifier que P(D)+P(D)=1 et que P(Q)+P(R)=1. Expliquer pourquoi la seconde égalité était prévisible.

  2. Calculer P(DQ) puis P(DQ) de deux manières différentes.

  3. Comparer P(D) à la valeur qu'aurait cette probabilité pour un dé équilibré, et commenter en une phrase.

Partie B. Quatre issues en progression géométrique. Une roue de loterie est partagée en quatre secteurs numérotés de 1 à 4. La roue est déséquilibrée : pour chaque numéro, la probabilité de s'arrêter sur le secteur suivant est le double de la probabilité de s'arrêter sur le secteur courant. On note Ω={1,2,3,4} et, pour alléger, pi=P({i}).

  1. Traduire l'hypothèse par une relation entre p1, p2, p3 et p4, puis déterminer ces quatre nombres.

  2. Calculer la probabilité que le numéro obtenu soit pair, puis la probabilité qu'il soit supérieur ou égal à 3, puis la probabilité qu'il soit différent de 1.

Partie C. Contrôle. Soit Ω={ω1,ω2,,ωN} un univers fini et soient p1,p2,,pN des réels positifs de somme 1. On définit une application P sur P(Ω) en posant, pour tout événement E,

P(E)=i tel que ωiEpietP()=0
  1. Démontrer que P est bien une probabilité sur Ω, c'est-à-dire que P est à valeurs dans [0,1], que P(Ω)=1 et que P est additive sur deux événements incompatibles. Conclure que les constructions des parties A et B étaient légitimes.

Exercice 11 ★★★★Lecture et comparaison de deux boîtes à moustaches

Fonction de répartition d'une série, quantiles, quartiles, boîte à moustachesIndicateurs de tendance centrale : moyenne, médiane, effet d'une transformation affineDispersion : étendue, écart interquartile, variance et écart-type, formule de Koenig

Une enseigne possède deux magasins, notés A et B. On a relevé, sur une même période et pour chacun des deux magasins, le chiffre d'affaires réalisé chaque jour, exprimé en milliers d'euros. Les deux séries statistiques obtenues sont résumées par les boîtes à moustaches ci-dessous, dont les moustaches vont jusqu'au minimum et jusqu'au maximum de la série.

Boîtes à moustaches des chiffres d'affaires quotidiens des magasins A et B

L'axe est gradué de deux en deux, et toutes les valeurs utiles sont des nombres entiers de milliers d'euros.

  1. Pour chacun des deux magasins, relever les cinq nombres du résumé : minimum, premier quartile, médiane, troisième quartile et maximum.

  2. Calculer l'étendue et l'écart interquartile de chacune des deux séries.

  3. Un journaliste écrit : « au moins un quart des jours, le magasin A a dépassé 15 milliers d'euros de chiffre d'affaires ». Cette affirmation est-elle exactement justifiée par la figure ? Énoncer la formulation rigoureuse que la figure permet réellement d'écrire.

  4. Comparer les deux magasins du point de vue du niveau habituel de chiffre d'affaires, puis du point de vue de la régularité. Que peut-on dire des très bons jours ?

  5. Le directeur affirme : « le magasin B a un chiffre d'affaires moyen de 13 milliers d'euros, puisque c'est ce que montre sa boîte ». Que penser de cette affirmation ?

  6. La figure permet-elle de connaître le nombre de jours observés ? l'écart-type de chaque série ? Justifier.

Exercice 12 ★★★★Fonction de répartition d'une série : lecture et quantiles

Fonction de répartition d'une série, quantiles, quartiles, boîte à moustachesEffectifs, fréquences, fréquences cumulées d'une série quantitative discrèteDispersion : étendue, écart interquartile, variance et écart-type, formule de Koenig

Le service après-vente d'une entreprise a noté, pendant n=50 journées d'ouverture, le nombre de réclamations reçues dans la journée. Ce nombre a toujours été compris entre 0 et 5. La fonction de répartition F de cette série statistique est représentée ci-dessous : pour tout réel t, F(t) est la fréquence des journées où le nombre de réclamations a été inférieur ou égal à t.

Fonction de répartition du nombre de réclamations reçues dans la journée

Les hauteurs exactes des six paliers, lues sur la figure, sont les suivantes.

xi 0 1 2 3 4 5
F(xi) 0,08 0,28 0,52 0,76 0,92 1
  1. Donner, sans calcul, les valeurs de F(1), de F(2,5) et de F(7). Justifier en une phrase la forme en escalier de la courbe.

  2. Déterminer la fréquence fi de chaque valeur xi, puis son effectif ni. Contrôler les deux séries de résultats.

  3. Déterminer la fréquence des journées où l'on a reçu au moins 3 réclamations, puis celle des journées où l'on en a reçu entre 1 et 3 inclus. Chaque résultat sera obtenu de deux façons.

  4. Rappeler la définition du quantile d'ordre α d'une série, puis déterminer la médiane, le premier quartile Q1 et le troisième quartile Q3. En déduire l'écart interquartile.

  5. Calculer la moyenne xˉ de la série, de deux manières différentes.

  6. Calculer 1ninixi2, puis en déduire la variance sx2 par la formule de Koenig et l'écart-type sx, arrondi à 102 près. Contrôler la variance par un calcul direct.

  7. Comparer la moyenne et la médiane, puis commenter la forme de la série.

Exercice 13 ★★★★Effet d'une transformation affine sur les indicateurs

Indicateurs de tendance centrale : moyenne, médiane, effet d'une transformation affineDispersion : étendue, écart interquartile, variance et écart-type, formule de Koenig

Partie A. Étude théorique. Soit (x1,x2,,xn) une série statistique de n observations, de moyenne xˉ, de variance sx2 et d'écart-type sx. On fixe deux réels a et b et l'on construit la série (y1,y2,,yn) définie par

yi=axi+bpour tout i[ ⁣[1,n] ⁣]
  1. Démontrer que yˉ=axˉ+b.

  2. Démontrer que sy2=a2sx2, en partant de la définition de la variance. En déduire l'expression de sy en fonction de sx.

  3. Redémontrer le résultat de la question 2 par la formule de Koenig, sans utiliser le calcul précédent.

  4. On suppose dans cette question que a>0. Expliquer pourquoi la médiane et les quartiles se transforment eux aussi par tat+b, et en déduire l'effet de la transformation sur l'écart interquartile.

  5. Pourquoi le nombre b n'apparaît-il pas dans les formules donnant sy2 et sy ?

Partie B. Application numérique. Une entreprise verse chaque mois un salaire à chacun de ses n employés. La série des salaires du mois de mars, exprimés en euros, a pour indicateurs

xˉ=2400sx=300Q1=2200meˊdiane=2350Q3=2550
  1. À partir du mois d'avril, chaque salaire est augmenté de 2%, puis majoré d'une prime fixe de 40 euros. Écrire la transformation affine correspondante, puis calculer la moyenne, la variance et l'écart-type de la nouvelle série des salaires.

  2. Calculer la médiane, les deux quartiles et l'écart interquartile de la série des salaires d'avril.

  3. Un tableau de bord exprime les salaires de mars non plus en euros, mais en centaines d'euros. Donner la moyenne, l'écart-type et la variance de la série ainsi obtenue. Que remarque-t-on sur la variance ?

  4. Un cadre affirme : « la prime de 40 euros a réduit les inégalités de salaire, puisqu'elle est la même pour tout le monde ». Que répondre, chiffres à l'appui ?

Exercice 14 ★★★Moyenne et variance de deux échantillons regroupés

Indicateurs de tendance centrale : moyenne, médiane, effet d'une transformation affineDispersion : étendue, écart interquartile, variance et écart-type, formule de Koenig

Une entreprise dispose de deux équipes commerciales. On a relevé, pour chaque commercial, le nombre de contrats signés au cours du mois. On obtient ainsi deux séries statistiques :

Équipe 1 : n1 commerciaux, série de moyenne xˉ1 et de variance s12.

Équipe 2 : n2 commerciaux, série de moyenne xˉ2 et de variance s22.

On réunit les deux équipes en une seule série de n=n1+n2 observations, dont on note xˉ la moyenne et s2 la variance.

Partie A. Étude théorique.

  1. Démontrer que xˉ=n1xˉ1+n2xˉ2n1+n2. Cette moyenne est-elle en général la moyenne des deux moyennes ? À quelle condition l'est-elle ?

  2. En appliquant la formule de Koenig à chacune des deux équipes, exprimer la somme des carrés des observations de l'équipe 1, puis celle de l'équipe 2, en fonction des données de l'énoncé.

  3. En déduire que

s2=n1s12+n2s22nvariance intra-groupes  +  n1(xˉ1xˉ)2+n2(xˉ2xˉ)2nvariance inter-groupes
  1. Démontrer que le second terme s'écrit aussi n1n2n2(xˉ1xˉ2)2. Interpréter ce terme en une phrase.

Partie B. Application numérique. On donne désormais

n1=30,xˉ1=11,s12=4etn2=20,xˉ2=14,s22=9
  1. Calculer la moyenne xˉ du groupe réuni.

  2. Calculer la variance intra-groupes, puis la variance inter-groupes de deux manières, puis la variance s2 et l'écart-type s du groupe réuni, arrondi à 102 près.

  3. Contrôler le résultat de la question 6 en calculant directement 1nxi2, puis en appliquant la formule de Koenig au groupe réuni.

Partie C. Deux questions de fond.

  1. La variance du groupe réuni peut-elle être strictement supérieure aux deux variances s12 et s22 ? Répondre en s'appuyant sur la formule de la question 3, puis produire un exemple numérique explicite.

  2. Peut-on calculer la médiane du groupe réuni à partir de n1, n2 et des médianes des deux équipes ? Justifier soigneusement, et expliquer ce qui distingue ici la médiane de la moyenne.

Exercice 15 ★★★★Triangle de Pascal, symétrie et petites identités

Factorielle, coefficients binomiaux, symétrie, formule du triangle de Pascal

Pour tous entiers naturels n et p tels que 0pn, le coefficient binomial (np) désigne le nombre de parties à p éléments d'un ensemble à n éléments, et l'on dispose de la formule

(np)=n!p!(np)!.

1. Construire le triangle de Pascal jusqu'à la ligne n=7. On utilisera pour cela les valeurs (n0)=(nn)=1 et la règle de construction du triangle, qui sera démontrée à la question 3. b.

2. Lire dans le tableau les valeurs suivantes et commenter.

a. (72) et (75).

b. (61) et (65).

c. (73) et (74).

d. (50) et (55).

e. (62) et (64).

3. Démontrer, à partir de la formule factorielle rappelée ci-dessus, les trois identités suivantes.

a. Pour tous entiers n et p tels que 0pn : (np)=(nnp).

b. Formule de Pascal. Pour tous entiers n et p tels que 0pn1 :

(np)+(np+1)=(n+1p+1).

c. Formule dite du capitaine. Pour tous entiers n et p tels que 1pn :

p(np)=n(n1p1).

4. Vérifier numériquement la formule du capitaine pour n=7 et p=3, puis s'en servir pour calculer (103) à partir de (92)=36.

5. Déterminer tous les entiers n2 tels que (n2)=45.

Exercice 16 ★★★★Les trois modèles de tirage dans une urne

Dénombrement des tirages : avec remise, successifs sans remise, simultanésCas de l'équiprobabilité : calculs de probabilités par dénombrement

Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher : 6 boules blanches et 4 boules noires. Pour pouvoir compter proprement, on numérote les boules de 1 à 10, les boules blanches recevant les numéros de 1 à 6 et les boules noires les numéros de 7 à 10. On tire 3 boules de l'urne, selon trois protocoles différents.

  • Modèle 1 : successivement, avec remise (on note le numéro de la boule tirée, puis on la remet dans l'urne avant le tirage suivant).
  • Modèle 2 : successivement, sans remise (la boule tirée est mise de côté).
  • Modèle 3 : simultanément (on prend les trois boules d'un seul geste).

Dans les trois cas, on note B l'événement « on obtient exactement 2 boules blanches » et N l'événement « on obtient au moins une boule noire ».

1. Modèle 1. Décrire l'univers Ω1, donner son cardinal, justifier l'équiprobabilité, puis calculer P(B) et P(N).

2. Modèle 2. Mêmes questions avec l'univers Ω2.

3. Modèle 3. Mêmes questions avec l'univers Ω3.

4. Comparer les six probabilités obtenues. Expliquer pourquoi les modèles 2 et 3 donnent les mêmes résultats, alors que le modèle 1 en donne d'autres.

Exercice 17 ★★★Équiprobabilité : mains d'un jeu de 32 cartes

Cas de l'équiprobabilité : calculs de probabilités par dénombrementDénombrement des tirages : avec remise, successifs sans remise, simultanésFactorielle, coefficients binomiaux, symétrie, formule du triangle de Pascal

On rappelle la composition d'un jeu de 32 cartes. Il comporte quatre couleurs au sens des cartes : pique, cœur, carreau et trèfle. Chaque couleur contient 8 cartes, à savoir le 7, le 8, le 9, le 10, le valet, la dame, le roi et l'as. Le jeu contient donc 4 as et 4 rois, un de chaque couleur. Les cœurs et les carreaux sont rouges, les piques et les trèfles sont noirs : le jeu compte ainsi 16 cartes rouges et 16 cartes noires.

On distribue à un joueur une main de 5 cartes, c'est-à-dire cinq cartes prises simultanément dans le jeu bien battu. L'ordre dans lequel les cartes se trouvent dans la main n'intervient pas.

1. Justifier que l'on est en situation d'équiprobabilité et donner le nombre total de mains possibles.

2. Calculer la probabilité de chacun des événements suivants. On donnera systématiquement la fraction irréductible, puis la valeur approchée arrondie à 104.

a. A2 : « la main contient exactement deux as ».

b. R0 : « la main ne contient aucun roi ».

c. R1 : « la main contient au moins un roi ».

d. C : « les cinq cartes sont de la même couleur », c'est-à-dire toutes pique, ou toutes cœur, ou toutes carreau, ou toutes trèfle.

e. T : « la main contient exactement trois cartes rouges ».

3. On note A l'événement « la main contient au moins un as » et R l'événement « la main contient au moins un roi ». Calculer P(AR) à l'aide de la formule du crible.

Exercice 18 ★★★Formule du crible pour deux puis trois événements

Formule du crible pour deux puis trois événementsProbabilité sur un univers fini : axiomes et propriétés de calcul

Dans tout l'exercice, Ω est un univers fini et P une probabilité sur P(Ω). On rappelle les propriétés de base dont on dispose : P est à valeurs dans [0,1], on a P(Ω)=1, et pour deux événements incompatibles U et V, c'est-à-dire vérifiant UV=, on a P(UV)=P(U)+P(V).

Partie A. Démonstration de la formule

1. Soit A et B deux événements.

a. Justifier que B=(AB)(AB) et que cette réunion porte sur deux événements incompatibles. En déduire une expression de P(AB).

b. Justifier que AB=A(AB) et que cette réunion porte sur deux événements incompatibles.

c. En déduire la formule du crible pour deux événements :

P(AB)=P(A)+P(B)P(AB).

2. Soit A, B et C trois événements. En appliquant deux fois la formule de la question 1. c., démontrer la formule du crible pour trois événements :

P(ABC)=P(A)+P(B)+P(C)P(AB)P(AC)P(BC)+P(ABC).

Partie B. Application chiffrée

Une promotion compte 200 étudiants. On les a interrogés sur les langues qu'ils déclarent parler couramment, et l'on a relevé les effectifs suivants : 150 étudiants parlent anglais, 90 parlent espagnol, 50 parlent allemand ; 60 parlent à la fois anglais et espagnol, 30 à la fois anglais et allemand, 20 à la fois espagnol et allemand ; enfin 10 étudiants parlent les trois langues.

On choisit un étudiant au hasard dans la promotion, chaque étudiant ayant la même probabilité d'être choisi. On note A, E et D les événements « l'étudiant parle anglais », « l'étudiant parle espagnol » et « l'étudiant parle allemand ».

3. Donner les probabilités des sept événements correspondant aux effectifs de l'énoncé.

4. Calculer la probabilité que l'étudiant choisi parle au moins une des trois langues.

5. Calculer la probabilité qu'il n'en parle aucune.

6. Calculer la probabilité qu'il parle exactement une des trois langues.

7. Contrôler les résultats précédents en dénombrant les étudiants de chaque catégorie et en vérifiant que le total fait bien 200.

Partie C. Une majoration valable sans hypothèse

8. Démontrer que pour trois événements quelconques A, B et C,

P(ABC)P(A)+P(B)+P(C).

Que donne cette majoration sur l'exemple de la partie B, et pourquoi n'est-elle pas satisfaisante ici ?

9. Donner une minoration de P(ABC) valable elle aussi sans hypothèse, et la vérifier sur l'exemple.

Exercice 19 ★★★★Reconnaître et utiliser un système complet d'événements

Système complet d'événements finiProbabilité sur un univers fini : axiomes et propriétés de calcul

On rappelle la définition. Une famille finie d'événements (A1,A2,,An) est un système complet d'événements lorsque les deux conditions suivantes sont réunies :

  • les événements sont deux à deux incompatibles, c'est-à-dire AiAj= dès que ij ;
  • leur réunion est l'univers tout entier, c'est-à-dire A1A2An=Ω.

Partie A. Reconnaître un système complet

On lance un dé équilibré à six faces et on note le numéro obtenu, de sorte que Ω=[ ⁣[1,6] ⁣] et que les six issues sont équiprobables. On considère les cinq familles d'événements suivantes.

Famille 1 : A1 « le résultat est inférieur ou égal à 2 », A2 « le résultat vaut 3 ou 4 », A3 « le résultat est supérieur ou égal à 5 ».

Famille 2 : B1 « le résultat est pair », B2 « le résultat est un multiple de 3 ».

Famille 3 : C1 « le résultat vaut 1 », C2 « le résultat vaut 2 ou 3 », C3 « le résultat vaut 4 ou 5 ».

Famille 4 : D1 « le résultat est inférieur ou égal à 2 », D2 « le résultat est supérieur ou égal à 3 », D3 « le résultat est strictement supérieur à 6 ».

Famille 5 : E1 « le résultat est inférieur ou égal à 3 », E2 « le résultat est compris entre 3 et 5 au sens large ».

1. Pour chaque famille, écrire les événements en extension, puis dire si la famille est un système complet d'événements en examinant les deux conditions de la définition.

2. Calculer, pour chaque famille, la somme des probabilités de ses événements. Que peut-on en déduire ? Cette somme suffit-elle à conclure ?

Partie B. Utiliser un système complet

Une entreprise reçoit ses candidatures par trois voies : 50% sont des candidatures spontanées, 30% viennent de la cooptation par un salarié, et 20% viennent d'un cabinet de recrutement. On note C1, C2 et C3 les événements correspondants pour une candidature prise au hasard, et R l'événement « la candidature est retenue pour un entretien ».

Le service des ressources humaines a mesuré que 10% des candidatures spontanées sont retenues, contre 40% des cooptations et 60% des candidatures venant du cabinet.

3. Justifier que (C1,C2,C3) est un système complet d'événements, et traduire les données de l'énoncé en probabilités.

4. Calculer P(R).

5. Contrôler le résultat en raisonnant sur un lot fictif de 1000 candidatures.

Partie C. Une question de vocabulaire

6. Une famille de deux événements de probabilités respectives 0,5 et 0,5 est-elle nécessairement un système complet d'événements ? Justifier.

Exercice 20 ★★★★Arbre pondéré et probabilités composées

Formule des probabilités composées et arbres pondérésProbabilité conditionnelle et tableaux croisés

Une urne contient 8 jetons indiscernables au toucher : 5 jetons verts et 3 jetons rouges. On tire successivement 3 jetons, sans remise : chaque jeton tiré est mis de côté et ne retourne pas dans l'urne.

Pour i valant 1, 2 ou 3, on note Vi l'événement « le i-ième jeton tiré est vert » et Ri l'événement « le i-ième jeton tiré est rouge ». Ainsi Ri=Vi.

1. Construire l'arbre pondéré associé à cette expérience, en indiquant sur chaque branche la probabilité correspondante. On expliquera comment se lisent les poids du deuxième et du troisième niveau.

2. Calculer la probabilité d'obtenir trois jetons verts.

3. Calculer la probabilité d'obtenir, dans cet ordre, un jeton vert, puis un rouge, puis un vert.

4. Calculer la probabilité d'obtenir exactement deux jetons verts.

5. Calculer P(R3), la probabilité que le troisième jeton tiré soit rouge. Comparer avec P(R1) et commenter.

Exercice 21 ★★★★Formule des probabilités totales : deux chaînes de production

Formule des probabilités totalesSystème complet d'événements finiProbabilité conditionnelle et tableaux croisés

Un atelier fabrique des pièces au moyen de deux machines. La machine 1 produit 60% des pièces de l'atelier, la machine 2 en produit 40%. Les contrôles qualité ont établi que 3% des pièces sortant de la machine 1 sont défectueuses, contre 5% des pièces sortant de la machine 2.

On prélève une pièce au hasard dans la production de l'atelier, chaque pièce ayant la même probabilité d'être prélevée. On note M1 l'événement « la pièce provient de la machine 1 », M2 l'événement « la pièce provient de la machine 2 » et D l'événement « la pièce est défectueuse ».

1. Vérifier que (M1,M2) est un système complet d'événements, puis traduire toutes les données de l'énoncé en probabilités, en distinguant soigneusement les probabilités simples des probabilités conditionnelles.

2. Calculer la probabilité qu'une pièce prélevée au hasard soit défectueuse.

3. Une pièce prélevée se révèle défectueuse. Quelle est la probabilité qu'elle provienne de la machine 1 ? Et de la machine 2 ?

4. Calculer PD(M1), la probabilité qu'une pièce provienne de la machine 1 sachant qu'elle n'est pas défectueuse. A-t-on PD(M1)+PD(M1)=1 ? Commenter.

5. L'atelier souhaite ramener son taux global de pièces défectueuses à 0,03, en n'intervenant que sur la machine 2. On note t le nouveau taux de défaut de cette machine, les autres données restant inchangées.

a. Exprimer le nouveau taux global de pièces défectueuses en fonction de t.

b. Déterminer t pour que ce taux global vaille 0,03. Commenter le résultat.

c. Même question pour un taux global de 0,025.

d. L'atelier pourrait-il, par ce seul moyen, atteindre un taux global de 0,015 ? Quel est le taux global le plus bas qu'il puisse espérer ?

Exercice 22 ★★★★Test de dépistage : la formule de Bayes

Formule de Bayes et inversion du conditionnementFormule des probabilités totalesProbabilité conditionnelle et tableaux croisés

Une maladie touche 0,4 % d'une population. On dispose d'un test de dépistage dont les performances ont été mesurées en laboratoire :

  • le test est positif chez 99 % des personnes malades (on appelle ce nombre la sensibilité du test) ;
  • le test est négatif chez 97 % des personnes non malades (on appelle ce nombre la spécificité du test).

On choisit une personne au hasard dans la population et on lui fait passer le test. On note M l'événement « la personne est malade » et T l'événement « le test est positif ».

1. Justifier que (M,M) est un système complet d'événements, puis traduire chacune des trois données de l'énoncé en une probabilité, en précisant à chaque fois s'il s'agit d'une probabilité ou d'une probabilité conditionnelle.

2. Décrire l'arbre pondéré associé à cette situation, puis calculer les probabilités des quatre issues MT, MT, MT et MT. Vérifier que leur somme vaut 1.

3. En déduire P(T), la probabilité qu'un test pris au hasard soit positif.

4. Une personne vient d'être testée positive. Calculer la probabilité qu'elle soit effectivement malade (on donnera la valeur exacte sous forme de fraction irréductible, puis une valeur approchée à 103). Ce nombre s'appelle la valeur prédictive positive du test. Commenter : pourquoi est-il si faible alors que le test paraît très performant ?

5. Retrouver les résultats des questions 3. et 4. par un décompte direct sur une population de 100000 personnes.

6. On refait le même calcul dans une population à risque, où la maladie touche cette fois 10 % des personnes, les performances du test étant inchangées. Calculer la nouvelle valeur prédictive positive et comparer à celle de la question 4.. Qu'en conclure sur l'usage d'un test de dépistage ?

7. Calculer, dans chacune des deux populations, la probabilité qu'une personne testée négative soit effectivement saine. Ce nombre s'appelle la valeur prédictive négative du test. Commenter la différence de comportement avec la valeur prédictive positive.

8. À partir de quelle prévalence p de la maladie la valeur prédictive positive du test atteint-elle 12 ?

Exercice 23 ★★★★Indépendance : vérifier, et ne pas confondre avec incompatible

Indépendance de deux événements, indépendance mutuelle d'une famille finieProbabilité sur un univers fini : axiomes et propriétés de calcul

Partie A. Sur un lancer de dé

On lance une fois un dé équilibré à six faces. L'univers est Ω=[ ⁣[1,6] ⁣], muni de l'équiprobabilité. On considère les quatre événements suivants :

A : « le résultat est pair »

B : « le résultat est au plus 2 »

C : « le résultat est un multiple de 3 »

D : « le résultat est au moins 5 »

1. Écrire chacun de ces quatre événements en extension, puis donner sa probabilité.

2. Pour chacune des cinq paires (A,B), (A,C), (A,D), (B,C) et (C,D), comparer P(AB) et P(A)P(B) (et de même pour les autres paires) afin de dire si les deux événements sont indépendants.

3. Reprendre la paire (A,B) et calculer PA(B) puis PB(A). Interpréter en une phrase ce que signifie ici l'indépendance.

4. La famille (A,B,C) est-elle mutuellement indépendante ? Justifier avec précision.

Partie B. Incompatible n'est pas indépendant

5. Soit A et B deux événements d'un même univers fini, tels que P(A)>0 et P(B)>0. On suppose A et B incompatibles. Démontrer que A et B ne sont pas indépendants. Calculer ensuite PA(B) et commenter.

Partie C. Passage au complémentaire

6. Soit A et B deux événements indépendants. Démontrer que A et B sont indépendants. Vérifier cette propriété sur la paire (A,B) de la partie A. En déduire, sans nouveau calcul, que A et B sont eux aussi indépendants.

Partie D. Le cas des probabilités 0 et 1

7. Soit A un événement tel que P(A)=0, et soit B un événement quelconque. Démontrer que A et B sont indépendants. Traiter ensuite le cas P(A)=1. Donner un exemple de chacune des deux situations sur le lancer de dé de la partie A, puis expliquer en quoi cela éclaire l'hypothèse « P(A)>0 et P(B)>0 » de la partie B.

Exercice 24 ★★★★Esprit critique : moyenne, médiane et valeur aberrante

Indicateurs de tendance centrale : moyenne, médiane, effet d'une transformation affineFonction de répartition d'une série, quantiles, quartiles, boîte à moustachesDispersion : étendue, écart interquartile, variance et écart-type, formule de Koenig

Une petite entreprise compte 12 personnes : 11 salariés et le dirigeant. Voici les salaires nets mensuels, en euros, relevés dans l'ordre du registre du personnel :

2000 ; 1800 ; 12800 ; 1700 ; 2200 ; 1900 ; 2600 ; 1700 ; 2100 ; 1800 ; 2200 ; 2000

Le salaire de 12800 € est celui du dirigeant.

Conventions utilisées dans tout l'exercice. La médiane d'une série d'effectif pair est la demi-somme des deux valeurs centrales de la série ordonnée. Le quantile d'ordre α est la plus petite valeur de la série dont la fréquence cumulée atteint α : Q1 correspond à α=0,25 et Q3 à α=0,75. La variance est la variance empirique sx2=1ni=1n(xixˉ)2.

1. Ranger la série par ordre croissant, puis dresser le tableau des effectifs, des effectifs cumulés et des fréquences cumulées. Donner l'étendue de la série.

2. Calculer la moyenne xˉ et la médiane de la série.

3. Déterminer Q1, Q3 et l'écart interquartile, en justifiant par les fréquences cumulées.

4. Calculer la variance sx2 à partir de sa définition, puis la retrouver par la formule de Koenig. En déduire l'écart-type sx, arrondi à l'euro.

5. Combien de personnes gagnent moins que la moyenne ? Lequel de la moyenne ou de la médiane résume le mieux la situation des personnes qui travaillent dans cette entreprise ? Justifier.

6. Le dirigeant quitte l'entreprise. Recalculer, sur les 11 salaires restants, la moyenne, la médiane, les quartiles et l'écart-type. Mesurer la variation de chaque indicateur et classer ces indicateurs du plus sensible au moins sensible à la valeur extrême.

7. Un journaliste local prépare un article sur l'entreprise. Rédiger deux phrases, toutes les deux exactes, l'une que le dirigeant aurait intérêt à citer, l'autre que les salariés auraient intérêt à citer. Que faut-il en conclure sur la lecture d'un chiffre isolé ?

8. Donner les cinq nombres qui serviraient à tracer la boîte à moustaches de la série complète (il n'est pas demandé de la dessiner) et décrire en une phrase l'allure de la figure obtenue. Le critère usuel qui déclare atypique toute valeur supérieure à Q3+1,5×(Q3Q1) range-t-il le salaire du dirigeant parmi les valeurs extrêmes ? Et celui de 2600 € ?

9. L'entreprise accorde à chacune des 12 personnes une augmentation de 3 % suivie d'une prime mensuelle fixe de 50 €. Sans recalculer la série, donner la nouvelle moyenne, la nouvelle médiane et le nouvel écart-type.

Exercice 25 ★★★La moyenne minimise la somme des carrés des écarts

Dispersion : étendue, écart interquartile, variance et écart-type, formule de KoenigIndicateurs de tendance centrale : moyenne, médiane, effet d'une transformation affine

On dispose d'une série statistique (x1,x2,,xn) de n nombres réels, de moyenne xˉ et de variance sx2=1ni=1n(xixˉ)2.

On cherche à résumer cette série par un seul nombre a, et l'on mesure la qualité de ce résumé par l'erreur quadratique moyenne

f(a)=1ni=1n(xia)2

Autrement dit, f(a) est la moyenne des carrés des écarts entre les données et le nombre a choisi pour les représenter. Le problème est de trouver le a qui rend f(a) le plus petit possible.

Partie A. Étude sur un exemple

On considère dans cette partie la série S=(2 ; 5 ; 6 ; 9 ; 13), donc n=5.

1. Calculer xˉ et sx2 pour la série S.

2. Calculer f(6), f(7) et f(8) directement, à partir de la définition. Quelle conjecture ces trois valeurs suggèrent-elles ?

Partie B. Le résultat général

3. Démontrer que, pour toute série (x1,,xn), on a i=1n(xixˉ)=0.

4. Soit a un réel. En écrivant xia=(xixˉ)+(xˉa) et en développant, démontrer que

f(a)=sx2+(xˉa)2

5. En déduire que f atteint son minimum en a=xˉ et en ce point seulement, et que ce minimum vaut sx2. Interpréter ce résultat en une phrase.

6. Appliquer l'égalité de la question 4. au cas particulier a=0 et retrouver ainsi la formule de Koenig. Vérifier cette formule sur la série S.

7. Dresser le tableau des valeurs de f(a) pour a valant 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 sur la série S, en utilisant la formule de la question 4., et confronter aux valeurs calculées à la question 2. Que reconnaît-on comme fonction de a ?

Partie C. Et si l'on remplaçait les carrés par des valeurs absolues ?

On pose maintenant

g(a)=1ni=1nxia

On admet le résultat général suivant : g atteint son minimum lorsque a est une médiane de la série.

8. Sur la série S, calculer g(5), g(6) et g(7). Le résultat admis est-il cohérent avec ces trois valeurs ?

9. Démontrer ce résultat dans le cas de trois valeurs : soit x1x2x3 trois réels, montrer que pour tout réel a on a g(a)x3x13, avec égalité si et seulement si a=x2. Illustrer sur la série (0 ; 1 ; 10) en comparant la valeur de g en la médiane et en la moyenne.

10. Dans la série S, on remplace la valeur 13 par 130, les quatre autres étant inchangées. Calculer la nouvelle moyenne et la nouvelle médiane. En utilisant les deux problèmes de minimisation étudiés, expliquer en quelques lignes pourquoi la moyenne se déplace beaucoup et la médiane pas du tout.

Exercice 26 ★★★★Compter deux fois la même chose : identités sur les coefficients binomiaux

Factorielle, coefficients binomiaux, symétrie, formule du triangle de PascalDénombrement des tirages : avec remise, successifs sans remise, simultanés

Toutes les identités de cet exercice se démontrent par double comptage : on choisit un ensemble fini bien choisi, on compte ses éléments de deux façons différentes, et on écrit que les deux résultats sont égaux. Aucune formule de développement n'est autorisée ; seuls servent la définition du coefficient binomial, le principe multiplicatif et le fait qu'une partition d'un ensemble fini permet d'additionner les cardinaux.

On rappelle que pour 0pn, le coefficient binomial (np) est par définition le nombre de parties à p éléments d'un ensemble à n éléments, et qu'il vaut (np)=n!p!(np)!. Dans tout l'exercice, E désigne un ensemble à n éléments, par exemple E=[ ⁣[1,n] ⁣].

Partie A. Le nombre de parties d'un ensemble

1. Démontrer, par le principe multiplicatif, que Card(P(E))=2n.

2. Pour 0pn, on note Pp(E)={AP(E)  ;  Card(A)=p}. Justifier que la famille (P0(E),P1(E),,Pn(E)) est une partition de P(E), puis en déduire l'identité

p=0n(np)=2n

3. Vérifier cette identité pour n=4, puis pour n=10.

Partie B. La formule du triangle de Pascal

4. Soit n2 et 1pn1. On fixe un élément a de E et on partage les parties à p éléments de E en deux classes, selon qu'elles contiennent a ou non. Démontrer par ce double comptage que

(np)=(n1p1)+(n1p)

5. Construire le triangle de Pascal jusqu'à la ligne n=6. Calculer (63) de deux façons : par la formule factorielle, et par la formule de la question 4. Vérifier enfin que la somme de chaque ligne du triangle est bien celle annoncée par la partie A.

Partie C. L'identité de Vandermonde

6. Un club compte 5 femmes et 4 hommes. On veut former une commission de 3 membres. Compter ces commissions de deux façons : d'abord globalement, puis en séparant les cas selon le nombre de femmes qui y siègent. Conclure.

7. Généraliser : soit m, n et r trois entiers naturels avec rm+n. Démontrer par double comptage que

k=0r(mk)(nrk)=(m+nr)

On conviendra, comme il est d'usage, que (mk)=0 dès que k>m.

8. En prenant m=n et r=n, et en utilisant la formule de symétrie, en déduire que

k=0n(nk)2=(2nn)

Vérifier cette identité pour n=4 et pour n=5.

Partie D. Parties de cardinal pair, parties de cardinal impair

9. Soit n1. À toute partie A de E=[ ⁣[1,n] ⁣], on associe φ(A)=A{1} si 1A, et φ(A)=A{1} si 1A. Démontrer que φ est une bijection de P(E) sur lui-même qui échange les parties de cardinal pair et celles de cardinal impair. En déduire que

p pair(np)=p impair(np)=2n1

et vérifier pour n=4.

Partie E. Application numérique

10. Une association de 12 membres, dont 7 femmes et 5 hommes, doit désigner une commission de 4 personnes. Déterminer le nombre total de commissions possibles, puis la répartition de ces commissions selon le nombre de femmes qui y siègent, et vérifier la cohérence des deux comptages. Combien de commissions comptent au moins deux femmes ? Enfin, combien de comités de taille quelconque, éventuellement vide, pourrait-on former dans cette association ?

Exercice 27 ★★★★Le problème des anniversaires

Cas de l'équiprobabilité : calculs de probabilités par dénombrementDénombrement des tirages : avec remise, successifs sans remise, simultanésProbabilité sur un univers fini : axiomes et propriétés de calcul

Dans un groupe de n personnes, on s'intéresse à l'événement « au moins deux personnes du groupe sont nées le même jour de l'année » (le jour, pas l'année : deux personnes nées le 3 mars, même à vingt ans d'écart, comptent comme une coïncidence).

On adopte le modèle suivant : l'année compte 365 jours, chaque personne est née un jour tiré parmi ces 365 jours, tous les jours sont équiprobables, et les dates de naissance des différentes personnes sont indépendantes les unes des autres. Les personnes sont numérotées de 1 à n, et l'on suppose 1n365 dans les questions 2. à 4.

1. Décrire l'univers Ω associé à cette expérience et donner son cardinal. Commenter la validité des hypothèses de modélisation.

2. On note D l'événement « les n personnes ont des dates de naissance deux à deux distinctes », et l'on pose qn=P(D) puis pn=1qn. Dénombrer D, puis établir que

qn=365×364××(365n+1)365n=k=1n1(1k365)

Contrôler la formule pour n=1 et n=2.

3. Calculer p10 et p23, valeurs approchées à 103 près.

4. On veut encadrer qn sans effectuer tous les produits.

a. Démontrer par récurrence que, pour tout entier m1 et tous réels u1,,um de [0,1], on a k=1m(1uk)1k=1muk.

b. En admettant l'inégalité ln(1+t)t, valable pour tout t>1, démontrer que qnexp(n(n1)730).

c. En déduire un encadrement de q10, puis de p10, et le confronter à la question 3. Que donne la majoration pour n=23, puis pour n=24 ?

5. Établir une relation entre qn+1 et qn, et en déduire que la suite (pn) est croissante. Que vaut pn pour n366, et pourquoi ?

6. Le résultat de la question 3. surprend presque tout le monde. Proposer une explication du caractère contre-intuitif de ce résultat, en s'appuyant sur le nombre de paires de personnes que compte le groupe.

7. Variante. Je fais partie du groupe de n personnes. On note R l'événement « au moins une des n1 autres personnes est née le même jour que moi ». Calculer P(R) en fonction de n, puis sa valeur pour n=23. Comparer avec p23 et expliquer l'écart. Combien faudrait-il de personnes dans le groupe pour que P(R) dépasse 12 ?

Exercice 28 ★★★★Au moins une coïncidence : le crible à trois événements

Formule du crible pour deux puis trois événementsCas de l'équiprobabilité : calculs de probabilités par dénombrementDénombrement des tirages : avec remise, successifs sans remise, simultanés

Trois personnes, numérotées 1, 2 et 3, déposent leur manteau au vestiaire d'un restaurant. À la fermeture, l'employé a perdu les tickets : il rend les trois manteaux au hasard, un à chaque personne. Toutes les façons de rendre les manteaux sont supposées également probables.

Pour i{1,2,3}, on note Ai l'événement « la personne i récupère son propre manteau ».

1. Décrire l'univers Ω de cette expérience, justifier que Card(Ω)=3!=6 et énumérer les six issues.

2. Calculer P(A1), puis P(AiAj) pour deux indices distincts i et j, puis P(A1A2A3). On justifiera au passage une inclusion remarquable entre ces événements.

3. En utilisant la formule du crible à trois événements, calculer la probabilité qu'au moins une personne récupère son manteau.

4. En déduire la probabilité que personne ne récupère son manteau, puis vérifier ce résultat par un dénombrement direct des issues concernées.

5. Calculer la probabilité qu'exactement une personne récupère son manteau. Justifier que l'événement « exactement deux personnes récupèrent leur manteau » est impossible. Contrôler que les cas possibles ont des probabilités de somme 1.

6. On recommence l'expérience avec quatre personnes, et l'on note toujours Ai l'événement « la personne i récupère son propre manteau ». Le cours s'arrêtant à trois événements, on admet la généralisation suivante de la formule du crible :

P(A1A2A3A4)=iP(Ai)i<jP(AiAj)+i<j<kP(AiAjAk)P(A1A2A3A4)

Calculer la probabilité qu'au moins une personne récupère son manteau, puis celle que personne ne le récupère. Vérifier le second résultat par un dénombrement direct.

7. Comparer les résultats obtenus pour trois et pour quatre personnes. Le passage de trois à quatre personnes rend-il la situation très différente ?

Exercice 29 ★★★★Tirages en chaîne : le transfert entre deux urnes

Formule des probabilités composées et arbres pondérésFormule des probabilités totalesProbabilité conditionnelle et tableaux croisés

Deux urnes contiennent des boules indiscernables au toucher.

  • Urne U1 : 4 boules blanches et 2 boules noires.
  • Urne U2 : 3 boules blanches et 5 boules noires.

Partie A. Transfert d'une seule boule.

On tire au hasard une boule de U1, on la place dans U2 sans regarder les autres boules, puis on tire au hasard une boule de U2. On note :

  • B1 l'événement « la boule transférée est blanche » et N1 l'événement « la boule transférée est noire » ;
  • B2 l'événement « la boule finalement tirée de U2 est blanche ».
  1. a. Justifier que (B1,N1) est un système complet d'événements, puis donner P(B1) et P(N1).

    b. Décrire la composition de l'urne U2 au moment du second tirage dans chacun des deux cas, puis donner PB1(B2) et PN1(B2).

  2. Décrire en une phrase l'arbre pondéré de l'expérience, puis calculer P(B1B2) et P(N1B2).

  3. Calculer P(B2). On vérifiera le résultat par une seconde méthode.

  4. Sachant que la boule finalement tirée est blanche, quelle est la probabilité que la boule transférée ait été blanche ? Contrôler la cohérence du résultat.

  5. Si l'on avait tiré directement une boule de U2, sans transfert, la probabilité d'obtenir une boule blanche aurait été 38. Le transfert est-il favorable ?

  6. On reprend la question précédente en toute généralité : l'urne U1 est maintenant quelconque et on pose x=P(B1), l'urne U2 restant celle de l'énoncé. Exprimer P(B2) en fonction de x, puis déterminer pour quelles valeurs de x le transfert est favorable. Commenter.

Partie B. Transfert de deux boules.

On reprend les urnes initiales. On tire cette fois simultanément deux boules de U1, on les place dans U2, puis on tire au hasard une boule de U2. Pour k{0,1,2}, on note Tk l'événement « exactement k des deux boules transférées sont blanches », et B l'événement « la boule finalement tirée est blanche ».

  1. Calculer P(T0), P(T1) et P(T2) par dénombrement, puis contrôler ces trois valeurs en remplaçant le tirage simultané par deux tirages successifs sans remise.

  2. Calculer P(B).

  3. Sachant que la boule finalement tirée est blanche, quelle est la probabilité que les deux boules transférées aient été blanches ?

  4. Comparer les trois probabilités d'obtenir une boule blanche : sans transfert, avec transfert d'une boule, avec transfert de deux boules. Interpréter.

Exercice 30 ★★★★Indépendance deux à deux n'est pas indépendance mutuelle

Indépendance de deux événements, indépendance mutuelle d'une famille finieCas de l'équiprobabilité : calculs de probabilités par dénombrement

On rappelle la définition du cours. Trois événements A, B, C d'un même univers fini sont dits mutuellement indépendants lorsque les quatre égalités suivantes sont simultanément vérifiées :

P(AB)=P(A)P(B),P(AC)=P(A)P(C),P(BC)=P(B)P(C),P(ABC)=P(A)P(B)P(C)

Ils sont dits indépendants deux à deux lorsque les trois premières sont vérifiées. L'indépendance mutuelle entraîne donc l'indépendance deux à deux, par simple lecture de la définition. Cet exercice montre que la réciproque est fausse, et plus précisément qu'aucune des deux familles d'égalités, les trois premières d'un côté et la quatrième de l'autre, n'entraîne l'autre.

Partie A. Deux à deux, mais pas mutuellement.

On lance deux fois de suite une pièce équilibrée. Un résultat est noté sous la forme d'un couple, par exemple (P,F) pour « pile au premier lancer, face au second ». On considère les événements

  • A : « le premier lancer donne pile » ;
  • B : « le second lancer donne pile » ;
  • C : « les deux lancers donnent le même résultat ».
  1. Décrire l'univers Ω en extension, donner Card(Ω), et justifier que l'on est en situation d'équiprobabilité.

  2. Écrire A, B et C en extension, puis donner P(A), P(B) et P(C).

  3. Démontrer que A, B et C sont indépendants deux à deux.

  4. Calculer P(ABC) et le comparer à P(A)P(B)P(C). Conclure.

  5. Calculer PAB(C) et interpréter le résultat obtenu en une phrase.

Partie B. L'égalité triple, à elle seule, ne suffit pas.

Une urne contient huit boules indiscernables au toucher, numérotées de 1 à 8. On en tire une au hasard et on note son numéro. On considère les trois événements suivants, décrits en extension :

A={1,2,3,4},B={1,2,3,5},C={1,6,7,8}
  1. Donner P(A), P(B), P(C) et P(A)P(B)P(C).

  2. Déterminer AB, AC et BC, puis leurs probabilités. Aucune des trois paires n'est-elle indépendante ?

  3. Déterminer ABC et sa probabilité. Que constate-t-on ?

  4. Conclure : que faut-il vérifier, exactement, pour affirmer que trois événements sont mutuellement indépendants ?

  5. Combien de conditions faudrait-il vérifier pour une famille de n événements, avec n2 ?

Exercice 31 ★★★Fiabilité d'un système : montage en série et en parallèle

Indépendance de deux événements, indépendance mutuelle d'une famille finieProbabilité sur un univers fini : axiomes et propriétés de calcul

Un équipement est constitué de composants électroniques identiques. Sur une durée d'un an, chaque composant fonctionne sans panne avec la probabilité p=0,9, et les composants sont mutuellement indépendants. On appelle fiabilité du système la probabilité qu'il fonctionne pendant l'année entière. Deux montages sont possibles :

  • en série : le système fonctionne si et seulement si tous les composants fonctionnent ;
  • en parallèle : le système fonctionne si et seulement si au moins un composant fonctionne.

Valeurs numériques utiles : ln20,6931, ln102,3026, ln(0,9)0,1054, 0,960,5314, 0,970,4783.

  1. a. Calculer la fiabilité d'un système de deux composants montés en série.

    b. Calculer la fiabilité d'un système de deux composants montés en parallèle. On passera par l'événement contraire.

    c. Comparer les deux résultats à la fiabilité p d'un composant seul, et commenter.

  2. On monte maintenant n composants, avec n1. Exprimer en fonction de n la fiabilité Sn du montage en série et la fiabilité Rn du montage en parallèle. Déterminer les limites de ces deux suites et interpréter.

  3. À partir de combien de composants montés en série la fiabilité du système devient-elle inférieure à 0,5 ? On résoudra l'inéquation à l'aide du logarithme népérien, en justifiant le sens des inégalités, puis on contrôlera la réponse.

  4. Le cahier des charges impose une fiabilité au moins égale à 0,999.

    a. Déterminer le nombre minimal de composants à monter en parallèle.

    b. Que devient la réponse si le cahier des charges exige de dépasser strictement 0,999 ?

  5. Un fournisseur propose des composants bas de gamme, de fiabilité p=0,75 seulement.

    a. Combien faut-il en monter en parallèle pour atteindre une fiabilité au moins égale à 0,999 ?

    b. Un composant de fiabilité 0,9 coûte 12 euros, un composant bas de gamme coûte 5 euros. Quelle solution faut-il retenir pour respecter le cahier des charges au moindre coût ?

  6. On dispose de quatre composants de fiabilité p=0,9 et on hésite entre deux architectures.

    • Montage M1 : deux branches en parallèle, chaque branche étant formée de deux composants en série.
    • Montage M2 : deux blocs en série, chaque bloc étant formé de deux composants en parallèle.

    a. Calculer la fiabilité de chacun des deux montages et les comparer.

    b. Reprendre le calcul avec un p quelconque de [0,1], puis démontrer que l'un des deux montages est toujours au moins aussi fiable que l'autre. Contrôler la cohérence avec le a.

  7. On revient au montage en parallèle de composants de fiabilité 0,9. Calculer le gain de fiabilité Rn+1Rn obtenu en ajoutant un composant. Commenter du point de vue du coût.

Exercice 32 ★★★★Urne de Polya : une composition qui évolue

Formule des probabilités composées et arbres pondérésFormule des probabilités totalesProbabilité conditionnelle et tableaux croisés

Une urne contient b boules blanches et r boules rouges, indiscernables au toucher, avec b1 et r1. On répète l'épreuve suivante : on tire une boule au hasard, on note sa couleur, on la remet dans l'urne et on ajoute c boules de la même couleur (avec c1).

Pour tout entier k1, on note Bk l'événement « la k-ième boule tirée est blanche » et Rk l'événement « la k-ième boule tirée est rouge ». On pose N=b+r.

Partie A. Le cas b=3, r=2, c=2.

  1. a. Donner la composition de l'urne avant le premier tirage, puis sa composition avant le deuxième tirage dans chacun des deux cas possibles.

    b. Décrire en une phrase l'arbre pondéré des deux premiers tirages, puis donner P(B1), PB1(B2) et PR1(B2).

  2. Calculer P(B1B2) et P(R1B2), puis en déduire P(B2). Que remarque-t-on en comparant à P(B1) ?

  3. Sachant que la deuxième boule tirée est blanche, quelle est la probabilité que la première l'ait été ? Contrôler la cohérence du résultat.

  4. Les événements B1 et B2 sont-ils indépendants ? Interpréter.

Partie B. Le cas général.

  1. Démontrer que P(B2)=bb+r. Le résultat de la question 2. est-il un hasard de calcul ?

  2. Exprimer PB2(B1) en fonction de b, r et c, et retrouver la valeur numérique de la question 3.

  3. On s'intéresse au troisième tirage.

    a. Justifier que la famille (B1B2,  B1R2,  R1B2,  R1R2) est un système complet d'événements, et donner la probabilité de chacun de ses termes.

    b. Donner la composition de l'urne avant le troisième tirage dans chacun des quatre cas, puis les quatre probabilités conditionnelles de B3.

    c. En déduire P(B3). On pourra utiliser, après l'avoir vérifiée, l'identité

(b+c)(b+2c)+2r(b+c)+r(r+c)=(N+c)(N+2c)

d. Contrôler le résultat en recalculant P(B3) avec les valeurs numériques de la partie A.

  1. Que devient le modèle lorsque c=0 ? Commenter alors le résultat des questions 5. et 7.

Exercice 33 ★★★Une suite de probabilités par la formule des probabilités totales

Formule des probabilités totalesFormule des probabilités composées et arbres pondérésSystème complet d'événements fini

Une entreprise exploite une machine de production. Chaque jour, la machine est dans l'un des deux états suivants : en marche ou à l'arrêt. Le bureau des méthodes a établi le modèle suivant, pour tout entier n1 :

  • si la machine est en marche le jour n, elle est encore en marche le jour n+1 avec la probabilité 0,9 ;
  • si la machine est à l'arrêt le jour n, elle repart le jour n+1 avec la probabilité 0,3 ;
  • ces deux probabilités ne dépendent que de l'état du jour n, et non des journées antérieures.

La machine est neuve et en marche le premier jour. Pour tout n1, on note Mn l'événement « la machine est en marche le jour n » et pn=P(Mn), de sorte que p1=1.

Valeurs numériques utiles : ln20,6931, ln102,3026, ln(0,6)0,5108, 0,6100,006047, 0,6110,003628.

  1. Justifier que, pour tout n1, la famille (Mn,Mn) est un système complet d'événements, puis traduire les hypothèses de l'énoncé en termes de probabilités conditionnelles.

  2. Décrire en une phrase l'arbre pondéré des trois premiers jours, puis calculer p2 et p3. On obtiendra chacune de ces deux valeurs de deux façons différentes.

  3. Démontrer que, pour tout n1,   pn+1=0,6pn+0,3.

  4. a. Résoudre l'équation =0,6+0,3 d'inconnue R.

    b. On pose un=pn0,75 pour tout n1. Démontrer que (un) est géométrique, préciser sa raison et son premier terme.

    c. En déduire pn en fonction de n, puis vérifier la formule sur p1, p2 et p3.

  5. Étudier la monotonie de la suite (pn), déterminer sa limite et interpréter le résultat dans le contexte de l'entreprise.

  6. À partir de quel jour la probabilité pn est-elle à moins de 103 de sa limite ? On résoudra l'inéquation à l'aide du logarithme népérien, puis on contrôlera la réponse.

  7. a. Calculer la probabilité que la machine soit en marche les trois premiers jours.

    b. Sachant que la machine est en marche le troisième jour, quelle est la probabilité qu'elle l'ait été le deuxième ? Contrôler la cohérence du résultat.

  8. On suppose maintenant que la machine est à l'arrêt le premier jour, c'est-à-dire p1=0, le reste du modèle étant inchangé. Déterminer pn en fonction de n et sa limite. Que faut-il en conclure ?

Exercice 34 ★★★★Le paradoxe de Simpson

Probabilité conditionnelle et tableaux croisésFormule des probabilités totalesEffectifs, fréquences, fréquences cumulées d'une série quantitative discrète

Un hôpital compare deux traitements, A et B, contre une même maladie. Les patients sont pris en charge dans deux services : le service de médecine générale, qui reçoit les cas bénins, et le service de réanimation, qui reçoit les cas graves. Chaque patient a reçu exactement un des deux traitements, et l'on a relevé pour chacun si le traitement a réussi ou échoué. Voici les effectifs observés sur une année.

Service de médecine générale (cas bénins).

Traitement Effectif Succès Échecs
A 20 18 2
B 180 153 27

Service de réanimation (cas graves).

Traitement Effectif Succès Échecs
A 180 72 108
B 20 6 14
  1. Calculer, dans chaque service, la fréquence de succès de chacun des deux traitements. Quel traitement faut-il préférer dans le service de médecine générale ? Et dans le service de réanimation ?

  2. Calculer l'effectif total traité par A, celui traité par B, puis la fréquence de succès globale de chaque traitement. Que constate-t-on ?

  3. On choisit au hasard un patient parmi les 400 patients de l'étude. On note A l'événement « le patient a reçu le traitement A », S l'événement « le traitement a réussi » et G l'événement « le patient était un cas grave ». Justifier que l'on est en situation d'équiprobabilité, puis exprimer à l'aide de ces événements les six fréquences calculées aux questions 1. et 2.

  4. a. Démontrer, à partir de la définition d'une probabilité conditionnelle, que

PA(S)=PA(G)×PAG(S)+PA(G)×PAG(S)

b. Calculer PA(G) et PA(G), puis retrouver par cette formule les deux fréquences globales de la question 2.

  1. Expliquer, à l'aide de la formule précédente, comment le traitement A peut être meilleur dans chaque service et pourtant moins bon globalement.

  2. a. Calculer P(S) de deux façons différentes.

    b. Sachant que le traitement d'un patient a réussi, quelle est la probabilité qu'il ait reçu le traitement A ? Contrôler la cohérence du résultat.

  3. On suppose que chacun des deux traitements a été administré à 100 cas bénins et 100 cas graves, les quatre fréquences de succès par service restant celles de la question 1. Calculer les nouvelles fréquences globales et conclure.

  4. On revient au cas général : on note a=PA(G) et b=PA(G) les proportions de cas graves dans chacun des deux groupes de patients, les quatre fréquences de succès par service restant inchangées.

    a. Exprimer PA(S) en fonction de a et PA(S) en fonction de b.

    b. Démontrer que si a=b, alors le traitement A est nécessairement meilleur globalement : le paradoxe est impossible.

    c. Le groupe traité par B gardant sa composition (b=0,1), en dessous de quelle valeur de a le traitement A redevient-il meilleur globalement ?

  5. Quelle leçon méthodologique tirer de cet exercice ?

Exercice 35 ★★★Synthèse : le contrôle qualité de trois ateliers

Formule des probabilités totalesFormule de Bayes et inversion du conditionnementIndépendance de deux événements, indépendance mutuelle d'une famille finieDénombrement des tirages : avec remise, successifs sans remise, simultanés

Une usine fabrique une même pièce dans trois ateliers. L'atelier 1 assure 50% de la production, l'atelier 2 en assure 30% et l'atelier 3 les 20% restants. Les pièces produites sont ensuite mélangées dans un très grand stock. La proportion de pièces défectueuses est de 2% pour l'atelier 1, de 4% pour l'atelier 2 et de 5% pour l'atelier 3.

On prélève une pièce au hasard dans le stock. Pour i{1,2,3}, on note Ai l'événement « la pièce provient de l'atelier i », et D l'événement « la pièce est défectueuse ».

Partie A. D'où vient une pièce défectueuse ?

  1. Justifier que (A1,A2,A3) est un système complet d'événements, puis traduire les données de l'énoncé en probabilités et en probabilités conditionnelles. Décrire en une phrase l'arbre pondéré associé.

  2. Calculer P(D). On vérifiera le résultat par un raisonnement sur les effectifs d'un lot de 1000 pièces.

  3. La pièce prélevée est défectueuse. Calculer la probabilité qu'elle provienne de l'atelier 1, celle qu'elle provienne de l'atelier 2, et celle qu'elle provienne de l'atelier 3. Vérifier que ces trois probabilités somment à 1.

  4. Le directeur veut savoir quel atelier « produit le plus de rebut ». Comment interpréter les résultats de la question 3. ? Que répondre à la question ainsi posée ?

Partie B. Un prélèvement de quatre pièces.

On prélève maintenant 4 pièces au hasard dans le stock. Celui-ci étant très important, on admet que le retrait de quelques pièces ne modifie pas sensiblement sa composition : on suppose donc que les quatre prélèvements sont mutuellement indépendants, chacun donnant une pièce défectueuse avec la probabilité P(D) calculée à la question 2. Pour i{1,2,3,4}, on note Di l'événement « la i-ième pièce prélevée est défectueuse ».

  1. Calculer la probabilité qu'aucune des quatre pièces ne soit défectueuse. On donnera la valeur arrondie à 104.

  2. Calculer la probabilité qu'exactement une des quatre pièces soit défectueuse. On décrira soigneusement l'événement comme réunion d'événements incompatibles, et l'on justifiera le nombre de termes de cette réunion par un coefficient binomial.

  3. En déduire la probabilité qu'au moins une des quatre pièces soit défectueuse.

  4. Écrire, pour k{0,1,2,3,4}, la probabilité qk qu'exactement k pièces soient défectueuses, puis vérifier que q0+q1+q2+q3+q4=1.

Partie C. Un contrôle imparfait.

Chaque pièce est soumise à un appareil de contrôle. Cet appareil déclare défectueuse une pièce saine avec la probabilité 0,01, et laisse passer une pièce défectueuse (c'est-à-dire ne la déclare pas défectueuse) avec la probabilité 0,05. On note T l'événement « la pièce est déclarée défectueuse par l'appareil ».

  1. Traduire les données en probabilités conditionnelles, puis décrire l'arbre pondéré de l'expérience.

  2. Calculer P(T).

  3. Une pièce vient d'être déclarée défectueuse. Quelle est la probabilité qu'elle le soit réellement ? Contrôler la cohérence du résultat.

  4. Interpréter le résultat sur un lot de 10000 pièces contrôlées. Calculer également la probabilité qu'une pièce déclarée saine soit en réalité défectueuse, et commenter la qualité du contrôle.

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On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.