ECG appliquées · Chapitre 07 · Second semestre

Exercices — L'espace Rⁿ, sous-espaces vectoriels et applications linéaires

36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

Sommaire

36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★Opérations dans R3 et premières combinaisons linéaires

L'espace des n-uplets réels : addition, produit par un réel, vecteurs colonnes, base canoniqueCombinaisons linéaires de vecteurs et écriture matricielle AX

On travaille dans R3, muni de sa base canonique (e1,e2,e3). On pose

u=(1,2,3),v=(4,0,1),w=(2,5,1)

1. Calculer les vecteurs suivants.

a. u+v

b. 3u

c. 2uv

d. u+2vw

2. Écrire w, puis 2u+v, comme combinaison linéaire de e1, e2 et e3.

3. On note U, V et W les matrices colonnes de M3,1(R) associées à u, v et w. Écrire ces trois matrices, calculer 3UV+2W, puis donner le vecteur de R3 correspondant.

4. Dans R4, on pose a=(1,0,1,2) et b=(3,2,1,0). Calculer a+b, puis déterminer les réels λ et μ tels que λa+μb=(1,2,3,4).

5. On pose

A=(142205311)etX=(312)

Calculer AX, puis comparer le résultat à celui de la question 3. Expliquer.

Exercice 2 ★★★★Décider si un vecteur appartient à un sous-espace engendré

Combinaisons linéaires de vecteurs et écriture matricielle AXSous-espace vectoriel engendré Vect(u1, ..., up), égalité de deux Vect

Dans R3, on considère les deux vecteurs

u=(1,2,1)etv=(2,1,3)

et le sous-espace vectoriel F=Vect(u,v).

1. Montrer que u et v ne sont pas colinéaires.

2. Pour chacun des vecteurs suivants, déterminer s'il appartient à F en résolvant le système correspondant. Lorsque la réponse est positive, écrire le vecteur comme combinaison linéaire de u et v.

a. w1=(4,3,1)

b. w2=(3,1,5)

c. w3=(5,0,5)

3. Le vecteur nul de R3 appartient-il à F ? Justifier.

4. Démontrer que Vect(u,v,w1)=Vect(u,v).

Exercice 3 ★★★Reconnaître les sous-espaces vectoriels parmi des parties de R3

Sous-espaces vectoriels : reconnaissance, sous-espaces vectoriels du plan

On considère les six parties de R3 suivantes.

a. F1={(x,y,z)R3  ;  x+2yz=0}

b. F2={(x,y,z)R3  ;  xy=0 et y+3z=0}

c. F3={(x,y,z)R3  ;  x+y+z=1}

d. F4={(x,y,z)R3  ;  xy=0}

e. F5={(x,y,z)R3  ;  x0}

f. F6=Vect((1,1,2),  (0,3,1))

1. Pour chacune de ces parties, dire si c'est un sous-espace vectoriel de R3, en justifiant soigneusement.

2. Pour chaque partie qui est un sous-espace vectoriel, l'écrire sous la forme Vect().

Exercice 4 ★★★Base et dimension de l'ensemble des solutions d'un système homogène

Ensemble des solutions d'un système linéaire homogèneBases, dimension, cardinal des familles libres et génératrices

On considère le système linéaire homogène d'inconnues réelles x, y, z :

(S){x+2yz=02xy+3z=0

et on note S l'ensemble de ses solutions, vu comme une partie de R3.

1. Écrire (S) sous la forme matricielle AX=0, en précisant la matrice A et son format.

2. Résoudre (S) par la méthode du pivot de Gauss, en exprimant les solutions en fonction de l'inconnue restée libre.

3. En déduire un vecteur u tel que S=Vect(u). Justifier que S est un sous-espace vectoriel de R3, donner une base de S et sa dimension. Quelle est sa nature géométrique ?

4. Vérifier que le vecteur u trouvé est bien solution de (S).

5. Les vecteurs (1,1,1) et (2,2,2) appartiennent-ils à S ?

6. La base trouvée à la question 3. est-elle la seule possible ? Donner deux autres bases de S.

Exercice 5 ★★★★Décrire un sous-espace engendré et tester des appartenances

Sous-espace vectoriel engendré Vect(u1, ..., up), égalité de deux VectL'espace des n-uplets réels : addition, produit par un réel, vecteurs colonnes, base canonique

Dans R4, on pose

u=(1,0,2,1)etv=(0,1,1,3)

et on considère le sous-espace vectoriel F=Vect(u,v).

1. Montrer que tout élément de F s'écrit (λ,  μ,  2λμ,  λ+3μ), où λ et μ sont des réels.

2. Donner trois éléments de F deux à deux distincts. Le vecteur nul de R4 appartient-il à F ?

3. Pour chacun des vecteurs suivants, dire s'il appartient à F.

a. w1=(2,1,3,1)

b. w2=(1,1,1,1)

c. w3=(2,3,7,11)

4. Déterminer le réel m pour que le vecteur (2,1,5,m) appartienne à F.

5. Démontrer que, pour tous réels a, b, c, d :

(a,b,c,d)F    (c=2ab   et   d=a+3b)

Exercice 6 ★★★Familles libres ou liées : les cas immédiats

Familles libres, familles liées, relations de dépendance

On considère les cinq familles de vecteurs suivantes.

a. u1=(1,2,3) et u2=(3,6,9), dans R3

b. v1=(2,1,1) et v2=(1,3,0), dans R3

c. w1=(1,1,2), w2=(0,0,0) et w3=(3,1,0), dans R3

d. p1=(1,2), p2=(2,1) et p3=(3,3), dans R2

e. q1=(1,0,0), q2=(2,3,0) et q3=(1,4,5), dans R3

1. Pour chacune de ces familles, dire si elle est libre ou liée. Lorsqu'elle est liée, donner explicitement une relation de dépendance entre ses vecteurs.

2. Parmi les familles liées, lesquelles pouvait-on reconnaître comme telles sans résoudre aucun système ? Justifier.

3. Une famille de 4 vecteurs de R3 peut-elle être libre ? Et une famille de 2 vecteurs ?

Exercice 7 ★★★Calculer le rang de matrices par échelonnement

Rang d'une matrice, rg(A) = rg(tA), lien avec l'inversibilité

On considère les cinq matrices suivantes.

a. A=(1236)

b. B=(2113)

c. C=(121241)

d. D=(123257134)

e. E=(112023511021)

1. Pour chacune de ces matrices, donner son format, puis un majorant de son rang avant tout calcul.

2. Déterminer le rang de chacune de ces matrices en l'échelonnant par la méthode du pivot de Gauss.

3. Parmi les matrices carrées de la liste, dire lesquelles sont inversibles.

4. Sans aucun nouveau calcul, donner le rang de tC et celui de tE, ainsi que leurs formats.

Exercice 8 ★★★★Premiers calculs de noyau et d'image

Noyau et image d'une application linéaireApplications linéaires, matrice canoniquement associée, composition

On identifie tout vecteur de Rn à sa matrice colonne de coordonnées dans la base canonique. On pose

A=(1224)etB=(123011134)

et on note f l'application de R2 dans R2 définie par f(X)=AX, ainsi que g l'application de R3 dans R3 définie par g(X)=BX.

1. Expliciter f(x,y), puis justifier que f est linéaire.

2. Déterminer Kerf, en donner une base et la dimension.

3. Déterminer Imf, en donner une base et la dimension, puis vérifier le théorème du rang pour f.

4. Déterminer rg(B) par échelonnement.

5. Déterminer Kerg, en donner une base et la dimension.

6. Déterminer Img, en donner une base et la dimension, puis vérifier le théorème du rang pour g.

7. Interpréter le vecteur de base de Kerg comme une relation entre les colonnes de B.

Exercice 9 ★★★Les sous-espaces vectoriels du plan

Sous-espaces vectoriels : reconnaissance, sous-espaces vectoriels du planSous-espace vectoriel engendré Vect(u1, ..., up), égalité de deux VectBases, dimension, cardinal des familles libres et génératrices

Soit F un sous-espace vectoriel de R2. Les questions 1. à 5. établissent qu'il n'existe que trois formes possibles pour F. On utilise la caractérisation suivante : une partie de R2 en est un sous-espace vectoriel lorsqu'elle est non vide, stable par addition et stable par multiplication par un réel.

1. Démontrer que (0,0)F. Vérifier ensuite que la partie {(0,0)} est bien un sous-espace vectoriel de R2 et donner sa dimension.

2. Soient u=(a,b) et v=(c,d) deux vecteurs de R2, avec u(0,0). Démontrer que v est colinéaire à u, c'est-à-dire qu'il existe λR tel que v=λu, si et seulement si adbc=0.

3. On suppose que F contient un vecteur u(0,0) et que tout vecteur de F est colinéaire à u. Démontrer que F=Vect(u), puis donner une base et la dimension de F.

4. On suppose maintenant que F contient deux vecteurs u=(a,b) et v=(c,d) non colinéaires, et l'on se donne un vecteur quelconque w=(x,y) de R2. Résoudre le système d'inconnues (λ,μ) traduisant l'égalité λu+μv=w, puis en déduire que F=R2.

5. Conclure : dresser la liste des sous-espaces vectoriels de R2, avec leur dimension.

6. Pour chacune des parties suivantes de R2, dire si c'est un sous-espace vectoriel de R2 et, dans l'affirmative, préciser son type et sa dimension.

a. A={(x,y)R2  ;  3x2y=0}

b. B={(x,y)R2  ;  x+y=1}

c. C=Vect((1,2),(2,4))

d. D=Vect((1,1),(1,1))

Exercice 10 ★★★★D'un système d'équations à une base du sous-espace

Ensemble des solutions d'un système linéaire homogèneSous-espace vectoriel engendré Vect(u1, ..., up), égalité de deux VectBases, dimension, cardinal des familles libres et génératrices

On travaille dans R4, dont les vecteurs sont notés (x,y,z,t), et on pose

F={(x,y,z,t)R4  ;  x+yz+2t=0  et  2x+3yz+t=0}

1. Écrire la matrice AM2,4(R) telle que F soit l'ensemble des vecteurs dont la colonne de coordonnées X vérifie AX=0. En déduire que F est un sous-espace vectoriel de R4.

2. Résoudre le système par le pivot de Gauss : échelonner, préciser les inconnues principales et les inconnues secondaires, puis exprimer le vecteur général de F en fonction de deux paramètres.

3. En déduire deux vecteurs u et v tels que F=Vect(u,v). Vérifier que u et v appartiennent bien à F.

4. Démontrer que la famille (u,v) est libre.

5. Conclure : donner une base de F et la dimension de F.

6. Les vecteurs w1=(1,0,3,1) et w2=(1,1,1,1) appartiennent-ils à F ? Pour celui qui y appartient, donner ses coordonnées dans la base obtenue à la question 5.

Exercice 11 ★★★Des générateurs aux équations cartésiennes

Sous-espace vectoriel engendré Vect(u1, ..., up), égalité de deux VectEnsemble des solutions d'un système linéaire homogène

Partie A. Dans R3. On pose u=(1,2,1), v=(2,1,3) et F=Vect(u,v).

1. Démontrer que u et v ne sont pas colinéaires, puis en déduire la dimension de F.

2. Soit (x,y,z)R3. Écrire le système d'inconnues (λ,μ) qui traduit l'appartenance (x,y,z)F.

3. Échelonner ce système par le pivot de Gauss, puis déterminer à quelle condition portant sur x, y et z il admet au moins une solution.

4. En déduire une équation cartésienne de F, c'est-à-dire une équation homogène dont F est exactement l'ensemble des solutions.

5. Vérifier que u et v satisfont cette équation. Les vecteurs w1=(3,1,2) et w2=(1,1,1) appartiennent-ils à F ? Décomposer sur (u,v) celui qui y appartient.

Partie B. Dans R4. On pose a=(1,1,0,1), b=(2,1,1,0) et G=Vect(a,b).

6. Par la même méthode, déterminer un système de deux équations cartésiennes de G. Vérifier le résultat sur a, sur b, puis sur le vecteur 2ab.

Exercice 12 ★★★★Étudier la liberté d'une famille par le pivot de Gauss

Familles libres, familles liées, relations de dépendanceRang d'une famille de vecteurs

Pour chacune des trois familles des questions 1. à 3., on demande d'écrire le système linéaire homogène traduisant qu'une combinaison linéaire des vecteurs est nulle, de l'échelonner par le pivot de Gauss, de conclure sur la liberté de la famille en donnant une relation de dépendance explicite lorsqu'elle est liée, puis de donner le rang de la famille.

1. Dans R3 : u1=(1,2,1), u2=(2,1,1), u3=(1,1,3).

2. Dans R3 : v1=(1,1,2), v2=(2,1,1), v3=(4,1,5).

3. Dans R4 : w1=(1,0,1,1), w2=(2,1,0,1), w3=(0,1,2,1).

4. On pose enfin u4=(4,2,3).

a. Sans aucun calcul, expliquer pourquoi la famille (u1,u2,u3,u4) est liée.

b. Déterminer une relation de dépendance explicite entre ces quatre vecteurs.

c. En déduire le rang de la famille (u1,u2,u3,u4).

Exercice 13 ★★★★Montrer qu'une famille est une base et calculer des coordonnées

Bases, dimension, cardinal des familles libres et génératricesFamilles libres, familles liées, relations de dépendanceFamilles génératrices d'un sous-espace vectoriel

Dans R3, on pose

f1=(1,1,0),f2=(0,1,1),f3=(1,0,1)

et on note B=(f1,f2,f3).

1. Démontrer que la famille B est libre.

2. En déduire que B est une base de R3, sans avoir à démontrer qu'elle est génératrice. Quel résultat du cours utilise-t-on ?

3. Déterminer les coordonnées du vecteur w1=(2,3,3) dans la base B, en résolvant le système correspondant.

4. Faire de même pour le vecteur w2=(0,1,3).

5. On note P la matrice de M3(R) dont les colonnes sont, dans l'ordre, les coordonnées de f1, f2 et f3 dans la base canonique. Écrire P, puis démontrer que P est inversible en résolvant le système PX=Y pour une colonne quelconque Y=(abc), et donner P1.

6. Retrouver les résultats des questions 3. et 4. en calculant P1X1 et P1X2, où X1 et X2 désignent les colonnes de coordonnées de w1 et w2 dans la base canonique.

Exercice 14 ★★★★D'une famille génératrice à une base

Familles génératrices d'un sous-espace vectorielBases, dimension, cardinal des familles libres et génératricesRang d'une famille de vecteurs

Dans R4, on pose

u1=(1,0,1,2),u2=(0,1,1,1),u3=(1,1,0,3),u4=(2,1,3,3)

et F=Vect(u1,u2,u3,u4).

1. Justifier que la famille (u1,u2,u3,u4) est génératrice de F.

2. Déterminer deux réels α et β tels que u3=αu1+βu2, puis deux réels α et β tels que u4=αu1+βu2. Qu'en déduit-on quant à la liberté de la famille (u1,u2,u3,u4) ?

3. Démontrer, par double inclusion, que F=Vect(u1,u2).

4. Démontrer que la famille (u1,u2) est libre.

5. Conclure : donner une base de F, la dimension de F, puis le rang de la famille (u1,u2,u3,u4).

6. Les vecteurs w1=(3,1,4,5) et w2=(1,1,1,1) appartiennent-ils à F ? Décomposer sur la base obtenue celui qui y appartient.

Exercice 15 ★★★★Montrer que deux sous-espaces engendrés sont égaux

Sous-espace vectoriel engendré Vect(u1, ..., up), égalité de deux VectFamilles génératrices d'un sous-espace vectoriel

Dans R3, on considère les quatre vecteurs

u1=(1,2,3),u2=(0,1,1),v1=(1,3,2),v2=(1,4,1)

ainsi que les deux sous-espaces vectoriels F=Vect(u1,u2) et G=Vect(v1,v2).

1. Montrer que la famille (u1,u2) est libre, puis que la famille (v1,v2) l'est aussi. En déduire dimF et dimG.

2. Écrire v1 et v2 comme combinaisons linéaires de u1 et u2. En déduire l'inclusion GF.

3. Écrire u1 et u2 comme combinaisons linéaires de v1 et v2. En déduire l'inclusion FG, puis conclure que F=G.

4. Retrouver l'égalité F=G en n'utilisant que l'inclusion de la question 2. et les dimensions, sans refaire le calcul de la question 3.

5. Calculer le rang de la famille (u1,u2,v1,v2). Expliquer ce que ce rang confirme.

6. On pose H=Vect(u1,e1), où e1=(1,0,0) est le premier vecteur de la base canonique de R3. Montrer que dimH=dimF, puis que FH. Que faut-il en retenir ?

Exercice 16 ★★★★Rang d'une famille de vecteurs de R4

Rang d'une famille de vecteursFamilles libres, familles liées, relations de dépendanceBases, dimension, cardinal des familles libres et génératrices

Dans R4, on considère la famille F=(u1,u2,u3,u4) définie par

u1=(1,2,0,1),u2=(0,1,1,1),u3=(1,0,1,2),u4=(0,3,2,0)

et on note F=Vect(u1,u2,u3,u4).

1. Écrire la matrice AM4(R) dont les colonnes sont les coordonnées de u1, u2, u3, u4 dans la base canonique de R4.

2. Déterminer rg(A) par la méthode du pivot de Gauss.

3. En déduire que la famille F est liée.

4. Résoudre le système AX=0 et en déduire une relation de dépendance linéaire explicite entre u1, u2, u3 et u4. Vérifier cette relation par un calcul direct.

5. Donner une base de F et préciser dimF. A-t-on F=R4 ?

6. Le vecteur w=(1,1,1,1) appartient-il à F ?

Exercice 17 ★★★Trouver la matrice canoniquement associée à une application linéaire

Applications linéaires, matrice canoniquement associée, compositionL'espace des n-uplets réels : addition, produit par un réel, vecteurs colonnes, base canonique

On considère les trois applications suivantes :

f:R3R2,f(x,y,z)=(2xy+3z,  x+4yz)g:R2R3,g(x,y)=(x+y,  2xy,  x+3y)h:R3R2,h(x,y,z)=(x+y2,  z)

1. Démontrer que f est linéaire, en revenant à la définition.

2. Calculer f(e1), f(e2) et f(e3), où (e1,e2,e3) est la base canonique de R3. En déduire la matrice A canoniquement associée à f, et préciser sa taille.

3. Soit u=(1,2,1) et X sa matrice colonne de coordonnées. Calculer f(u) d'une part, AX d'autre part, et comparer.

4. Déterminer de même la matrice B canoniquement associée à g, préciser sa taille, puis vérifier l'égalité sur le vecteur v=(2,1).

5. Montrer que h n'est pas linéaire à l'aide d'un contre-exemple explicite.

6. Soit k l'application de R2 dans R2 définie par k(x,y)=(xy+1,  2y). Donner en une ligne la raison pour laquelle k n'est pas linéaire.

Exercice 18 ★★★★Noyau, image et vérification du théorème du rang

Noyau et image d'une application linéaireThéorème du rang et ses conséquences

On considère la matrice

A=(121211330)M3(R)

et l'application linéaire f de R3 dans R3 définie par f(X)=AX, où X désigne la matrice colonne des coordonnées d'un vecteur de R3 dans la base canonique.

1. Déterminer Kerf en résolvant le système homogène AX=0. En donner une base et préciser sa dimension.

2. On note C1, C2, C3 les colonnes de A. Vérifier que C3=C1C2, puis en déduire une base de Imf et sa dimension.

3. Vérifier le théorème du rang.

4. La matrice A est-elle inversible ? Justifier de deux façons.

5. Le vecteur b=(1,5,6) appartient-il à Imf ? Si oui, résoudre AX=b et donner l'ensemble de toutes les solutions.

6. Même question pour b=(1,1,1).

Exercice 19 ★★★★Composer deux applications linéaires

Applications linéaires, matrice canoniquement associée, compositionRang d'une matrice, rg(A) = rg(tA), lien avec l'inversibilité

Soit f l'application linéaire de R3 dans R2 de matrice canoniquement associée A, et g l'application linéaire de R2 dans R3 de matrice canoniquement associée B, avec

A=(101211),B=(110231)

1. Préciser la taille de A et celle de B. Justifier que gf et fg sont toutes deux définies, et donner leur espace de départ et leur espace d'arrivée.

2. Déterminer la matrice canoniquement associée à gf.

3. Déterminer la matrice canoniquement associée à fg.

4. Calculer le rang de chacune de ces deux matrices.

5. Laquelle des deux composées est bijective ? Justifier.

6. Démontrer que gf ne peut JAMAIS être bijective, quelles que soient les applications linéaires f de R3 dans R2 et g de R2 dans R3 choisies.

7. Déterminer Ker(gf) et vérifier le théorème du rang pour gf.

Exercice 20 ★★★★Injective, surjective, bijective : la lecture sur le noyau et le rang

Noyau et image d'une application linéaireThéorème du rang et ses conséquencesApplications linéaires, matrice canoniquement associée, composition

On considère trois applications linéaires données par leurs matrices canoniquement associées :

  • f de R2 dans R3, de matrice A ;
  • g de R3 dans R2, de matrice B ;
  • h de R3 dans R3, de matrice C ;
A=(120111),B=(120231),C=(111121213)

1. Déterminer Kerf et rg(f). f est-elle injective ? surjective ?

2. Montrer que le vecteur (1,0,0) n'appartient pas à Imf.

3. Déterminer Kerg (base et dimension) et rg(g). g est-elle injective ? surjective ?

4. Déterminer Kerh et rg(h), puis conclure que h est bijective.

5. Déterminer C1 en résolvant le système CX=Y, puis vérifier le résultat par un produit matriciel.

6. Démontrer qu'une application linéaire de R3 dans R2 n'est jamais injective, et qu'une application linéaire de R2 dans R3 n'est jamais surjective.

Exercice 21 ★★★★Pourquoi quatre vecteurs de R3 sont toujours liés

Familles libres, familles liées, relations de dépendanceBases, dimension, cardinal des familles libres et génératricesRang d'une famille de vecteurs

Dans R3, on considère la famille F=(u1,u2,u3,u4) définie par

u1=(1,2,0),u2=(0,1,1),u3=(2,0,1),u4=(1,3,0)

et on note F=Vect(u1,u2,u3,u4).

1. Sans aucun calcul, démontrer que la famille F est liée.

2. Calculer rg(F) par la méthode du pivot de Gauss.

3. Déterminer une relation de dépendance linéaire entre u1, u2, u3 et u4, et la vérifier par un calcul direct.

4. Extraire de F une base de F. Préciser dimF, puis déterminer si F=R3.

5. L'extraction de la question 4. est-elle unique ? On étudiera la famille (u1,u2,u4).

6. Deux vecteurs de R3 peuvent-ils former une famille génératrice de R3 ? Justifier.

Exercice 22 ★★★Intersection de deux sous-espaces vectoriels de R3

Sous-espaces vectoriels : reconnaissance, sous-espaces vectoriels du planEnsemble des solutions d'un système linéaire homogèneBases, dimension, cardinal des familles libres et génératrices

On travaille dans R3, muni de sa base canonique (e1,e2,e3). On pose u=(1,2,0) et v=(0,1,1), puis

F={(x,y,z)R3  ;  x+y2z=0}etG=Vect(u,v)

1. Justifier que F est un sous-espace vectoriel de R3, en donner une base et préciser dimF.

2. Montrer que la famille (u,v) est libre. En déduire dimG.

3. Déterminer une équation cartésienne de G, c'est-à-dire une équation de la forme ax+by+cz=0 dont les solutions sont exactement les éléments de G.

4. En déduire que FG est l'ensemble des solutions d'un système linéaire homogène de deux équations à trois inconnues. Résoudre ce système, puis donner une base et la dimension de FG.

5. Interpréter géométriquement le résultat obtenu.

6. On pose maintenant w1=(1,1,1), w2=(2,0,1) et H=Vect(w1,w2). Déterminer une équation cartésienne de H, puis FH et sa dimension. Que faut-il en conclure sur la dimension de l'intersection de deux plans ?

Exercice 23 ★★★Discuter le rang d'une matrice selon un paramètre

Rang d'une matrice, rg(A) = rg(tA), lien avec l'inversibilitéFamilles libres, familles liées, relations de dépendanceNoyau et image d'une application linéaire

Pour tout réel m, on considère la matrice

Am=(m111m111m)M3(R)

On note KerAm={XM3,1(R)  ;  AmX=0} et ImAm={AmX  ;  XM3,1(R)}, noyau et image de l'application linéaire fm de R3 dans R3 définie par fm(X)=AmX.

1. Échelonner Am par la méthode du pivot. On commencera par échanger les lignes L1 et L3, afin de disposer d'un pivot égal à 1 sans avoir à diviser par m.

2. En déduire rg(Am) en discutant selon les valeurs de m.

3. Pour quelles valeurs de m la matrice Am est-elle inversible ?

4. Cas m=1. Déterminer KerA1, en donner une base et la dimension, puis vérifier le théorème du rang.

5. Cas m=2. Mêmes questions pour KerA2.

6. Pour m=2, écrire une relation de dépendance linéaire entre les trois colonnes de A2. La famille de ces colonnes est-elle libre ? Est-elle génératrice de R3 ?

7. Pour m=2, montrer que ImA2 est le plan d'équation x+y+z=0.

Exercice 24 ★★★★Lire l'inversibilité d'une matrice sur son rang et son noyau

Rang d'une matrice, rg(A) = rg(tA), lien avec l'inversibilitéNoyau et image d'une application linéaireThéorème du rang et ses conséquences

On considère les deux matrices de M3(R)

A=(110121012)etB=(123213336)

Pour MM3(R), on note KerM={XM3,1(R)  ;  MX=0} et ImM={MX  ;  XM3,1(R)}.

Partie A.

1. Résoudre le système AX=0 et en déduire KerA, puis rg(A) à l'aide du théorème du rang.

2. En déduire que A est inversible, en énonçant les trois caractérisations équivalentes utilisées. Que peut-on dire de la famille des colonnes de A ?

3. Calculer A1 en résolvant le système AX=Y par la méthode du pivot, où Y est une colonne quelconque de coordonnées a, b, c. Vérifier le résultat en calculant AA1.

Partie B.

4. Déterminer rg(B) par la méthode du pivot, puis KerB et une base de ce noyau.

5. Donner une base de ImB, puis montrer que ImB est le plan d'équation x+yz=0. Vérifier le théorème du rang. La matrice B est-elle inversible ?

6. On pose b1=(1,5,6). Vérifier que b1 appartient à ImB, résoudre BX=b1 et décrire l'ensemble des solutions.

7. On pose b2=(1,1,1). Résoudre BX=b2. Commenter alors le nombre de solutions de MX=b selon que M est inversible ou non.

Exercice 25 ★★★Les matrices de rang un

Rang d'une matrice, rg(A) = rg(tA), lien avec l'inversibilitéNoyau et image d'une application linéaireThéorème du rang et ses conséquences

On considère la matrice et la colonne

A=(211422211)M3(R)etC=(121)M3,1(R)

On note KerA={XM3,1(R)  ;  AX=0} et ImA={AX  ;  XM3,1(R)}.

1. Vérifier que les trois colonnes de A sont proportionnelles à C et en déduire rg(A).

2. Déterminer ImA et en donner une base.

3. Montrer que AX=0 équivaut à une seule équation linéaire. En déduire KerA, une base et sa dimension, puis vérifier le théorème du rang.

4. On pose L=(211)M1,3(R). Vérifier que A=CL, puis calculer le produit LC : c'est une matrice à un seul coefficient, que l'on notera α.

5. En déduire, sans calculer le produit terme à terme, que A2=3A. Retrouver ce résultat par un calcul direct sur la première colonne.

6. Démontrer par récurrence que Ak=3k1A pour tout entier k1. La matrice A est-elle inversible ?

7. Soit B=(222111333). Montrer que rg(B)=1, écrire B comme le produit d'une colonne par une ligne, et en déduire B2. Commenter.

Exercice 26 ★★★★Prouver l'égalité de deux sous-espaces par la dimension

Bases, dimension, cardinal des familles libres et génératricesSous-espace vectoriel engendré Vect(u1, ..., up), égalité de deux VectSous-espaces vectoriels : reconnaissance, sous-espaces vectoriels du plan

On travaille dans R4, dont les vecteurs sont notés (x,y,z,t). On pose

F={(x,y,z,t)R4  ;  x+yz=0  et  y+zt=0}

puis u=(1,1,2,3), v=(1,1,0,1) et G=Vect(u,v).

1. Justifier que F et G sont deux sous-espaces vectoriels de R4.

2. Montrer que GF.

3. Résoudre le système qui définit F. En déduire une base de F et dimF.

4. Montrer que la famille (u,v) est libre et en déduire dimG.

5. Conclure que F=G. Quel résultat du cours a-t-on utilisé, et pourquoi les questions 2., 3. et 4. étaient-elles toutes les trois nécessaires ?

6. On pose maintenant a=(1,2,3,5), b=(2,4,6,10) et H=Vect(a,b). Montrer que HF, déterminer dimH, puis dire si H=F en justifiant précisément.

7. Pour établir F=G à la question 5., on aurait pu procéder par double inclusion. Écrire ce qu'il aurait fallu démontrer en plus, et le faire. Commenter la longueur des deux méthodes.

Exercice 27 ★★★Une matrice égale à son carré

Noyau et image d'une application linéaireThéorème du rang et ses conséquencesRang d'une matrice, rg(A) = rg(tA), lien avec l'inversibilité

On considère la matrice

A=(012234111)M3(R)

et l'application linéaire f de R3 dans R3 définie par f(X)=AX. On note KerA={XM3,1(R)  ;  AX=0} et ImA={AX  ;  XM3,1(R)}.

1. Calculer A2 et vérifier que A2=A.

2. Montrer que pour toute colonne X de M3,1(R), la colonne AX appartient à Ker(AI3). En déduire que ImAKer(AI3).

3. Montrer l'inclusion réciproque et conclure que ImA=Ker(AI3).

4. Déterminer KerA, en donner une base et la dimension.

5. Déterminer Ker(AI3) et en donner une base. En déduire une base de ImA et la valeur de rg(A), puis vérifier le théorème du rang.

6. Calculer Ak pour tout entier k1.

7. Montrer que si une matrice M de M3(R) vérifie M2=M et est inversible, alors M=I3. Qu'en déduit-on pour A ?

Exercice 28 ★★★★Flux de matières entre trois usines : les répartitions à l'équilibre

Applications linéaires, matrice canoniquement associée, compositionNoyau et image d'une application linéaireEnsemble des solutions d'un système linéaire homogène

Un groupe industriel exploite trois usines, numérotées 1, 2 et 3, qui s'échangent chaque mois une même matière première. Au cours d'un mois :

  • l'usine 1 conserve 40% de son stock, envoie 30% à l'usine 2 et 30% à l'usine 3 ;
  • l'usine 2 conserve 60% de son stock, envoie 20% à l'usine 1 et 20% à l'usine 3 ;
  • l'usine 3 conserve 80% de son stock, envoie 10% à l'usine 1 et 10% à l'usine 2.

On note X=(x,y,z) la répartition des stocks en début de mois, x, y et z désignant les quantités (en tonnes) détenues par les usines 1, 2 et 3, et on pose

M=110(421361328)

de sorte que MX est la répartition en fin de mois. On note f l'application de R3 dans R3 définie par f(X)=MX.

1. Justifier que f est linéaire. Vérifier que la somme des coefficients de chaque colonne de M vaut 1, et en déduire que le stock total est le même en début et en fin de mois.

2. Le mois de janvier démarre avec la répartition (30,50,30). Calculer la répartition en fin de mois et contrôler le total.

3. Une répartition est dite à l'équilibre lorsqu'elle est inchangée au bout d'un mois. Montrer que l'ensemble F des répartitions à l'équilibre est Ker(MI3), puis que F est un sous-espace vectoriel de R3.

4. Résoudre le système (MI3)X=0. En déduire une base de F et dimF.

5. Déterminer rg(MI3) et vérifier le théorème du rang. La matrice MI3 est-elle inversible ?

6. Interpréter économiquement la dimension obtenue. Déterminer la répartition à l'équilibre correspondant à un stock total de 110 tonnes.

Exercice 29 ★★★★Rang par les lignes et rang par les colonnes

Rang d'une matrice, rg(A) = rg(tA), lien avec l'inversibilitéRang d'une famille de vecteursFamilles libres, familles liées, relations de dépendance

On considère la matrice de M3,4(R)

A=(123423453456)

On note C1, C2, C3, C4 ses colonnes, vues comme vecteurs de R3, et L1, L2, L3 ses lignes, vues comme vecteurs de R4.

1. Sans aucun calcul, justifier que la famille (C1,C2,C3,C4) est liée.

2. Montrer que (C1,C2) est libre, puis exprimer C3 et C4 comme combinaisons linéaires de C1 et C2. En déduire rg(A).

3. Donner une base de Vect(C1,C2,C3,C4), puis une équation caractérisant ce sous-espace vectoriel de R3.

4. Déterminer rg(tA) en travaillant sur la famille (L1,L2,L3) de R4. Comparer avec le résultat de la question 2. au regard du résultat admis rg(A)=rg(tA). Quel côté était le plus économique ?

5. Soit BMn,p(R). Justifier l'encadrement 0rg(B)min(n,p), et préciser le cas rg(B)=0.

6. Donner une matrice de M3,4(R) de rang 3, puis une matrice de M3,4(R) de rang 1, en justifiant à chaque fois.

Exercice 30 ★★★★Une application linéaire de R4 dans R2 et son noyau de dimension deux

Noyau et image d'une application linéaireThéorème du rang et ses conséquencesBases, dimension, cardinal des familles libres et génératrices

On considère la matrice de M2,4(R)

A=(11111234)

et l'application f de R4 dans R2 définie par f(X)=AX, où le vecteur X=(x,y,z,t) est identifié à la colonne correspondante de M4,1(R).

1. Expliciter f(x,y,z,t), justifier que f est linéaire, et donner les images des quatre vecteurs de la base canonique de R4.

2. Déterminer rg(A), puis en déduire que f est surjective.

3. Que donne le théorème du rang pour dimKerf ?

4. Résoudre le système AX=0 et donner une base de Kerf. La dimension obtenue confirme-t-elle la question 3. ?

5. L'application f est-elle injective ? Exhiber deux vecteurs distincts de R4 ayant la même image, et vérifier par le calcul.

6. On pose b=(2,5).

a. Trouver une solution particulière X0 de AX=b dont les deux dernières coordonnées sont nulles.

b. Montrer que X est solution de AX=b si et seulement si XX0Kerf, puis décrire l'ensemble S des solutions par une formule paramétrée.

c. L'ensemble S est-il un sous-espace vectoriel de R4 ?

Exercice 31 ★★★Image d'une famille libre par une application linéaire injective

Familles libres, familles liées, relations de dépendanceApplications linéaires, matrice canoniquement associée, compositionNoyau et image d'une application linéaire

Dans tout l'exercice, A est une matrice de M3(R) et f est l'application de R3 dans R3 définie par f(X)=AX.

Partie A — le résultat général.

1. On suppose f injective et (u,v,w) libre. Démontrer que la famille (f(u),f(v),f(w)) est libre.

2. En déduire : si f transforme une certaine famille libre en une famille liée, alors f n'est pas injective.

3. Justifier les équivalences : f est injective si et seulement si Kerf={0}, si et seulement si rg(A)=3, si et seulement si A est inversible.

Partie B — un exemple. On prend désormais

A=(110011121)

4. Déterminer Kerf (base et dimension) et en déduire que f n'est pas injective. Préciser rg(A).

5. Vérifier que la base canonique (e1,e2,e3) est une famille libre dont l'image par f est liée, et écrire une relation de dépendance explicite entre f(e1), f(e2) et f(e3). Exhiber ensuite deux vecteurs distincts de R3 ayant la même image.

6. Revenons au cas général. Comparer rg(f(u),f(v),f(w)) et rg(u,v,w). Que devient cette comparaison lorsque f est injective ?

Exercice 32 ★★★Une matrice dont le cube est nul

Noyau et image d'une application linéaireRang d'une matrice, rg(A) = rg(tA), lien avec l'inversibilitéThéorème du rang et ses conséquences

On considère la matrice de M3(R)

A=(012003000)

Pour une matrice carrée M d'ordre 3, on note KerM={XR3  ;  MX=0} et ImM l'ensemble des MX lorsque X décrit R3.

1. Calculer A2 puis A3. Vérifier que A3=0 et que A20.

2. Montrer de deux façons différentes que A n'est pas inversible.

3. Déterminer KerA, KerA2 et KerA3 : pour chacun, une base et sa dimension.

4. Démontrer les inclusions KerAKerA2KerA3, puis montrer qu'elles sont toutes les deux strictes.

5. En déduire rg(A), rg(A2) et rg(A3) par le théorème du rang, puis retrouver ces trois valeurs directement sur les colonnes.

6. Montrer que Im(A2)KerA, d'abord par un argument valable pour toute matrice vérifiant A3=0, puis en explicitant les deux sous-espaces dans le cas présent.

7. Montrer que I3A est inversible, donner son inverse explicitement et vérifier le résultat par un produit matriciel.

Exercice 33 ★★★★Rang d'un produit de matrices

Rang d'une matrice, rg(A) = rg(tA), lien avec l'inversibilitéApplications linéaires, matrice canoniquement associée, compositionThéorème du rang et ses conséquences

Dans la partie A, A et B désignent deux matrices quelconques de M3(R), et on note f(X)=AX et g(X)=BX pour X dans R3. Pour une matrice carrée M d'ordre 3, on note KerM={XR3  ;  MX=0} et ImM l'ensemble des MX lorsque X décrit R3.

Partie A — le résultat général.

1. Montrer que Im(AB)Im(A), puis en déduire rg(AB)rg(A).

2. Montrer que Ker(B)Ker(AB), puis en déduire, à l'aide du théorème du rang, rg(AB)rg(B).

3. Conclure par un encadrement de rg(AB).

Partie B — trois exemples. On pose

A=(101011112),B=(111123000) C=(111111111),D=(111111000),A=(100110011)

4. Calculer AB, puis rg(A), rg(B) et rg(AB). Que constate-t-on ?

5. Vérifier que C0, D0 et CD=0. Qu'en déduit-on sur l'encadrement de la question 3. ? Calculer DC et commenter.

6. On suppose A inversible. Démontrer que rg(AB)=rg(B). Illustrer ce résultat avec les matrices A et B ci-dessus.

Exercice 34 ★★★Étude complète d'une application linéaire dépendant d'un paramètre

Applications linéaires, matrice canoniquement associée, compositionNoyau et image d'une application linéaireThéorème du rang et ses conséquences

Pour tout réel m, on pose

Am=(m111m111m)

et on note fm l'application linéaire de R3 dans R3 définie par fm(X)=AmX, un vecteur u=(x,y,z) étant identifié à la matrice colonne X de M3,1(R).

Partie A. Le rang selon m

1. Échelonner Am par la méthode du pivot, sans jamais diviser par une expression dépendant de m.

2. En déduire rg(Am) pour tout réel m. On dégagera deux valeurs critiques.

3. Pour quelles valeurs de m l'application fm est-elle bijective ?

Partie B. Les deux cas critiques

4. Cas m=1. Donner une base de KerA1, une base de ImA1, puis vérifier le théorème du rang.

5. Cas m=2. Même travail. Démontrer de plus que ImA2={(a,b,c)R3  ;  a+b+c=0}.

6. Soit b=(1,1,1). Pour m=1, puis pour m=2 : le vecteur b appartient-il à ImAm ? Résoudre AmX=b.

7. Résoudre A2X=c, où c=(1,1,2).

Partie C. Le cas m=0

8. Calculer A02 et vérifier que A02=A0+2I3.

9. En déduire que A0 est inversible et exprimer A01 en fonction de A0 et I3. Donner ses coefficients, puis contrôler par un produit.

10. Retrouver A01 en résolvant le système A0X=Y, d'inconnue X.

Exercice 35 ★★★★Noyaux et images emboîtés d'une matrice et de son carré

Noyau et image d'une application linéaireRang d'une matrice, rg(A) = rg(tA), lien avec l'inversibilitéThéorème du rang et ses conséquences

Dans tout le problème, A désigne une matrice carrée d'ordre 3 à coefficients réels, et un vecteur u=(x,y,z) de R3 est identifié à la matrice colonne X de M3,1(R). On note

KerA={XM3,1(R)  ;  AX=0}ImA={AX  ;  XM3,1(R)}

Partie A. Deux inclusions et leurs conséquences

1. Démontrer que KerAKerA2.

2. Démontrer que ImA2ImA.

3. En déduire que rg(A2)rg(A).

4. a. On suppose rg(A2)=rg(A). Démontrer que KerA2=KerA.

b. Démontrer la réciproque.

Partie B. Trois exemples

B=(110011101)C=(112101101)D=(111222333)

Pour chacune de ces matrices : calculer son carré, donner les deux rangs, une base de chaque noyau, vérifier le théorème du rang et contrôler les résultats de la partie A.

5. La matrice B.

6. La matrice C. L'inclusion de la question 1. est-elle stricte ici ?

7. La matrice D.

Partie C. Le cas inversible

8. On suppose A inversible. Démontrer par récurrence que KerAk={0} pour tout entier k1, puis en déduire rg(Ak).

9. En déduire qu'une matrice carrée M d'ordre 3 vérifiant M2=0 n'est jamais inversible.

Exercice 36 ★★★Problème de synthèse : sous-espaces et application linéaire de R4

Bases, dimension, cardinal des familles libres et génératricesNoyau et image d'une application linéaireThéorème du rang et ses conséquences

Dans R4, un vecteur s'écrit u=(x,y,z,t) et s'identifie à la matrice colonne X de M4,1(R). On pose

F={(x,y,z,t)R4  ;  x+yzt=0 et xy+zt=0}

puis v1=(1,1,1,1), v2=(1,2,0,1), G=Vect(v1,v2), et enfin

A=(1111111110010110)

Partie A. Deux sous-espaces vectoriels de R4

1. Justifier que F est un sous-espace vectoriel de R4, en donner une base et la dimension.

2. Donner une base et la dimension de G. Les vecteurs v1 et v2 appartiennent-ils à F ? A-t-on GF ?

3. Déterminer une base et la dimension de FG.

Partie B. Une application linéaire de noyau F

On note f l'application linéaire de R4 dans R4 définie par f(X)=AX.

4. Vérifier que KerA=F.

5. Déterminer rg(A) et une base de ImA. Vérifier le théorème du rang.

6. Soit b=(2,0,1,1). Montrer que bImA, puis résoudre AX=b.

7. Soit b=(1,0,0,0). Montrer que le système AX=b n'a aucune solution.

Partie C. Le carré de A

8. Calculer A2, puis déterminer rg(A2).

9. La matrice A est-elle inversible ? Justifier de deux façons. Qu'en est-il de A2 ?

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On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.