Maths expertes · Chapitre 04 · Arithmétique

Exercices — Arithmétique

21 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

21 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★Multiples et diviseurs dans Z

Divisibilité dans Z et combinaisons linéaires

On rappelle que, pour deux entiers relatifs a et b, on dit que b divise a, et on note ba, lorsqu'il existe un entier relatif k tel que a=kb. On dit alors que a est un multiple de b, ou que b est un diviseur de a.

  1. Dresser la liste des diviseurs positifs de chacun des entiers suivants :

    a. 24

    b. 45

    c. 28

  2. Dresser la liste de tous les diviseurs de 10 dans Z.

  3. Pour chacune des affirmations suivantes, dire si elle est vraie ou fausse, en justifiant à chaque fois par une égalité ou une division :

    a. 791

    b. 8100

    c. 654

    d. 1378

    e. 50

    f. 117

  4. Soit n un entier relatif.

    a. Montrer que la somme de trois entiers consécutifs n, n+1 et n+2 est divisible par 3.

    b. Montrer que (2n+1)21 est divisible par 4.

Exercice 2 ★★★★Divisibilité et combinaisons linéaires

Divisibilité dans Z et combinaisons linéaires

Dans tout l'exercice, a, b et d désignent des entiers relatifs, avec d non nul.

  1. Démontrer la propriété suivante : si da et db, alors pour tous entiers relatifs u et v, on a d(au+bv). On dit que d divise toute combinaison linéaire de a et b.

  2. Soit n un entier relatif et soit d un diviseur commun à 2n+3 et à n+1.

    a. En choisissant une combinaison linéaire bien adaptée de 2n+3 et de n+1, montrer que d1.

    b. Que peut-on en déduire sur les diviseurs communs à 2n+3 et n+1 ?

  3. On cherche tous les entiers relatifs n tels que (n+2)(n2+3n+7).

    a. Vérifier que, pour tout entier relatif n :

n2+3n+7=(n+2)(n+1)+5.

b. En déduire que (n+2)(n2+3n+7) si et seulement si (n+2)5.

c. Conclure : déterminer tous les entiers relatifs n solutions, et vérifier l'un d'eux par un calcul direct.

Exercice 3 ★★★Division euclidienne : calculs

Division euclidienne

On rappelle que, pour tout entier relatif a et tout entier naturel non nul b, il existe un unique couple (q;r) d'entiers tel que :

a=bq+ravec0r<b.

L'entier q est le quotient et r le reste de la division euclidienne de a par b. Attention : le reste est toujours positif ou nul, y compris lorsque a est négatif.

  1. Écrire la division euclidienne de a par b (donner q et r) dans chacun des cas suivants :

    a. a=251 et b=13

    b. a=1000 et b=27

    c. a=2026 et b=7

    d. a=58 et b=7

    e. a=125 et b=11

    f. a=6 et b=9

  2. La division euclidienne d'un entier a par 17 a pour quotient 23 et pour reste 11. Déterminer a.

  3. La division euclidienne de 325 par un entier naturel b a pour quotient 12 et pour reste 1. Déterminer b, en vérifiant que la condition sur le reste est bien satisfaite.

  4. La division euclidienne d'un entier naturel n par 8 a pour quotient 15. Déterminer toutes les valeurs possibles de n.

Exercice 4 ★★★★Raisonner avec la division euclidienne

Division euclidienne

La division euclidienne permet de raisonner par disjonction de cas : tout entier n s'écrit sous l'une des formes bq, bq+1, ..., bq+(b1) selon son reste dans la division par b.

  1. Soit n un entier relatif.

    a. En distinguant les cas n=2q et n=2q+1 (avec q entier), montrer que n2 est de la forme 4k ou 4k+1, avec k entier.

    b. En déduire que 2027 n'est pas le carré d'un entier.

    c. Montrer que la somme des carrés de deux entiers impairs n'est jamais le carré d'un entier.

  2. Soit n un entier relatif. On note r le reste de la division euclidienne de n par 5, de sorte que n=5q+r avec r{0;1;2;3;4}.

    a. Montrer que le reste de la division euclidienne de n2 par 5 ne dépend que de r, puis dresser le tableau de ces restes. Quels sont les restes possibles de n2 dans la division par 5 ?

    b. Soit N un entier naturel dont le chiffre des unités est 2, 3, 7 ou 8. Déterminer le reste de la division euclidienne de N par 5, et en déduire que N n'est jamais le carré d'un entier.

Exercice 5 ★★★Congruences : premiers calculs

Congruences : calculs et restes

Soit n un entier naturel non nul. On rappelle que deux entiers relatifs a et b sont congrus modulo n, ce qui se note ab  [n], lorsque n(ab), c'est-à-dire lorsque a et b ont le même reste dans la division euclidienne par n.

  1. Pour chacune des congruences suivantes, dire si elle est vraie ou fausse, en justifiant par un calcul de ab :

    a. 415  [6]

    b. 588  [9]

    c. 132  [5]

    d. 20261  [3]

    e. 777  [12]

    f. 10010  [11]

  2. Déterminer dans chaque cas le reste de la division euclidienne de a par n, c'est-à-dire l'unique entier r tel que ar  [n] et 0r<n :

    a. a=123, n=10

    b. a=87, n=6

    c. a=5, n=7

    d. a=30, n=4

    e. a=145, n=12

    f. a=999, n=11

  3. Dresser la table d'addition et la table de multiplication modulo 4 : pour chaque couple de restes (x;y) avec x et y dans {0;1;2;3}, indiquer le reste de x+y puis celui de x×y dans la division par 4.

  4. Deux entiers a et b vérifient a3  [7] et b5  [7]. Déterminer le reste de la division euclidienne par 7 de chacun des entiers suivants :

    a. a+b

    b. ab

    c. a2

    d. 3a+2b

Exercice 6 ★★★★Restes de grandes puissances

Congruences : calculs et restes

Pour trouver le reste d'une grande puissance aN dans la division par n, on repère d'abord un cycle dans la suite des restes de a0,a1,a2, modulo n, puis on utilise la division euclidienne de l'exposant N par la longueur du cycle.

  1. On étudie les restes de 3n dans la division par 7.

    a. Recopier et compléter le tableau des restes de 3n modulo 7 pour n allant de 0 à 6, en calculant chaque reste à partir du précédent (on multipliera par 3 puis on réduira modulo 7).

    n 0 1 2 3 4 5 6
    reste de 3n par 7 1

    b. Justifier que, pour tout entier naturel n, on a 3n+63n  [7].

    c. Écrire la division euclidienne de 2026 par 6, puis en déduire le reste de la division euclidienne de 32026 par 7.

  2. En suivant la même démarche, dresser le tableau des restes de 2n modulo 5 pour n allant de 0 à 4, repérer la longueur du cycle, puis déterminer le reste de la division euclidienne de 22027 par 5.

  3. Application. Le chiffre des unités d'un entier naturel est le reste de sa division euclidienne par 10. Déterminer le chiffre des unités de 72026.

Exercice 7 ★★★Démontrer les critères de divisibilité

Congruences : calculs et restesDivisibilité dans Z et combinaisons linéaires

Soit N un entier naturel dont l'écriture décimale est cpcp1c1c0, c'est-à-dire :

N=cp×10p+cp1×10p1++c1×10+c0,

c0,c1,,cp sont les chiffres de N (c0 est le chiffre des unités). L'objectif est de démontrer les critères de divisibilité par 9 et par 11, puis de les utiliser.

  1. Critère de divisibilité par 9.

    a. Justifier que 101  [9], puis que 10k1  [9] pour tout entier naturel k.

    b. En déduire que Nc0+c1++cp  [9], puis énoncer le critère : à quelle condition sur la somme de ses chiffres l'entier N est-il divisible par 9 ?

  2. Critère de divisibilité par 11.

    a. Justifier que 101  [11], puis que 10k(1)k  [11] pour tout entier naturel k.

    b. En déduire que :

Nc0c1+c2+(1)pcp  [11],

puis énoncer le critère : N est divisible par 11 si et seulement si la somme alternée de ses chiffres (en partant du chiffre des unités) est divisible par 11.

  1. Applications numériques. Répondre sans poser aucune division.

    a. L'entier 852471 est-il divisible par 9 ? par 11 ? Mêmes questions pour 918082.

    b. Déterminer le chiffre x pour que l'entier 81585x soit divisible à la fois par 9 et par 11.

Exercice 8 ★★★PGCD et algorithme d'Euclide

PGCD et algorithme d'Euclide

  1. En déroulant l'algorithme d'Euclide (on écrira chaque division euclidienne), calculer le PGCD suivant :

    a. gcd(252;198)

    b. gcd(1071;462)

    c. gcd(325;143)

  2. On rappelle que les diviseurs communs à deux entiers sont exactement les diviseurs de leur PGCD. Dresser la liste de tous les diviseurs communs positifs de 252 et 198.

  3. On considère la fonction Python suivante, qui prend en entrée deux entiers naturels non nuls :

    def pgcd(a, b):
        while b != 0:
            a, b = b, a % b
        return a
    

    a. Faire fonctionner cette fonction « à la main » pour a = 252 et b = 198 : donner les valeurs successives du couple (a, b) à chaque passage dans la boucle, ainsi que la valeur renvoyée.

    b. Expliquer pourquoi cette fonction renvoie bien le PGCD de a et b.

Exercice 9 ★★★★PGCD : propriétés et problèmes

PGCD et algorithme d'Euclide

Partie A — Un problème de dallage.

On souhaite carreler entièrement le sol d'une pièce rectangulaire de 462 cm sur 378 cm avec des dalles carrées, toutes identiques, dont le côté est un nombre entier de centimètres. On ne veut découper aucune dalle.

  1. Expliquer pourquoi le côté d'une dalle convenable doit être un diviseur commun de 462 et de 378.

  2. Déterminer, à l'aide de l'algorithme d'Euclide, la plus grande taille de dalle possible.

  3. Combien de dalles faut-il alors pour carreler toute la pièce ?

Partie B — Deux propriétés du PGCD.

Dans cette partie, n désigne un entier naturel non nul.

  1. Démontrer que gcd(n;n+1)=1, c'est-à-dire que deux entiers consécutifs sont toujours premiers entre eux.

  2. a. Soit d un diviseur commun de n et de n+2. Montrer que d divise 2.

    b. En déduire les valeurs possibles de gcd(n;n+2), puis préciser la valeur obtenue selon la parité de n.

Exercice 10 ★★★★Fractions irréductibles

Entiers premiers entre eux et fractions irréductiblesPGCD et algorithme d'Euclide

On rappelle qu'une fraction ab (avec a et b entiers, b0) est dite irréductible lorsque a et b sont premiers entre eux, c'est-à-dire lorsque gcd(a;b)=1.

  1. À l'aide de l'algorithme d'Euclide, rendre irréductible chacune des fractions suivantes :

    a. 1071462

    b. 325143

  2. Soit n un entier naturel. On considère la fraction 2n+13n+2.

    a. Soit d un diviseur commun de 2n+1 et de 3n+2. Calculer 3(2n+1)2(3n+2) et en déduire que d divise 1.

    b. Que peut-on en conclure pour la fraction 2n+13n+2 ?

  3. La fraction n+42n+5 est-elle irréductible pour tout entier naturel n ? Justifier en s'inspirant de la méthode de la question 2, à l'aide d'une combinaison bien choisie de n+4 et de 2n+5.

Exercice 11 ★★★★Coefficients de Bézout par remontée

Théorème de BézoutPGCD et algorithme d'Euclide

Le théorème de Bézout affirme que deux entiers a et b sont premiers entre eux si et seulement s'il existe des entiers relatifs u et v tels que au+bv=1. Pour trouver un tel couple (u;v), on déroule l'algorithme d'Euclide, puis on « remonte » les divisions successives en exprimant à chaque étape le PGCD comme combinaison des restes.

  1. a. Dérouler l'algorithme d'Euclide pour 33 et 17, et vérifier que ces deux entiers sont premiers entre eux.

    b. En remontant les calculs, déterminer un couple d'entiers relatifs (u;v) tel que 17u+33v=1.

  2. a. Dérouler l'algorithme d'Euclide pour 87 et 31.

    b. En déduire, par remontée, un couple d'entiers relatifs (u;v) tel que 87u+31v=1.

  3. Le couple trouvé à la question 1 est-il le seul couple d'entiers relatifs vérifiant 17u+33v=1 ? Exhiber un second couple solution, en justifiant.

Exercice 12 ★★★Premiers entre eux pour tout n

Entiers premiers entre eux et fractions irréductiblesThéorème de Bézout

On rappelle le corollaire du théorème de Bézout : deux entiers a et b sont premiers entre eux si et seulement s'il existe des entiers relatifs u et v tels que au+bv=1.

Dans tout l'exercice, n désigne un entier naturel.

Partie A — Un PGCD constant.

  1. Calculer 1×(2n+3)2×(n+1).

  2. En déduire que 2n+3 et n+1 sont premiers entre eux pour tout entier naturel n.

Partie B — Un PGCD qui dépend de n.

On pose a=n+3 et b=2n+1, et on note d=gcd(a;b).

  1. Calculer 2(n+3)(2n+1). En déduire que d divise 5.

  2. Quelles sont les deux valeurs possibles de d ?

  3. a. Montrer que d=5 si et seulement si n2  [5].

    b. Vérifier ce résultat sur les valeurs n=2 et n=7, puis donner la valeur de d pour n=4.

Exercice 13 ★★★★Applications du théorème de Gauss

Théorème de Gauss

On rappelle le théorème de Gauss : si a divise le produit bc et si a est premier avec b, alors a divise c.

  1. Déterminer tous les couples (x;y) d'entiers relatifs tels que 5x=7y.

  2. Soit N un entier naturel divisible à la fois par 6 et par 35.

    a. Vérifier que 6 et 35 sont premiers entre eux.

    b. Démontrer que 210 divise N.

    c. Le résultat serait-il encore vrai en remplaçant 6 et 35 par 6 et 15 ? Justifier à l'aide d'un contre-exemple.

  3. Soit p un nombre premier et a, b deux entiers relatifs tels que p divise ab et p ne divise pas a.

    a. Justifier que p et a sont premiers entre eux.

    b. En déduire que p divise b.

    c. Application : démontrer que si 11 divise n2, alors 11 divise n.

Exercice 14 ★★★Résolution complète d'une équation diophantienne

Équations diophantiennes ax + by = cThéorème de BézoutThéorème de Gauss

On se propose de résoudre dans Z2 l'équation diophantienne :

(E):17x33y=4.
  1. Justifier que l'équation (E) admet au moins une solution.

  2. a. Dérouler l'algorithme d'Euclide pour 33 et 17, puis, par remontée, déterminer un couple d'entiers relatifs (u;v) tel que 17u33v=1.

    b. En déduire une solution particulière (x0;y0) de (E).

  3. a. Montrer que (x;y) est solution de (E) si et seulement si 17(xx0)=33(yy0).

    b. À l'aide du théorème de Gauss, en déduire l'ensemble des solutions de (E).

  4. Question bonus. Déterminer l'unique solution (x;y) de (E) telle que 0x<33.

Exercice 15 ★★★Un problème diophantien concret

Équations diophantiennes ax + by = c

Une association organise un spectacle de fin d'année. Les places sont vendues 23 € pour les adultes et 15 € pour les enfants. À la fin de la soirée, la recette totale s'élève à 500 €. On cherche à déterminer le nombre de places de chaque type qui ont été vendues.

  1. On note x le nombre de places adulte vendues et y le nombre de places enfant vendues. Montrer que le problème revient à résoudre l'équation
23x+15y=500

x et y sont des entiers naturels.

  1. En appliquant l'algorithme d'Euclide, montrer que 23 et 15 sont premiers entre eux. Pourquoi peut-on en déduire que l'équation 23x+15y=500 admet des solutions dans Z2 ?

  2. En remontant l'algorithme d'Euclide, déterminer un couple d'entiers (u;v) tel que 23u+15v=1. En déduire une solution particulière (x0;y0) de l'équation 23x+15y=500.

  3. Résoudre l'équation 23x+15y=500 dans Z2. On utilisera le théorème de Gauss.

  4. Déterminer toutes les solutions (x;y) telles que x0 et y0, vérifier qu'elles conviennent, puis répondre au problème posé.

Exercice 16 ★★★★Primalité et décomposition en facteurs premiers

Nombres premiers et décomposition

  1. Critère d'arrêt. Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2. Démontrer que si n n'est pas premier, alors n admet un diviseur premier p tel que pn.

  2. En utilisant ce critère, déterminer si les entiers suivants sont premiers. On précisera à chaque fois la liste des nombres premiers à tester.

    a. 397

    b. 391

  3. Décomposer en produit de facteurs premiers les entiers suivants :

    a. 2520

    b. 3300

  4. On rappelle que si n=p1α1×p2α2××pkαk est la décomposition en facteurs premiers de n, alors le nombre de diviseurs positifs de n vaut (α1+1)(α2+1)(αk+1). En déduire le nombre de diviseurs positifs de 2520 et de 3300.

  5. À l'aide des décompositions de la question 3, déterminer gcd(2520;3300).

Exercice 17 ★★★L'infinité des nombres premiers

Nombres premiers et décomposition

L'objectif de cet exercice est de démontrer, en suivant l'idée d'Euclide, qu'il existe une infinité de nombres premiers.

Partie A — Expérimentation

  1. Calculer 2×3×5+1 et 2×3×5×7+1. Vérifier que ces deux entiers sont premiers.

  2. On admet que 2×3×5×7×11×13+1=30031. Vérifier que 30031=59×509. Que peut-on en conclure sur l'affirmation « le produit des premiers nombres premiers augmenté de 1 est toujours un nombre premier » ?

Partie B — Démonstration

On raisonne par l'absurde : on suppose qu'il n'existe qu'un nombre fini de nombres premiers, que l'on note p1,p2,,pr (la liste est supposée complète). On pose

N=p1×p2××pr+1.
  1. Justifier que N2, puis que N admet au moins un diviseur premier.

  2. Soit i{1;2;;r}. Quel est le reste de la division euclidienne de N par pi ? En déduire qu'aucun des nombres p1,p2,,pr ne divise N.

  3. Conclure.

  4. Au vu de la Partie A, l'entier N construit dans la démonstration est-il nécessairement premier ? Expliquer pourquoi cela ne remet pas en cause le raisonnement.

Exercice 18 ★★★★Petit théorème de Fermat : calculs de restes

Petit théorème de FermatCongruences : calculs et restes

On rappelle le petit théorème de Fermat : si p est un nombre premier et si a est un entier non divisible par p, alors ap11  [p].

  1. a. Justifier que 8101  [11].

    b. En déduire le reste de la division euclidienne de 8100 par 11.

  2. a. Justifier que 5121  [13].

    b. Effectuer la division euclidienne de 2026 par 12, puis montrer que 52026510  [13].

    c. En remarquant que 521  [13], déterminer le reste de la division euclidienne de 52026 par 13.

  3. Un élève affirme : « d'après le petit théorème de Fermat, 2161  [7], donc le reste de la division de 212026 par 7 se calcule comme aux questions précédentes ». Expliquer pourquoi ce raisonnement est incorrect, puis déterminer le reste de la division euclidienne de 212026 par 7.

Exercice 19 ★★★★Fermat et Gauss : divisibilité par 42

Petit théorème de FermatThéorème de GaussNombres premiers et décomposition

L'objectif de cet exercice est de démontrer que pour tout entier relatif n,

42n7n.

On rappelle la deuxième forme du petit théorème de Fermat : si p est un nombre premier, alors pour tout entier a, apa  [p].

  1. Vérifier le résultat pour n=2 et pour n=3 : calculer n7n et effectuer la division par 42.

  2. Décomposer 42 en produit de facteurs premiers.

  3. Justifier que pour tout entier n, n7n  [7].

  4. Soit n un entier.

    a. Justifier que n3n  [3].

    b. En écrivant n7=(n3)2×n, en déduire que n7n  [3].

  5. Démontrer que pour tout entier n, n7n  [2]. On pourra raisonner sur la parité de n, ou utiliser le petit théorème de Fermat avec p=2.

  6. Énoncer le corollaire du théorème de Gauss utilisé ici, vérifier que ses hypothèses sont satisfaites par 2, 3 et 7, puis conclure que 42n7n pour tout entier n.

Exercice 20 ★★★Vrai ou faux ? Synthèse d'arithmétique

Divisibilité dans Z et combinaisons linéairesCongruences : calculs et restesPGCD et algorithme d'EuclideThéorème de BézoutThéorème de Gauss

Pour chacune des affirmations suivantes, dire si elle est vraie ou fausse. Une affirmation vraie doit être démontrée dans le cas général ; une affirmation fausse doit être réfutée par un contre-exemple explicite.

Dans tout l'exercice, a, b, c désignent des entiers relatifs et n un entier naturel supérieur ou égal à 2.

  1. Si abc, alors ab ou ac.

  2. Si ab et ba, alors a=b ou a=b.

  3. Si ab  [n], alors a2b2  [n].

  4. Si a2b2  [n], alors ab  [n].

  5. Pour tous entiers naturels non nuls a et b avec a>b : gcd(a;b)=gcd(ab;b).

  6. S'il existe des entiers u et v tels que au+bv=6, alors gcd(a;b)=6.

  7. Si ac et bc, alors abc.

Exercice 21 ★★★★Chiffrement affine

Congruences : calculs et restesThéorème de BézoutÉquations diophantiennes ax + by = c

On souhaite chiffrer des messages écrits avec les 26 lettres de l'alphabet. Chaque lettre est d'abord remplacée par un nombre selon la table suivante :

A B C D E F G H I J K L M
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
N O P Q R S T U V W X Y Z
13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25

Pour chiffrer une lettre de numéro x, on calcule l'unique entier y{0;1;;25} tel que

y11x+8  [26]

puis on remplace la lettre par celle de numéro y.

  1. Chiffrer le mot MATHS.

  2. On veut montrer que ce chiffrement est « décodable », c'est-à-dire que deux lettres différentes sont toujours chiffrées différemment, et qu'on peut retrouver x à partir de y.

    a. En appliquant l'algorithme d'Euclide à 26 et 11, montrer que gcd(26;11)=1, puis déterminer un couple d'entiers (u;v) tel que 26u+11v=1.

    b. En déduire un entier d{0;1;;25} tel que 11d1  [26]. Vérifier le résultat par un calcul direct.

  3. a. Montrer que y11x+8  [26] équivaut à x19(y8)  [26].

    b. À l'aide de cette formule de déchiffrement, décoder le message EGPA. Vérifier le résultat en le rechiffrant.

  4. Un camarade propose de chiffrer plutôt avec la formule y13x+8  [26].

    a. Chiffrer les lettres A et C avec cette formule. Que constate-t-on ?

    b. Expliquer pourquoi le choix a=13 rend le déchiffrement impossible, en lien avec la valeur de gcd(13;26).

Bloqué sur « Arithmétique » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.