MPSI · Chapitre 11 · Second semestre

Exercices — Analyse asymptotique

36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.

Sommaire

36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.

Exercice 1 ★★★★Reconnaître domination, négligeabilité et équivalence

Relations de comparaison entre suites : domination, négligeabilité, équivalence

Pour chacun des huit couples de suites ci-dessous, dire lesquelles des trois relations

un=O(vn),un=o(vn),unvn

sont vraies quand n tend vers +. Dans chaque cas, la suite (vn) ne s'annule pas à partir du rang indiqué : on justifiera donc systématiquement la réponse par l'étude du quotient unvn.

a. un=n2+3n et vn=n2

b. un=lnn et vn=n, pour n1

c. un=(1)n et vn=1

d. un=n1+(1)n et vn=n, pour n1

e. un=n! et vn=nn, pour n1

f. un=sin(1n) et vn=1n, pour n1

g. un=2n et vn=3n

h. un=n2 et vn=nlnn, pour n2

Exercice 2 ★★★★Croissances comparées : classer des suites

Suites et fonctions de référence : croissances comparées, factorielle, formule de Stirling

  1. Les dix suites suivantes sont définies pour n2 et tendent toutes vers +. Les ranger par ordre de négligeabilité croissante, c'est-à-dire dans un ordre tel que chacune soit négligeable devant la suivante. On justifiera chacune des neuf comparaisons obtenues.

    a. n2n

    b. n

    c. n!

    d. nlnn

    e. (lnn)3

    f. 3n

    g. n2

    h. 2n

    i. en

    j. n

  2. Déterminer les limites suivantes quand n tend vers +.

    a. n102n

    b. (lnn)5n

    c. 3nn!

    d. n!nn

Exercice 3 ★★★Premiers équivalents et limites de suites

Relations de comparaison entre suites : domination, négligeabilité, équivalenceOpérations sur les équivalents et pièges classiques (somme, exponentielle, composition)

  1. Donner un équivalent simple, quand n tend vers +, de chacune des suites suivantes. On entend par « simple » une expression du type Cnα, Cqn, ou une constante non nulle.

    a. n2+nn

    b. 3n2n+12n2+5

    c. sin(1n)

    d. ln(1+2n)

    e. e1/n1

    f. 1cos(1n)

    g. (1+1n)1/31

    h. n2+2n

  2. En déduire la limite de chacune des quatre suites suivantes.

    a. nsin(1n)

    b. ln(1+2n)e1/n1

    c. 1cos(1n)sin2(1n)

    d. (n2+nn)×3n2n+12n2+5

Exercice 4 ★★★Comparer des fonctions au voisinage d'un point

Relations de comparaison entre fonctions au voisinage d'un point

  1. Pour chacun des six couples de fonctions ci-dessous, dire lesquelles des trois relations f=o(g), f=O(g) et fg sont vraies au voisinage de 0. On justifiera par l'étude du quotient f(x)g(x), défini pour x voisin de 0 et non nul.

    a. f(x)=x2 et g(x)=x

    b. f(x)=sinx et g(x)=x

    c. f(x)=1cosx et g(x)=x2

    d. f(x)=xsin(1x) et g(x)=x

    e. f(x)=ex1 et g(x)=ln(1+x)

    f. f(x)=x et g(x)=x2

  2. Mêmes questions pour les quatre couples suivants, mais cette fois au voisinage de +.

    a. f(x)=x2 et g(x)=x

    b. f(x)=x2+1 et g(x)=x

    c. f(x)=x+sinx et g(x)=x

    d. f(x)=2+sinx et g(x)=1

  3. Expliquer, en s'appuyant sur le couple f(x)=x2, g(x)=x étudié aux questions 1 et 2, pourquoi l'écriture « f=o(g) » n'a aucun sens tant que l'on n'a pas précisé le point au voisinage duquel on se place.

Exercice 5 ★★★Les développements limités usuels

Formule de Taylor-Young et développements limités usuels

  1. Écrire, sans calcul et de mémoire, le développement limité en 0 à l'ordre 4 de chacune des fonctions suivantes.

    a. ex

    b. cosx

    c. sinx

    d. ln(1+x)

    e. 11x

    f. 11+x

    g. 1+x

    h. chx

  2. Retrouver, cette fois par la formule de Taylor-Young, c'est-à-dire par le calcul des dérivées successives en 0, les développements limités à l'ordre 4 de cosx et de 1+x.

  3. Écrire le terme général du développement limité en 0 à l'ordre n de ex, de ln(1+x) et de 11x, sous la forme d'une somme k suivie d'un o(xn).

Exercice 6 ★★★Taylor-Young : calculer un développement limité par dérivations

Formule de Taylor-Young et développements limités usuels

Dans tout l'exercice, on s'interdit les opérations sur les développements limités : chaque développement doit être obtenu par la seule formule de Taylor-Young. Pour chacune des quatre fonctions ci-dessous, on demande donc de justifier que la formule s'applique, de dresser le tableau de ses dérivées successives jusqu'à l'ordre voulu, d'évaluer ces dérivées au point considéré, puis d'écrire le développement limité demandé.

a. f(x)=e2x, à l'ordre 3 au voisinage de 0

b. g(x)=ln(1+2x), à l'ordre 3 au voisinage de 0

c. h(x)=x, à l'ordre 2 au voisinage de 1

d. k(x)=sinx, à l'ordre 3 au voisinage de π4

Exercice 7 ★★★★Somme et produit de développements limités

Opérations sur les développements limités : somme, produit, composition, quotient

Calculer les six développements limités suivants en 0, à l'ordre indiqué, en utilisant uniquement les développements limités usuels et les opérations de somme et de produit. Dans chaque cas, on précisera à quel ordre chaque facteur a été tronqué, et on justifiera ce choix.

a. excosx à l'ordre 3

b. (1+x)ln(1+x) à l'ordre 3

c. sinx×11x à l'ordre 3

d. chx+cosx à l'ordre 4

e. x2ex à l'ordre 4

f. 1+x×(1+x)1/2 à l'ordre 3

Pour le f., on observera le résultat obtenu et on dira ce qu'il permet de contrôler.

Exercice 8 ★★★Limites élémentaires par développement limité

Calcul de limites et levée de formes indéterminées par développement limité

Déterminer les six limites suivantes quand x tend vers 0. Chacune est une forme indéterminée du type 00 que l'on lèvera à l'aide d'un développement limité du numérateur. On indiquera à chaque fois à quel ordre on a développé, et pourquoi cet ordre-là.

a. sinxxx3

b. ex1xx2

c. ln(1+x)xx2

d. 1cosxx2

e. tanxsinxx3

f. 1+x1x2x2

Exercice 9 ★★★Les pièges des équivalents

Opérations sur les équivalents et pièges classiques (somme, exponentielle, composition)

On rappelle que unvn signifie qu'il existe une suite (εn) de limite nulle telle que un=vn(1+εn) à partir d'un certain rang ; lorsque vn ne s'annule pas à partir d'un certain rang, cela équivaut à unvn1.

1. On pose un=n+1, vn=n, an=n et bn=n+1n. Vérifier que unvn et que anbn, puis comparer un+an et vn+bn. Que conclure ?

2. Montrer que n+lnnn, puis que en+lnn n'est pas équivalent à en. Démontrer ensuite l'énoncé correct suivant : si unvn0, alors eunevn.

3. Montrer que 1+1n1, puis que ln ⁣(1+1n) n'est pas équivalent à ln1. Démontrer l'énoncé correct suivant : si unvn, si vn>0 à partir d'un certain rang et si vn avec [0,+] et 1, alors lnunlnvn.

4. À l'aide de (1+1n)n et de 1n, montrer qu'on ne peut pas élever un équivalent à une puissance qui dépend de n.

5. Trouver deux fonctions f et g, dérivables et équivalentes en +, dont les dérivées ne sont pas équivalentes en +.

Exercice 10 ★★★★Équivalents, logarithmes et exponentielles

Opérations sur les équivalents et pièges classiques (somme, exponentielle, composition)Suites et fonctions de référence : croissances comparées, factorielle, formule de Stirling

Déterminer la limite de chacune des suites suivantes. On les traitera toutes de la même façon, en écrivant unvn=evnlnun et en développant lnun à l'ordre utile.

a. (1+1n)n

b. (1+1n)n2

c. n1/n

d. (n+1n+2)n

e. (ln(n+1)lnn)n

f. (cos1n)n

Dans chaque cas, on précisera à quel ordre le développement de lnun a dû être poussé, et pourquoi.

Exercice 11 ★★★★Développements limités par composition

Opérations sur les développements limités : somme, produit, composition, quotient

Déterminer le développement limité en 0, à l'ordre indiqué, de chacune des fonctions suivantes. On veillera, avant toute composition, à vérifier que l'hypothèse du théorème est satisfaite.

a. esinx à l'ordre 4

b. ln(1+sinx) à l'ordre 4

c. cos(ln(1+x)) à l'ordre 3

d. 1+sinx à l'ordre 3

e. ecosx à l'ordre 4

f. ln(2+x) à l'ordre 3

Exercice 12 ★★★★Développements limités de quotients

Opérations sur les développements limités : somme, produit, composition, quotient

Déterminer le développement limité en 0, à l'ordre indiqué, de chacune des fonctions suivantes. On précisera à chaque fois la méthode employée : composition avec le développement de 11+u, ou division suivant les puissances croissantes.

a. sinx1+x à l'ordre 3

b. ex1+x à l'ordre 3

c. ln(1+x)x à l'ordre 3

d. xex1 à l'ordre 3

e. 1cosx à l'ordre 4

Pour c. et d., on commencera par préciser en quel sens la fonction admet un développement limité en 0.

Exercice 13 ★★★Primitiver un développement limité

Primitivation d'un développement limité

1. Énoncer le théorème de primitivation d'un développement limité, en précisant exactement ses hypothèses.

2. Retrouver, par primitivation du développement limité de leur dérivée, les développements limités en 0 à l'ordre 5 de ln(1+x), de Arctanx et de Arcsinx.

3. En déduire le développement limité en 0 à l'ordre 5 de argthx=12ln1+x1x, après avoir vérifié que sa dérivée vaut 11x2.

4. Expliquer pourquoi on ne peut pas, symétriquement, dériver un développement limité. On étudiera la fonction f définie par f(x)=x3sin1x pour x0 et f(0)=0.

Exercice 14 ★★★Tangente et position relative de la courbe

Étude locale d'une courbe : tangente, position relative, extremum

Pour chacune des fonctions suivantes, donner l'équation de la tangente à sa courbe représentative au point d'abscisse indiquée, puis étudier la position de la courbe par rapport à cette tangente au voisinage de ce point.

a. f(x)=ln(1+x) en 0

b. g(x)=exsinx en 0

c. h(x)=x1+x2 en 0

d. k(x)=1+x2 en 0

e. Dans le cas général, que peut-on dire lorsque le premier terme non nul du développement après le terme d'ordre 1 est d'ordre pair ? d'ordre impair ?

Exercice 15 ★★★★Asymptote oblique et position de la courbe

Développements asymptotiques et branches infinies : asymptotes et position

Étudier la branche infinie en + des courbes représentatives des fonctions suivantes : montrer l'existence d'une asymptote oblique, en donner l'équation, et préciser la position de la courbe par rapport à cette asymptote. On utilisera systématiquement le changement de variable x=1t, avec t0+.

a. f(x)=x2+x+1x1

b. g(x)=x2+x+1

c. h(x)=xe1/x

Pour a., on fera également l'étude en .

Exercice 16 ★★★Développement limité en un point autre que zéro

Développements limités : définition, unicité, troncature, paritéOpérations sur les développements limités : somme, produit, composition, quotient

Déterminer le développement limité à l'ordre 3 de chacune des fonctions suivantes, au point a indiqué. Dans chaque cas, on énoncera explicitement le changement de variable x=a+h utilisé, et on reviendra à la variable x pour écrire la réponse finale, sous forme de puissances de xa.

a. f(x)=lnx en a=1

b. f(x)=ex en a=2

c. f(x)=cosx en a=π3

d. f(x)=1x en a=2

On contrôlera à chaque fois que le terme constant obtenu vaut f(a) et que le coefficient de xa vaut f(a).

Exercice 17 ★★★★Formes indéterminées du type puissance

Calcul de limites et levée de formes indéterminées par développement limité

Déterminer les limites suivantes. Toutes sont des formes indéterminées du type puissance : on les traitera systématiquement en écrivant u(x)v(x)=ev(x)lnu(x), et l'on précisera à chaque fois à quel ordre il est nécessaire de développer lnu(x).

a. limx0+xx

b. limx0(cosx)1/x2

c. limx0(sinxx)1/x2

d. limx+(1+1x)x

e. limx0(ex1x)1/x

f. limx+(x+1x1)x

Exercice 18 ★★★★Nature d'un point critique par développement limité

Étude locale d'une courbe : tangente, position relative, extremum

1. Soit f une fonction définie au voisinage d'un réel a, et soit p2 un entier. On suppose qu'il existe un réel cp0 tel que

f(a+h)=f(a)+cphp+o(hp)(h0).

Montrer que f est dérivable en a avec f(a)=0, puis déterminer la nature du point a (maximum local, minimum local, ou ni l'un ni l'autre) en fonction de la parité de p et du signe de cp. Énoncer le critère obtenu.

2. Appliquer ce critère en 0 à chacune des quatre fonctions suivantes, définies au voisinage de 0. On vérifiera au préalable que 0 est bien un point critique, et l'on conclura dans chaque cas : maximum local, minimum local, ou ni l'un ni l'autre.

a. f1(x)=cosx1+x22

b. f2(x)=ex21x2

c. f3(x)=sinxx

d. f4(x)=ln(1+x)x+x22

Exercice 19 ★★★Déterminer des paramètres pour qu'une limite existe

Calcul de limites et levée de formes indéterminées par développement limitéOpérations sur les développements limités : somme, produit, composition, quotient

1. Déterminer les réels a et b tels que sinxx+ax3x5 admette la limite finie b lorsque x0.

2. Déterminer les réels a et b tels que ln(1+x)x(1+ax)1+bx=o(x3) au voisinage de 0. Que vaut alors le terme suivant, c'est-à-dire le premier terme non nul du développement de cette différence ?

3. Déterminer les réels a, b, c tels que x2+x+1(ax+b+cx) tende vers 0 lorsque x+. Cette condition détermine-t-elle c ? Fixer c en imposant de plus que la différence soit négligeable devant 1x, et préciser alors la vitesse à laquelle elle tend vers 0.

Exercice 20 ★★★★Premier développement asymptotique d'une suite

Développements asymptotiques de suites : suites implicites, suites récurrentes

Déterminer, pour chacune des suites suivantes, un développement asymptotique à l'ordre indiqué lorsque n+. On explicitera à chaque fois la méthode : factorisation du terme dominant, changement de variable h=1n, développement limité en h, puis retour à n.

a. un=n2+n+1n, à l'ordre 1n

b. vn=(1+1n)n, à l'ordre 1n

c. wn=nln(1+1n), à l'ordre 1n2

d. tn=n3+n23n, à l'ordre 1n

Exercice 21 ★★★Unicité, troncature et parité d'un développement limité

Développements limités : définition, unicité, troncature, parité

1. Démontrer l'unicité de la partie régulière d'un développement limité d'ordre n en 0.

2. En déduire que si f est paire (respectivement impaire) et admet un DLn(0), alors sa partie régulière ne contient que des puissances paires (respectivement impaires). Vérifier ce résultat sur cos, sin et x11+x2.

3. Une fonction admettant un DLn(0) admet-elle un DLp(0) pour tout pn ? Et pour p>n ? Justifier, et donner un exemple de fonction admettant un DL2(0) mais pas de DL3(0).

4. Soit f admettant le développement limité f(x)=1+2xx2+5x3+o(x3) en 0. Que valent f(0), f(0), f(0) ? Peut-on en déduire f(0) ? Justifier soigneusement.

Exercice 22 ★★★Ce qu'un développement limité ne dit pas

Développements limités : définition, unicité, troncature, paritéFormule de Taylor-Young et développements limités usuels

On pose f(x)=x3sin(1x) pour x0, et f(0)=0.

1. Montrer que f admet un DL2(0) et le donner.

2. Montrer que f est dérivable sur R et calculer f.

3. Montrer que f est continue en 0, puis que f n'est pas dérivable en 0. En déduire que f n'est pas deux fois dérivable en 0.

4. Conclure : l'existence d'un DL2(0) n'entraîne pas celle de f(0). Comparer avec ce que dit exactement la formule de Taylor-Young.

5. Montrer, avec la même fonction, qu'on ne peut pas dériver un développement limité terme à terme.

Exercice 23 ★★★Comparaison somme-intégrale : la constante d'Euler

Comportement asymptotique d'intégrales et comparaison somme-intégraleDéveloppements asymptotiques de suites : suites implicites, suites récurrentes

Pour tout entier n1, on pose

Hn=k=1n1k,an=Hnlnn,bn=Hnln(n+1).

1. Montrer que, pour tout entier k1,

1k+1    kk+1dtt    1k.

2. En déduire que la suite (an) est décroissante et que la suite (bn) est croissante.

3. Montrer que anbn0, puis que (an) et (bn) convergent vers une même limite, notée γ et appelée constante d'Euler. Établir l'encadrement 1ln2γ1.

4. En déduire le développement asymptotique Hn=lnn+γ+o(1), puis l'encadrement, valable pour tout n1,

0    Hnlnnγ    1n.

5. Applications. Déterminer la limite de Tn=k=n+12n1k, puis un développement asymptotique à reste o(1) de Un=k=1n12k1.

Exercice 24 ★★★Une suite définie implicitement

Développements asymptotiques de suites : suites implicites, suites récurrentes

Pour nN, on considère l'équation (En) :   x+lnx=n, d'inconnue x>0.

1. Montrer que (En) admet une unique solution xn>0.

2. Montrer que la suite (xn)n1 est strictement croissante et tend vers +.

3. Montrer que xnn+n.

4. Montrer que xn=nlnn+o(lnn).

5. Pousser d'un cran : montrer que

xn=nlnn+lnnn+o ⁣(lnnn).

Exercice 25 ★★★Suite récurrente : l'équivalent de la suite du sinus itéré

Développements asymptotiques de suites : suites implicites, suites récurrentes

Soit u0]0,π2]. On définit la suite (un) par un+1=sin(un).

1. Montrer que la suite est bien définie, à valeurs dans ]0,π2], strictement décroissante, et qu'elle converge vers 0.

2. Soit αR. Déterminer, en fonction de α, la limite de

1un+1α1unα.

Pour quelle valeur de α cette limite est-elle finie et non nulle ?

3. Démontrer le lemme suivant (lemme de Cesàro) : si (vn) est une suite réelle telle que vn+1vnR, alors vnn.

4. En déduire que unn+3n.

Exercice 26 ★★★★Le développement limité de la tangente

Opérations sur les développements limités : somme, produit, composition, quotientPrimitivation d'un développement limité

1. Calculer le développement limité de tan en 0 à l'ordre 5, par quotient des développements de sin et cos.

2. Le retrouver en utilisant la relation tan=1+tan2 et la primitivation d'un développement limité. Pousser ainsi le calcul jusqu'à l'ordre 7.

3. Soit g la fonction définie sur ]π2,π2[ par g(x)=tanxxx3 pour x0, prolongée par continuité en 0. Préciser g(0) et donner le développement limité de g en 0 à l'ordre 5.

4. Déterminer le développement limité en 0 à l'ordre 7 de tan(sinx)sin(tanx), puis un équivalent de cette quantité en 0. (Les deux fonctions coïncident « longtemps » : c'est ce qui fait l'intérêt de la question.)

5. En déduire la limite en 0 de tanxxxsinx.

Exercice 27 ★★★Les intégrales de Wallis

Comportement asymptotique d'intégrales et comparaison somme-intégraleOpérations sur les équivalents et pièges classiques (somme, exponentielle, composition)

Pour nN, on pose

Wn=0π/2sinntdt.

1. Calculer W0 et W1.

2. Montrer que la suite (Wn) est strictement positive et décroissante, donc convergente.

3. À l'aide d'une intégration par parties, établir que pour tout nN :

Wn+2=n+1n+2Wn.

4. En déduire que (n+1)Wn+1Wn=π2 pour tout nN.

5. À l'aide de l'encadrement Wn+2Wn+1Wn, montrer que Wn+1n+Wn.

6. En déduire que Wnn+π2n.

Exercice 28 ★★★Équivalent d'une intégrale dépendant d'un entier

Comportement asymptotique d'intégrales et comparaison somme-intégrale

Partie A. Pour nN, on pose In=01xn1+xdx.

1. Montrer que la suite (In) est décroissante et tend vers 0.

2. Montrer que pour tout nN : In+In+1=1n+1.

3. En déduire l'encadrement 12(n+1)In12n pour n1, puis que Inn+12n.

Partie B. Pour nN, on pose Jn=01dx1+xn.

4. Vérifier que 1Jn=01xn1+xndx, puis encadrer cette quantité pour montrer que Jn1.

5. À l'aide du changement de variable u=xn, montrer que 1Jnn+ln2n.

Exercice 29 ★★★★Étude locale et asymptotique complète d'une fonction

Étude locale d'une courbe : tangente, position relative, extremumDéveloppements asymptotiques et branches infinies : asymptotes et position

On considère la fonction f définie par f(x)=x3x21, et on note C sa courbe représentative.

1. Déterminer le domaine de définition de f, étudier sa parité, et calculer ses limites aux bornes du domaine.

2. Donner le développement limité de f en 0 à l'ordre 5. En déduire la tangente à C au point d'abscisse 0 et la position de C par rapport à cette tangente.

3. Donner le développement asymptotique de f en + à la précision 1x3. En déduire l'asymptote de C en + et la position de C par rapport à cette asymptote, en + puis en .

4. Préciser le comportement de f au voisinage de 1.

5. Étudier les variations de f et décrire l'allure de C.

Exercice 30 ★★★★Formule de Stirling et coefficients binomiaux

Suites et fonctions de référence : croissances comparées, factorielle, formule de StirlingOpérations sur les équivalents et pièges classiques (somme, exponentielle, composition)

On admet la formule de Stirling :   n!n+2πn(ne)n.

1. Déterminer un équivalent de (2nn).

2. En déduire la limite de 14n(2nn), ainsi qu'un équivalent de cette suite.

3. Déterminer un équivalent de (3n)!(n!)3.

4. Déterminer la limite de (n!)1/nn.

5. Donner un développement asymptotique de ln(n!) à deux termes, puis en déduire que ln(n!)n+nlnn.

6. Question de vigilance. La relation n!2πn(ne)n signifie-t-elle que la différence n!2πn(ne)n tend vers 0 ? Justifier soigneusement.

Exercice 31 ★★★★Branches infinies et développement asymptotique en l'infini

Développements asymptotiques et branches infinies : asymptotes et positionOpérations sur les développements limités : somme, produit, composition, quotient

Pour chacune des trois fonctions suivantes, donner un développement asymptotique à trois termes en + puis en , en déduire l'asymptote éventuelle et préciser la position de la courbe par rapport à celle-ci.

1. f(x)=x3+x2+13.

2. g(x)=xln ⁣(x+1x1) (on précisera d'abord le domaine de définition).

3. h(x)=(x2+1)e1/x.

Exercice 32 ★★★★Les racines de l'équation tan(x) = x

Développements asymptotiques de suites : suites implicites, suites récurrentes

Pour nN, on pose In=]nππ2, nπ+π2[.

1. Montrer que l'équation tanx=x admet une unique solution xn dans In.

2. Montrer que xnnπ lorsque n+.

3. On pose εn=nπ+π2xn. Montrer que tanεn=1xn, puis que εn0+ et enfin que εn1nπ.

4. En déduire le développement asymptotique à trois termes

xn=nπ+π21nπ+o(1n),

puis pousser le développement d'un cran : déterminer la constante α telle que

xn=nπ+π21nπ+αn2+o(1n2).

Exercice 33 ★★★★Développement asymptotique d'une suite récurrente

Développements asymptotiques de suites : suites implicites, suites récurrentes

Soit u0]0,1[ et (un) la suite définie par un+1=unun2.

1. Montrer que la suite est bien définie, à valeurs dans ]0,1[, strictement décroissante, et qu'elle converge vers 0.

2. Montrer que 1un+11un1. Énoncer et démontrer le lemme de Cesàro sous la forme : si (vn) vérifie vn+1vn, alors vnn. En déduire que un1n.

3. On pose vn=1unn. Montrer que vn+1vn1n.

4. On note Hn=k=1n1k. Redémontrer Hnlnn par comparaison somme-intégrale, puis, par un encadrement explicite écrit avec un ε et un télescopage, établir que vnlnn. (On n'utilisera aucun théorème sur les séries : k=1nak est ici une suite, rien de plus.)

5. En déduire que

un=1nlnnn2+o(lnnn2).

Exercice 34 ★★★Le développement asymptotique de la suite de terme un plus un sur n puissance n

Développements asymptotiques de suites : suites implicites, suites récurrentesOpérations sur les développements limités : somme, produit, composition, quotient

Pour n1, on pose

un=(1+1n)netvn=(1+1n)n+1/2.

1. Montrer que une.

2. Établir le développement asymptotique

un=ee2n+11e24n2+o(1n2).

3. En déduire un équivalent simple de eun.

4. Montrer que vn=e+cn2+o(1n2) pour une constante c que l'on déterminera. (Le terme en 1n disparaît : c'est tout l'intérêt de l'exposant n+12.)

5. Interpréter : laquelle des deux suites approche e le plus vite, et dans quel rapport ?

Exercice 35 ★★★★Des intégrales de Wallis à la formule de Stirling

Comportement asymptotique d'intégrales et comparaison somme-intégraleSuites et fonctions de référence : croissances comparées, factorielle, formule de Stirling

Partie A. Les intégrales de Wallis

Pour nN, on pose Wn=0π/2sinntdt.

1. Calculer W0 et W1, puis établir, par une intégration par parties, la relation Wn+2=n+1n+2Wn.

2. En déduire, pour tout pN, les expressions explicites

W2p=(2p)!22p(p!)2π2etW2p+1=22p(p!)2(2p+1)!.

3. Montrer que la suite de terme général (n+1)Wn+1Wn est constante, égale à π2.

4. Montrer que (Wn) est strictement positive et décroissante, que Wn+1Wn, puis que Wnπ2n.

Partie B. La formule de Stirling

Pour n1, on pose an=n!ennn+1/2.

5. Montrer que lnanlnan+1=(n+12)ln(1+1n)1, puis que cette quantité vaut 112n2+o(1n2).

6. Montrer que (lnan) est strictement décroissante et minorée, et en déduire qu'elle converge. (On majorera lnanlnan+1 par Cn2 et l'on utilisera l'inégalité 1k21k11k pour télescoper. Aucun théorème sur les séries n'est autorisé.)

7. En déduire qu'il existe une constante C0>0 telle que n!C0n(ne)n.

8. Déterminer C0 en appliquant l'équivalent de W2p obtenu en partie A.

Exercice 36 ★★★★La racine de l'équation x puissance n plus x égale 1

Développements asymptotiques de suites : suites implicites, suites récurrentesCalcul de limites et levée de formes indéterminées par développement limité

Pour n2, on considère la fonction fn définie sur [0,1] par fn(x)=xn+x1.

1. Montrer que fn admet une unique racine xn dans ]0,1[.

2. Montrer que la suite (xn)n2 est strictement croissante, puis qu'elle converge vers 1.

3. On pose εn=1xn. Établir la relation nln(1εn)=lnεn, puis montrer que εn0+ et que nεn+.

4. Montrer que εnlnnn.

5. Obtenir le terme suivant du développement asymptotique de εn.

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On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.