ECG appliquées · Chapitre 05 · Premier semestre
Exercices — Fonctions réelles d'une variable réelle
36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
Sommaire
36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Exercice 1 ★★★★ — Ensembles de définition et parité
Généralités : ensemble de définition, parité, monotonie, fonctions bornées, composition
L'ensemble de définition d'une fonction est l'ensemble des réels pour lesquels l'expression a un sens. On rappelle les trois contraintes usuelles : exige , un quotient exige un dénominateur non nul, et exige .
-
Déterminer l'ensemble de définition de chacune des fonctions suivantes. Lorsque cet ensemble n'est pas un intervalle, préciser l'intervalle sur lequel on choisit de poursuivre l'étude.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
-
Étudier la parité des fonctions suivantes.
a. définie sur par .
b. définie sur par .
c. définie sur par .
-
La question de la parité de la fonction de la question 1 a-t-elle un sens ? Justifier.
-
Démontrer que est strictement croissante sur .
Exercice 2 ★★★★ — Degré, somme et produit de fonctions polynômes
Fonctions polynômes : degré, division euclidienne, racines et factorisation
On confond, comme le fait le programme, un polynôme et sa fonction polynomiale. Un polynôme non nul s'écrit avec : l'entier est son degré, noté , et son coefficient dominant. Par convention, le polynôme nul a pour degré . On note l'ensemble des polynômes à coefficients réels et, pour , l'ensemble de ceux dont le degré est inférieur ou égal à .
-
Donner le degré et, lorsqu'il existe, le coefficient dominant de chacun des polynômes suivants.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
-
On pose, pour tout réel , et .
a. Calculer et donner son degré. Comparer ce degré au plus grand des deux degrés et .
b. Sans développer entièrement le produit, donner le degré de , son coefficient dominant, son terme constant, puis le coefficient de .
-
On pose et . Calculer et donner son degré. Expliquer pourquoi la convention permet d'énoncer l'inégalité sans aucune exception.
-
Parmi les polynômes suivants, lesquels appartiennent à ?
a.
b.
c.
d.
e.
f.
-
Déterminer trois réels , et tels que, pour tout réel ,
Exercice 3 ★★★★ — Discriminant, racines et signe d'un trinôme
Trinôme du second degré : discriminant, signe, relations entre coefficients et racines
On considère les trois trinômes définis, pour tout réel , par
-
Pour chacun de ces trois trinômes, calculer le discriminant, en déduire le nombre de racines réelles, déterminer ces racines lorsqu'elles existent, et factoriser le trinôme lorsque c'est possible.
-
Dresser le tableau de signe de chacun des trois trinômes.
-
Résoudre dans les inéquations suivantes.
a.
b.
c.
-
a. Vérifier sur le trinôme les deux relations du cours : la somme des racines vaut et leur produit vaut .
b. Soit . Sans calculer les racines, montrer que admet deux racines réelles distinctes et que toutes deux sont strictement positives. Calculer ensuite ces racines pour contrôler la réponse.
Exercice 4 ★★★★ — Règles de calcul sur les puissances
Fonction racine carrée, fonction inverse, fonctions puissances x puissance alpha
Pour tout réel et tout réel , on pose . On rappelle les règles de calcul, valables pour et et pour tous réels et :
On rappelle enfin que pour . Dans tout l'exercice, la lettre désigne un réel strictement positif : c'est la condition sous laquelle ces règles s'appliquent.
-
Écrire chacune des expressions suivantes sous la forme .
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
-
Calculer les nombres suivants, en donnant à chaque fois une valeur exacte sous forme d'entier ou de fraction.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
-
a. Calculer , et pour , puis ranger ces trois nombres et dans l'ordre croissant.
b. Reprendre la question précédente avec .
c. Que peut-on conjecturer sur la façon dont dépend de , selon que appartient à ou à ? Justifier en écrivant .
-
En écrivant , démontrer que la fonction est strictement croissante sur , et que la fonction y est strictement décroissante.
Exercice 5 ★★★★ — Équations et inéquations avec la valeur absolue
Valeur absolue : propriétés, distance sur R, équations et inéquations
On rappelle que est la distance du réel à , et que est la distance entre les réels et . On rappelle aussi les trois équivalences fondamentales, valables pour tout réel et tout réel :
-
Résoudre dans les équations suivantes.
a.
b.
c.
-
Résoudre dans l'inéquation . Interpréter l'ensemble des solutions en termes de distance et le représenter sur une droite graduée.
-
Résoudre dans l'inéquation , puis interpréter l'ensemble des solutions en termes de distance.
-
Écrire l'intervalle sous la forme , où et sont deux réels à déterminer.
-
Soit . Montrer que . Cette majoration est-elle atteinte ?
Exercice 6 ★★★★ — Encadrement fondamental de la partie entière
Partie entière : encadrement fondamental, représentation graphique
Pour tout réel , la partie entière de , notée , est l'unique entier relatif vérifiant
On en déduit l'encadrement fondamental : pour tout réel ,
-
Calculer les parties entières suivantes.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
-
a. Vérifier l'encadrement fondamental pour , puis pour .
b. Démontrer que si et seulement si est un entier relatif.
-
Résoudre dans les équations suivantes, puis représenter les ensembles solutions des équations a. et c. sur une droite graduée.
a.
b.
c.
-
Démontrer que, pour tout réel et tout entier relatif , .
-
Démontrer que, pour tout réel , la quantité vaut si est un entier relatif, et sinon.
Exercice 7 ★★★★ — Équations et inéquations avec le logarithme et l'exponentielle
Logarithme népérien et exponentielle : propriétés, équations, fonctions du type u puissance v
On rappelle que est définie et strictement croissante sur , que est définie et strictement croissante sur à valeurs dans , et que ces deux fonctions sont réciproques l'une de l'autre. De la stricte croissance on déduit les équivalences utilisées en permanence : pour et ,
et, pour tous réels et , et . On rappelle enfin que et pour , et réel.
Toute résolution commence par la détermination des conditions d'existence.
-
Résoudre dans l'équation .
-
Résoudre dans l'équation , en posant .
-
Résoudre dans l'inéquation .
-
Résoudre dans l'inéquation .
-
a. Simplifier .
b. Résoudre dans l'équation .
c. L'égalité est-elle valable pour tout réel non nul ? Justifier, et corriger la formule si nécessaire.
Exercice 8 ★★★★ — Limites par opérations et par composition
Limites : limite à gauche et à droite, opérations, composition, formes indéterminées
Toutes les limites de cet exercice s'obtiennent avec les seuls théorèmes du cours : les opérations algébriques sur les limites (somme, produit, quotient), le théorème de la limite d'une fonction composée, et les limites usuelles de et de . La méthode est toujours la même. On regarde d'abord ce que donnent les opérations « à vue » : si le théorème s'applique, la limite tombe ; s'il conduit à une forme indéterminée, il faut transformer l'expression avant de conclure. Pour un quotient de deux polynômes, la transformation est toujours la même : on factorise le numérateur et le dénominateur par leur terme de plus haut degré.
Déterminer les limites suivantes.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g. puis
h.
Exercice 9 ★★★★ — Croissances comparées : les limites usuelles
Croissances comparées du logarithme, des puissances et de l'exponentielle
On rappelle les quatre limites de croissances comparées du cours, valables pour tous réels et :
Elles se résument en une phrase, qu'il faut avoir en tête avant tout calcul : au voisinage de , l'exponentielle l'emporte sur les puissances, qui l'emportent elles-mêmes sur le logarithme. Chacune des limites ci-dessous conduit à une forme indéterminée : la technique consiste à faire apparaître l'un de ces quatre quotients, en factorisant par le terme dominant lorsque l'expression est une somme.
Déterminer les limites suivantes.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
Exercice 10 ★★★★ — Lecture graphique : variations, extremums et image d'un segment
Généralités : ensemble de définition, parité, monotonie, fonctions bornées, compositionÉtude graphique, positions relatives de deux courbes, régionnements du planThéorème des valeurs intermédiaires, image d'un intervalle et d'un segment
La figure ci-dessous représente la courbe d'une fonction définie et continue sur le segment . Quatre points de la courbe sont marqués, et des pointillés facilitent la lecture de leurs coordonnées.
Aucune expression de n'est donnée, et il n'en faut pas : toutes les réponses s'obtiennent par lecture de ce graphique, puis par application des théorèmes du cours aux informations ainsi lues.
-
Donner l'ensemble de définition de , puis lire les valeurs de , , et .
-
Dresser le tableau de variations de sur son ensemble de définition, tel qu'on le lit sur la figure.
-
La fonction admet-elle un maximum global sur ? un minimum global ? Préciser dans chaque cas la valeur de l'extremum et le réel en lequel il est atteint. Que peut-on dire du point de la courbe d'abscisse ?
-
Justifier que pour tout , on a . La fonction est-elle majorée sur ? minorée ? bornée ?
-
Déterminer graphiquement le nombre de solutions de l'équation sur , puis démontrer ce nombre à l'aide des théorèmes du cours. Reprendre la question avec l'équation .
-
Déterminer l'image du segment par . Quel théorème du cours garantissait, avant tout calcul, que cette image serait un segment ?
Exercice 11 ★★★★ — Racines évidentes et factorisation d'un polynôme
Fonctions polynômes : degré, division euclidienne, racines et factorisation
On rappelle le résultat du cours qui sert de moteur à tout l'exercice : un réel est racine d'un polynôme si et seulement si se factorise par , c'est-à-dire s'il existe un polynôme , de degré , tel que pour tout réel .
Partie A. On pose, pour tout réel , .
-
Chercher une racine entière de en testant les diviseurs de son terme constant.
-
En déduire un trinôme tel que pour tout réel .
-
Factoriser complètement en produit de facteurs du premier degré, et donner l'ensemble de ses racines.
-
Dresser le tableau de signes de sur , puis résoudre l'inéquation .
Partie B. On pose, pour tout réel , .
-
Vérifier que est racine de .
-
Factoriser complètement .
-
Résoudre l'inéquation .
Exercice 12 ★★★★ — Division euclidienne et étude du signe
Fonctions polynômes : degré, division euclidienne, racines et factorisationTrinôme du second degré : discriminant, signe, relations entre coefficients et racines
On pose, pour tout réel ,
-
Effectuer la division euclidienne de par : déterminer les polynômes et tels que avec .
-
Vérifier le résultat en développant .
-
Dresser le tableau de signes de sur .
-
On note et les courbes représentatives des fonctions et dans un repère du plan. Étudier la position relative de et de , et préciser les coordonnées de leurs points communs.
-
Soit la droite d'équation . Montrer que est strictement au-dessus de en tout point.
Exercice 13 ★★★★ — Relations entre coefficients et racines d'un trinôme
Trinôme du second degré : discriminant, signe, relations entre coefficients et racines
On rappelle les relations du cours. Si le trinôme , avec , admet deux racines réelles et (éventuellement égales, dans le cas d'une racine double), alors leur somme et leur produit valent
Ces deux relations permettent de travailler sur les racines sans les calculer, ce qui est tout l'objet de l'exercice.
-
Retrouver un trinôme à partir de sa somme et de son produit.
a. Déterminer deux réels dont la somme vaut et le produit .
b. Déterminer deux réels dont la somme vaut et le produit .
c. Existe-t-il deux réels dont la somme vaut et le produit ?
-
Pour chacun des trinômes suivants, dire s'il admet des racines réelles et, le cas échéant, déterminer le signe de ces racines, sans les calculer.
a.
b.
c.
d.
-
Soit un trinôme admettant deux racines réelles et , de somme et de produit .
a. Exprimer en fonction de et de .
b. À quelle condition la quantité est-elle définie ? L'exprimer alors en fonction de et de .
c. Application : calculer ces deux quantités pour le trinôme , sans calculer ses racines.
-
Soit un réel. Pour quelles valeurs de le trinôme admet-il deux racines strictement positives ?
Exercice 14 ★★★★ — Distance sur R et intervalles centrés
Valeur absolue : propriétés, distance sur R, équations et inéquations
On rappelle le lien entre valeur absolue et distance : pour tous réels et , le nombre est la distance entre et sur la droite réelle. Il en découle, pour tout réel , les deux équivalences
L'intervalle s'appelle l'intervalle de centre et de rayon : son centre est le milieu de ses bornes, et son rayon leur demi-écart. Les mêmes énoncés valent avec des inégalités strictes et des intervalles ouverts.
-
Traduire chacune des conditions suivantes en termes de distance, puis déterminer l'ensemble des réels qui la vérifient, sous forme d'intervalle ou de réunion d'intervalles.
a.
b.
c.
d.
-
Réciproquement, écrire chacun des ensembles suivants sous la forme , ou avec une inégalité stricte lorsque l'intervalle est ouvert, en précisant à chaque fois le centre et le rayon .
a.
b.
c.
d.
-
Résoudre dans l'équation en distinguant trois cas selon la position de . Interpréter le résultat en termes de distances, et représenter l'ensemble des solutions sur une droite graduée.
Exercice 15 ★★★★ — Comparaison des fonctions puissances selon l'exposant
Fonction racine carrée, fonction inverse, fonctions puissances x puissance alpha
On rappelle la définition des puissances réelles : pour tout réel et tout réel ,
On en déduit les règles de calcul, valables pour , et réels :
Dans tout l'exercice, la dérivation est hors de propos : tous les résultats demandés s'obtiennent à partir de cette définition, du sens de variation de et de , et de la composition.
-
Simplifier les nombres et expressions suivants (on suppose ).
a.
b.
c.
d.
e.
f.
-
Soient et deux réels tels que . Comparer et dans chacun des trois cas : , puis , puis .
-
Ranger dans l'ordre croissant les cinq nombres , , , , :
a. lorsque ;
b. lorsque .
Contrôler le premier classement avec et le second avec .
-
Soit un réel. Déterminer le sens de variation de la fonction , , selon le signe de . On rédigera la réponse par composition, à partir de l'écriture .
-
Comparer les deux nombres et . On pourra passer au logarithme, puis utiliser les encadrements et , que l'on justifiera.
-
Soit un réel. Déterminer et selon le signe de .
Exercice 16 ★★★★ — Monotonie par composition et fonctions bornées
Généralités : ensemble de définition, parité, monotonie, fonctions bornées, composition
On rappelle les règles du cours, les seules autorisées ici (la dérivation n'est pas au programme de ce chapitre).
- Composition. Si est monotone sur un intervalle , à valeurs dans un intervalle , et si est monotone sur , alors est monotone sur , avec la règle des signes : croissante croissante croissante, croissante décroissante décroissante, décroissante croissante décroissante, décroissante décroissante croissante. Les énoncés restent valables avec « strictement ».
- Somme. La somme de deux fonctions croissantes sur est croissante sur (de même pour décroissantes). Ajouter une constante ne change pas le sens de variation.
- Produit par un réel. Si , la fonction a le même sens de variation que ; si , elle a le sens contraire.
- Inverse. Si est monotone sur et y garde un signe strict constant (c'est-à-dire sur , ou sur ), alors est monotone sur , de sens de variation contraire à celui de .
- Définitions. Une fonction est majorée sur s'il existe un réel tel que pour tout , minorée s'il existe tel que pour tout , et bornée si elle est à la fois majorée et minorée.
-
Déterminer le sens de variation de chacune des fonctions suivantes sur l'intervalle indiqué, en n'utilisant que les variations des fonctions usuelles et les règles ci-dessus. Le raisonnement doit citer la règle employée à chaque étape.
a. sur
b. sur
c. sur
d. sur
e. sur
-
On considère les deux fonctions définies sur par
a. Montrer que, pour tout réel , . En déduire que est bornée sur et donner un encadrement explicite de .
b. Vérifier que, pour tout réel , . En déduire que est bornée sur et donner un encadrement explicite de .
c. Ces deux encadrements sont-ils optimaux, c'est-à-dire les bornes sont-elles atteintes ?
-
Soit la fonction définie sur par .
a. Soient et deux réels de tels que . Montrer que
b. En déduire le sens de variation de sur , puis sur .
c. Expliquer pourquoi les règles de la question 1 ne permettaient pas de conclure directement.
Exercice 17 ★★★★ — Formes indéterminées : quotients, racines et quantité conjuguée
Limites : limite à gauche et à droite, opérations, composition, formes indéterminées
Les théorèmes d'opérations sur les limites laissent quatre situations non conclues, appelées formes indéterminées : , , et . Rencontrer une forme indéterminée ne signifie pas que la limite n'existe pas : cela signifie que l'écriture proposée ne permet pas de conclure, et qu'il faut transformer l'expression.
On utilisera librement les résultats suivants du cours.
- Les limites usuelles et , admises.
- Le théorème de composition des limites.
- Pour tout réel , , c'est-à-dire si et si .
- La quantité conjuguée : pour et non tous deux nuls, .
Pour chacune des huit limites suivantes, préciser la forme indéterminée rencontrée, nommer la technique employée, puis calculer la limite. On précisera à chaque fois l'intervalle sur lequel se place l'étude.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
Exercice 18 ★★★★ — Changement de variable dans une équation avec exponentielle
Logarithme népérien et exponentielle : propriétés, équations, fonctions du type u puissance v
On rappelle les propriétés utiles.
- Pour tout réel , , et .
- Pour tout réel et tout réel : .
- Pour tout réel et tout réel : .
- Un trinôme de coefficient dominant et de discriminant est strictement négatif entre ses deux racines, strictement positif à l'extérieur, et nul en ses racines.
-
Résoudre dans les équations suivantes, en posant .
a.
b.
c.
d.
-
Résoudre dans l'inéquation , et donner l'ensemble des solutions sous la forme d'un intervalle.
-
Résoudre dans l'équation , en posant .
-
Synthèse. À la question 1, certaines racines du trinôme ont dû être rejetées ; à la question 3, aucune ne l'a été, bien que l'une d'elles soit négative. Expliquer précisément d'où vient cette différence, et énoncer la méthode générale de résolution par changement de variable.
Exercice 19 ★★★★ — Limites à gauche, à droite et asymptotes verticales
Limites : limite à gauche et à droite, opérations, composition, formes indéterminées
On rappelle les définitions et les conventions du cours.
- Soit un réel. Si ou vaut ou , la droite d'équation est asymptote verticale à la courbe représentative de .
- Si avec fini, la droite d'équation est asymptote horizontale à la courbe en (même définition en ).
- Quand le quotient a un numérateur de limite non nulle et un dénominateur de limite nulle, la limite est infinie, et son signe est donné par la règle des signes, à condition de connaître le signe du dénominateur au voisinage du point considéré. C'est là que la distinction entre limite à gauche et limite à droite devient indispensable.
- Le programme impose de travailler sur un intervalle : quand un ensemble de définition est une réunion de deux intervalles, on annonce explicitement sur lequel des deux on se place.
-
Soit la fonction définie par . Déterminer son ensemble de définition, l'écrire comme une réunion d'intervalles, calculer les limites de à gauche et à droite en , et en déduire l'existence d'une asymptote verticale.
-
Mêmes questions pour la fonction définie par , en . Que constate-t-on par rapport à la question précédente, et comment l'expliquer ? Déterminer également les limites de en et en .
-
Mêmes questions pour la fonction définie par , en : on commencera par l'ensemble de définition, qui décide à lui seul des limites latérales que l'on peut calculer. Déterminer aussi la limite de en .
-
Soit la fonction définie par . Justifier que est définie sur , déterminer ses limites en et en , et en déduire l'existence d'une asymptote horizontale. La courbe de admet-elle une asymptote verticale ?
-
Synthèse. Soit la fonction définie par .
a. Déterminer l'ensemble de définition de , puis toutes les asymptotes de sa courbe représentative.
b. Vérifier que, pour tout de l'ensemble de définition, . En déduire la position de la courbe par rapport à son asymptote horizontale, sur chacun des deux intervalles d'étude.
Exercice 20 ★★★★ — Continuité et prolongement par continuité
Continuité en un point et sur un intervalle, prolongement par continuité
On rappelle les deux définitions du cours.
- Continuité en un point. Soit une fonction définie sur un intervalle et . La fonction est continue en lorsque . Il y a donc trois choses à vérifier : que existe, que la limite existe et est finie, et que les deux nombres sont égaux.
- Prolongement par continuité. Soit définie sur , où est un intervalle et . Si admet en une limite finie , alors la fonction définie sur par pour et est continue en : on l'appelle le prolongement par continuité de en . Si n'a pas de limite finie en , un tel prolongement n'existe pas.
On utilisera librement les croissances comparées, en particulier pour et , ainsi que la limite usuelle .
-
Étudier la continuité au point indiqué de chacune des deux fonctions suivantes.
a. définie sur par si , et ; au point .
b. définie sur par si , et ; au point .
-
Montrer que chacune des trois fonctions suivantes se prolonge par continuité en , et écrire explicitement la fonction prolongée , en précisant son ensemble de définition.
a. sur
b. sur
c. sur
-
Soit la fonction définie sur par . Montrer que ne se prolonge pas par continuité en .
-
Soit la fonction définie sur par . Montrer que ne se prolonge pas non plus par continuité en , et expliquer en quoi la situation diffère de celle de la question 3.
Exercice 21 ★★★★ — Fonction définie par morceaux : raccord continu
Continuité en un point et sur un intervalle, prolongement par continuitéValeur absolue : propriétés, distance sur R, équations et inéquations
On rappelle les résultats du cours utiles ici.
- Critère de raccord. Soit définie sur un intervalle par deux expressions différentes de part et d'autre d'un point intérieur à . La fonction est continue en si et seulement si les deux limites latérales et existent, sont finies et sont toutes deux égales à .
- Continuité des fonctions usuelles. Les fonctions polynomiales, la fonction valeur absolue, et sont continues sur leur ensemble de définition ; un quotient de fonctions continues est continu sur tout intervalle où le dénominateur ne s'annule pas ; sommes, produits et composées de fonctions continues sont continues.
- Valeur absolue. Pour tout réel : si , et si .
-
Soit un réel. On définit la fonction sur par
a. Simplifier l'expression de pour .
b. Déterminer la valeur de pour laquelle est continue en .
c. Pour cette valeur de , justifier que est continue sur .
-
Soit la fonction définie sur par .
a. Écrire sans valeur absolue, sous la forme d'une fonction définie par morceaux sur et sur .
b. Étudier la continuité de au point de raccord .
-
Soit un réel. On définit la fonction sur par
Montrer qu'aucune valeur du réel ne rend continue en . On distinguera les cas et .
Exercice 22 ★★★★ — Théorème des valeurs intermédiaires : existence d'une solution
Théorème des valeurs intermédiaires, image d'un intervalle et d'un segment
On rappelle l'énoncé du théorème des valeurs intermédiaires (TVI), admis dans le cours.
Soit une fonction continue sur un segment . Pour tout réel compris entre et , il existe au moins un réel tel que .
On rappelle également que l'image d'un segment par une fonction continue est un segment, et que le théorème ne dit rien de l'unicité de : celle-ci s'obtient séparément, par la stricte monotonie de . La dérivation n'étant pas au programme de ce chapitre, les sens de variation seront justifiés par les variations des fonctions usuelles et les règles d'opérations.
Partie A. Soit la fonction définie sur par .
- Justifier que est continue sur le segment .
- Calculer et . En déduire, en appliquant le TVI et en vérifiant explicitement ses hypothèses, que l'équation admet au moins une solution dans l'intervalle .
- Montrer, sans utiliser de dérivée, que est strictement croissante sur . En déduire que la solution précédente est unique ; on la note .
- Sachant que et , donner un encadrement de d'amplitude .
Partie B. Soit la fonction définie sur par .
- Montrer que l'équation admet une unique solution dans le segment .
- On donne et . En déduire un encadrement de d'amplitude .
Partie C. On note la partie entière du réel , c'est-à-dire l'unique entier relatif tel que . Soit la fonction définie sur le segment par .
- Calculer et , et vérifier que est compris entre ces deux valeurs.
- Montrer que l'équation n'a pourtant aucune solution dans .
- Quelle hypothèse du TVI n'est pas vérifiée ? Le démontrer précisément.
Exercice 23 ★★★★ — Un polynôme de degré au plus n ayant n+1 racines est nul
Fonctions polynômes : degré, division euclidienne, racines et factorisation
Tout cet exercice repose sur un unique résultat du cours, admis ici : si un polynôme de admet au moins racines deux à deux distinctes, alors est le polynôme nul, c'est-à-dire que tous ses coefficients sont nuls. Aucune question ne demande de le démontrer : on l'applique.
-
Un polynôme imposé en trois points.
a. Déterminer un polynôme de tel que , et .
b. Démontrer qu'il n'en existe pas d'autre dans .
-
Le cas général. Soit . Soient et deux polynômes de et soient des réels deux à deux distincts tels que pour tout entier compris entre et . Démontrer que .
-
Identification des coefficients. Soit . On considère deux polynômes de
et on suppose que pour tout réel .
a. Démontrer que pour tout entier compris entre et .
b. Application : déterminer les réels , et tels que, pour tout réel ,
-
Une équation fonctionnelle. Déterminer tous les polynômes de tels que
On vérifiera que les polynômes trouvés conviennent effectivement.
Exercice 24 ★★★★ — Partie entière et théorème d'encadrement
Partie entière : encadrement fondamental, représentation graphiqueThéorèmes de comparaison et d'encadrement, caractérisation séquentielle de la limite
On rappelle deux résultats du cours, utilisés dans tout l'exercice.
Encadrement fondamental de la partie entière. Pour tout réel ,
Théorème d'encadrement. Si trois fonctions , et vérifient pour tout d'un intervalle, et si et ont la même limite finie à une borne de cet intervalle, alors a également pour limite en cette borne.
L'objectif est de calculer des limites de quotients faisant intervenir la partie entière, qui n'est donnée par aucune formule algébrique : l'encadrement remplace le calcul.
-
Échauffement. Donner les valeurs de et de , puis vérifier sur ces deux exemples l'encadrement fondamental.
-
On étudie la fonction sur l'intervalle . Encadrer à l'aide de l'encadrement fondamental, puis déterminer .
-
On étudie maintenant la même expression sur l'intervalle . Déterminer . On prendra garde au sens des inégalités.
-
Déterminer .
-
Déterminer .
-
Pour , on pose .
a. Démontrer que pour tout .
b. En déduire .
-
Un piège. Déterminer , et expliquer pourquoi l'encadrement de la question 2 ne permet pas de conclure ici.
Exercice 25 ★★★★ — Positions relatives du logarithme, de la fonction identité et de l'exponentielle
Logarithme népérien et exponentielle : propriétés, équations, fonctions du type u puissance vÉtude graphique, positions relatives de deux courbes, régionnements du plan
On rappelle les deux inégalités du cours, admises :
Dans la première, l'égalité n'a lieu que pour ; dans la seconde, seulement pour .
On note la courbe de la fonction sur , celle de la fonction sur , et la droite d'équation . Le plan est rapporté à un repère orthonormé. On donne , et .
-
La chaîne d'inégalités.
a. Démontrer que, pour tout , .
b. En déduire que pour tout , et interpréter graphiquement.
c. Démontrer que l'inégalité est en fait valable pour tout réel .
-
Positions relatives d'une courbe et d'une droite. On note la droite d'équation et la droite d'équation .
a. Déterminer les points communs à et à , puis préciser la position de par rapport à .
b. Faire le même travail pour et .
-
Régionnement du plan. On considère la partie du plan
a. Justifier que, pour chaque de , l'ensemble des convenables n'est pas vide, et décrire en français. Que se passe-t-il pour ?
b. Les points et appartiennent-ils à ?
c. On considère maintenant la bande . Démontrer que la droite , privée de sa partie correspondant à , est entièrement contenue dans .
-
Une inégalité utile pour les petits taux.
a. Démontrer que pour tout réel .
b. En appliquant l'inégalité admise au réel , démontrer que pour tout réel .
c. En déduire un encadrement de par deux fractions, puis une valeur approchée sous forme décimale.
Exercice 26 ★★★★ — Fonctions du type u de x puissance v de x
Logarithme népérien et exponentielle : propriétés, équations, fonctions du type u puissance vCroissances comparées du logarithme, des puissances et de l'exponentielleFonction racine carrée, fonction inverse, fonctions puissances x puissance alpha
Une expression de la forme , où l'exposant n'est pas un entier fixé, n'a de sens que par l'intermédiaire du logarithme et de l'exponentielle : pour et réel, on pose par définition
On étudie dans cet exercice les trois fonctions
On rappelle les résultats du cours utilisables : les croissances comparées, la limite , la continuité de la fonction exponentielle et le théorème sur la limite d'une composée.
-
Préliminaires.
a. Expliquer pourquoi la condition est indispensable dans la définition ci-dessus, et pourquoi l'expression n'a pas de sens.
b. Justifier que les trois fonctions , et sont bien définies sur l'intervalle , et écrire chacune sous la forme .
-
Quelques valeurs exactes. Calculer, sous forme exacte et simplifiée :
a.
b.
c.
d.
e.
f.
-
Étude de sur .
a. Déterminer . La fonction est-elle prolongeable par continuité en ?
b. Déterminer .
-
Étude de sur .
a. Déterminer .
b. Déterminer .
-
Étude de sur .
a. En posant , déterminer , puis .
b. Démontrer que pour tout , puis en déduire .
Exercice 27 ★★★★ — Asymptote oblique et position de la courbe
Limites : limite à gauche et à droite, opérations, composition, formes indéterminéesÉtude graphique, positions relatives de deux courbes, régionnements du plan
On rappelle le vocabulaire du cours. Soit une fonction et sa courbe représentative dans un repère du plan.
- La droite d'équation est asymptote verticale à lorsque admet une limite infinie en ou en .
- La droite d'équation est asymptote oblique à en lorsque
- La position de par rapport à cette droite se lit sur le signe de la différence : positive, la courbe est au-dessus ; négative, elle est en dessous.
On considère la fonction définie par .
-
Déterminer l'ensemble des réels pour lesquels existe. Expliquer pourquoi l'étude qui suit se place sur le seul intervalle .
-
Démontrer que, pour tout de ,
On donnera deux méthodes : la réduction au même dénominateur, et la division euclidienne de par .
-
Déterminer et . En déduire l'existence d'une asymptote verticale, dont on donnera une équation.
-
Démontrer que la droite d'équation est asymptote oblique à en .
-
Position de la courbe et de son asymptote.
a. Étudier le signe de sur et en déduire la position de par rapport à .
b. Décrire par un système d'inéquations la partie du plan comprise entre et .
c. À partir de quelle valeur de l'écart vertical entre la courbe et son asymptote est-il inférieur ou égal à ?
-
Un minimum obtenu par une inégalité. Démontrer que pour tout de , puis en déduire que admet un minimum sur , atteint en un point que l'on précisera.
-
Une seconde fonction, même démarche. Soit définie par , étudiée sur .
a. Démontrer que pour tout de .
b. Déterminer les limites de en et en , et en déduire une asymptote verticale.
c. Démontrer que la droite d'équation est asymptote oblique à en , et préciser la position de par rapport à .
Exercice 28 ★★★★ — Caractérisation séquentielle de la limite
Théorèmes de comparaison et d'encadrement, caractérisation séquentielle de la limiteContinuité en un point et sur un intervalle, prolongement par continuité
Le cours fournit deux énoncés voisins, qu'il ne faut pas confondre et que cet exercice fait fonctionner l'un après l'autre.
Caractérisation séquentielle de la limite. Soit un intervalle, soit un point de ou une borne de , et soit une fonction définie sur , ou sur privé de . Si admet la limite en et si est une suite d'éléments de l'ensemble de définition de qui converge vers , alors la suite converge vers .
Cas particulier : la continuité. Si est continue en un réel et si est une suite d'éléments de l'ensemble de définition de qui converge vers , alors converge vers .
On rappelle également les deux limites usuelles admises
-
Lecture du théorème.
a. Soit une fonction ayant pour limite en , et soit une suite d'éléments de l'intervalle convergeant vers . Recopier et compléter la phrase : « d'après la caractérisation séquentielle de la limite, la suite de terme général ... ». Préciser où sont les hypothèses et où est la conclusion.
b. Écrire ce que devient l'énoncé lorsque n'est pas définie en : quelle condition supplémentaire la suite doit-elle alors vérifier, et pourquoi ?
-
Cinq limites de suites. Déterminer la limite de chacune des suites suivantes, définies pour , en se ramenant à chaque fois à une limite de fonction connue. On précisera systématiquement la fonction choisie, la suite utilisée, et la vérification des hypothèses.
a.
b.
c.
d.
e.
-
La version « continuité ».
a. Expliquer en quoi le second énoncé diffère du premier, et pourquoi il en est un cas particulier.
b. Déterminer les limites des suites de terme général et , définies pour .
-
Le théorème utilisé « à l'envers ». Démontrer que la fonction partie entière n'admet pas de limite en , en exhibant deux suites convergeant vers dont les images ont des limites différentes.
Exercice 29 ★★★★ — Théorème de la limite monotone pour une fonction
Théorème de la limite monotone
On rappelle le théorème du cours, admis : soit une fonction croissante sur un intervalle ouvert , où et désignent des bornes finies ou infinies.
- Si est majorée sur , alors admet en une limite finie, égale au plus petit des majorants de sur l'intervalle. Sinon, tend vers en .
- Si est minorée sur , alors admet en une limite finie. Sinon, tend vers en .
Les énoncés sont symétriques pour une fonction décroissante. Ce théorème garantit l'existence d'une limite : il ne la calcule pas.
Attention, tout au long de l'exercice, les sens de variation demandés s'obtiennent par les variations des fonctions usuelles et par composition, jamais autrement.
Partie A. On considère la fonction définie sur par .
-
Démontrer que, pour tout , .
-
En déduire, par composition, que est strictement croissante sur . On confirmera le résultat en étudiant le signe de pour .
-
Démontrer que est majorée par sur . Cette valeur est-elle atteinte ?
-
Déterminer et .
-
Reprendre l'énoncé du théorème de la limite monotone : qu'affirmait-il à chacune des deux bornes de , avant même tout calcul de limite ? Les résultats de la question 4 sont-ils cohérents avec lui ?
Partie B. On considère la fonction définie par , étudiée sur .
-
a. Justifier que est bien définie sur .
b. Démontrer que pour tout , puis en déduire par composition que est strictement croissante sur .
c. Démontrer que est majorée par sur .
d. Déterminer les limites de en et en , et vérifier la cohérence avec le théorème de la limite monotone.
-
Une erreur classique. Soit une fonction croissante et majorée par sur . Que peut-on affirmer sur en ? Peut-on affirmer que sa limite y vaut ? Peut-on prévoir son comportement en ?
Exercice 30 ★★★★ — Bijection réciproque explicite et courbe symétrique
Théorème de la bijection, fonction réciproque, méthode de dichotomie
Dans tout l'exercice, on rappelle le théorème de la bijection : si est continue et strictement monotone sur un intervalle , alors réalise une bijection de sur l'intervalle , dont les bornes sont les limites (ou les valeurs) de aux bornes de ; la réciproque est alors continue sur et a le même sens de variation que .
1. Une bijection affine. Soit définie sur par .
a. Démontrer que réalise une bijection de sur , en résolvant l'équation d'inconnue .
b. Expliciter et vérifier sur un exemple numérique.
2. Le rôle de la restriction. Soit définie par .
a. Démontrer que , considérée comme une application de dans , n'est ni injective ni surjective.
b. On restreint maintenant à l'intervalle . Démontrer, en appliquant le théorème de la bijection, que réalise une bijection de sur , et expliciter .
c. Que devient l'énoncé si l'on restreint à ?
3. Une bijection homographique. Soit définie sur par
a. Démontrer que, pour tout , on a .
b. En déduire, par composition et sans aucun calcul de dérivée, que est strictement croissante sur .
c. Déterminer et .
d. En vérifiant soigneusement chacune de ses hypothèses, appliquer le théorème de la bijection pour conclure que réalise une bijection de sur .
e. Expliciter , puis contrôler le résultat par le calcul de .
4. Lecture graphique. Pour chacune des trois bijections précédentes, préciser le sens de variation de la réciproque. Comment la courbe de se déduit-elle de celle de ? Illustrer sur l'exemple de la question 2. en donnant deux points symétriques.
Exercice 31 ★★★★ — Image d'un segment et bornes atteintes
Théorème des valeurs intermédiaires, image d'un intervalle et d'un segment
On rappelle le théorème admis dans le cours : l'image d'un segment par une fonction continue est un segment. Autrement dit, si est continue sur , alors il existe deux réels et tels que . En particulier est bornée sur et elle atteint ses bornes : et appartiennent à l'image, ce sont donc le minimum et le maximum de sur .
Partie A. Une image que l'on calcule
Soit définie sur par .
1. Vérifier que, pour tout réel , .
2. En déduire, sans utiliser de dérivée, le sens de variation de sur puis sur . Dresser le tableau de variations de sur après avoir calculé , et .
3. Donner le minimum et le maximum de sur , en précisant en quels points ils sont atteints.
4. Déterminer , en justifiant les deux inclusions.
Partie B. Deux images immédiates
5. Soit définie sur par . Déterminer , en citant le théorème utilisé et en vérifiant ses hypothèses.
6. Soit définie sur par .
a. Démontrer que n'est pas majorée sur .
b. Déterminer . Est-ce un segment ?
c. Laquelle des hypothèses du théorème rappelé plus haut est ici en défaut ? La fonction est-elle en cause ?
Partie C. Des bornes que l'on ne calcule pas
Soit définie sur par
7. Justifier soigneusement que est continue sur .
8. En déduire que est bornée sur et qu'elle y atteint ses bornes, c'est-à-dire qu'il existe deux réels et de tels que pour tout . On ne cherchera pas à calculer ces deux points.
9. On note . Démontrer que, pour tout réel appartenant à , l'équation admet au moins une solution dans .
10. Application : démontrer que l'équation admet au moins une solution dans . On pourra utiliser .
Exercice 32 ★★★★ — Dichotomie : encadrer une solution et compter les étapes
Théorème de la bijection, fonction réciproque, méthode de dichotomieThéorème des valeurs intermédiaires, image d'un intervalle et d'un segment
On considère la fonction définie sur par
Principe de la dichotomie. On part d'un intervalle aux extrémités duquel change de signe. On calcule au milieu de cet intervalle, puis on conserve celle des deux moitiés ou aux extrémités de laquelle change encore de signe : elle contient encore la solution, et sa longueur est la moitié de la précédente.
1. Démontrer que est strictement croissante sur , sans utiliser de dérivée, en la voyant comme une somme de fonctions strictement croissantes.
2. Calculer et .
3. En vérifiant ses hypothèses, appliquer le théorème de la bijection pour démontrer que l'équation admet une unique solution, notée , et que .
4. Effectuer les trois premières étapes de la dichotomie à partir de l'intervalle . On donnera à chaque étape la valeur exacte de au milieu, sous forme de fraction, puis son écriture décimale, et l'on précisera l'intervalle conservé.
5. Justifier que l'intervalle obtenu après étapes de dichotomie a pour longueur .
6. Déterminer le nombre minimal d'étapes permettant d'obtenir un encadrement de d'amplitude au plus , puis au plus .
7. Écrire une fonction Python dichotomie(precision) qui renvoie un couple tel que et precision. On expliquera pourquoi la boucle se termine et pourquoi l'encadrement renvoyé est correct.
Exercice 33 ★★★★ — Régionnement du plan : offre, demande et prix d'équilibre
Étude graphique, positions relatives de deux courbes, régionnements du planTrinôme du second degré : discriminant, signe, relations entre coefficients et racines
On étudie le marché d'un bien. Le prix unitaire, noté , est exprimé en euros et appartient à l'intervalle . Pour ce prix :
- les producteurs proposent la quantité , appelée offre ;
- les consommateurs souhaitent acheter la quantité , appelée demande.
Les deux quantités sont exprimées en milliers d'unités. La figure ci-dessous représente les deux courbes dans un repère où l'axe des abscisses porte le prix et l'axe des ordonnées la quantité .
1. Déterminer, sans utiliser de dérivée, le sens de variation de puis de sur . Interpréter chacun des deux résultats en termes économiques.
2. On appelle prix d'équilibre un prix pour lequel l'offre et la demande coïncident.
a. Montrer que la recherche d'un prix d'équilibre conduit à l'équation .
b. Résoudre cette équation, puis déterminer le prix d'équilibre du marché et la quantité échangée à ce prix. Vérifier la cohérence avec la figure.
3. a. Factoriser et dresser le tableau de signes de cette différence sur .
b. Interpréter : pour quels prix parle-t-on d'excès de demande, pour lesquels d'excès d'offre ?
4. Régionnement. On note l'ensemble des couples du plan tels que la quantité soit à la fois supérieure ou égale à l'offre et inférieure ou égale à la demande, le prix restant dans .
a. Décrire par un système d'inéquations.
b. Décrire géométriquement : de quel côté de chaque courbe se trouve-t-il ? Le reconnaître sur la figure.
c. Pour quels prix l'ensemble des quantités convenables est-il non vide ? Que devient-il pour ?
5. Un choc de demande. Une campagne de publicité modifie la demande, qui devient pour .
a. Vérifier que, pour tout , on a .
b. Déterminer la valeur exacte du nouveau prix d'équilibre, puis une valeur approchée à près. Calculer de même la nouvelle quantité échangée.
c. Commenter le déplacement du point d'équilibre.
Exercice 34 ★★★★ — Coût moyen d'un atelier : limites et minimum atteint
Limites : limite à gauche et à droite, opérations, composition, formes indéterminéesThéorème des valeurs intermédiaires, image d'un intervalle et d'un segmentFonction racine carrée, fonction inverse, fonctions puissances x puissance alpha
Un atelier fabrique centaines de pièces, où est un réel strictement positif. Le coût total de production, exprimé en milliers d'euros, est donné par
Le coût moyen unitaire est le coût total rapporté à la quantité produite :
Il s'exprime en milliers d'euros par centaine de pièces. Toute l'étude se fait sur l'intervalle , et sans aucun calcul de dérivée.
1. Démontrer que, pour tout , .
2. Déterminer et . Interpréter économiquement chacune de ces deux limites.
3. a. Démontrer que, pour tout , .
b. En déduire que le coût moyen admet un minimum sur : préciser sa valeur, la quantité produite qui le réalise, et vérifier que cette quantité est unique.
4. En déduire que est minorée mais non majorée sur .
5. Soient et deux réels tels que .
a. Démontrer que .
b. En déduire le sens de variation de sur puis sur , et dresser son tableau de variations.
6. On cherche les productions pour lesquelles le coût moyen vaut exactement .
a. Démontrer, à l'aide du théorème des valeurs intermédiaires et du sens de variation, que l'équation admet exactement deux solutions sur , l'une dans et l'autre dans .
b. Déterminer ces deux solutions de façon exacte, puis en donner une valeur approchée à près.
c. En déduire l'ensemble des productions pour lesquelles le coût moyen ne dépasse pas , et commenter.
Exercice 35 ★★★★ — Étude complète d'une fonction construite avec le logarithme
Logarithme népérien et exponentielle : propriétés, équations, fonctions du type u puissance vCroissances comparées du logarithme, des puissances et de l'exponentielleThéorème des valeurs intermédiaires, image d'un intervalle et d'un segmentThéorème de la bijection, fonction réciproque, méthode de dichotomie
On considère la fonction définie par
L'objectif est de l'étudier complètement sans jamais dériver. Tout le travail repose sur l'inégalité admise dans le cours :
1. Ensemble de définition et limites.
a. Justifier que l'ensemble de définition de est et que y est continue.
b. Déterminer .
c. Déterminer . On pourra factoriser par .
2. Croissance sur . Soient et deux réels tels que .
a. En appliquant l'inégalité admise à , démontrer que .
b. En déduire que .
c. Conclure que est strictement croissante sur .
3. Décroissance sur . Soient encore et tels que .
a. En appliquant cette fois l'inégalité admise à , démontrer que .
b. En déduire que .
c. Conclure que est strictement décroissante sur .
4. Tableau et inégalité. Dresser le tableau de variations complet de . En déduire que admet un minimum, que l'on précisera, puis que pour tout . Que reconnaît-on ? Commenter.
5. Une équation.
a. Démontrer que l'équation admet exactement deux solutions : une, notée , dans , et une, notée , dans .
b. Encadrer à près par balayage.
c. Encadrer de même à près.
6. Déterminer . Est-ce un segment ?
Exercice 36 ★★★★ — Suite récurrente et point fixe par continuité
Continuité en un point et sur un intervalle, prolongement par continuitéThéorèmes de comparaison et d'encadrement, caractérisation séquentielle de la limiteThéorème de la limite monotone
On considère la suite définie par
On pose, pour tout , , de sorte que .
1. La fonction .
a. Justifier que est bien définie sur et que prend ses valeurs dans .
b. Démontrer que est continue sur , puis qu'elle y est strictement croissante. Aucune dérivée n'est autorisée : on raisonnera par composition.
2. Calculer , et (valeurs exactes, puis approchées à près pour les deux dernières).
3. Démontrer par récurrence que, pour tout , .
4. Démontrer par récurrence que la suite est croissante. On utilisera la croissance de .
5. En déduire que la suite converge. Nommer précisément le théorème utilisé. On note sa limite ; justifier que .
6. Démontrer que . On précisera à quel endroit la continuité de est utilisée, et sous quelle forme.
7. Résoudre l'équation d'inconnue , et conclure sur la limite de .
8. La continuité n'est pas une formalité. On définit une fonction sur par
et la suite par et .
a. Vérifier que envoie bien dans , puis calculer , et .
b. Démontrer par récurrence que, pour tout , . En déduire que pour tout , et que la suite est croissante et majorée.
c. Déterminer la limite de , puis comparer avec .
d. En quel point précis le raisonnement de la question 6. tombe-t-il en défaut ? Conclure.
Bloqué sur « Fonctions réelles d'une variable réelle » ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.